Eau & Assainissement

Fiche Métier : Égoutier

Tout savoir sur ce métier clé de l'industrie

Combien gagne un Égoutier ?

Grille de salaire, TJM et primes.

Voir le salaire

Quelle formation pour devenir Égoutier ?

Diplômes, études et cursus.

Voir les études
Publicité
Illustration des missions du métier : Égoutier dans l'industrie

Égoutier (agent réseaux d'assainissement)

Métier de terrain clé pour la salubrité urbaine, l'égoutier intervient sur les réseaux d'assainissement pour assurer leur bon fonctionnement, leur entretien, leur inspection et leurs réparations.

Égoutier - intervention sur réseau d'assainissement
Définition

L'égoutier est un professionnel chargé de l'exploitation, de la maintenance et de la surveillance des réseaux d'eaux usées et pluviales. Il intervient sur les canalisations, regards et postes de relevage pour prévenir les obstructions, réparer, contrôler et collecter des données sur l'état du réseau.

Missions principales

  • Entretien courant : curage, débouchage, nettoyage par haute pression (hydrocurage).
  • Inspection et diagnostic : caméras d'inspection CCTV, relevés sur le terrain.
  • Interventions sur alarme et dépannages d'urgence (inondations, engorgements).
  • Petites réparations, remplacement d'éléments et maintenance préventive.
  • Tenue des registres d'intervention et transmission d'informations techniques (plans, SIG, rapports).
Missions secondaires

Participation à des opérations de réhabilitation (réhabilitation structurale, chemisage), assistance aux études, sensibilisation des usagers, gestion des odeurs et coordination avec les services d'eau potable et stations d'épuration.

Compétences techniques
  • Maîtrise des techniques de curage et d'hydrocurage.
  • Utilisation de caméras d'inspection CCTV et lecture des enregistrements.
  • Connaissance des réseaux gravitaires et sous pression, des matériaux de canalisations.
  • Lecture de plans, repérage sur SIG/GIS.
  • Utilisation d'appareils de mesure et de détection : détecteurs de gaz (H2S, O2, CO), débitmètres, pompes.
Compétences humaines
  • Rigueur et sens de la sécurité.
  • Capacité à travailler en équipe et à rendre compte.
  • Autonomie et réactivité en situation d'urgence.
  • Qualités relationnelles pour coordonner avec collectivités et usagers.
Environnements de travail

L'égoutier travaille principalement pour les collectivités territoriales (services techniques municipaux), les syndicats d'assainissement, les entreprises de travaux publics, et parfois pour des sites industriels disposant de réseaux privés. Il intervient sur chaussée, trottoirs, stations de relevage, bassins, regards et parfois à l'intérieur de canalisations ou ouvrages enterrés.

Secteurs concernés

Assainissement public, gestion de l'eau, travaux publics, entreprises privées de maintenance de réseaux, exploitation industrielle et infrastructures portuaires/aéroportuaires.

Outils, technologies et machines

  • Caméras d'inspection CCTV mobiles et robotisées.
  • Hydrocurage et camions hydrocureurs / aspirateurs (hydrovac).
  • Pompes de relevage et groupes de pompage.
  • Détecteurs de gaz multigaz, ventilateurs pour renouvellement d'air, appareils respiratoires isolants (ARI).
  • Équipements de sécurité : harnais, ligne de vie, EPI complets, éclairage étanche.
  • Outillage manuel et électroportatif pour réparations.
  • Logiciels SIG/GIS, outils de cartographie et GMAO (gestion maintenance assistée par ordinateur).
  • Stations de suivi à distance, capteurs de niveau et de pollution en pointe.
Formations recommandées

Il n'existe pas un seul parcours unique. On accède souvent au métier dès le CAP/BEP, puis par la voie professionnelle :

  • CAP/BEP : maintenance des équipements industriels, maintenance des matériels, métiers du bâtiment ou travaux publics.
  • Bac Pro : Travaux Publics ou Métiers de l'eau (ou formations équivalentes).
  • BTSA / BTS : Gestion et Maîtrise de l'Eau, BTS maintenance des systèmes option fluides/énergétiques, pour évoluer vers des postes techniques.
  • Formations professionnelles spécialisées : modules « travail en milieu confiné », caméras CCTV, conduite d'hydrocureuse, sécurité HSE.

Beaucoup d'égoutiers montent en compétence par l'apprentissage et la formation continue en entreprise.

Certifications et habilitations
  • Habilitations électriques adaptées (ex. H0B0, B1V selon tâches).
  • Formation « travail en milieu confiné » (obligatoire pour interventions en regard ou conduite dans canalisations).
  • Attestation SST (Sauveteur Secouriste du Travail) ou PSC1.
  • Permis Poids Lourds (C/CE) si conduite de véhicules lourds ou d'hydrocureuse.
  • CACES pour la conduite d'engins spéciaux (nacelle, camion hydrocureur selon besoin).
  • Formations spécifiques : détection et gestion des gaz toxiques (H2S), port et maintenance d'ARI.
Perspectives d'évolution
  • Conducteur d'équipe / chef d'équipe assainissement.
  • Technicien réseaux / technicien d'exploitation assainissement.
  • Spécialiste inspection-rehabilitation (cured-in-place piping, chemisage).
  • Intervenant en diagnostics avec caméra / opérateur robotisé.
  • Orientation vers la gestion de projet, conseiller technique pour collectivités ou bureaux d'études après formation supérieure.
Qualités personnelles attendues
  • Bonne condition physique et résistance aux contraintes (temps froid/chaud, odeurs).
  • Rigueur, prudence et respect strict des procédures sécurité.
  • Sang-froid et réactivité en cas d'urgence.
  • Esprit d'équipe et sens du service public.
  • Curiosité technique et volonté d'apprendre les nouveaux outils numériques.

Rémunération (France) *

Les chiffres suivants sont des ordres de grandeur. Ils varient selon le statut (collectivité, entreprise privée), la région et les primes (astreintes, risques).

Niveau Salaire brut mensuel approximatif
Débutant environ 1 700 € à 1 900 € brut
Confirmé environ 1 900 € à 2 400 € brut
Expérimenté / Chef d'équipe environ 2 400 € à 3 200 € brut (selon responsabilités et qualifications)

* Ces fourchettes sont indicatives ; les collectivités locales peuvent appliquer des grilles indiciaires différentes et ajouter des primes d'astreinte ou de pénibilité.

Conditions de travail typiques
  • Travail surtout de terrain : alternance intérieur/extérieur, souvent dans la chaussée.
  • Horaires variables : journée, parfois astreintes de nuit ou week-ends pour dépannages.
  • Rythme physique soutenu et exposition aux intempéries et aux odeurs.
  • Mobilité locale fréquente ; certains postes demandent déplacements en entreprise/utilitaires.
Débouchés et tensions de recrutement

Les collectivités et entreprises de TP recrutent régulièrement des agents d'assainissement. On observe des tensions locales liées au caractère physique du métier, aux contraintes de sécurité et au vieillissement des effectifs. Les profils formés et habilités (caméras, hydrocurage) sont particulièrement recherchés.

Enjeux actuels

  • Digitalisation : intégration des inspections CCTV à la GMAO et aux SIG, utilisation de capteurs connectés pour la télésurveillance des réseaux.
  • Automatisation : robots d'inspection, caméras motorisées, outils de réparation sans tranchée qui demandent des compétences nouvelles.
  • Transition écologique : gestion des eaux pluviales, lutte contre les effluents industriels et amélioration de la performance des réseaux pour limiter les rejets.
  • Sécurité et santé : prévention des risques liés aux gaz toxiques, renouvellement d'air en espace confiné, protection contre les agents biologiques.
  • Renouvellement des réseaux : l'obsolescence des réseaux impose des opérations de réhabilitation et de modernisation.

Idées reçues fréquentes

  • "Égoutier = simple métier manuel sans technique" — faux : le métier exige des connaissances techniques (hydraulique, appareils de mesure, caméras) et des procédures réglementées.
  • "Trop dangereux, impossible d'être sûr de sa sécurité" — la dangerosité existe (gaz, espaces confinés) mais est fortement encadrée par des formations, procédures et équipements obligatoires.
  • "Pas d'évolution possible" — de nombreuses évolutions techniques permettent de monter vers des fonctions d'encadrement, d'expertise en inspection ou de technicien réseau.
  • "Il faut absolument un diplôme long" — le métier est accessible dès le CAP/BEP, la formation continue et les habilitations complètent les compétences.

Remarques : les pratiques, rémunérations et appellations peuvent varier selon les collectivités et entreprises. Les formations et habilitations citées correspondent aux pratiques courantes en France et peuvent évoluer ; il est recommandé de consulter les offres locales et les organismes de formation pour les référentiels précis.

Ce métier vous intéresse ?
Publicité

Autres métiers en Eau & Assainissement

joxBox

Restez informé des offres !

Newsletter