Tableau 33 · Régime Général · En vigueur

Maladies professionnelles dues au béryllium et à ses composés

Le tableau 33 RG couvre les maladies professionnelles dues au béryllium et à ses composés : dermite et conjonctivite (manifestations locales), bronchopneumopathie aiguë et bérylliose chronique (granulomatose puis fibrose pulmonaire diffuse). Délais de prise en charge de 5 jours à 25 ans. Liste de travaux indicative.

Numéro
33
Régime
Régime Général
Agent causal
Béryllium et composés
Type de liste
Indicative
Durée d'exposition
Non exigée
Dernière modif.
11/02/2003

Texte officiel du tableau — source Légifrance

Désignation des maladies

Désignation des maladies, délai de prise en charge et liste indicative des travaux

Texte officiel — Annexe II du Code de la sécurité sociale. Tableau créé par le décret du 3 octobre 1951, dernière modification par le décret n° 2003-110 du 11 février 2003 (entrée en vigueur le 13 février 2003). Source : Légifrance — LEGIARTI000006746332.

Désignation des maladies Délai de prise en charge Liste indicative des principaux travaux susceptibles de provoquer ces maladies
A. — Manifestations locales
Dermite aiguë ou eczématiforme récidivant en cas de nouvelle exposition au risque. 15 jours Travaux exposant au béryllium et à ses composés, notamment :
— broyage et traitement du minerai de béryllium (béryl) ;
— fabrication et usinage du béryllium, de ses alliages et de ses combinaisons ;
— fabrication et utilisation de poudres à base de sels de béryllium destinées au revêtement intérieur des tubes à fluorescence.
Conjonctivite aiguë ou récidivante. 5 jours
B. — Manifestations générales
Bronchopneumopathie aiguë ou subaiguë diffuse avec apparition retardée de signes radiologiques le plus souvent discrets.

Fibrose pulmonaire diffuse avec signes radiologiques, troubles fonctionnels et signes généraux (amaigrissement, fatigue), confirmée par des épreuves fonctionnelles respiratoires, y compris les complications cardiaques (insuffisance ventriculaire droite) et les complications pleuropulmonaires secondaires (pneumothorax spontané).
30 jours (bronchopneumopathie)

25 ans (fibrose pulmonaire diffuse)
Type de liste : indicative. La présomption d'origine professionnelle s'applique même si les travaux ne figurent pas explicitement dans la colonne de droite, dès lors que la victime établit avoir été exposée au béryllium dans son travail habituel. Si l'une des conditions du tableau n'est pas remplie, le dossier peut être examiné par le CRRMP (article L. 461-1 al. 4 CSS).

Qu'est-ce que c'est concrètement ?

Le tableau n° 33 du régime général couvre les maladies professionnelles dues au béryllium et à ses composés : réactions cutanées et oculaires (dermite, conjonctivite), atteintes pulmonaires aiguës et surtout la bérylliose chronique — une maladie pulmonaire granulomateuse proche de la sarcoïdose, due à l'inhalation prolongée de poussières ou de fumées de béryllium.

De quoi parle-t-on ?

Le béryllium est un métal léger très rigide, conducteur et résistant à la chaleur. Ces propriétés le rendent indispensable dans l'aérospatiale, le nucléaire, l'électronique et les alliages techniques. Mais ses poussières et fumées sont hautement toxiques par inhalation. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC, groupe 1) classe le béryllium comme cancérogène pulmonaire avéré pour l'homme.

La bérylliose chronique : une réaction immuno-allergique

Contrairement à une simple irritation toxique, la bérylliose chronique repose sur un mécanisme immuno-allergique : chez les personnes sensibilisées, le système immunitaire réagit au béryllium en formant des granulomes dans le tissu pulmonaire. Ces amas inflammatoires évoluent lentement vers une fibrose pulmonaire diffuse, une insuffisance respiratoire chronique et, dans les formes avancées, des complications cardiaques (insuffisance ventriculaire droite). Le tableau clinique et radiologique ressemble fortement à la sarcoïdose, ce qui explique de fréquentes erreurs diagnostiques.

Forme aiguë et forme chronique

  • Forme aiguë : pneumopathie chimique liée à une exposition massive et brève (fumées). Elle se traduit par une bronchopneumopathie diffuse à signes radiologiques retardés. Devenue rare avec l'amélioration des conditions de travail.
  • Forme chronique : granulomatose pulmonaire d'apparition lente (souvent plusieurs années après le début de l'exposition), évoluant vers la fibrose. C'est la forme la plus fréquente aujourd'hui — d'où le délai de prise en charge de 25 ans inscrit au tableau.

Comment pose-t-on le diagnostic ?

Le diagnostic de bérylliose chronique repose sur la mise en évidence d'une sensibilisation immunologique spécifique au béryllium par le test de prolifération lymphocytaire au béryllium (BeLPT), complété par l'imagerie thoracique (scanner), les épreuves fonctionnelles respiratoires et, si nécessaire, une biopsie pulmonaire mettant en évidence les granulomes. C'est le BeLPT qui permet de distinguer la bérylliose d'une sarcoïdose.

Qui est concerné ?

Industrie aérospatiale, nucléaire et défense ; électronique et microélectronique ; fabrication et usinage d'alliages cuivre-béryllium (ressorts, connecteurs électriques, outils anti-étincelles, moules) ; céramiques techniques (oxyde de béryllium) ; prothèses dentaires (anciens alliages contenant du béryllium) ; recyclage de déchets électroniques ; extraction et traitement du minerai (béryl). Le risque touche autant les opérateurs directs que les personnels travaillant à proximité de postes générant des poussières.

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Procédure de reconnaissance

La reconnaissance d'une affection inscrite au tableau 33 ouvre droit à la présomption d'origine professionnelle (article L. 461-1 al. 2 du Code de la sécurité sociale) : dès lors que les conditions du tableau sont remplies (désignation médicale + délai de prise en charge + travaux exposant au béryllium), le caractère professionnel est acquis sans que la victime ait à prouver le lien de causalité. La liste des travaux étant indicative, la présomption peut jouer même pour des travaux non listés, à condition d'établir l'exposition au béryllium.

Étape 1 — Certificat médical initial (CMI)

Le médecin (pneumologue, médecin du travail, dermatologue) établit un certificat médical initial mentionnant explicitement le tableau 33 et l'affection visée (ex. : « fibrose pulmonaire diffuse — tableau 33 B »). Pour la bérylliose chronique, le diagnostic s'appuie idéalement sur un test de prolifération lymphocytaire au béryllium (BeLPT) positif et l'imagerie. Ce document marque le point de départ de la procédure.

Étape 2 — Déclaration à la CPAM

La victime (ou ses ayants droit en cas de décès) adresse à sa CPAM le formulaire Cerfa S6100 « Déclaration de maladie professionnelle », accompagné des deux premiers volets du CMI et de l'attestation de salaire de l'employeur. Délai de prescription : 2 ans à compter de la date du CMI (article L. 461-5 CSS).

Étape 3 — Instruction

La CPAM ouvre une enquête contradictoire. Elle dispose de 120 jours à compter de la réception du dossier complet pour rendre sa décision (article R. 461-9 CSS), avec possibilité d'extension à 240 jours si des investigations complémentaires sont nécessaires. L'employeur reçoit le dossier et peut le consulter.

Étape 4 — Le cas échéant : CRRMP

Si une condition du tableau n'est pas remplie (délai de prise en charge dépassé, par exemple lorsqu'une fibrose se révèle au-delà de 25 ans), le dossier est transmis au Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP). Le CRRMP examine si la maladie est « directement causée par le travail habituel de la victime » (article L. 461-1 al. 4 CSS). Sa décision s'impose à la CPAM.

Sources : Améli — Reconnaissance MP · articles L. 461-1 à L. 461-5 et R. 461-9 du Code de la sécurité sociale.

Indemnisation

Une maladie professionnelle reconnue au titre du tableau 33 ouvre droit à plusieurs prestations cumulatives, à partir de la date du certificat médical initial.

Pendant l'arrêt de travail : indemnités journalières (IJSS)

Versées par la CPAM dès le 1ᵉʳ jour d'arrêt (pas de délai de carence en MP, contrairement à la maladie ordinaire), selon les modalités suivantes (article R. 433-1 CSS) :

  • du 1ᵉʳ au 28ᵉ jour : 60 % du salaire journalier de référence ;
  • à partir du 29ᵉ jour : 80 % du salaire journalier de référence.

La convention collective peut prévoir un complément employeur.

À la consolidation : taux d'incapacité permanente (IPP)

Lorsque l'état de santé est stabilisé, le médecin conseil de la CPAM évalue le taux d'incapacité permanente partielle (IPP) selon le barème indicatif d'invalidité (annexe I de l'article R. 434-32 CSS). Pour une fibrose pulmonaire évolutive, le taux peut être élevé en raison de l'atteinte fonctionnelle respiratoire.

  • IPP < 10 % : indemnité en capital versée en une seule fois.
  • IPP ≥ 10 % : rente viagère trimestrielle, calculée sur la base du salaire annuel des 12 derniers mois × taux d'IPP corrigé (taux ÷ 2 jusqu'à 50 %, puis taux × 1,5 au-delà).
  • IPP ≥ 66 % : la rente peut être majorée pour assistance d'une tierce personne si nécessaire.

En cas de décès

Le décès consécutif à une affection inscrite au tableau 33 ouvre droit pour les ayants droit (conjoint, enfants) à une rente survivants proportionnelle au salaire annuel du défunt (40 % pour le conjoint, 25 % par enfant à charge dans la limite de 85 % au total), conformément aux articles L. 434-7 à L. 434-14 CSS.

Faute inexcusable de l'employeur

Si le salarié (ou ses ayants droit) démontre que l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger lié au béryllium et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour préserver sa santé (article L. 452-1 CSS), la rente est majorée et la victime obtient l'indemnisation des préjudices personnels : souffrances physiques et morales, préjudice esthétique, préjudice d'agrément, perte ou diminution des possibilités de promotion professionnelle.

Les montants évoqués sont indicatifs et dépendent du barème CPAM, du taux d'IPP et du salaire de référence. Sources : articles L. 431-1, L. 433-1, L. 434-1 à L. 434-14, L. 452-1 à L. 452-5 du Code de la sécurité sociale ; Améli — Rente MP.

Jurisprudence

Le contentieux propre au béryllium est peu volumineux en France (faible nombre de cas reconnus), mais il s'inscrit dans la jurisprudence générale des maladies professionnelles et de l'obligation de sécurité de l'employeur, qui s'applique pleinement aux affections du tableau 33.

1. L'obligation de sécurité et la faute inexcusable

Cass. soc., 28 février 2002, n° 99-17.221 et autres (arrêts « amiante ») — La Cour de cassation a posé le principe selon lequel l'employeur est tenu envers son salarié d'une obligation de sécurité, et que « le manquement à cette obligation a le caractère d'une faute inexcusable [...] lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver ». Cette grille d'analyse s'applique aux expositions au béryllium dès lors que le risque toxique était connu ou aurait dû l'être.

2. La présomption d'imputabilité au titre d'un tableau

Cass. 2ᵉ civ., 19 janvier 2017, n° 15-26.655 — La deuxième chambre civile rappelle que, lorsque les conditions d'un tableau de maladie professionnelle sont réunies, la présomption d'origine professionnelle joue de plein droit ; il appartient à l'employeur ou à la caisse qui la conteste de rapporter la preuve que la maladie a une cause totalement étrangère au travail. Principe transposable aux affections du tableau 33.

3. Le rôle du CRRMP hors conditions du tableau

Cass. 2ᵉ civ., 8 octobre 2020, n° 19-17.005 — La Cour confirme que, lorsqu'une condition du tableau n'est pas remplie (notamment le délai de prise en charge), la reconnaissance reste possible sur avis du CRRMP s'il établit un lien direct entre la maladie et le travail habituel. Pertinent pour la bérylliose chronique, dont la latence peut dépasser les délais inscrits.

Pour aller plus loin : rechercher sur Judilibre les mots-clés « maladie professionnelle + faute inexcusable + tableau » pour suivre l'évolution récente.

Prévention

Le béryllium étant un agent cancérogène avéré (CIRC groupe 1) et un sensibilisant respiratoire, sa prévention relève du dispositif de protection contre les agents cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) du Code du travail (articles R. 4412-59 et suivants), avec un objectif central : la réduction de l'exposition au niveau le plus bas techniquement possible.

Évaluation et substitution

L'employeur doit évaluer le risque (article L. 4121-3 du Code du travail) et, en priorité, rechercher la substitution du béryllium par un produit ou procédé moins dangereux lorsqu'elle est techniquement possible (article R. 4412-66). À défaut, le travail doit être réalisé en système clos.

Mesures collectives

  • Captage des poussières et fumées à la source (usinage, broyage, soudage d'alliages cuivre-béryllium) ;
  • travail en vase clos ou sous aspiration pour les opérations pulvérulentes ;
  • nettoyage par aspiration (jamais à sec ni à la soufflette) ;
  • séparation des zones à risque, vestiaires distincts pour éviter la dispersion des poussières.

VLEP et mesurages

Une valeur limite d'exposition professionnelle (VLEP) contraignante s'applique au béryllium et à ses composés (article R. 4412-149 du Code du travail). Des mesurages réguliers de l'exposition par un organisme accrédité sont obligatoires pour vérifier le respect de cette valeur. Se reporter au texte en vigueur pour la valeur applicable.

EPI et surveillance médicale renforcée

Protection respiratoire adaptée (appareil filtrant FFP3 ou à ventilation assistée selon l'empoussièrement), vêtements de travail dédiés, gants. Les travailleurs exposés bénéficient d'un suivi individuel renforcé (SIR) par le médecin du travail (article R. 4624-23 du Code du travail), incluant des explorations fonctionnelles respiratoires et, en cas de suspicion, un test de prolifération lymphocytaire au béryllium (BeLPT). Une attestation d'exposition est remise à la cessation d'activité, ouvrant droit au suivi post-professionnel.

Droit d'alerte et de retrait

Face à un danger grave et imminent (empoussièrement non maîtrisé, absence d'EPI adapté), le salarié peut exercer son droit de retrait (article L. 4131-1 du Code du travail) sans encourir de sanction.

Sources : INRS — Tableau MP n° 33 ; articles R. 4412-59 à R. 4412-93 et R. 4624-23 du Code du travail ; CIRC — Monographies (béryllium, groupe 1).

Cas pratiques

Les cas ci-dessous sont anonymisés et reconstitués à des fins pédagogiques à partir de situations types rencontrées par les CPAM et les services de santé au travail. Ils n'identifient aucune entreprise.

Cas 1 — Bérylliose chronique chez un opérateur d'usinage d'alliages cuivre-béryllium (tableau 33 B)

M. A., 54 ans, a usiné pendant 20 ans des ressorts et connecteurs en alliage cuivre-béryllium dans un atelier de mécanique de précision. Apparition d'une dyspnée d'effort, d'une fatigue et d'un amaigrissement. Le scanner thoracique révèle une atteinte interstitielle évoquant une sarcoïdose. Devant l'anamnèse professionnelle, le pneumologue prescrit un test de prolifération lymphocytaire au béryllium (BeLPT) qui revient positif, confirmant une bérylliose chronique. Le CMI est établi au titre du tableau 33 B. La CPAM reconnaît la MP. IPP évaluée en fonction de l'atteinte fonctionnelle respiratoire.

Cas 2 — Dermite récidivante chez un technicien d'électronique (tableau 33 A)

Mme B., 41 ans, manipulait des composants et poudres contenant du béryllium sur une ligne de microélectronique. Survenue d'une dermite eczématiforme des mains et avant-bras, récidivant à chaque reprise de poste. Le médecin du travail établit le CMI au titre du tableau 33 A (délai de prise en charge de 15 jours respecté). Reconnaissance de la MP, aménagement de poste et soustraction au risque.

Cas 3 — Fibrose tardive et saisine du CRRMP (tableau 33 B)

M. C., 67 ans, ancien opérateur dans le traitement du minerai de béryllium en début de carrière (années 1980). Diagnostic de fibrose pulmonaire diffuse avec insuffisance ventriculaire droite. L'exposition documentée remonte à plus de 25 ans, dépassant le délai de prise en charge du tableau. La CPAM transmet le dossier au CRRMP, qui retient un lien direct avec le travail habituel au vu de l'historique d'exposition et conclut à la reconnaissance.

Cas 4 — Sensibilisation détectée par le suivi médical, sans maladie déclarée

Mme D., 38 ans, travaille au recyclage de déchets électroniques. Lors d'un suivi individuel renforcé, un BeLPT de dépistage revient positif : elle est sensibilisée au béryllium mais ne présente pas encore de maladie constituée. Aucune reconnaissance MP n'est possible à ce stade (pas d'affection inscrite au tableau), mais le médecin du travail met en place une soustraction au risque et une surveillance respiratoire rapprochée pour détecter une éventuelle évolution vers la bérylliose.

Questions fréquentes

Le tableau 33 couvre les affections dues au béryllium et à ses composés : la dermite aiguë ou eczématiforme et la conjonctivite (manifestations locales), ainsi que la bronchopneumopathie aiguë ou subaiguë diffuse et la fibrose pulmonaire diffuse (bérylliose chronique), qui constituent les manifestations générales.

La bérylliose chronique est une maladie pulmonaire granulomateuse due à l’inhalation prolongée de poussières ou fumées de béryllium. Elle repose sur un mécanisme immuno-allergique : le système immunitaire forme des granulomes dans les poumons, évoluant vers une fibrose. Son tableau ressemble à la sarcoïdose, ce qui complique le diagnostic.

Le délai varie selon l’affection : 5 jours pour la conjonctivite, 15 jours pour la dermite, 30 jours pour la bronchopneumopathie aiguë et 25 ans pour la fibrose pulmonaire diffuse. Il s’agit du temps maximal entre la fin de l’exposition et la première constatation médicale.

Le diagnostic repose sur le test de prolifération lymphocytaire au béryllium (BeLPT), qui met en évidence la sensibilisation immunologique spécifique, complété par le scanner thoracique, les épreuves fonctionnelles respiratoires et, si nécessaire, une biopsie pulmonaire montrant les granulomes. Le BeLPT permet de distinguer la bérylliose d’une sarcoïdose.

Sont concernés les secteurs de l’aérospatiale, du nucléaire, de l’électronique, la fabrication et l’usinage d’alliages cuivre-béryllium (ressorts, connecteurs, outils anti-étincelles), les céramiques techniques, la prothèse dentaire (anciens alliages), le recyclage électronique et le traitement du minerai de béryllium.

Non, elle est indicative. La présomption d’origine professionnelle peut donc s’appliquer même si les travaux ne figurent pas dans la liste, dès lors que la victime établit avoir été exposée au béryllium dans son travail habituel. Si une condition n’est pas remplie, le CRRMP peut être saisi.
Avertissement : cette fiche a une vocation informative. Pour toute démarche concrète de reconnaissance d'une maladie professionnelle, contactez votre médecin du travail, votre CPAM ou un professionnel du droit social. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 26/05/2026.