Ce que le jury attend
Le candidat doit reconnaître une proposition sans conjonction de subordination, distinguer la proposition infinitive et la proposition participiale, et indiquer la fonction de chacune. Cette notion relève de l'ancien programme : le programme 2026 ne la reprend pas. Elle reste utile à l'étude de la langue, car la terminologie de la grammaire la décrit.
Une subordonnée sans conjonction
Trois types de subordonnées se construisent sans outil de subordination : la proposition infinitive, la proposition participiale et la proposition interrogative partielle (niveau II, p. 62). Cette fiche traite les deux premières.
La proposition infinitive
La proposition subordonnée infinitive est un groupe infinitif qui comporte un sujet propre, distinct du sujet de la principale (niveau II, p. 62).
- J'entends l'oiseau chanter. : le sujet de entends est je ; le sujet de chanter est l'oiseau. La proposition infinitive est COD de entends.
- Je l'entends chanter. : la pronominalisation montre que l'oiseau a une fonction de COD, non de sujet : on dit je l'entends, non il chanter.
Elle apparaît principalement après des verbes de perception (voir, entendre, sentir) et occupe la fonction de COD du verbe principal. Elle peut être l'équivalent d'une complétive : J'entends l'oiseau chanter équivaut à J'entends que l'oiseau chante (niveau II, p. 62).
Erreur fréquente : traiter tout groupe infinitif comme une proposition infinitive. Dans J'aimerais partir en vacances, le sujet est le même pour aimer et partir : partir en vacances est un groupe infinitif COD, non une proposition infinitive (niveau II, p. 62).
La proposition participiale
La proposition subordonnée participiale a aussi un sujet ou un agent distinct de celui de la principale. Son verbe est au participe présent ou au participe passé (niveau II, p. 63).
- Le temps s'améliorant, ils décidèrent de sortir. : participiale au participe présent.
- Le chat parti, les souris dansent. : participiale au participe passé.
La participiale est de fonction complément circonstanciel. Elle équivaut à une circonstancielle : Le temps s'améliorant, ils décidèrent de sortir équivaut à Puisque le temps s'améliore, ils décident de sortir (causale) ; Le chat parti, les souris dansent équivaut à Quand le chat est parti, les souris dansent (temporelle) ou à Puisque le chat est parti… (causale) (niveau II, p. 63).
Pour identifier une proposition sans conjonction :
- repérer un verbe à l'infinitif ou un participe, sans conjonction ;
- vérifier qu'il a un sujet propre, distinct de celui de la principale ;
- si le verbe est à l'infinitif et suit un verbe de perception, c'est une infinitive, COD ;
- si le verbe est un participe et le groupe est détaché, c'est une participiale, complément circonstanciel.
Pièges à éviter
- Croire qu'une infinitive a toujours un sujet propre. Sans sujet propre, le groupe infinitif n'est pas une proposition.
- Confondre la participiale avec l'apposition. La participiale a un sujet propre et une valeur circonstancielle ; l'apposition ne comporte pas de sujet propre.
- La proposition infinitive a un sujet propre ; elle est COD, souvent après un verbe de perception.
- La proposition participiale a un sujet propre ; elle est complément circonstanciel.
- Ni l'une ni l'autre n'a de conjonction de subordination.
- Notion de l'ancien programme : à signaler comme telle.
Pour aller plus loin
Les subordonnées circonstancielles, dont la participiale a la fonction, sont présentées dans la fiche sur la proposition subordonnée circonstancielle. La distinction entre proposition et groupe, et la phrase complexe, sont présentées dans la fiche sur la phrase simple et la phrase complexe.
Pour vous entraîner, des exercices corrigés reprennent ces repères, et un quiz de révision porte sur les mêmes notions.