SEVESO seuil haut Commerce de gros

SOCAGRA

Saint-Antoine-du-Rocher (Indre-et-Loire) — La Prévenderie 4, place de la Gare

Type de site
SEVESO seuil haut
Statut SEVESO
Seveso seuil haut
Régime ICPE
Autorisation
Secteur
Commerce de gros
Commune
Saint-Antoine-du-Rocher (37360)
État
En exploitation avec titre
Priorité nationale
Oui
Code NAF
46

SOCAGRA, à Saint-Antoine-du-Rocher (Indre-et-Loire), est un site industriel classé Seveso seuil haut, soumis au régime « Autorisation » des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Secteur : Commerce de gros.

Présentation de l'établissement

L'établissement exploité par SOCAGRA est implanté sur la commune de Saint-Antoine-du-Rocher, dans le département d'Indre-et-Loire (37), en région Centre-Val de Loire. Il relève du secteur du commerce de gros (code NAF 46) et son activité s'organise autour de l'entreposage de produits, telle que reflétée par les rubriques de la nomenclature des installations classées portant notamment sur les entrepôts, les solides inflammables, les substances présentant une toxicité aiguë et les produits dangereux pour l'environnement aquatique.

Le site est classé SEVESO seuil haut au titre de la directive 2012/18/UE (dite SEVESO III) et exploité sous le régime de l'autorisation prévu par le Code de l'environnement pour les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Ce classement traduit la présence potentielle, sur le site, de substances dangereuses en quantités atteignant les seuils supérieurs définis par la réglementation.

Les établissements relevant du seuil haut sont soumis aux obligations renforcées de prévention et de maîtrise des risques d'accident majeur. Leur encadrement associe l'exploitant, les services de l'État et, le cas échéant, les collectivités riveraines, dans une démarche continue de réduction du risque à la source et d'information du public.

Publicité

Risques et enjeux

Compte tenu de l'activité d'entreposage de produits susceptibles de présenter un caractère dangereux, plusieurs familles de risques pourraient théoriquement être associées à ce type d'installation. Elles sont décrites ci-dessous au conditionnel, par référence au secteur, et ne préjugent d'aucun événement survenu.

  • Incendie : la présence possible de matières combustibles ou de solides inflammables en entrepôt pourrait, en cas de point chaud ou de défaillance, favoriser le départ et la propagation d'un feu.
  • Émission de substances toxiques : la dégradation thermique ou la perte de confinement de produits présentant une toxicité aiguë pourrait théoriquement entraîner l'émission de substances dangereuses dans l'air.
  • Pollution des eaux et des sols : un déversement de produits dangereux pour l'environnement aquatique serait susceptible de contaminer les sols, les eaux superficielles ou la nappe en l'absence de rétention suffisante.
  • Eaux d'extinction contaminées : les effluents générés par la lutte contre un incendie pourraient véhiculer des polluants vers les milieux naturels si leur confinement venait à être dépassé.
  • Réactions entre produits incompatibles : le stockage de produits de natures différentes pourrait théoriquement présenter un risque en cas de mélange involontaire ou de contact accidentel.

Pour les établissements seuil haut, l'identification et la quantification précises de ces phénomènes dangereux, ainsi que la détermination des distances d'effets, relèvent de l'étude de dangers (rapport de sécurité) que l'exploitant établit et tient à jour.

Cadre réglementaire & prévention

En tant qu'établissement classé SEVESO seuil haut, le site de Saint-Antoine-du-Rocher est soumis aux obligations renforcées de maîtrise des risques d'accident majeur prévues par la directive 2012/18/UE et le Code de l'environnement. Ces dispositions visent à prévenir les accidents et à limiter leurs conséquences pour l'homme et l'environnement.

  • Étude de dangers : l'exploitant établit un rapport de sécurité identifiant les scénarios d'accident liés à l'entreposage de produits dangereux, leurs effets et les mesures de maîtrise associées.
  • Système de gestion de la sécurité (SGS) : une organisation dédiée encadre la politique de prévention des accidents majeurs, la formation des personnels et le retour d'expérience.
  • Plan d'opération interne (POI) : il organise les moyens d'intervention de l'exploitant en cas d'accident sur le site, notamment les moyens de lutte contre l'incendie.
  • Plan particulier d'intervention (PPI) : piloté par le préfet, il prépare la protection des populations au-delà des limites de l'établissement.
  • Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) : il encadre l'urbanisation et l'usage des sols autour du site.
  • Recensement des substances et information du public : l'exploitant déclare périodiquement les substances dangereuses détenues et participe à l'information des populations riveraines.
  • Inspections de la DREAL : l'inspection des installations classées contrôle régulièrement le respect des prescriptions applicables.

Le non-respect des prescriptions applicables aux installations classées peut exposer l'exploitant à des sanctions administratives (mise en demeure, consignation, suspension d'activité) et, le cas échéant, à des sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.

Rubriques de la nomenclature ICPE

RubriqueRégimeDescription
4511-1 Dangereux pour l'environnement aquatique de catégorie chronique 2
1510-2.c Entrepot déclaré
4510-1 Dangereux pour l'environnement aquatique de catégorie aiguë 1 ou chronique 1
4120-2.a Toxicité aiguë catégorie 2
4120-1.a Toxicité aiguë catégorie 2
1450-1 Solides inflammables

Questions fréquentes

L'établissement relève du secteur du commerce de gros (code NAF 46) et son activité s'organise autour de l'entreposage de produits, comme l'indiquent les rubriques de la nomenclature des installations classées portant notamment sur les entrepôts, les solides inflammables et les produits dangereux pour l'environnement aquatique.

Le classement SEVESO seuil haut résulte de la présence potentielle de substances dangereuses en quantités atteignant les seuils supérieurs définis par la directive 2012/18/UE. Ce statut soumet l'établissement aux obligations renforcées de prévention des accidents majeurs.

Pour ce type d'installation, on décrit généralement, au conditionnel, des risques d'incendie, d'émission de substances toxiques et de pollution des eaux et des sols. Leur évaluation précise relève de l'étude de dangers de l'exploitant.

Le site doit notamment réaliser une étude de dangers, mettre en place un système de gestion de la sécurité, élaborer un plan d'opération interne et faire l'objet d'un plan particulier d'intervention piloté par le préfet, ainsi que d'un plan de prévention des risques technologiques.

L'inspection des installations classées, assurée par la DREAL, contrôle régulièrement le respect des prescriptions réglementaires. Le préfet pilote par ailleurs les dispositifs de protection des populations riveraines et peut engager des sanctions en cas de manquement.
Fiche informative établie à partir des données ouvertes Géorisques (Ministère de la Transition écologique / BRGM, licence ouverte Etalab). Les informations peuvent évoluer ; pour la situation réglementaire en vigueur, consultez la fiche officielle de l'établissement et les services de l'État compétents (DREAL / DRIEAT).
Page mise à jour le 04/06/2026.