Structure d'insertion, CDDI :
partir vers l'emploi sans risque
Chantiers d'insertion, entreprises d'insertion, associations intermédiaires : le CDDI prépare le retour à l'emploi classique. Le quitter pour un vrai poste ou une formation est une démission légitime — le contraire serait absurde.
L'IAE : sortir vers l'emploi ne se pénalise pas
L'insertion par l'activité économique (IAE) — ateliers et chantiers d'insertion, entreprises d'insertion, associations intermédiaires, entreprises de travail temporaire d'insertion (ETTI) — embauche en CDD d'insertion (CDDI) ou contrats assimilés des personnes éloignées de l'emploi. Tout le parcours vise la sortie vers l'emploi classique : le règlement d'assurance chômage (art. 2) reconnaît donc comme légitime la démission d'un contrat d'insertion pour reprendre un emploi (CDI ou CDD d'au moins 6 mois) ou suivre une formation.
Ce que couvre exactement le cas
| Structure quittée | Motif légitime de démission |
|---|---|
| Atelier / chantier d'insertion (ACI) | Reprise d'un CDI, d'un CDD ≥ 6 mois, ou entrée en formation |
| Entreprise d'insertion (EI) | |
| Association intermédiaire (AI) | |
| ETTI (intérim d'insertion) |
Vos heures en insertion construisent vos droits
Le CDDI est un contrat de travail : chaque heure compte pour l'affiliation (130 jours ou 910 heures sur 24 mois — et depuis avril 2026, 5 mois sur 36 pour les primo-demandeurs, ce qui concerne directement beaucoup de parcours IAE). Si le nouvel emploi s'arrête (fin de CDD, rupture d'essai), vos droits s'ouvrent en incluant les périodes d'insertion : la démission légitime n'a rien cassé.
Les justificatifs
- Le contrat d'insertion (CDDI, contrat de mission ETTI, contrat d'usage AI) ;
- La preuve du motif : nouveau contrat de travail ou promesse d'embauche ferme, ou attestation d'entrée en formation avec le programme ;
- Une chronologie directe entre la démission et la reprise.
Le budget de la transition
- Nouveau salaire modeste : la prime d'activité complète dès le 1er mois ;
- Battement entre deux contrats : le RSA (cumul intégral 3 mois en reprise d'emploi) évite le trou d'air ;
- ETTI : les intérimaires d'insertion ont accès au FASTT (logement, mobilité, garde d'enfants) comme tout intérimaire ;
- Mobilité : les aides à la mobilité de France Travail (maintenues en 2026) peuvent financer les trajets d'un nouvel emploi éloigné pour les demandeurs d'emploi.
Le simulateur intègre toutes vos périodes travaillées, insertion comprise.
Sources officielles : unedic.org, travail-emploi.gouv.fr (IAE), service-public.fr.