Calculateur de volume de bouillie et de réglage du pulvérisateur

La bouillie est le mélange d'eau et de produit appliqué par pulvérisation. Son volume par hectare dépend du débit des buses, de la vitesse d'avancement et de la largeur de travail. Calculez les litres par hectare, réglez le matériel pour un volume visé, répartissez la bouillie en cuves et étalonnez votre pulvérisateur. L'outil ne propose aucune dose de produit.

Que voulez-vous calculer ?

Résultat

—
volume de bouillie appliqué
—
en hL/ha
—
débit total des buses
—
débit par buse
—
surface traitée par heure
—
surface par cuve pleine
—
autonomie d'une cuve pleine

1. Buses

Seules les buses qui pulvérisent comptent (celles que vous fermez sont à retirer).
Débit mesuré, ou lu sur la fiche du fabricant pour votre pression (voir l'onglet Étalonnage).

2. Vitesse et largeur

Vitesse réelle, tracteur attelé au régime de travail (onglet Étalonnage).
Souvent 0,50 m sur une rampe de grandes cultures.
Largeur effectivement traitée à chaque passage.

Largeur de travail retenue : —. En vigne ou en verger, c'est la surface couverte par mètre avancé : l'écartement entre rangs multiplié par le nombre de rangs traités à chaque passage.

3. Cuve (facultatif)

Valeurs pré-remplies à titre d'exemple : remplacez-les par celles de votre matériel.

Détail du calcul

GrandeurValeur

Résultat

—
débit à obtenir par buse
—
débit total
—
surface traitée par heure

1. Volume visé, vitesse, largeur

Volume indiqué par l'étiquette du produit ou par votre conseiller : l'outil n'en propose aucun.
Souvent 0,50 m sur une rampe de grandes cultures.
Largeur effectivement traitée à chaque passage.

Largeur de travail retenue : —. En vigne ou en verger, c'est la surface couverte par mètre avancé : l'écartement entre rangs multiplié par le nombre de rangs traités à chaque passage.

Pression nécessaire selon la taille de buse ISO

Débit nominal à 3 bar, puis pression qui donne le débit à obtenir (le débit varie comme la racine de la pression). Les lignes en vert restent dans la plage du tableau de référence, de 1,5 à 6 bar.

BuseDébit à 3 barPression nécessairePlage 1,5 à 6 bar

Le choix du type de buse (fente, injection d'air, turbulence) dépend de la qualité de pulvérisation et de la dérive : se reporter à la fiche du fabricant et aux conditions d'emploi du produit.

Vous avez déjà des buses : quelle vitesse ?

—

Résultat

—
bouillie totale à préparer
—
cuves pleines
—
dernière cuve
—
surface par cuve pleine
—
remplissages en tout
—
ou cuves égales

1. Parcelle et volume appliqué

2. Quantité de produit par cuve (facultatif)

Aucune dose n'est proposée. Saisissez la dose telle qu'elle est écrite sur l'étiquette du produit utilisé, dans son unité. L'outil multiplie cette dose par la surface ou le volume de chaque cuve ; l'étiquette et l'autorisation de mise sur le marché restent la seule référence.

Certaines étiquettes expriment la dose par hectare, d'autres par hectolitre de bouillie : vérifiez laquelle s'applique. Le fond de cuve non pulvérisable de votre matériel n'est pas pris en compte.

Détail par cuve

CuveBouillieSurfaceProduit (dose saisie)

A. Vitesse réelle d'avancement

—
vitesse mesurée

Tracteur attelé, cuve au niveau de travail, régime moteur de la pulvérisation. Vitesse (km/h) = 3,6 × distance (m) ÷ temps (s).

B. Débit réel des buses

Une minute convient (60 s).
Volume d'eau recueilli sous chaque buse (mL), pendant la durée ci-dessus

Pulvérisez à l'eau claire, à la pression de travail, et recueillez l'eau de chaque buse (ou de plusieurs buses choisies) dans un récipient gradué. Valeurs pré-remplies à titre d'exemple.

BuseVolumeDébitÉcartVerdict

C. Volume réellement appliqué (avec les mesures ci-dessus)

Souvent 0,50 m sur une rampe de grandes cultures.
Largeur effectivement traitée à chaque passage.

Largeur de travail retenue : —. En vigne ou en verger, c'est la surface couverte par mètre avancé : l'écartement entre rangs multiplié par le nombre de rangs traités à chaque passage.

—
volume réel avec ces mesures
—
débit total estimé
—
écart avec le volume visé

D. Contrôle sur une surface connue (rampe, jet porté ou pulvérisateur à dos)

Volume consommé : cuve remplie au repère avant et après.
—
volume appliqué sur la surface
—
surface traitée
—
pour 100 m²

Estimation indicative : elle ne remplace ni la notice du pulvérisateur, ni l'étiquette du produit, ni le conseil d'un professionnel agréé. Calcul fait dans votre navigateur, aucune donnée n'est envoyée. Repères de réglage vérifiés en octobre 2026.

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Volume de bouillie : de quoi parle-t-on ?

La bouillie est le mélange d'eau et de produit que l'on pulvérise. Son volume par hectare (en L/ha, ou en hL/ha : 1 hL = 100 L) ne dit rien de la quantité de produit : celle-ci se règle sur l'étiquette, indépendamment du volume d'eau. Le volume dépend uniquement du matériel et de la façon de rouler : combien de litres sortent des buses par minute, à quelle vitesse on avance, et sur quelle largeur on traite.

La formule, pas à pas

Volume (L/ha) = 600 × débit total (L/min) ÷ (vitesse en km/h × largeur de travail en m)

  • Débit total : débit d'une buse × nombre de buses ouvertes.
  • Constante 600 : à 1 km/h, une largeur de 1 m couvre 1 000 m², soit 0,1 ha par heure. En une heure, le pulvérisateur débite 60 fois le débit par minute : 60 ÷ 0,1 = 600.
  • Largeur de travail : sur une rampe, nombre de buses × espacement ; en vigne ou en verger, écartement entre rangs × nombre de rangs traités à chaque passage.

Exemple. Une rampe de 24 buses ISO 02 à 3 bar (0,80 L/min chacune, espacées de 0,50 m, soit 12 m de largeur) roule à 8 km/h. Le débit total est de 24 × 0,8 = 19,2 L/min, et le volume appliqué de 600 × 19,2 ÷ (8 × 12) = 120 L/ha. Le même calcul à l'envers donne la vitesse ou le débit nécessaires pour un volume visé : c'est le deuxième onglet de l'outil.

Débit, pression, vitesse : sur quoi jouer ?

Le débit d'une buse varie comme la racine carrée de la pression : pour doubler le débit, il faut quadrupler la pression, et passer de 3 à 6 bar n'augmente le débit que de 41 %. La pression ne sert donc qu'à l'ajustement fin ; une pression plus élevée donne en outre des gouttes plus fines, plus exposées à la dérive. Pour changer nettement le volume, on change de taille de buse ou de vitesse.

Débit d'une buse ISO (L/min) selon la pression — calculé à partir du débit nominal à 3 bar :

Buse 1,5 bar2,0 bar2,5 bar3,0 bar3,5 bar4,0 bar5,0 bar6,0 bar
ISO 010,280,330,370,400,430,460,520,57
ISO 0150,420,490,550,600,650,690,770,85
ISO 020,570,650,730,800,860,921,031,13
ISO 0250,710,820,911,001,081,151,291,41
ISO 030,850,981,101,201,301,391,551,70
ISO 041,131,311,461,601,731,852,072,26
ISO 051,411,631,832,002,162,312,582,83
ISO 061,701,962,192,402,592,773,103,39
ISO 082,262,612,923,203,463,704,134,53

Volume appliqué (L/ha) à 3 bar avec des buses espacées de 0,50 m, selon la vitesse :

Buse 6 km/h8 km/h10 km/h12 km/h
ISO 0180604840
ISO 015120907260
ISO 021601209680
ISO 025200150120100
ISO 03240180144120
ISO 04320240192160
ISO 05400300240200
ISO 06480360288240
ISO 08640480384320

Source des débits nominaux : tableau BCMA 2011 repris par la fiche « Le choix des buses » (DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes). La taille ISO se repère aussi par une couleur normalisée : consultez le catalogue du fabricant, les débits réels pouvant différer légèrement.

Quelle largeur de travail retenir ?

MatérielLargeur de travailÀ vérifier
Rampe (grandes cultures, prairie)Nombre de buses ouvertes × espacement (0,50 m le plus souvent)Les buses fermées en bout de rampe réduisent la largeur.
Jet porté en vigne ou en vergerÉcartement entre rangs × nombre de rangs traités par passagePassage dans chaque inter-rang : 1 ; un passage tous les deux rangs, avec traitement des deux côtés : 2.
Pulvérisateur à dos, à lancePas de vitesse ni de largeur régulièresContrôler le volume sur une surface connue (onglet Étalonnage, partie D).

Nombre de cuves et dernière cuve

La bouillie totale est la surface multipliée par le volume appliqué. Divisée par la capacité de la cuve, elle donne le nombre de cuves pleines et le volume de la dernière. Exemple : 5 ha à 120 L/ha demandent 600 L ; avec une cuve de 400 L, une cuve pleine traite 3,33 ha et la dernière cuve compte 200 L. Répartir en deux cuves égales de 300 L évite de recalculer la quantité de produit pour un reste. Le volume du fond de cuve non pulvérisable de votre matériel est indiqué par sa notice : il se dilue au rinçage et n'entre pas dans ce calcul.

Étalonner son pulvérisateur

  1. Vitesse réelle. Tracteur attelé, au régime de pulvérisation, chronométrez une distance connue : vitesse (km/h) = 3,6 × distance (m) ÷ temps (s). 100 m en 45 s donnent 8 km/h.
  2. Débit des buses. À l'eau claire et à la pression de travail, recueillez l'eau de chaque buse pendant une durée connue. Comparez au débit théorique : un écart supérieur à 10 % signale une buse usée (guide de réglage du réseau DEPHY).
  3. Volume réel. Recalculez les litres par hectare avec la vitesse mesurée et le débit mesuré (partie C), puis comparez au volume visé.
  4. Contrôle sur surface. Pulvérisez à l'eau sur une surface connue et relevez l'eau consommée : volume (L/ha) = eau consommée ÷ surface en hectares (partie D).

Vérifiez aussi le manomètre : il doit être lisible et exact, car toute la pression de réglage s'y lit. Le contrôle périodique réglementaire des pulvérisateurs ne remplace pas cet étalonnage de terrain.

Avant de traiter : les rappels réglementaires

  • Étiquette et autorisation de mise sur le marché : seules références pour la dose, le volume de bouillie, le délai avant récolte, le délai de rentrée et les zones non traitées.
  • Vent et pluie : l'arrêté du 4 mai 2017 (article 2) n'autorise la pulvérisation que si le vent ne dépasse pas le degré 3 de l'échelle de Beaufort et si les précipitations ne dépassent pas 8 mm par heure, avec des moyens pour éviter l'entraînement hors de la parcelle.
  • Contrôle du pulvérisateur : au moins tous les 3 ans (validité de 3 ans depuis le 1er janvier 2021) ; les appareils portés ou poussés à la main n'y sont pas soumis.
  • Remplissage et rinçage : un moyen matériel doit éviter le débordement de la cuve et le retour d'eau vers le réseau. Au rinçage à la parcelle, le fond de cuve est dilué au moins 5 fois.
  • Certiphyto : l'usage professionnel de produits phytopharmaceutiques exige le certificat individuel. Pour réviser, le QCM Certiphyto propose 20 questions corrigées.

Ce que l'outil ne fait pas

  • Il ne propose aucune dose de produit ni aucun volume de bouillie « recommandé » : ils dépendent du produit, de la culture et du stade, et figurent sur l'étiquette.
  • Il ne dit pas si une pulvérisation est autorisée dans votre situation (zones non traitées, distances aux habitations, conditions météo locales).
  • Il ne choisit pas un type de buse, ni la qualité de pulvérisation ou la dérive : se reporter à la fiche du fabricant.
  • Il ne tient pas compte de l'usure ni de la pression réelle de votre matériel : c'est le rôle de l'étalonnage.

Questions fréquentes

Le volume appliqué en litres par hectare vaut 600 × le débit total des buses (en L/min) ÷ (la vitesse d'avancement en km/h × la largeur de travail en m). Exemple : 24 buses de 0,8 L/min donnent 19,2 L/min ; à 8 km/h sur 12 m, le volume est de 600 × 19,2 ÷ (8 × 12) = 120 L/ha. La constante 600 vient de la conversion des unités : à 1 km/h, une largeur de 1 m couvre 0,1 ha par heure. En vigne ou en verger, la largeur de travail est l'écartement entre rangs multiplié par le nombre de rangs traités à chaque passage.

Multipliez la surface à traiter par le volume appliqué pour obtenir la bouillie totale, puis divisez par la capacité de la cuve. Pour 5 ha à 120 L/ha, il faut 600 L : avec une cuve de 400 L, une cuve pleine traite 3,33 ha, et il reste 200 L à préparer pour la dernière cuve (ou deux cuves égales de 300 L, ce qui évite de recalculer la quantité de produit pour un reste). L'outil donne le nombre de cuves pleines, le volume de la dernière cuve et la surface traitée par cuve pleine.

La vitesse se mesure tracteur attelé, au régime de travail : vitesse (km/h) = 3,6 × distance (m) ÷ temps (s). Parcourir 100 m en 45 s donne 8 km/h. Le débit se mesure en recueillant l'eau de chaque buse pendant une durée connue, par exemple une minute : le guide du réseau DEPHY demande de comparer le débit réel de chaque buse au débit théorique, un écart supérieur à 10 % signalant une buse usée. Un essai à l'eau claire sur une surface connue permet enfin de vérifier le volume réellement appliqué en litres par hectare.

Le débit d'une buse varie comme la racine carrée de la pression : il faut multiplier la pression par 4 pour doubler le débit. Passer de 3 à 6 bar ne l'augmente que de 41 %. Une pression plus élevée donne aussi une pulvérisation plus fine, plus exposée à la dérive. Pour modifier nettement le volume par hectare, on change plutôt de taille de buse ou de vitesse d'avancement, et la pression sert à l'ajustement fin dans la plage de fonctionnement indiquée par le fabricant de la buse.

Non. L'outil ne calcule que le volume de bouillie et le réglage du matériel, et ne propose aucune dose ni aucun produit. La dose autorisée figure uniquement sur l'étiquette du produit et dans son autorisation de mise sur le marché : elle peut être exprimée par hectare ou par hectolitre de bouillie. Si vous saisissez cette dose, l'outil se contente de la multiplier par la surface traitée par cuve. L'utilisation à titre professionnel de produits phytopharmaceutiques exige le Certiphyto.

L'étiquette et l'autorisation de mise sur le marché du produit font référence. L'arrêté du 4 mai 2017 (article 2) interdit la pulvérisation si le vent dépasse le degré 3 de l'échelle de Beaufort, ou si les précipitations dépassent 8 mm par heure, et impose des moyens pour éviter l'entraînement hors de la parcelle. Le pulvérisateur fait l'objet d'un contrôle périodique au moins tous les 3 ans (hors appareils portés ou poussés à la main). Le rinçage à la parcelle dilue le fond de cuve au moins 5 fois. Ces rappels ne remplacent pas les textes ni l'étiquette.

Repères du calcul

Volume (L/ha)600 × Q ÷ (v × L)
Vitesse mesurée3,6 × m ÷ s
Débit et pressionQ ∝ √P
Buse uséeécart > 10 %
Contrôle du pulvérisateurtous les 3 ans