Modèle DUERP gratuit : rédiger son document unique

Remplissez ci-dessous le modèle de DUERP gratuit : une ligne par risque, cotation automatique fréquence × gravité, plan d'action, export PDF sans inscription. Plus bas : un exemple rempli, les règles de mise à jour et ce que dit le Code du travail.

100% Gratuit Export PDF Calcul automatique
Obligation légale (art. R. 4121-1 et suivants du code du travail)

Tout employeur doit évaluer les risques professionnels et transcrire les résultats dans un document unique, dès le premier salarié. La mise à jour est annuelle à partir de 11 salariés, et dans tous les cas obligatoire lors de tout aménagement important ou de toute information nouvelle sur un risque.

Informations de l'entreprise

Ajouter un risque

Matrice de criticité (Fréquence × Gravité)
G1
Bénin
G2
Sérieux
G3
Grave
G4
Mortel
F4 - Permanent 4 8 12 16
F3 - Fréquent 3 6 9 12
F2 - Occasionnel 2 4 6 8
F1 - Rare 1 2 3 4 *
1-3 : Faible 4-6 : Moyen 7-9 : Élevé 10-16 : Critique

* Règle appliquée par l'outil : une gravité 4 (accident mortel ou incapacité permanente) n'est jamais classée en criticité « faible » ou « moyenne », même si l'exposition est rare. Le produit fréquence × gravité, utilisé seul, donne 1 × 4 = 4 et noierait un risque létal au milieu des risques bénins — typiquement une intervention annuelle sur toiture sans ligne de vie. Ces risques sont donc relevés au minimum au niveau « élevé », et signalés comme tels dans le PDF.

2
Rare Occasionnel Fréquent Permanent
2
Bénin Sérieux Grave Mortel
4
Criticité moyenne

Actions à planifier dans les 6 mois

Risques identifiés 0

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SYNTHÈSE DES RISQUES

0
Risques identifiés
0
Unités de travail
Répartition par criticité
0
Faible
0
Moyen
0
Élevé
0
Critique

Mise à jour obligatoire

Mise à jour au moins une fois par an à partir de 11 salariés, et — quel que soit l'effectif — à chaque aménagement important des conditions de travail ou dès qu'une information nouvelle sur un risque apparaît (accident, maladie professionnelle, nouvel équipement).

Nouveau depuis le 27 juin 2026

L'absence de document unique expose à une amende administrative de 4 000 € par salarié concerné, prononcée par l'administration sans passer devant un juge (art. L. 8115-1, 6° du code du travail). Détail des sanctions

Méthode de rédaction pas à pas
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Le document unique (DUERP) en pratique : obligations 2026

Cinq minutes pour comprendre ce qu'on attend d'un document unique avant de remplir le générateur : contenu, unités de travail, mise à jour et sanctions.

Le DUERP expliqué en 5 minutes

Une obligation dès le 1ᵉʳ salarié — et un outil gratuit suffit

Le DUERP est obligatoire pour toute entreprise dès le premier salarié (articles R4121-1 et suivants du Code du travail), y compris pour un artisan du BTP avec un seul apprenti. Aucun formalisme imposé : un document établi avec un générateur gratuit comme celui-ci est parfaitement recevable, du moment qu'il transcrit le résultat de l'évaluation des risques par unité de travail et qu'il est tenu à disposition des salariés, du médecin du travail et de l'inspection du travail.

Conservation 40 ans et versions successives

Depuis la loi santé au travail du 2 août 2021, le DUERP et ses versions successives doivent être conservés 40 ans : ils servent à la traçabilité de l'exposition des salariés (utile pour les maladies professionnelles à effet différé, comme l'amiante ou les CMR). Conservez chaque mise à jour datée — l'export PDF de l'outil ci-dessus facilite cet archivage versionné.

Cotation des risques : la méthode fréquence × gravité

La méthode la plus répandue consiste à coter chaque risque identifié en croisant la fréquence d'exposition et la gravité potentielle du dommage, éventuellement pondérées par le niveau de maîtrise existant. Le score obtenu hiérarchise les actions : un risque fréquent et grave (chute de hauteur sur un chantier, par exemple) passe avant un risque rare et bénin. C'est cette hiérarchisation qui transforme le DUERP en plan d'action, et non en simple formalité administrative.

PAPRIPACT ou liste d'actions : selon votre effectif

Les résultats de l'évaluation débouchent sur un programme de prévention : les entreprises de 50 salariés et plus établissent un PAPRIPACT (programme annuel de prévention des risques professionnels et d'amélioration des conditions de travail), présenté au CSE ; celles de moins de 50 salariés consignent une simple liste d'actions de prévention dans le DUERP lui-même.

DUERP dans le BTP : les spécificités chantier

Dans le bâtiment et les travaux publics, l'évaluation doit couvrir les risques types du chantier : chutes de hauteur (première cause d'accidents graves du secteur), manutentions et TMS, engins et circulation, risque électrique, amiante (sous-section 3/4), poussières de silice, bruit et vibrations, travail par fortes chaleurs ou intempéries. Le DUERP de l'entreprise reste distinct des documents de coordination de chaque chantier : le PPSPS (par chantier soumis à coordination SPS) s'appuie sur le DUERP mais ne le remplace pas.

Transmission, affichage, portail : les obligations qu'on oublie

Rédiger le document ne suffit pas. L'employeur transmet le DUERP et chacune de ses mises à jour à son service de prévention et de santé au travail (SPST). Le document et son plan d'actions doivent être tenus à disposition des travailleurs et des anciens travailleurs — pour les versions en vigueur pendant leur activité —, des membres de la délégation du personnel du CSE, du SPST, de l'inspection du travail, des agents des services de prévention de la sécurité sociale (Carsat), des organismes professionnels de prévention comme l'OPPBTP et des inspecteurs de la radioprotection (art. R. 4121-4). Un avis indiquant les modalités d'accès au document doit être affiché sur le lieu de travail, à un endroit facilement accessible.

Le dépôt sur le portail numérique : où en est-on vraiment ?

C'est la question qui revient le plus souvent, et la réponse surprend : le portail national n'existe toujours pas. La loi santé au travail du 2 août 2021 prévoit un dépôt dématérialisé du DUERP et de ses versions successives sur un portail numérique national et interprofessionnel, avec deux échéances — juillet 2023 pour les entreprises de 150 salariés et plus, juillet 2024 pour les autres. Aucune n'a été tenue : le projet s'est heurté à des difficultés techniques, de confidentialité et de financement, puis a été suspendu. En pratique, l'obligation de dépôt est aujourd'hui inapplicable faute d'outil, et aucune sanction ne peut vous être opposée sur ce seul motif. En revanche rien d'autre ne change : DUERP à jour, conservation 40 ans sur support papier ou numérique de votre choix, mise à disposition et transmission au SPST restent pleinement exigibles. Conservez donc vos exports PDF datés : ils constituent votre preuve d'antériorité.

Sanctions 2026 : jusqu'à 4 000 € par salarié, sans passer devant un juge

C'est le changement majeur de l'année, et il est passé assez inaperçu. Depuis le 27 juin 2026, l'absence de document unique figure au 6° de l'article L. 8115-1 du code du travail : l'autorité administrative peut, sur rapport d'un agent de contrôle de l'inspection du travail, adresser un avertissement ou prononcer directement une amende administrative — sans procédure judiciaire. Le plafond est de 4 000 € par travailleur concerné par le manquement (art. L. 8115-3), porté à 6 000 € si le manquement est constaté dans l'année suivant un avertissement et à 8 000 € en cas de nouveau manquement dans les deux ans suivant une première amende. Pour une entreprise de vingt salariés, l'addition théorique change d'échelle. Cette amende administrative ne se cumule pas avec des poursuites pénales : l'administration choisit une voie ou l'autre.

La voie pénale subsiste et couvre un périmètre plus large, notamment le défaut de mise à jour : ne pas transcrire ou ne pas actualiser les résultats de l'évaluation reste une contravention de 5ᵉ classe punie de 1 500 € pour une personne physique — jusqu'à 7 500 € pour une société, le quintuple s'appliquant aux personnes morales — et du double en récidive (art. R. 4741-1). Le décret précisant la procédure de l'amende administrative est encore attendu, ce qui n'empêche pas le principe de s'appliquer.

Enfin, la sanction financière n'est jamais le vrai risque. En cas d'accident du travail, l'absence de document unique pèse lourd dans la reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur : majoration de la rente versée à la victime, indemnisation complémentaire des préjudices, et action récursoire de la caisse contre l'entreprise — des montants sans commune mesure avec l'amende.

Exemple de DUERP rempli : à quoi ressemble une ligne correcte

Beaucoup cherchent un « modèle de DUERP vierge » à télécharger. C'est souvent une fausse bonne idée : un tableau vide ne dit pas comment formuler une ligne, et un modèle pré-rempli recopié tel quel n'a aucune valeur s'il ne décrit pas votre réalité de terrain. Voici donc trois lignes réelles, telles que le générateur ci-dessus les produit, pour vous servir de repère rédactionnel.

Unité de travail Famille / situation dangereuse F × G Criticité Mesures existantes Action décidée
Atelier soudure Rayonnements — exposition aux UV de l'arc lors du soudage MIG sans écran de séparation entre les postes 4 × 2 8 — Élevé Masque LCD, écran facial, formation soudeur Installer 3 écrans rideaux anti-UV entre les postes 2 à 4
Quai de réception Circulation & déplacements — croisement piétons / chariot élévateur à la sortie du quai, sans séparation physique ni visibilité 4 × 3 12 — Critique Marquage au sol partiellement effacé, gilets haute visibilité Reprendre le marquage, poser un miroir d'angle et une barrière de canalisation piétons
Local de stockage Risques chimiques — transvasement d'un dégraissant sans ventilation mécanique, exposition par inhalation 2 × 3 6 — Moyen FDS disponible, gants nitrile, porte maintenue ouverte Étudier la substitution du produit ; à défaut, installer une aspiration à la source
Trois réflexes de rédaction 1. Décrire la situation dangereuse, pas le danger abstrait (« sol glissant à la sortie du lave-bacs », pas « chute »). 2. Une ligne = une unité de travail réelle, pas un service entier. 3. Toujours renseigner les mesures déjà en place : c'est ce qui prouve que l'évaluation est sincère et c'est la première chose que regarde un inspecteur.

Pour aller plus loin : la méthode de rédaction pas à pas, l'assistant mon entreprise doit-elle établir un DUERP ?, notre formation en ligne gratuite au DUERP, et les outils complémentaires — plan de prévention (entreprises extérieures) et PPSPS (chantiers BTP).

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Mise à jour du DUERP : à quelle fréquence et dans quels cas ?

Un DUERP daté de trois ans n'est pas un DUERP : c'est une pièce à charge. L'article R. 4121-2 du code du travail fixe trois déclencheurs de mise à jour, et deux d'entre eux ne dépendent pas du calendrier.

Déclencheur (art. R. 4121-2) Qui est concerné Exemples concrets
Mise à jour annuelle Entreprises de 11 salariés et plus Revue au moins une fois par an de chaque unité de travail, même si rien n'a changé : on date, on signe, on archive la version.
Décision d'aménagement important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou de travail Toutes les entreprises, dès le 1er salarié Nouvelle machine ou nouvelle ligne, déménagement d'atelier, changement d'horaires ou passage en 3×8, nouveau produit chimique, nouvelle activité ou nouveau chantier type, réorganisation d'un service.
Information nouvelle sur l'évaluation d'un risque Toutes les entreprises Accident du travail ou presque-accident, maladie professionnelle déclarée, alerte d'un salarié ou du CSE, remarque du service de prévention et de santé au travail, nouvelle valeur limite d'exposition, retour d'un contrôle réglementaire.
Moins de 11 salariés : dispensé de l'annuelle, pas de la mise à jour

L'obligation de revue annuelle ne s'applique qu'à partir de 11 salariés. Les deux autres déclencheurs, eux, s'appliquent à toutes les entreprises : une TPE qui achète une nouvelle machine ou qui vient d'avoir un accident doit actualiser son document. Et depuis le 27 juin 2026, le défaut de mise à jour entre lui aussi dans le champ de l'amende administrative de l'article L. 8115-1 : ne pas rédiger et ne pas actualiser sont désormais sanctionnés de la même manière.

Ce qu'il faut faire à chaque mise à jour

  • Conserver la version précédente : le DUERP en vigueur et ses versions successives se conservent au moins 40 ans (art. L. 4121-3-1). On n'écrase pas, on empile — l'export PDF daté de l'outil ci-dessus fait office de version archivée.
  • Transmettre la nouvelle version au SPST : chaque mise à jour est communiquée au service de prévention et de santé au travail.
  • Associer le CSE : le comité est consulté sur le DUERP et ses mises à jour ; à partir de 50 salariés, la mise à jour alimente le PAPRIPACT présenté au CSE, en dessous une simple liste d'actions de prévention consignée dans le document suffit.
  • Rafraîchir l'avis d'affichage si les modalités d'accès au document ont changé (art. R. 4121-4).

Faut-il un logiciel DUERP payant ?

Non. Le code du travail n'impose ni modèle, ni format, ni logiciel : un document numérique ou papier qui transcrit l'évaluation par unité de travail, hiérarchise les risques et porte le plan d'actions est conforme. Un logiciel dédié se justifie quand vous devez gérer plusieurs établissements, des dizaines d'unités de travail, un historique d'expositions individuelles ou des flux d'audit — pas pour se mettre en conformité. Pour une TPE ou une PME mono-site, le générateur de cette page et son export PDF daté suffisent, et vous gardent maître de vos données puisque rien ne quitte votre navigateur.

DUERP et Code du travail : les articles à connaître

Le DUERP n'est pas défini par un article unique. Il découle de l'obligation générale de sécurité de l'employeur, et son régime précis se lit dans la partie réglementaire. Voici les neuf articles qui font foi.

Article Ce qu'il impose
L. 4121-1 Obligation générale de sécurité : l'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. C'est le fondement de tout le dispositif.
L. 4121-2 Les neuf principes généraux de prévention — éviter les risques, évaluer ceux qui ne peuvent pas l'être, combattre à la source, adapter le travail à l'homme… C'est la grille de lecture de votre plan d'actions.
L. 4121-3 Obligation d'évaluer les risques pour la santé et la sécurité, y compris dans le choix des procédés, des équipements, des substances et dans l'aménagement des lieux de travail.
L. 4121-3-1 Contenu du DUERP, conservation 40 ans des versions successives, mise à disposition, et distinction PAPRIPACT (50 salariés et plus) / liste d'actions de prévention (moins de 50).
R. 4121-1 L'employeur transcrit les résultats de l'évaluation dans le document unique, avec un inventaire des risques par unité de travail. C'est l'article qui crée le document.
R. 4121-2 Mise à jour : au moins annuelle à partir de 11 salariés, à chaque décision d'aménagement important et à chaque information nouvelle sur un risque.
R. 4121-4 Mise à disposition : travailleurs et anciens travailleurs, CSE, SPST, inspection du travail, Carsat, OPPBTP, inspecteurs de la radioprotection — et avis affiché indiquant les modalités d'accès.
R. 4741-1 Sanction pénale : ne pas transcrire ou ne pas mettre à jour est une contravention de 5e classe — 1 500 € pour une personne physique, jusqu'à 7 500 € pour une société, doublés en récidive.
L. 8115-1, 6° et L. 8115-3 Amende administrative depuis le 27 juin 2026 (loi n° 2026-534 du 25 juin 2026) : jusqu'à 4 000 € par travailleur concerné, prononcée par l'administration sur rapport de l'inspection du travail, sans passer devant un juge.

À noter : aucun texte n'impose de modèle de DUERP, ni de logiciel, ni de signature d'un organisme extérieur. L'employeur reste seul responsable de l'évaluation, même s'il se fait accompagner.

DUERP par secteur : les risques qu'on oublie le plus souvent

Les familles de risques du générateur sont les mêmes pour tous, mais les situations dangereuses à décrire changent complètement d'un métier à l'autre. Voici les points de départ par secteur — à confronter ensuite à votre terrain, poste par poste.

Restauration

  • Chutes de plain-pied : sols gras ou mouillés en cuisine et à la plonge
  • Brûlures : friteuse, four, bain-marie, transport de récipients chauds
  • Coupures et happement : trancheuse, coupe-légumes, robot, couteaux
  • TMS et manutention : port de bacs, gestes répétitifs, station debout prolongée
  • Risque chimique : produits de plonge et de désinfection, transvasements
  • Incendie : point chaud, hottes empoussiérées de graisse, bouteilles de gaz
  • RPS et horaires atypiques : coupures, service en tension, incivilités clients

Vigilance : les machines dangereuses (trancheuse, coupe-légumes) sont interdites aux jeunes de moins de 18 ans sauf dérogation encadrée — cela doit apparaître dans l'évaluation si vous accueillez des apprentis.

Hôtellerie & hébergement

  • TMS : réfection des lits, ménage en torsion, chariots lourds
  • Risque chimique : détergents et désinfectants, mélanges accidentels
  • Chutes : baignoires, escaliers de service, échelles pour les luminaires
  • Travail isolé et de nuit : réception seule, rondes, agressions possibles
  • Biologique et piqûres : linge souillé, déchets, objets tranchants oubliés
  • Blanchisserie : chaleur, humidité, machines et repassage

Vigilance : le travail isolé et le travail de nuit imposent des mesures spécifiques (moyen d'alerte, procédure de secours) qui doivent être tracées dans le plan d'actions.

Commerce, bureaux et tertiaire

  • Travail sur écran : posture, éclairage, fatigue visuelle
  • TMS et manutention : réassort, colis, rayonnages hauts
  • Chutes de plain-pied et de hauteur : escabeaux, réserve encombrée
  • RPS : charge de travail, incivilités et braquage en caisse, télétravail
  • Risque routier : trajets professionnels, livraisons
  • Électrique et incendie : multiprises, locaux techniques, évacuation

Vigilance : le tertiaire est le secteur où le DUERP est le plus souvent vide — or les TMS, le risque routier et les RPS y sont les premiers postes de sinistralité.

Industrie, BTP et maintenance

  • Chutes de hauteur : échafaudages, toitures, trémies, nacelles
  • Machines : organes en mouvement, consignation lors des interventions
  • Circulation et engins : croisement piétons / chariots, plan de circulation
  • Chimique et CMR : solvants, poussières de silice, fumées de soudage, amiante
  • Bruit et vibrations : valeurs d'exposition, outils portatifs
  • Coactivité : entreprises extérieures, plan de prévention ou PPSPS

Vigilance : le DUERP de l'entreprise ne remplace ni le plan de prévention (entreprises extérieures) ni le PPSPS (chantiers soumis à coordination SPS) : ces documents s'appuient sur lui.

Ces listes sont des points de départ issus des familles de risques utilisées par le générateur. Elles ne remplacent pas l'observation du travail réel : deux restaurants de la même taille n'ont pas le même DUERP.

Questions fréquentes sur le DUERP

Le DUERP (Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels) est un document obligatoire prévu par l'article R4121-1 du Code du Travail. Il recense l'ensemble des risques pour la santé et la sécurité des salariés dans l'entreprise. Il doit être tenu à disposition des salariés, du CSE, de la médecine du travail et de l'inspection du travail.

Oui, le DUERP est obligatoire pour toute entreprise dès le premier salarié, quelle que soit sa taille ou son secteur d'activité. Cette obligation concerne aussi bien les TPE, PME que les grandes entreprises, les associations employeuses et les collectivités territoriales.

La mise à jour est obligatoire :
  • Au moins une fois par an pour les entreprises de 11 salariés et plus
  • Lors de toute décision d'aménagement important modifiant les conditions de travail
  • Lorsqu'une information nouvelle concernant l'évaluation d'un risque est recueillie (accident du travail, maladie professionnelle, etc.)

Le DUERP doit couvrir tous les risques identifiables : risques physiques (bruit, vibrations, manutention), chimiques (produits dangereux, poussières), biologiques, psychosociaux (stress, harcèlement), liés aux ambiances de travail (température, éclairage), aux équipements, aux déplacements, ainsi que les risques d'incendie et d'explosion.

Le régime a changé le 27 juin 2026. L'absence de document unique figure désormais au 6° de l'article L. 8115-1 du code du travail : l'administration peut, sur rapport de l'inspection du travail et sans passer devant un juge, prononcer une amende administrative allant jusqu'à 4 000 € par travailleur concerné (6 000 € dans l'année suivant un avertissement, 8 000 € en cas de nouveau manquement dans les deux ans). Cette amende n'est pas cumulable avec des poursuites pénales.
  • Voie pénale, toujours applicable et qui couvre aussi le défaut de mise à jour : contravention de 5ᵉ classe, 1 500 € pour une personne physique, jusqu'à 7 500 € pour une société, doublé en récidive (art. R. 4741-1).
  • Et surtout, en cas d'accident du travail : l'absence de DUERP pèse lourd dans la reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur (majoration de rente, indemnisation complémentaire) — un risque financier bien supérieur à l'amende.

La loi du 2 août 2021 prévoit bien un dépôt dématérialisé sur un portail national et interprofessionnel, mais ce portail n'est pas opérationnel : les échéances de juillet 2023 (150 salariés et plus) et juillet 2024 (moins de 150 salariés) n'ont pas été tenues et le projet a été suspendu. L'obligation de dépôt est donc aujourd'hui inapplicable faute d'outil. Toutes les autres obligations demeurent : document à jour, conservation 40 ans sur support papier ou numérique, mise à disposition des personnes habilitées et transmission au service de prévention et de santé au travail.

L'article R. 4121-4 du code du travail impose de tenir le document et son plan d'actions à disposition des travailleurs et des anciens travailleurs (versions en vigueur pendant leur activité), des membres de la délégation du personnel du CSE, du service de prévention et de santé au travail, de l'inspection du travail, des agents des services de prévention de la sécurité sociale (Carsat), des organismes professionnels de prévention (OPPBTP) et des inspecteurs de la radioprotection. Un avis affiché sur le lieu de travail doit indiquer les modalités d'accès au document. L'employeur transmet en outre le DUERP et chaque mise à jour à son SPST.

Oui. Le code du travail n'impose aucun formalisme ni aucun logiciel : ni modèle officiel, ni support obligatoire. Ce qui est exigé, c'est le fond — une évaluation réelle des risques par unité de travail, l'inventaire des risques identifiés, et un plan d'action (ou un PAPRIPACT à partir de 50 salariés). Un document produit avec ce générateur et exporté en PDF est donc parfaitement recevable devant l'inspection du travail. Le point de vigilance n'est pas l'outil mais la sincérité de l'évaluation : un DUERP recopié d'un modèle type sans visite de terrain est plus dangereux qu'utile, notamment en cas de contentieux sur la faute inexcusable.

La responsabilité appartient à l'employeur (art. L. 4121-1) et ne se délègue pas. La rédaction, en revanche, peut être confiée à un salarié désigné compétent en protection et prévention des risques (art. L. 4644-1), au service de prévention et de santé au travail, à un intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP) ou à un consultant. Dans tous les cas, l'employeur répond du contenu, associe les salariés — ce sont eux qui connaissent le travail réel — et consulte le CSE sur le document et ses mises à jour. Aucun texte n'impose la validation par un organisme extérieur.

Non, et c'est une bonne nouvelle : aucun modèle, format ni logiciel n'est imposé. Ce qui est exigé, c'est un inventaire des risques par unité de travail, leur hiérarchisation et un plan d'actions — complété par un PAPRIPACT à partir de 50 salariés. Le piège des modèles vierges est connu : recopié sans visite de terrain, un tableau type ne protège de rien. Vous trouverez trois lignes de DUERP correctement rédigées plus haut sur cette page, et la méthode de rédaction pas à pas dans notre guide.

Le DUERP est le diagnostic : il identifie, évalue et hiérarchise les risques par unité de travail. Le PAPRIPACT (programme annuel de prévention des risques professionnels et d'amélioration des conditions de travail) est la suite logique : la liste des actions de l'année, avec leurs conditions d'exécution, les indicateurs de résultat et l'estimation du coût. L'article L. 4121-3-1 le réserve aux entreprises d'au moins 50 salariés ; en dessous du seuil, les actions de prévention sont consignées dans le DUERP lui-même et dans ses mises à jour.

L'entreprise utilisatrice. Pendant la mission, c'est elle qui répond des conditions d'exécution du travail relatives à la santé et à la sécurité (art. L. 1251-21) : les risques du poste occupé par un intérimaire figurent donc dans son DUERP, au même titre que ceux de ses salariés permanents — et déclenchent la formation renforcée à la sécurité si le poste est à risques particuliers (art. L. 4154-2). L'entreprise de travail temporaire, elle, tient le DUERP de ses propres salariés permanents.