SEVESO seuil haut Stockage & logistique Directive IED

Sobotram Transports et Logistique

Crissey (Saône-et-Loire) — 25 - 33 rue Paul Sabatier

Type de site
SEVESO seuil haut
Statut SEVESO
Seveso seuil haut
Régime ICPE
Autorisation
Secteur
Stockage & logistique
Commune
Crissey (71530)
État
En exploitation avec titre
Priorité nationale
Oui
Code NAF
52

Sobotram Transports et Logistique, à Crissey (Saône-et-Loire), est un site industriel classé Seveso seuil haut, soumis au régime « Autorisation » des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Secteur : Stockage & logistique.

Présentation de l'établissement

L'établissement exploité par Sobotram Transports et Logistique est implanté sur la commune de Crissey, dans le département de Saône-et-Loire (71). Il relève du secteur du transport et de l'entreposage (code NAF 52), une activité pouvant impliquer la réception, l'entreposage et l'expédition de marchandises, parmi lesquelles certaines susceptibles de présenter un caractère dangereux.

Le site est classé SEVESO seuil haut au titre de la directive 2012/18/UE (dite SEVESO III) et fonctionne sous le régime de l'autorisation prévu par le Code de l'environnement pour les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Il relève par ailleurs de la directive relative aux émissions industrielles (IED), qui impose le recours aux meilleures techniques disponibles. Ce classement traduit la présence potentielle, sur le site, de substances dangereuses en quantités atteignant les seuils supérieurs définis par la réglementation.

Les établissements relevant du seuil haut sont soumis aux obligations renforcées de prévention et de maîtrise des risques d'accident majeur. Leur encadrement associe l'exploitant, les services de l'État et, le cas échéant, les collectivités riveraines, dans une démarche continue de réduction du risque à la source et d'information du public.

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Risques et enjeux

En raison des activités de transport et d'entreposage de marchandises exercées sur le site, plusieurs familles de risques pourraient théoriquement être associées à ce type d'installation logistique. Ces risques sont décrits ci-dessous au conditionnel, de manière générique, et ne préjugent d'aucun événement survenu.

  • Incendie : l'entreposage possible de produits inflammables ou combustibles pourrait, en cas de défaillance ou de source d'ignition, favoriser le départ et la propagation d'un feu dans les zones de stockage.
  • Émission ou déversement de substances dangereuses : une fuite ou un épandage accidentel de marchandises pourrait conduire à leur dispersion dans l'air, sur le sol ou vers les eaux.
  • Explosion : selon les produits entreposés, l'accumulation de vapeurs inflammables pourrait constituer un risque de formation d'atmosphère explosive.
  • Pollution accidentelle : un déversement ou les eaux d'extinction d'un incendie pourraient affecter les milieux naturels environnants si les dispositifs de rétention venaient à être dépassés.
  • Effet domino : la concentration de stockages au sein d'un entrepôt pourrait, dans certaines configurations, favoriser la propagation d'un phénomène dangereux d'une zone à une autre.

Pour les établissements seuil haut, l'identification et la quantification précises de ces phénomènes dangereux, ainsi que la détermination des distances d'effets, relèvent de l'étude de dangers (rapport de sécurité) que l'exploitant établit et tient à jour.

Cadre réglementaire & prévention

En tant qu'établissement classé SEVESO seuil haut, le site est soumis aux obligations renforcées de maîtrise des risques d'accident majeur prévues par la directive 2012/18/UE et le Code de l'environnement. Relevant également de la directive sur les émissions industrielles (IED), il met en œuvre les meilleures techniques disponibles pour limiter ses rejets.

  • Étude de dangers : l'exploitant établit un rapport de sécurité identifiant les scénarios d'accident, leurs effets et les mesures de maîtrise associées.
  • Système de gestion de la sécurité (SGS) : une organisation dédiée encadre la politique de prévention des accidents majeurs, la formation des personnels et le retour d'expérience.
  • Plan d'opération interne (POI) : il organise les moyens d'intervention de l'exploitant en cas d'accident survenant sur le site.
  • Plan particulier d'intervention (PPI) : piloté par le préfet, il prépare la protection des populations au-delà des limites de l'établissement.
  • Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) : il encadre l'urbanisation et l'usage des sols autour du site.
  • Recensement des substances et information du public : l'exploitant déclare périodiquement les substances dangereuses détenues et participe à l'information des populations riveraines.
  • Inspections de la DREAL : l'inspection des installations classées contrôle régulièrement le respect des prescriptions, y compris au titre de la directive IED.

Le non-respect des prescriptions applicables aux installations classées peut exposer l'exploitant à des sanctions administratives (mise en demeure, consignation, suspension d'activité) et, le cas échéant, à des sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.

Rubriques de la nomenclature ICPE

RubriqueRégimeDescription
4130-1.a Toxicité aiguë catégorie 3 pour les voies d'exposition par inhalation
4001 Installations présentant un grand nombre de substances
4110-2.a Toxicité aiguë catégorie 1
1630-1 Soude ou potasse caustique
4755-2.b Alcools de bouche d'origine agricole et leurs constituants (inflammables)
4441-1 Liquides comburants catégorie 1,2 ou 3
4440-1 Solides comburants catégorie 1,2 ou 3
4140-1.a Toxicité aiguë catégorie 3 pour la voie d'exposition orale
3550 stockage temporaire de déchets
4320-1 Aérosols extrêmement inflammables ou inflammables de catégorie 1 ou 2
4120-1.a Toxicité aiguë catégorie 2
4511-1 Dangereux pour l'environnement aquatique de catégorie chronique 2
4130-2.a Toxicité aiguë catégorie 3 pour les voies d'exposition par inhalation
4510-1 Dangereux pour l'environnement aquatique de catégorie aiguë 1 ou chronique 1
4801-2 Houille, coke, lignite, charbon de bois, goudron, asphalte, brais et matières bitumineuses
4110-1.a Toxicité aiguë catégorie 1
4610-2 Substances ou mélanges auxquels est attribuée la mention de danger EUH014
4140-2.a Toxicité aiguë catégorie 3 pour la voie d'exposition orale
1450-1 Solides inflammables
2171 Dépôts de fumiers, engrais et supports de culture
4734-1.c Produits pétroliers spécifiques et carburants de substitution
2930-1.b Ateliers de réparation et entretien de véhicules à moteur
4331-1 Liquides inflammables de catégorie 2 ou catégorie 3
1436-1 Liquides combustibles de point éclair compris entre 60° C et 93° C (stockage ou emploi de)
2718-1 Déchets dangereux ou contenant des substances ou préparations dangereuses (transit ou tri)
2925-1 Charge d'accumulateurs dégageant de l'hydrogène
1435-2 Stations-service
1510-2.b Entrepot enregistré
4321-2 Aérosols extrêmement inflammables ou inflammables de catégorie 1 ou 2
4726-1 2,4-diisocyanate de toluène (numéro CAS 584-84-9) ou 2,6-diisocyanate de toluène (numéro CAS 91-08-7)
4120-2.a Toxicité aiguë catégorie 2

Questions fréquentes

Le classement SEVESO seuil haut résulte de la présence potentielle, sur le site, de substances dangereuses en quantités atteignant les seuils supérieurs définis par la directive 2012/18/UE. Ce statut soumet l'établissement aux obligations renforcées de prévention des accidents majeurs.

L'établissement relève du secteur du transport et de l'entreposage (code NAF 52). Cette activité peut impliquer la réception, l'entreposage et l'expédition de marchandises, dont certaines susceptibles de présenter un caractère dangereux.

Le site relève également de la directive relative aux émissions industrielles (IED), qui impose le recours aux meilleures techniques disponibles afin de prévenir et de réduire les émissions dans l'air, l'eau et le sol.

Un site seuil haut doit notamment réaliser une étude de dangers, mettre en place un système de gestion de la sécurité, élaborer un plan d'opération interne et faire l'objet d'un plan particulier d'intervention piloté par le préfet, ainsi que d'un plan de prévention des risques technologiques.

Le non-respect des prescriptions peut entraîner des sanctions administratives telles qu'une mise en demeure, une consignation ou une suspension d'activité, ainsi que d'éventuelles sanctions pénales prévues par le Code de l'environnement.
Fiche informative établie à partir des données ouvertes Géorisques (Ministère de la Transition écologique / BRGM, licence ouverte Etalab). Les informations peuvent évoluer ; pour la situation réglementaire en vigueur, consultez la fiche officielle de l'établissement et les services de l'État compétents (DREAL / DRIEAT).
Page mise à jour le 03/06/2026.