SEVESO seuil haut Plasturgie & caoutchouc

COURBIS SMART POLYMERS

Romans-sur-Isère (Drôme) — 14 rue Marie Curie

Type de site
SEVESO seuil haut
Statut SEVESO
Seveso seuil haut
Régime ICPE
Autorisation
Secteur
Plasturgie & caoutchouc
Commune
Romans-sur-Isère (26100)
État
En exploitation avec titre
Priorité nationale
Oui
Code NAF
22

COURBIS SMART POLYMERS, à Romans-sur-Isère (Drôme), est un site industriel classé Seveso seuil haut, soumis au régime « Autorisation » des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Secteur : Plasturgie & caoutchouc.

Présentation de l'établissement

L'établissement exploité par COURBIS SMART POLYMERS est situé sur la commune de Romans-sur-Isère, dans le département de la Drôme (26). Il relève du secteur de la plasturgie (code NAF 22), orienté vers les polymères et les matières plastiques. Ce type d'activité peut conduire à la mise en œuvre de substances inflammables et réactives au sein des procédés de fabrication.

Le site est classé SEVESO seuil haut au titre de la directive 2012/18/UE (dite SEVESO III) et fonctionne sous le régime de l'autorisation prévu par le Code de l'environnement pour les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Ce classement traduit la présence potentielle, sur le site, de substances dangereuses en quantités atteignant les seuils supérieurs fixés par la réglementation.

Les établissements relevant du seuil haut sont soumis aux obligations renforcées de prévention et de maîtrise des risques d'accident majeur. Leur encadrement associe l'exploitant, les services de l'État et, le cas échéant, les collectivités riveraines, dans une logique de réduction du risque à la source et d'information du public.

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Risques et enjeux

En raison des activités de plasturgie et de mise en œuvre de polymères susceptibles d'être exercées sur le site, plusieurs familles de risques pourraient théoriquement être associées à ce type d'installation. Elles sont présentées ci-dessous au conditionnel, par référence au secteur, et ne préjugent d'aucun événement réel.

  • Incendie : la présence possible de substances inflammables de procédé et de matières plastiques combustibles pourrait, en cas de source d'inflammation, favoriser le départ et la propagation d'un feu.
  • Explosion : la formation d'atmosphères explosives par accumulation de vapeurs inflammables ou de poussières combustibles serait susceptible de représenter un risque dans certains ateliers ou capacités de stockage.
  • Réaction chimique non maîtrisée : la mise en œuvre de substances réactives pourrait théoriquement donner lieu à un emballement de procédé dégageant chaleur, gaz ou surpression.
  • Émission de substances dangereuses : un incendie ou une fuite pourrait conduire à la dispersion de fumées ou de produits dans l'air, sur le sol ou vers les eaux.
  • Pollution accidentelle : les eaux d'extinction d'un sinistre ou un déversement pourraient affecter les milieux naturels environnants si les dispositifs de rétention venaient à être dépassés.

Pour un établissement seuil haut, l'identification et la quantification précises de ces phénomènes dangereux, ainsi que la détermination des distances d'effets, relèvent de l'étude de dangers (rapport de sécurité) que l'exploitant établit et tient à jour.

Cadre réglementaire & prévention

Classé SEVESO seuil haut, l'établissement est soumis aux obligations renforcées de maîtrise des risques d'accident majeur définies par la directive 2012/18/UE et le Code de l'environnement. Ces dispositions ont pour finalité de prévenir les accidents et d'en limiter les conséquences pour les personnes et l'environnement.

  • Étude de dangers (rapport de sécurité) : l'exploitant identifie les scénarios d'accident, leurs effets et les mesures de maîtrise associées.
  • Système de gestion de la sécurité (SGS) : une organisation dédiée structure la politique de prévention des accidents majeurs, la formation et le retour d'expérience.
  • Plan d'opération interne (POI) : il organise les moyens d'intervention de l'exploitant en cas d'accident sur le site.
  • Plan particulier d'intervention (PPI) : élaboré sous l'autorité du préfet, il prépare la protection des populations au-delà des limites de l'établissement.
  • Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) : il encadre l'urbanisation et l'usage des sols aux abords du site.
  • Recensement et information du public : l'exploitant déclare périodiquement les substances dangereuses détenues et concourt à l'information des riverains.
  • Inspections de la DREAL : l'inspection des installations classées contrôle régulièrement le respect des prescriptions applicables.

Le non-respect des prescriptions applicables aux installations classées peut exposer l'exploitant à des sanctions administratives (mise en demeure, consignation, suspension d'activité) et, le cas échéant, à des sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.

Rubriques de la nomenclature ICPE

RubriqueRégimeDescription
4130-2.b Toxicité aiguë catégorie 3 pour les voies d'exposition par inhalation
4120-2.b Toxicité aiguë catégorie 2
2564-1.c Supérieur à 200 l, mais inférieur ou égal à 1500 l
4723-1 4,4-méthylène-bis (2-chloraniline) et/ ou ses sels, sous forme pulvérulente (numéro CAS 101-14-4)
4330-2 Liquides inflammables de catégorie 1

Questions fréquentes

Le classement résulte de la présence potentielle, sur le site, de substances dangereuses en quantités atteignant les seuils supérieurs définis par la directive 2012/18/UE. Ce statut soumet l'établissement aux obligations renforcées de prévention des accidents majeurs.

L'établissement relève de la plasturgie (code NAF 22), orientée vers les polymères et les matières plastiques. Ces procédés peuvent mettre en œuvre des substances inflammables et réactives.

Un site seuil haut doit notamment réaliser une étude de dangers, mettre en place un système de gestion de la sécurité, élaborer un plan d'opération interne et faire l'objet d'un plan particulier d'intervention piloté par le préfet, ainsi que d'un plan de prévention des risques technologiques.

L'inspection des installations classées, assurée par la DREAL, contrôle régulièrement le respect des prescriptions réglementaires. Le préfet pilote par ailleurs les dispositifs de protection des populations riveraines.

Le non-respect des prescriptions peut entraîner des sanctions administratives telles qu'une mise en demeure, une consignation ou une suspension d'activité, ainsi que d'éventuelles sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.
Fiche informative établie à partir des données ouvertes Géorisques (Ministère de la Transition écologique / BRGM, licence ouverte Etalab). Les informations peuvent évoluer ; pour la situation réglementaire en vigueur, consultez la fiche officielle de l'établissement et les services de l'État compétents (DREAL / DRIEAT).
Page mise à jour le 03/06/2026.