SEVESO seuil haut Chimie

TITANOBEL SAS

Amailloux (Deux-Sèvres) — LIEU DIT LES PIODIERES

Type de site
SEVESO seuil haut
Statut SEVESO
Seveso seuil haut
Régime ICPE
Autorisation
Secteur
Chimie
Commune
Amailloux (79350)
État
En exploitation avec titre
Priorité nationale
Oui
Code NAF
20

TITANOBEL SAS, à Amailloux (Deux-Sèvres), est un site industriel classé Seveso seuil haut, soumis au régime « Autorisation » des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Secteur : Chimie.

Présentation de l'établissement

Exploité par TITANOBEL SAS, l'établissement d'Amailloux est implanté au lieu-dit Les Piodières, dans les Deux-Sèvres (79), en région Nouvelle-Aquitaine. Relevant du secteur de la chimie (code NAF 20), il s'inscrit dans la production d'explosifs à usage civil destinés aux carrières, au minage et aux travaux d'extraction. Son installation en secteur rural et boisé, éloigné des zones bâties, traduit les contraintes d'implantation propres aux activités mettant en jeu des matières énergétiques.

Le site est exploité sous le régime de l'autorisation au titre des installations classées (ICPE) et bénéficie d'un classement SEVESO seuil haut au sens de la directive 2012/18/UE (SEVESO III). Ce niveau de classement tient à la présence possible de substances explosives en quantités atteignant les seuils supérieurs déterminés par les textes en vigueur.

Le statut seuil haut conduit à l'application des obligations les plus rigoureuses de prévention des accidents majeurs. Sur un tel site, la maîtrise des risques s'appuie notamment sur la limitation des charges présentes, l'espacement et le compartimentage des ateliers et stockages, ainsi qu'un encadrement strict des opérations placé sous la surveillance des services de l'État.

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Risques et enjeux

En raison des matières énergétiques mises en œuvre dans ce type d'établissement, plusieurs familles de phénomènes dangereux pourraient théoriquement y être rattachées. Elles sont présentées ci-dessous au conditionnel et par référence au secteur, sans laisser supposer qu'un événement se serait produit.

  • Explosion en fabrication : un écart de procédé ou un amorçage involontaire au cours des opérations pourrait théoriquement provoquer un événement pyrotechnique avec surpression et effets thermiques.
  • Explosion au stockage : la présence de produits finis et de matières premières explosives en quantité pourrait présenter un risque de détonation au niveau des installations de stockage.
  • Sensibilité aux sollicitations : un choc, un frottement ou un échauffement non maîtrisé pourrait initier une réaction des matières sensibles lors des manipulations.
  • Incendie : la présence éventuelle de produits inflammables ou combustibles pourrait favoriser un départ de feu et sa progression vers des zones à enjeux.
  • Projection et effet domino : un phénomène localisé pourrait engendrer des projections à distance et se propager aux installations voisines.

La caractérisation de ces scénarios, l'évaluation des distances d'effets et la définition des barrières de sécurité associées relèvent de l'étude de dangers (rapport de sécurité) que l'exploitant d'un site seuil haut établit et maintient à jour.

Cadre réglementaire & prévention

Site d'explosifs civils classé SEVESO seuil haut, l'établissement d'Amailloux est tenu de respecter les obligations renforcées de prévention des accidents majeurs prévues par la directive 2012/18/UE et le Code de l'environnement. Elles visent à prévenir un événement pyrotechnique, en fabrication comme au stockage, et à en limiter les conséquences pour les personnes et l'environnement.

  • Étude de dangers (rapport de sécurité) : l'exploitant y identifie les scénarios d'explosion liés aux procédés et aux stockages, en quantifie les effets et fixe les mesures de maîtrise.
  • Système de gestion de la sécurité (SGS) : il structure la politique de prévention, la conduite des opérations, la formation des intervenants et l'exploitation du retour d'expérience.
  • Plan d'opération interne (POI) : il définit les moyens d'intervention de l'exploitant en cas d'accident à l'intérieur du site.
  • Plan particulier d'intervention (PPI) : établi par le préfet, il organise la protection des populations au-delà des limites de l'établissement.
  • Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) : il maîtrise l'urbanisation et l'usage des sols aux abords du site au regard des effets de surpression et de projection.
  • Recensement et information du public : l'exploitant déclare périodiquement les explosifs détenus et participe à l'information des riverains.
  • Inspections de la DREAL : l'inspection des installations classées s'assure régulièrement du respect des prescriptions, dont la maîtrise des quantités mises en œuvre.

Le non-respect des prescriptions ICPE peut exposer l'exploitant à des sanctions administratives (mise en demeure, consignation de sommes, suspension d'activité) et, le cas échéant, à des sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.

Rubriques de la nomenclature ICPE

RubriqueRégimeDescription
2793-3.b Dans les autres cas
2793-2.b Inférieure à 100 kg
4210-1.a Produits explosifs (fabrication, chargement, encartouchage, conditionnement...)
4220-1 Produits explosifs (stockage de)
4210-2.b Produits explosifs (fabrication, chargement, encartouchage, conditionnement...)
4440-1 Solides comburants catégorie 1,2 ou 3

Questions fréquentes

L'établissement relève du secteur de la chimie (NAF 20) et participe à la production d'explosifs à usage civil destinés aux carrières, au minage et aux travaux d'extraction. Il associe des ateliers de fabrication à des installations de stockage.

Le classement résulte de la présence possible de substances explosives en quantités atteignant les seuils supérieurs définis par la directive 2012/18/UE. Ce niveau soumet le site aux obligations les plus rigoureuses de prévention des accidents majeurs.

Le risque prépondérant est l'explosion, en fabrication comme au stockage, avec des effets de surpression et de projection. S'y ajoutent l'incendie et l'initiation accidentelle par choc, frottement ou échauffement. Ces effets sont analysés dans l'étude de dangers.

L'exploitant réalise une étude de dangers, applique un système de gestion de la sécurité et un plan d'opération interne. Le préfet pilote un plan particulier d'intervention et un plan de prévention des risques technologiques encadre l'urbanisation environnante.

L'inspection des installations classées de la DREAL vérifie régulièrement le respect des prescriptions, dont la maîtrise des quantités mises en œuvre. Les manquements peuvent entraîner des sanctions administratives, voire pénales, prévues par le Code de l'environnement.
Fiche informative établie à partir des données ouvertes Géorisques (Ministère de la Transition écologique / BRGM, licence ouverte Etalab). Les informations peuvent évoluer ; pour la situation réglementaire en vigueur, consultez la fiche officielle de l'établissement et les services de l'État compétents (DREAL / DRIEAT).
Page mise à jour le 05/06/2026.