SEVESO seuil haut Chimie Directive IED

ARKEMA FRANCE

Saint-Avold (Moselle) — Etablissement de Carling BP 61005

Type de site
SEVESO seuil haut
Statut SEVESO
Seveso seuil haut
Régime ICPE
Autorisation
Secteur
Chimie
Commune
Saint-Avold (57500)
État
En exploitation avec titre
Priorité nationale
Oui
Code NAF
20

ARKEMA FRANCE, à Saint-Avold (Moselle), est un site industriel classé Seveso seuil haut, soumis au régime « Autorisation » des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Secteur : Chimie.

Présentation de l'établissement

Implanté sur la commune de Saint-Avold (Moselle, 57) au cœur de la plateforme chimique de Carling, cet établissement d'ARKEMA FRANCE appartient au secteur de la chimie (code NAF 20). Son activité peut mobiliser des hydrocarbures oxygénés ainsi que des liquides combustibles et des substances présentant une dangerosité pour l'environnement aquatique, dans le cadre de procédés industriels de production.

Cet établissement constitue une unité distincte au sein de la plateforme et dispose de sa propre autorisation. Il fonctionne sous le régime de l'autorisation prévu par le Code de l'environnement pour les installations classées (ICPE) et relève du classement SEVESO seuil haut au sens de la directive 2012/18/UE (SEVESO III). Ce classement traduit la détention potentielle de substances dangereuses en quantités franchissant les seuils supérieurs réglementaires. Le site est également concerné par la directive IED.

Le statut de seuil haut emporte des obligations renforcées de prévention et de maîtrise des risques d'accident majeur. La démarche associe l'exploitant, l'administration et les acteurs locaux, avec pour objectif permanent la réduction du risque à la source et l'information des riverains.

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Risques et enjeux

Au regard des procédés chimiques susceptibles d'être exploités sur cette unité, différentes catégories de risques pourraient en théorie être rattachées à ce type d'installation. Elles sont exposées ci-dessous au conditionnel, à l'échelle du secteur, sans faire état d'aucun incident avéré.

  • Dispersion atmosphérique de produits dangereux : une perte de confinement pourrait théoriquement entraîner l'émission de substances présentant une toxicité par inhalation et affecter la qualité de l'air à proximité.
  • Pollution des milieux aquatiques : un déversement de substances dangereuses pour l'environnement aquatique pourrait atteindre les eaux superficielles ou souterraines en cas de défaillance des dispositifs de confinement.
  • Incendie : la présence possible de liquides combustibles et d'hydrocarbures oxygénés pourrait favoriser le développement d'un feu sur point chaud ou fuite.
  • Explosion : la formation d'atmosphères inflammables dans des capacités ou ateliers serait susceptible de générer un risque de surpression.
  • Effet domino : l'implantation au sein d'une plateforme chimique pourrait théoriquement induire des interactions entre installations voisines en cas d'événement.

Pour un établissement seuil haut, la caractérisation détaillée de ces phénomènes dangereux et la détermination des zones d'effets sont du ressort de l'étude de dangers (rapport de sécurité) tenue à jour par l'exploitant.

Cadre réglementaire & prévention

Le classement SEVESO seuil haut soumet cet établissement aux obligations renforcées de maîtrise des risques d'accident majeur instaurées par la directive 2012/18/UE et le Code de l'environnement. L'ensemble de ces dispositions concourt à prévenir la survenue d'accidents et à en atténuer les effets sur les personnes et l'environnement.

  • Système de gestion de la sécurité (SGS) : il formalise la politique de prévention des accidents majeurs, l'organisation, la formation et l'exploitation du retour d'expérience.
  • Étude de dangers (rapport de sécurité) : l'exploitant y recense les scénarios redoutés, en quantifie les effets et arrête les mesures de maîtrise des risques.
  • Plan d'opération interne (POI) : il définit l'organisation et les moyens d'intervention internes en cas d'accident.
  • Plan particulier d'intervention (PPI) : conduit par le préfet, il organise la protection des populations hors du périmètre de l'établissement.
  • Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) : il réglemente l'occupation des sols dans l'environnement du site.
  • Recensement périodique des substances : la nature et les quantités de substances dangereuses détenues sont déclarées à l'administration.
  • Information du public : les riverains reçoivent une information sur les risques et les conduites à tenir.
  • Inspections de la DREAL : l'inspection des installations classées s'assure du respect des prescriptions applicables.

En cas de manquement aux prescriptions des installations classées, l'exploitant s'expose à des sanctions administratives (mise en demeure, consignation, suspension d'activité) et, le cas échéant, à des sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.

Rubriques de la nomenclature ICPE

RubriqueRégimeDescription
4130-2.a Toxicité aiguë catégorie 3 pour les voies d'exposition par inhalation
1436-1 Liquides combustibles de point éclair compris entre 60° C et 93° C (stockage ou emploi de)
4510-1 Dangereux pour l'environnement aquatique de catégorie aiguë 1 ou chronique 1
3410-b hydrocarbures oxygénés
4511-1 Dangereux pour l'environnement aquatique de catégorie chronique 2
4331-2 Liquides inflammables de catégorie 2 ou catégorie 3

Questions fréquentes

Le classement seuil haut résulte de la détention potentielle de substances dangereuses en quantités franchissant les seuils supérieurs définis par la directive 2012/18/UE. Il entraîne l'application des obligations renforcées de prévention des accidents majeurs.

Non. Plusieurs établissements distincts d'ARKEMA FRANCE coexistent sur la plateforme chimique de Carling à Saint-Avold. Chacun dispose de sa propre autorisation et de son propre encadrement réglementaire, identifié par un code AIOT spécifique.

En fonction des procédés, des risques de dispersion atmosphérique de produits dangereux et de pollution des milieux aquatiques pourraient théoriquement être associés à ce secteur. Leur caractérisation précise relève de l'étude de dangers de l'exploitant.

Un plan particulier d'intervention piloté par le préfet organise la protection des populations hors du site, complété par l'information du public sur les risques et les consignes de sécurité. Un plan de prévention des risques technologiques encadre l'urbanisation autour de l'établissement.

L'exploitant peut faire l'objet de sanctions administratives comme une mise en demeure, une consignation ou une suspension d'activité, ainsi que de sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.
Fiche informative établie à partir des données ouvertes Géorisques (Ministère de la Transition écologique / BRGM, licence ouverte Etalab). Les informations peuvent évoluer ; pour la situation réglementaire en vigueur, consultez la fiche officielle de l'établissement et les services de l'État compétents (DREAL / DRIEAT).
Page mise à jour le 03/06/2026.