Webinaire – Les troubles musculosquelettiques (TMS) d'origine professionnelle

INRS 41 vues 07/05/2026

Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) sont la première maladie professionnelle reconnue en France : 87 % des MP indemnisées selon la CNAM 2024, pour un coût direct de 2 milliards d'\\'euros par an. Tendinites, lombalgies, syndrome du canal carpien, hernie discale, épaule douloureuse — autant de pathologies qui détruisent les carrières et désorganisent les entreprises.

Ce webinaire INRS détaille la réalité épidémiologique des TMS, les facteurs de risque, la démarche de prévention en entreprise, et les outils méthodologiques disponibles. Indispensable pour les RH, préventeurs HSE, médecins du travail, élus CSE et chefs d'\\'équipe industriels.

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Les TMS : que dit l'\\'épidémiologie ?

PathologieTableau MPSecteurs les plus touchés
Tendinites de l'\\'épaule57BTP, industrie manufacturière, agroalimentaire
Syndrome du canal carpien57Industrie manuelle, secrétariat, caissiers
Lombalgies / hernie discale97 / 98Logistique, BTP, soignants, déménagement
Épicondylites57Industrie répétitive, mécanique
Tendinite du genou79Carreleurs, plombiers, peintres

Les 4 grandes familles de facteurs de risque

  • Biomécaniques : gestes répétitifs, postures contraignantes (bras au-dessus des épaules, accroupi), efforts excessifs, vibrations.
  • Organisationnels : cadence imposée, absence de pauses, monotâche, manque d'\\'autonomie sur les méthodes.
  • Psychosociaux : stress, manque de reconnaissance, conflits relationnels — qui amplifient les TMS biomécaniques.
  • Individuels : âge (> 45 ans), antécédents médicaux, condition physique, genre (femmes plus à risque sur certains TMS).
Attention : les TMS sont presque toujours multifactoriels. Réduire un seul facteur de risque (par exemple introduire un exosquelette pour les charges lourdes) ne suffit pas si l'\\'organisation du travail reste contrainte (cadence, monotâche, manque de pauses). La prévention efficace est systémique.

La démarche de prévention en 4 étapes

  1. Identification : repérage des situations à risque par observation, déclarations de pré-symptômes, croisement avec les indicateurs de production.
  2. Évaluation : utilisation d'\\'outils standards (méthode RULA, REBA, OREGE de l'\\'INRS) pour coter le niveau de risque de chaque poste.
  3. Plan d'\\'action : priorisation par poste et par famille de risque, avec investissements (ergonomie, exosquelettes, automatisation), réorganisation (rotation, polyvalence) et formation (gestes et postures).
  4. Suivi : indicateurs (absentéisme, déclarations MP, consultations infirmerie), mise à jour annuelle du DUERP, retours d'\\'expérience post-incident.
Bon à savoir : l'\\'INRS publie l'\\'ED 6157 (« Méthode d'\\'analyse de la charge physique de travail »), référentiel gratuit et reconnu, ainsi que la méthode OREGE spécifique TMS membres supérieurs. Ces outils sont utilisables sans formation lourde, et donnent une cotation chiffrée acceptée par les médecins du travail et l'\\'inspection.

Pour aller plus loin

« Les TMS détruisent silencieusement plus de carrières que les accidents du travail spectaculaires. Et c'\\'est précisément cette discrétion qui en fait le risque le plus négligé en entreprise. » – INRS

Source vidéo : INRS

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Questions fréquentes

Troubles Musculo-Squelettiques : pathologies des articulations, muscles, tendons et nerfs liés à l'activité professionnelle. Tendinites, lombalgies, syndrome du canal carpien, hernie discale, épicondylites. Première maladie professionnelle reconnue en France : 87 % des MP.

4 familles : biomécaniques (gestes répétitifs, postures contraignantes, efforts, vibrations), organisationnels (cadence, monotâche, manque d'autonomie), psychosociaux (stress, manque de reconnaissance), individuels (âge, antécédents, condition physique).

Méthode RULA et REBA pour l'analyse posturale globale. Méthode OREGE de l'INRS spécifique TMS membres supérieurs. ED 6157 INRS (Méthode d'analyse de la charge physique de travail). Outils gratuits, utilisables sans formation lourde.

4 étapes : identification (observation, déclarations pré-symptômes), évaluation (RULA, REBA, OREGE), plan d'action (ergonomie, exosquelettes, automatisation, rotation, polyvalence, formation gestes/postures), suivi (absentéisme, déclarations MP, mise à jour DUERP).

Réduire un seul facteur (par exemple introduire un exosquelette) ne suffit pas si l'organisation reste contrainte (cadence, monotâche, manque de pauses). La prévention efficace est systémique : combiner ergonomie + organisation + formation + suivi médical.

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