Outil Employeur — Prévention & Pénibilité

Calculateur Pénibilité
C2P

Identifiez les facteurs d'exposition avec les seuils en vigueur depuis le 1er septembre 2023, calculez les points C2P acquis et les droits associés (formation, reconversion, temps partiel, retraite anticipée).

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Informations du salarié

Depuis le 1er septembre 2023, une exposition sur une partie de l'année ouvre 1 point par facteur et par période de 3 mois (4 points par facteur sur une année complète).

2
Facteurs d'exposition (cochez ceux qui s'appliquent)
Seuil : 100 nuits/an comportant au moins 1 h entre minuit et 5 h
Seuil : 30 nuits/an comportant au moins 1 h entre minuit et 5 h
Seuil : 900 h/an — cycle ≤ 30 s avec ≥ 15 actions techniques, ou ≥ 30 actions/min si cycle > 30 s ou variable
Seuil : 81 dB(A) sur 8 h pendant 600 h/an, ou crêtes 135 dB(C) plus de 120 fois/an
Seuil : 900 h/an à ≤ 5 °C ou ≥ 30 °C
Seuil : 60 interventions/an à ≥ 1 200 hPa

L'exposition s'apprécie après application des mesures de protection collective et individuelle (article L4163-2) : un opérateur portant des protections auditives efficaces peut rester sous le seuil bruit.

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Résultats C2P
Facteurs exposés
0
au-dessus des seuils
Points sur l'année
0
Total cumulé
0
sans plafond de carrière
Réservés formation
20
selon année de naissance
0 pt 100 pts
Progression vers le maximum de retraite anticipée : réserve formation + 80 points (8 trimestres).

Détail par facteur

Droits du salarié

Usages alternatifs, pas cumulables. Chaque point n'est utilisé qu'une seule fois : les montants ci-dessus correspondent à ce que le compte permettrait si tous les points disponibles étaient affectés à cet usage.

Estimation indicative. Seul l'organisme gestionnaire du C2P (CARSAT / CGSS / CRAMIF) attribue les points, sur la base des expositions déclarées en DSN.

Compte Pénibilité C2P : guide complet 2026

Le Compte Professionnel de Prévention (C2P) permet aux salariés exposés à certains facteurs de risques professionnels d'acquérir des points convertibles en formation, projet de reconversion, temps partiel rémunéré ou retraite anticipée. D'après les indicateurs de la Sécurité sociale, environ 886 000 salariés ont été déclarés exposés au titre de 2024, dont 13 % à plusieurs facteurs, principalement dans l'industrie, le BTP, la logistique, la santé et la métallurgie.

Le cadre légal : du compte pénibilité au C2P

Le dispositif est codifié aux articles L4163-1 et suivants du Code du travail. Créé sous le nom de « compte personnel de prévention de la pénibilité » (C3P) par la loi du 20 janvier 2014, il a été refondu par l'ordonnance n° 2017-1389 du 22 septembre 2017, puis assoupli par la réforme des retraites de 2023 :

  • Avant 2018 : 10 facteurs de risques (dont manutentions manuelles, postures, vibrations, agents chimiques) et deux cotisations pénibilité à la charge de l'employeur.
  • Depuis le 1er janvier 2018 : 6 facteurs, suppression des cotisations pénibilité, financement par la branche AT/MP.
  • Depuis le 1er septembre 2023 (décrets n° 2023-759 et n° 2023-760 du 10 août 2023) : abaissement effectif des seuils du travail de nuit (120 → 100 nuits/an) et des équipes successives alternantes (50 → 30 nuits/an), déplafonnement de la poly-exposition, suppression du plafond de 100 points sur la carrière, point de formation porté de 375 € à 500 € et création de l'usage « projet de reconversion professionnelle ».
  • Depuis le 27 juin 2026 : la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales instaure un montant plancher de pénalité en cas de déclaration inexacte et un doublement en cas de réitération.

Les 6 facteurs de pénibilité et leurs seuils 2026

FacteurIntensité minimaleDurée minimalePoints/an
Travail de nuitAu moins 1 h de travail entre minuit et 5 h100 nuits/an4 pts
Équipes successives alternantesPoste impliquant au moins 1 h entre minuit et 5 h30 nuits/an4 pts
Travail répétitif≥ 15 actions techniques pour un cycle ≤ 30 s ou ≥ 30 actions/min si le cycle est > 30 s, variable ou inexistant900 h/an4 pts
Bruit81 dB(A) rapportés à 8 h ou 135 dB(C) de niveau de crête600 h/an ou 120 fois/an pour les crêtes4 pts
Températures extrêmes≤ 5 °C ou ≥ 30 °C900 h/an4 pts
Milieu hyperbareInterventions ou travaux à ≥ 1 200 hPa60 interventions/an4 pts
Attention aux seuils obsolètes. De nombreuses documentations RH mentionnent encore 120 nuits pour le travail de nuit et 50 nuits pour les équipes alternantes. Ces valeurs ne sont plus applicables : le décret n° 2023-760 du 10 août 2023 les a abaissées à 100 et 30 nuits pour les expositions à compter du 1er septembre 2023. Déclarer sur les anciens seuils revient à sous-déclarer.

L'évaluation est annuelle et repose sur les conditions habituelles de travail du poste, appréciées après application des mesures de protection collective et individuelle. Le salarié exposé à plusieurs facteurs acquiert, depuis le 1er septembre 2023, 4 points par an et par facteur sans plafonnement (3 facteurs = 12 pts/an, contre 8 pts maximum auparavant). Pour une exposition partielle, chaque période de 3 mois ouvre 1 point par facteur. Un régime transitoire, aujourd'hui résiduel, double les points des salariés nés avant le 1er juillet 1956.

Les 4 usages des points C2P

Formation professionnelle

1 point = 500 € de prise en charge de frais de formation vers un emploi non exposé (375 € avant sept. 2023).

Les 20 premiers points y sont réservés (10 pts pour les salariés nés entre 1960 et 1962, aucune réserve avant 1960).

Reconversion professionnelle

Usage créé en 2023 : financement des frais de formation et de la rémunération pendant un congé de reconversion.

Même valorisation que la formation (500 € le point).

Temps partiel rémunéré

10 points = 4 mois à mi-temps avec maintien de la rémunération.

Réduction du temps de travail comprise entre 20 % et 80 %, accord de l'employeur requis.

Retraite anticipée

10 points = 1 trimestre de majoration de durée d'assurance. Maximum 80 points = 8 trimestres (2 ans).

Mobilisable dès 55 ans.

Ces usages ne sont pas cumulables sur un même point : un point affecté à la formation n'est plus disponible pour la retraite (article L4163-7).

Les obligations de l'employeur

  1. Évaluer les expositions chaque année au regard des seuils (article L4163-2), à partir des conditions habituelles du poste et après prise en compte des protections collectives et individuelles.
  2. Documenter dans le DUERP (Document Unique d'Évaluation des Risques) les facteurs d'exposition identifiés, et consigner en annexe les proportions de salariés exposés (loi du 2 août 2021).
  3. Déclarer via la DSN les expositions au-delà des seuils : DSN du dernier mois travaillé de l'année (celle de décembre, exigible en janvier) ou DSN du mois de sortie du salarié.
  4. Informer le salarié : il consulte ses points sur son compte en ligne et peut contester la déclaration auprès de l'employeur puis de l'organisme gestionnaire.
  5. Négocier un accord ou établir un plan d'action (article L4162-1) dans les entreprises d'au moins 50 salariés lorsqu'au moins 25 % de l'effectif est déclaré exposé, ou lorsque l'indice de sinistralité AT/MP dépasse le seuil réglementaire.
  6. Conserver les éléments d'évaluation : les organismes gestionnaires peuvent contrôler l'exposition déclarée sur les trois années civiles précédentes (article L4163-16).

Sanctions en cas de manquement

  • Déclaration inexacte ou omise : régularisation du nombre de points du salarié et pénalité comprise entre 1,25 % et 50 % du plafond mensuel de la sécurité sociale, soit de 50,06 € à 2 002,50 € en 2026 (PMSS de 4 005 €), par salarié concerné (article L4163-16 II). Le plancher a été introduit par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026.
  • Réitération : la pénalité est doublée en cas de nouveau manquement identique, dans les conditions fixées par décret.
  • Entreprise utilisatrice : elle peut elle-même être pénalisée lorsque son manquement a empêché l'entreprise de travail temporaire de remplir ses obligations déclaratives.
  • Absence d'accord ou de plan d'action (entreprises de 50 salariés et plus concernées) : pénalité pouvant atteindre 1 % des rémunérations versées aux salariés exposés pendant les périodes non couvertes (article L4162-4).
  • Responsabilité envers le salarié : si le défaut de déclaration l'a privé de points, le salarié peut engager une action devant le conseil de prud'hommes pour obtenir réparation de son préjudice.
  • Faute inexcusable : en cas d'accident ou de maladie professionnelle liés à une exposition non prévenue, le pôle social du tribunal judiciaire peut la reconnaître, entraînant la majoration de la rente et l'indemnisation des préjudices (article L452-1 du Code de la sécurité sociale).

Bonnes pratiques pour l'employeur

  1. Repartir des seuils 2023 avant la campagne DSN : une entreprise qui déclarait sur 120 nuits et 50 nuits sous-déclare mécaniquement depuis septembre 2023.
  2. Cartographier les postes exposés par typologie (production de nuit, atelier bruyant, chambre froide, travaux hyperbares) plutôt que salarié par salarié : l'évaluation porte sur les conditions habituelles du poste.
  3. Mesurer objectivement : sonométrie et exposimétrie, comptage des nuits, relevés de température, chronométrage des cycles. En cas de contrôle, les mesures techniques et le DUERP constituent la preuve.
  4. Anticiper la poly-exposition : depuis le déplafonnement, un poste cumulant 3 facteurs génère 12 points par an, soit un trimestre de retraite anticipée tous les 10 mois environ — un signal fort pour prioriser les investissements de prévention.
  5. Agir sur l'exposition, pas sur la déclaration : protection collective (encoffrement, aspiration, automatisation des tâches à cycle court), rotation des équipes, aménagement thermique. Des aides financières existent auprès des CARSAT (subventions Prévention TPE, contrats de prévention) et du FIPU pour l'usure professionnelle.
  6. Sécuriser le volet collectif : au-delà de 25 % de salariés exposés dans une entreprise de 50 salariés et plus, l'accord se négocie avec les délégués syndicaux ; à défaut, un plan d'action est adopté après avis du CSE et déposé auprès de la DREETS.
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Questions fréquentes – Pénibilité C2P

Le C2P (Compte Professionnel de Prévention) remplace le compte pénibilité depuis l'ordonnance n° 2017-1389 du 22 septembre 2017. Il permet aux salariés exposés à certains facteurs de risques professionnels d'acquérir des points (articles L4163-1 et suivants) utilisables pour la formation, un projet de reconversion, un temps partiel sans perte de salaire ou une retraite anticipée jusqu'à 2 ans.

Seuils en vigueur depuis le 1er septembre 2023 : 1) Travail de nuit : au moins 1 h entre minuit et 5 h, 100 nuits/an. 2) Équipes successives alternantes : 30 nuits/an. 3) Travail répétitif : 900 h/an (≥ 15 actions techniques pour un cycle ≤ 30 s, ou ≥ 30 actions/min si le cycle dépasse 30 s ou est variable). 4) Bruit : 81 dB(A) sur 8 h pendant 600 h/an, ou 135 dB(C) de crête plus de 120 fois/an. 5) Températures extrêmes : ≤ 5 °C ou ≥ 30 °C pendant 900 h/an. 6) Milieu hyperbare : 60 interventions/an à ≥ 1 200 hPa. Les 4 facteurs ergonomiques et chimiques (manutentions, postures, vibrations, agents chimiques) ont été retirés du C2P en 2018 mais restent soumis à l'obligation d'évaluation et de prévention (DUERP).

4 points par an et par facteur dépassant les seuils, pour une exposition sur l'année complète. Depuis le 1er septembre 2023, la poly-exposition n'est plus plafonnée à 8 points : 3 facteurs ouvrent 12 points par an. Pour une exposition partielle, chaque période de 3 mois ouvre 1 point par facteur. Le plafond de 100 points sur la carrière est supprimé. Les 20 premiers points restent réservés à la formation (10 points pour les salariés nés entre 1960 et 1962, aucune réserve avant 1960). Régime transitoire résiduel : points doublés pour les salariés nés avant le 1er juillet 1956.

Quatre usages, non cumulables sur un même point (article L4163-7) : 1) Formation vers un emploi non exposé : 1 point = 500 € depuis septembre 2023 (375 € avant). Les 20 premiers points y sont réservés. 2) Projet de reconversion professionnelle : financement des frais de formation et de la rémunération pendant le congé de reconversion. 3) Temps partiel rémunéré : 10 points = 4 mois à mi-temps avec maintien de la rémunération. 4) Retraite anticipée : 10 points = 1 trimestre de majoration de durée d'assurance, mobilisable dès 55 ans, dans la limite de 80 points, soit 8 trimestres (2 ans).

Non. Les cotisations pénibilité de base et additionnelle ont été supprimées au 1er janvier 2018 par l'ordonnance n° 2017-1389. Le C2P est financé par la branche AT/MP de la sécurité sociale, sans cotisation dédiée : la recherche « calculateur de cotisation pénibilité » n'a donc plus d'objet côté paie. En revanche, l'obligation de déclarer les expositions via la DSN demeure, et une déclaration inexacte ou absente est sanctionnée par une pénalité de 1,25 % à 50 % du PMSS par salarié concerné (50,06 € à 2 002,50 € en 2026).

L'évaluation est annuelle et porte sur les conditions habituelles de travail du poste, appréciées après application des mesures de protection collective et individuelle (article L4163-2). La déclaration se fait via la DSN du dernier mois travaillé de l'année (celle de décembre, exigible en janvier) ou la DSN du mois de sortie du salarié. Les facteurs doivent être documentés dans le DUERP. La CARSAT (ou CGSS / CRAMIF) peut contrôler l'effectivité de l'exposition déclarée sur les trois années civiles précédentes.

Les quatre facteurs ergonomiques et chimiques (manutentions manuelles de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques, agents chimiques dangereux) ont été sortis du C2P par l'ordonnance n° 2017-1389 du 22 septembre 2017, au motif que leur mesure individuelle était jugée trop complexe à objectiver. Ils restent soumis à l'obligation générale d'évaluation et de prévention (articles L4121-1 et suivants, DUERP), relèvent du suivi individuel renforcé et du Fonds d'investissement dans la prévention de l'usure professionnelle (FIPU) créé en 2023, et peuvent ouvrir droit à la retraite anticipée pour incapacité permanente reconnue par la CPAM.

1) Régularisation des points du salarié et pénalité de 1,25 % à 50 % du PMSS par salarié concerné (50,06 € à 2 002,50 € en 2026), article L4163-16 II. 2) Pénalité doublée en cas de nouveau manquement identique depuis la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, qui sanctionne aussi la fraude et l'obstacle au contrôle. 3) Jusqu'à 1 % des rémunérations des salariés exposés en l'absence d'accord ou de plan d'action pénibilité (article L4162-4). 4) Action du salarié devant le conseil de prud'hommes s'il a été privé de points. 5) En cas de faute inexcusable reconnue par le pôle social du tribunal judiciaire : majoration de la rente AT/MP et indemnisation des préjudices (article L452-1 du Code de la sécurité sociale).

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Seuils C2P 2026

En vigueur depuis le 1er septembre 2023.

Nuit100 nuits/an
Équipes alternantes30 nuits/an
Répétitif900 h/an
Bruit81 dB(A) / 600 h
Températures900 h/an
Hyperbare60 interv./an

Points / facteur / an4 pts
Poly-exposition4 pts × facteur
Plafond carrièreSupprimé (2023)
1 point formation500 €