SEVESO seuil haut Métallurgie & travail des métaux Directive IED

CHEDDITE FRANCE - Clérieux

Clérieux (Drôme) — Lieu-dit Châtillon

Type de site
SEVESO seuil haut
Statut SEVESO
Seveso seuil haut
Régime ICPE
Autorisation
Secteur
Métallurgie & travail des métaux
Commune
Clérieux (26260)
État
En exploitation avec titre
Priorité nationale
Oui
Code NAF
25

CHEDDITE FRANCE - Clérieux, à Clérieux (Drôme), est un site industriel classé Seveso seuil haut, soumis au régime « Autorisation » des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Secteur : Métallurgie & travail des métaux.

Présentation de l'établissement

L'établissement exploité par CHEDDITE FRANCE est implanté sur la commune de Clérieux, dans le département de la Drôme (26). Il relève du secteur de la pyrotechnie et de la fabrication de composants destinés aux munitions (code NAF 25), une activité qui suppose la mise en œuvre et le stockage de matières explosives ou de substances réactives.

Le site est classé SEVESO seuil haut au titre de la directive 2012/18/UE (dite SEVESO III) et fonctionne sous le régime de l'autorisation prévu par le Code de l'environnement pour les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Il relève par ailleurs de la directive relative aux émissions industrielles (IED).

Du fait de la nature pyrotechnique de l'activité, le risque d'explosion est généralement prépondérant pour ce type d'installation. À ce titre, l'établissement seuil haut est soumis aux obligations renforcées de prévention et de maîtrise des risques d'accident majeur, dans une démarche associant l'exploitant, les services de l'État et, le cas échéant, les collectivités riveraines.

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Risques et enjeux

En raison du caractère pyrotechnique de l'activité exercée sur le site, plusieurs familles de risques pourraient théoriquement être associées à ce type d'installation. Elles sont décrites ci-dessous au conditionnel, par référence au secteur, et ne préjugent d'aucun événement survenu.

  • Explosion : la présence de matières explosives ou de substances réactives ferait du risque d'explosion le phénomène généralement prépondérant pour une installation pyrotechnique, susceptible de générer une onde de surpression et des projections.
  • Incendie : un échauffement, une étincelle ou une initiation accidentelle pourrait provoquer une combustion rapide de matières énergétiques et la propagation d'un feu.
  • Projection de fragments : un événement pyrotechnique pourrait théoriquement entraîner la projection de matériaux ou d'éclats au-delà de l'emplacement concerné.
  • Effets thermiques et de surpression : les phénomènes énergétiques pourraient produire des effets thermiques et de pression susceptibles d'affecter les zones environnantes.
  • Émission de substances dangereuses : la combustion ou la dégradation de matières pourrait s'accompagner du dégagement de gaz ou de fumées.

Pour un établissement seuil haut, l'identification et la quantification précises de ces phénomènes dangereux, ainsi que la détermination des distances d'effets, relèvent de l'étude de dangers (rapport de sécurité) que l'exploitant établit et tient à jour.

Cadre réglementaire & prévention

Parce qu'il est classé SEVESO seuil haut, le site est encadré par les obligations renforcées de maîtrise des risques d'accident majeur prévues par la directive 2012/18/UE et le Code de l'environnement, particulièrement adaptées aux installations pyrotechniques.

  • Étude de dangers (rapport de sécurité) : l'exploitant analyse les scénarios pyrotechniques, leurs effets de surpression et thermiques, et les mesures de maîtrise associées.
  • Système de gestion de la sécurité (SGS) : une organisation dédiée encadre la politique de prévention des accidents majeurs, la formation des opérateurs et le retour d'expérience.
  • Plan d'opération interne (POI) : il organise les moyens d'intervention de l'exploitant en cas d'accident sur le site.
  • Plan particulier d'intervention (PPI) : piloté par le préfet, il prépare la protection des populations au-delà des limites de l'établissement.
  • Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) : il encadre l'urbanisation et l'usage des sols autour du site au regard des zones d'effets.
  • Recensement et information du public : l'exploitant déclare périodiquement les substances dangereuses détenues et concourt à l'information des riverains.
  • Inspections de la DREAL : l'inspection des installations classées contrôle régulièrement le respect des prescriptions, complétées par les exigences de la directive IED.

Le non-respect des prescriptions applicables aux installations classées peut exposer l'exploitant à des sanctions administratives (mise en demeure, consignation, suspension d'activité) et, le cas échéant, à des sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.

Rubriques de la nomenclature ICPE

RubriqueRégimeDescription
2940-2.b Vernis, peinture, colle, ... (application, cuisson, séchage)
2793-3.b Dans les autres cas
4210-1.a Produits explosifs (fabrication, chargement, encartouchage, conditionnement...)
1530-2 Papiers, cartons ou analogues (dépôt de) hors ERP et 1510
4220-1 Produits explosifs (stockage de)
3460 Fabrication d’explosifs
4440-2 Solides comburants catégorie 1,2 ou 3

Questions fréquentes

Le classement SEVESO seuil haut résulte de la présence potentielle de substances dangereuses, notamment des matières explosives, en quantités atteignant les seuils supérieurs définis par la directive 2012/18/UE. Ce statut soumet l'établissement aux obligations renforcées de prévention des accidents majeurs.

L'établissement relève du secteur de la pyrotechnie et de la fabrication de composants destinés aux munitions (code NAF 25). Cette activité suppose la mise en œuvre et le stockage de matières explosives ou de substances réactives.

Le risque d'explosion est généralement prépondérant pour ce type d'installation, du fait de la présence de matières énergétiques. Il pourrait théoriquement s'accompagner d'effets de surpression, de projections et d'effets thermiques, dont l'étude de dangers précise les distances d'effets.

Un site seuil haut doit notamment réaliser une étude de dangers, mettre en place un système de gestion de la sécurité, élaborer un plan d'opération interne et faire l'objet d'un plan particulier d'intervention piloté par le préfet, ainsi que d'un plan de prévention des risques technologiques.

L'inspection des installations classées, assurée par la DREAL, contrôle le respect des prescriptions. En cas de manquement, l'exploitant s'expose à des sanctions administratives comme une mise en demeure ou une suspension d'activité, et le cas échéant à des sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.
Fiche informative établie à partir des données ouvertes Géorisques (Ministère de la Transition écologique / BRGM, licence ouverte Etalab). Les informations peuvent évoluer ; pour la situation réglementaire en vigueur, consultez la fiche officielle de l'établissement et les services de l'État compétents (DREAL / DRIEAT).
Page mise à jour le 03/06/2026.