SEVESO seuil haut Plasturgie & caoutchouc Directive IED

EXSTO

Romans-sur-Isère (Drôme) — 55 avenue de la déportation

Type de site
SEVESO seuil haut
Statut SEVESO
Seveso seuil haut
Régime ICPE
Autorisation
Secteur
Plasturgie & caoutchouc
Commune
Romans-sur-Isère (26100)
État
En exploitation avec titre
Priorité nationale
Oui
Code NAF
22

EXSTO, à Romans-sur-Isère (Drôme), est un site industriel classé Seveso seuil haut, soumis au régime « Autorisation » des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Secteur : Plasturgie & caoutchouc.

Présentation de l'établissement

L'établissement exploité par EXSTO est situé sur la commune de Romans-sur-Isère, dans le département de la Drôme (26), en région Auvergne-Rhône-Alpes. Son activité relève de la plasturgie (code NAF 22) et est associée à la transformation de polymères et d'élastomères. Ce type de procédé peut nécessiter la mise en œuvre de substances inflammables ou réactives de procédé ainsi que des opérations de formulation, de mélange et de mise en forme de matières.

Le site est classé SEVESO seuil haut au titre de la directive 2012/18/UE (SEVESO III) et opère sous le régime de l'autorisation défini par le Code de l'environnement pour les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Il est par ailleurs concerné par la directive relative aux émissions industrielles (IED). Ce classement traduit la présence possible de substances dangereuses en quantités atteignant les seuils supérieurs prévus par la réglementation.

Les établissements relevant du seuil haut sont astreints aux obligations renforcées de prévention et de maîtrise des risques d'accident majeur. Leur encadrement repose sur une coopération entre l'exploitant, les services de l'État et, le cas échéant, les collectivités voisines, dans une démarche de réduction continue du risque à la source et d'information des populations.

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Risques et enjeux

Eu égard aux activités de plasturgie exercées sur ce type de site, certaines familles de risques pourraient théoriquement y être associées. Elles sont exposées ci-dessous au conditionnel, de manière générique et par référence au secteur, sans faire état d'aucun incident.

  • Incendie : la présence possible de polymères, d'élastomères et de substances inflammables de procédé pourrait, en cas de point chaud ou de défaillance, favoriser l'inflammation et la propagation rapide d'un feu.
  • Explosion : l'accumulation de vapeurs inflammables ou de poussières combustibles serait susceptible de former des atmosphères explosives dans certains ateliers ou capacités de stockage.
  • Émission de substances dangereuses : une perte de confinement pourrait conduire à la dispersion de produits de procédé dans l'air, sur le sol ou vers les eaux.
  • Réaction chimique non maîtrisée : un emballement de réaction ou la mise en contact involontaire de produits incompatibles pourrait théoriquement dégager chaleur, gaz ou surpression.
  • Pollution accidentelle : les eaux d'extinction d'un sinistre ou un épandage accidentel pourraient affecter les milieux naturels si les dispositifs de rétention venaient à être dépassés.

Pour un établissement seuil haut, l'identification fine, la quantification de ces phénomènes et la détermination des distances d'effets relèvent de l'étude de dangers (rapport de sécurité) que l'exploitant rédige et actualise.

Cadre réglementaire & prévention

En sa qualité d'établissement SEVESO seuil haut, le site est assujetti aux obligations renforcées de maîtrise des risques d'accident majeur prévues par la directive 2012/18/UE et le Code de l'environnement. Ces obligations ont pour finalité de prévenir les accidents et d'en limiter les effets sur les personnes et l'environnement.

  • Étude de dangers (rapport de sécurité) : l'exploitant y recense les scénarios d'accident, en apprécie les effets et présente les mesures de maîtrise correspondantes.
  • Système de gestion de la sécurité (SGS) : une organisation spécifique pilote la politique de prévention des accidents majeurs, la formation et le retour d'expérience.
  • Plan d'opération interne (POI) : il précise les moyens d'intervention de l'exploitant en cas d'accident à l'intérieur du site.
  • Plan particulier d'intervention (PPI) : placé sous la responsabilité du préfet, il organise la protection des populations au-delà de l'enceinte de l'établissement.
  • Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) : il réglemente l'urbanisation et l'usage des sols dans les zones potentiellement exposées.
  • Recensement et information du public : l'exploitant déclare périodiquement les substances dangereuses présentes et participe à l'information des riverains.
  • Inspections de la DREAL : l'inspection des installations classées contrôle régulièrement l'application des prescriptions.

Le non-respect des prescriptions applicables aux installations classées peut exposer l'exploitant à des sanctions administratives (mise en demeure, consignation, suspension d'activité) et, le cas échéant, à des sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.

Rubriques de la nomenclature ICPE

RubriqueRégimeDescription
2560-2 Supérieure à 150 kW, mais inférieure ou égale à 1 000 kW
3410-h matières plastiques
2661-1.c MATIERES PLASTIQUES, CAOUTCHOUC...(EMPLOI OU REEMPLOI)
4723-1 4,4-méthylène-bis (2-chloraniline) et/ ou ses sels, sous forme pulvérulente (numéro CAS 101-14-4)
4726-2 2,4-diisocyanate de toluène (numéro CAS 584-84-9) ou 2,6-diisocyanate de toluène (numéro CAS 91-08-7)
1978-5 Autres nettoyages de surface
2575 Emploi de matières abrasives
2564-1.b Supérieur à 20 l, mais inférieur ou égal à 1500 l
2661-2.b MATIERES PLASTIQUES, CAOUTCHOUC...(EMPLOI OU REEMPLOI)

Questions fréquentes

Ce classement découle de la présence potentielle de substances dangereuses en quantités susceptibles d'atteindre les seuils supérieurs définis par la directive 2012/18/UE. Il place l'établissement sous le régime des obligations renforcées de prévention des accidents majeurs.

L'établissement relève de la plasturgie (code NAF 22) et est associé à la transformation de polymères et d'élastomères. Ces procédés peuvent mettre en œuvre des substances inflammables ou réactives de procédé.

Un site seuil haut doit notamment réaliser une étude de dangers, instaurer un système de gestion de la sécurité, élaborer un plan d'opération interne et faire l'objet d'un plan particulier d'intervention piloté par le préfet ainsi que d'un plan de prévention des risques technologiques.

L'inspection des installations classées, conduite par la DREAL, vérifie régulièrement le respect des prescriptions réglementaires. Le préfet pilote pour sa part les dispositifs de protection des populations.

Le non-respect des prescriptions peut donner lieu à des sanctions administratives telles qu'une mise en demeure, une consignation ou une suspension d'activité, ainsi qu'à d'éventuelles sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.
Fiche informative établie à partir des données ouvertes Géorisques (Ministère de la Transition écologique / BRGM, licence ouverte Etalab). Les informations peuvent évoluer ; pour la situation réglementaire en vigueur, consultez la fiche officielle de l'établissement et les services de l'État compétents (DREAL / DRIEAT).
Page mise à jour le 03/06/2026.