Ces exercices appliquent la fiche : ils n'introduisent aucune règle nouvelle. Les situations sont rédigées pour l'exercice.
Exercice 1 : la Constitution et ses textes de référence
- Définissez la Constitution en deux phrases, à partir du programme.
- Citez les trois textes à valeur constitutionnelle que la Constitution de la Ve République mentionne, selon le programme.
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Démarche : reprendre les trois fonctions du programme (norme fondamentale, droits et libertés, séparation des pouvoirs et contrôle), puis lister les textes cités.
- Définition : « La Constitution est une norme juridique fondamentale. Elle garantit les droits et libertés, détermine la séparation des pouvoirs et prévoit le contrôle de l'action du gouvernement par le Parlement. »
- Textes : la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (DDHC), le préambule de la Constitution de 1946, la Charte de l'environnement.
Vigilance : la Constitution ne se réduit pas à l'organisation des pouvoirs : le programme place d'abord la garantie des droits et libertés.
Exercice 2 : croyance, opinion, savoir
Classez chaque phrase selon qu'elle relève d'une croyance, d'une opinion ou d'un savoir, et justifiez en une phrase votre choix pour la phrase c).
a) « Ce projet de loi me semble équilibré, et je le défends dans le débat. » b) « Il suffit de porter une amulette pour réussir son examen. » c) « Le programme cite la loi du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de l'information. »
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Démarche : repérer si la phrase s'appuie sur une conviction personnelle, sur un jugement discutable, ou sur un fait vérifiable.
- a) Opinion : un jugement personnel, discutable, défendu dans un débat.
- b) Croyance : une conviction sans preuve, qui n'est pas soumise à vérification.
- c) Savoir : un fait vérifiable, ici une référence précise à un texte du programme.
Justification de c) : la phrase renvoie à un texte identifiable, qu'on peut vérifier ; elle relève donc du savoir, et non de l'opinion.
Vigilance : une opinion peut être argumentée, mais elle ne devient pas un savoir par la seule conviction de celui qui la défend.
Exercice 3 : ce qui relève de la souveraineté ou d'une logique supranationale
Lisez la situation suivante, rédigée pour l'exercice : « Un règlement adopté au niveau de l'Union européenne s'applique dans tous les États membres. Une décision sur l'organisation des horaires d'une école relève d'un choix propre à chaque État. »
Expliquez en deux phrases quelle distinction le programme demande de faire, et classez les deux exemples selon cette distinction.
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Démarche : repérer ce qui est commun à tous les États membres (logique supranationale) et ce qui reste décidé par chaque État (souveraineté).
Distinction demandée : le programme demande de montrer ce qui relève de la souveraineté des États et ce qui relève d'une logique supranationale.
- Règlement de l'UE applicable dans tous les États membres : logique supranationale. Au sein de l'UE, les États membres sont tenus d'appliquer le droit communautaire.
- Organisation des horaires d'une école : souveraineté de l'État, selon la situation décrite.
Vigilance : ne pas confondre l'appartenance à l'Union avec une perte de souveraineté totale : le programme demande de distinguer les deux logiques, pas de les opposer.