Aides au permis & mobilité :
ce qui reste en 2026
Coup dur pour les apprentis : l'aide de 500 € au permis a été supprimée par la loi de finances 2026, et l'aide de France Travail s'arrête au 1er avril 2026. Tour d'horizon — à jour — de ce qui existe encore pour financer permis et trajets.
Ce qui a disparu en 2026 : le point précis
- L'aide de 500 € au permis pour les apprentis, versée via les CFA depuis 2019, a été supprimée par la loi de finances pour 2026 (JO du 20 février 2026). Les demandes déposées depuis le 21 février 2026 ne sont plus acceptées.
- L'aide au permis B de France Travail (jusqu'à 1 200 € pour certains demandeurs d'emploi) est supprimée depuis le 1er avril 2026.
Autre restriction : le CPF ne finance plus librement le permis voiture. Depuis la loi de finances 2026, il est réservé aux demandeurs d'emploi et aux salariés bénéficiant d'un abondement (employeur, OPCO…). Vérifiez votre situation sur moncompteformation.gouv.fr.
Ce qui existe toujours pour financer le permis
| Dispositif | Pour qui ? | Montant |
|---|---|---|
| Permis à 1 €/jour | 15-25 ans (prêt à taux zéro, intérêts pris en charge par l'État) | 600 à 1 200 € |
| Aides locales | Régions, départements, communes — souvent contre engagement (heures de bénévolat…) | très variables |
| CPF (restreint) | Demandeurs d'emploi, salariés avec abondement | selon solde |
| Fonds sociaux OPCO / PRO BTP | Jeunes et alternants de certaines branches (BTP notamment) | selon dossier |
| Missions locales | 16-25 ans en insertion (bourses au permis, micro-crédit) | selon dossier |
| FASTT | Intérimaires : aides à la mobilité, location de véhicule à petit prix | selon dispositif |
Le site 1jeune1solution.gouv.fr recense les aides au permis disponibles selon votre profil et votre territoire — c'est le bon point de départ depuis la disparition des aides nationales.
Trajets domicile-travail : ce que votre employeur doit (et peut) payer
Obligatoire : les transports en commun à 50 %
Tout employeur doit rembourser 50 % de l'abonnement de transports en commun ou de service public de location de vélos, au prorata du temps de travail pour les temps partiels d'au moins un mi-temps. C'est un droit, pas une faveur — réclamez-le si ce n'est pas appliqué.
Facultatif mais exonéré : forfait mobilités durables et prime transport
- Le forfait mobilités durables permet à l'employeur de prendre en charge les trajets à vélo, en covoiturage (conducteur ou passager) ou en mobilité partagée, exonérés de cotisations et d'impôt dans la limite d'un plafond annuel fixé par l'URSSAF — cumulable partiellement avec l'abonnement de transports en commun ;
- La prime transport (carburant / recharge électrique) peut couvrir une partie des frais des salariés contraints d'utiliser leur véhicule ;
- Les frais professionnels de déplacement (missions, chantiers, grands déplacements) obéissent à d'autres barèmes — voir notre calculateur prime panier & déplacements.
Ces dispositifs sont à négocier collectivement (accord, CSE) ou individuellement : beaucoup d'entreprises industrielles les ont mis en place sans que les salariés le sachent. Barèmes en vigueur sur urssaf.fr.
Vous utilisez votre voiture pour le travail ?
Si vous optez pour les frais réels aux impôts, le barème kilométrique couvre vos trajets domicile-travail (jusqu'à 40 km) et vos déplacements professionnels non remboursés. À vérifier chaque année : au-delà d'un certain kilométrage, les frais réels battent largement l'abattement forfaitaire de 10 %.
Barème URSSAF/fiscal en vigueur, calcul par véhicule et kilométrage.
En résumé
2026 marque un tournant : les aides nationales « grand public » au permis disparaissent, le relais passe aux dispositifs locaux et de branche — et, pour les trajets quotidiens, aux obligations et options de l'employeur, largement sous-utilisées. Avant de renoncer au permis ou d'accepter des frais de trajet, faites systématiquement le tour : 1jeune1solution pour les aides publiques, RH/CSE pour les dispositifs internes, FASTT si vous êtes intérimaire.