Calculateur de déperditions et de puissance de chauffage

Les déperditions thermiques d'une pièce sont la puissance qu'elle perd par ses murs, ses fenêtres, son toit, son plancher et l'air renouvelé quand il fait très froid dehors. Renseignez vos pièces : l'outil donne les watts à fournir par pièce, le coefficient G et la puissance de chauffage, avec les valeurs par défaut de la méthode 3CL-DPE.

Résultat

—
déperditions totales à Tbase
—
soit en kW
—
générateur : 1,2 × Φ (règle 3CL)
—
coefficient G, W/(m³·K)
—
température extérieure de base
—
surface et volume chauffés
—
déperditions totales à Tbase
—
soit en kW
—
générateur : 1,2 × Φ (règle 3CL)

1. Le logement

Température extérieure de base de la méthode 3CL-DPE selon la zone et l'altitude. La carte des zones figure dans l'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021 (§ 18.1). Si votre étude donne sa propre température de base, saisissez-la : elle remplace celle du tableau.

Sert à choisir le U par défaut des murs, du toit et du plancher quand l'isolation n'est pas connue (tableaux 3CL en bas de page). Vous pouvez remplacer chaque valeur par la vôtre ci-dessous.

2. Les parois, la ventilation

Appliquée aux déperditions des parois. 0 : ponts thermiques non comptés.

3. Les pièces chauffées

Pour chaque pièce : ses dimensions, les surfaces de murs donnant sur l'extérieur (fenêtres et portes comprises), ce qu'il y a au-dessus et en dessous. Les exemples sont à remplacer par vos mesures.

Mode rapide : P = G × V × ΔT

Saisissez le G de votre diagnostic ou de votre étude thermique. La température de base est celle du bloc « Le logement ». Sans G connu, le mode « pièce par pièce » le calcule pour vous.

Détail par pièce

PièceSurfaceΔTDéperditionsPar m²

D'où viennent les déperditions

Estimation indicative : elle ne remplace ni un diagnostic de performance énergétique ni une étude thermique réalisée par un professionnel. Calcul fait dans votre navigateur, aucune donnée n'est envoyée. Valeurs par défaut : méthode 3CL-DPE (arrêté du 31 mars 2021), vérifiées en octobre 2026.

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Comment sont calculées les déperditions

Une pièce perd de la chaleur de deux façons : à travers ses parois (transmission) et par l'air qu'on renouvelle (ventilation). Pour une température extérieure donnée, la puissance perdue vaut :

Φ = [ Σ (U × S × b) + 0,34 × q ] × (Tint − Tbase)

  • U : coefficient de transmission thermique d'une paroi, en W/(m²·K). Plus il est bas, plus la paroi isole.
  • S : surface de la paroi en m², déduction faite des fenêtres et portes pour les murs.
  • b : coefficient de réduction (0 à 1) d'une paroi qui donne sur un local non chauffé. Il vaut 1 face à l'extérieur.
  • q : débit d'air renouvelé en m³/h ; 0,34 Wh/(m³·K) est la chaleur volumique de l'air.
  • Tint : consigne de la pièce, 19 °C dans la méthode 3CL-DPE ; Tbase : température extérieure de base.

Le coefficient G rapporte les déperditions totales en W/K au volume chauffé : G = (Σ U × S × b + 0,34 × q) / V, en W/(m³·K). Il permet de comparer deux logements de tailles différentes.

De la déperdition à la puissance de chauffage

À la température de base, la déperdition est la puissance que les émetteurs d'une pièce doivent fournir pour tenir la consigne. Pour un radiateur, c'est cette valeur qu'il faut comparer à la puissance de la fiche technique, au régime de température d'eau de votre installation : un radiateur alimenté en eau moins chaude délivre moins que sa puissance nominale.

Pour un générateur (chaudière, pompe à chaleur), la méthode 3CL-DPE (§ 13.2.2.4) estime la puissance en multipliant les déperditions du logement par 1,2, puis en divisant par les rendements de régulation, de distribution et d'émission. L'outil affiche 1,2 × Φ en prenant ces rendements égaux à 1 : c'est un point de départ, pas un choix de matériel. Le dimensionnement d'une pompe à chaleur dépend aussi de son régime de fonctionnement et de l'eau chaude sanitaire ; il relève d'une étude réalisée par un professionnel.

Ce que l'outil ne calcule pas

  • Les ponts thermiques : la méthode 3CL-DPE les évalue liaison par liaison (plancher/mur, refend/mur, menuiserie/mur). Le champ « majoration » permet d'en tenir compte globalement si vous connaissez un ordre de grandeur.
  • Les infiltrations dues au vent : seul le renouvellement d'air conventionnel est compté.
  • Les planchers sur terre-plein ou vide sanitaire : la méthode utilise une valeur dédiée (Ue) qui dépend du rapport surface/périmètre. Pour ce cas, saisissez un U équivalent issu de votre étude.
  • Les parois mitoyennes d'un local chauffé : elles ne perdent rien, ne les comptez pas dans les murs extérieurs.

Réduire les déperditions avant de dimensionner

Isoler les murs et le toit, ou remplacer les fenêtres, fait baisser les déperditions et donc la puissance nécessaire. Refaites le calcul avec les U prévus après travaux : c'est l'état rénové qui doit guider le choix d'un nouveau système. Les aides à la rénovation se simulent avec le simulateur de prime CEE et le simulateur MaPrimeRénov'.

Valeurs de référence utilisées

Les tableaux ci-dessous sont ceux de l'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021 (méthode 3CL-DPE, logements existants). Ils s'appliquent quand l'état d'isolation d'une paroi est inconnu : avant 1975 la paroi est considérée comme non isolée, à partir de 1975 comme isolée.

Température extérieure de base (°C)

Zone climatiqueMoins de 400 m400 à 799 m800 m et plus
H1 -9,5-11,5-13,5
H2 -6,5-8,5-10,5
H3 -3,5-5,5-7,5

Année de construction ou d'isolation H1H2H3
Résistance électriqueAutresRésistance électriqueAutresRésistance électriqueAutres
Avant 1975 ou inconnue 2,50 2,50 2,50 2,50 2,50 2,50
1975 à 1977 1,00 1,00 1,05 1,05 1,11 1,11
1978 à 1982 0,80 1,00 0,84 1,05 0,89 1,11
1983 à 1988 0,70 0,80 0,74 0,84 0,78 0,89
1989 à 2000 0,45 0,50 0,47 0,53 0,50 0,56
2001 à 2005 0,40 0,40 0,40 0,40 0,47 0,47
2006 à 2012 0,36 0,36 0,36 0,36 0,40 0,40
2013 et après 0,23 0,23 0,23 0,23 0,25 0,25

Année de construction ou d'isolation H1H2H3
Résistance électriqueAutresRésistance électriqueAutresRésistance électriqueAutres
Avant 1975 ou inconnue 2,50 2,50 2,50 2,50 2,50 2,50
1975 à 1977 0,50 0,50 0,53 0,53 0,56 0,56
1978 à 1982 0,40 0,50 0,42 0,53 0,44 0,56
1983 à 1988 0,30 0,30 0,32 0,32 0,33 0,33
1989 à 2000 0,25 0,25 0,26 0,26 0,30 0,30
2001 à 2005 0,23 0,23 0,23 0,23 0,30 0,30
2006 à 2012 0,20 0,20 0,20 0,20 0,25 0,25
2013 et après 0,14 0,14 0,14 0,14 0,14 0,14

Année de construction ou d'isolation H1H2H3
Résistance électriqueAutresRésistance électriqueAutresRésistance électriqueAutres
Avant 1975 ou inconnue 2,50 2,50 2,50 2,50 2,50 2,50
1975 à 1977 0,75 0,75 0,79 0,79 0,83 0,83
1978 à 1982 0,70 0,75 0,74 0,79 0,78 0,83
1983 à 1988 0,40 0,55 0,42 0,58 0,44 0,61
1989 à 2000 0,35 0,40 0,37 0,42 0,39 0,44
2001 à 2005 0,30 0,30 0,30 0,30 0,30 0,30
2006 à 2012 0,27 0,27 0,27 0,27 0,27 0,27
2013 et après 0,14 0,14 0,14 0,14 0,14 0,14

Année de construction ou d'isolation H1H2H3
Résistance électriqueAutresRésistance électriqueAutresRésistance électriqueAutres
Avant 1975 ou inconnue 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00
1975 à 1977 0,90 0,90 0,95 0,95 1,00 1,00
1978 à 1982 0,80 0,90 0,84 0,95 0,89 1,00
1983 à 1988 0,55 0,80 0,58 0,74 0,78 0,89
1989 à 2000 0,55 0,50 0,58 0,63 0,50 0,56
2001 à 2005 0,30 0,30 0,30 0,30 0,47 0,47
2006 à 2012 0,27 0,27 0,27 0,27 0,40 0,40
2013 et après 0,23 0,23 0,23 0,23 0,25 0,25

Fenêtres, portes et ventilation (valeurs conventionnelles)

ÉlémentValeur
Fenêtre battante PVC, Simple vitrage (Ug 5,8)U 4,9 W/(m²·K)
Fenêtre battante PVC, Double vitrage ordinaire, lame d'air 16 mm (Ug 2,7)U 2,6 W/(m²·K)
Fenêtre battante PVC, Double vitrage peu émissif, argon, 16 mm (Ug 1,1)U 1,4 W/(m²·K)
Fenêtre battante PVC, Triple vitrage peu émissif, argon, 16 mm (Ug 0,7)U 1,1 W/(m²·K)
Porte pleine en bois ou PVCU 3,5 W/(m²·K)
Porte bois ou PVC avec double vitrageU 3,3 W/(m²·K)
Porte pleine en métalU 5,8 W/(m²·K)
Porte pleine isoléeU 1,5 W/(m²·K)
Aération par ouverture des fenêtres (1,2 m³/(h·m²))1,20 m³/(h·m²)
VMC simple flux autoréglable après 2012 (1,32 m³/(h·m²))1,32 m³/(h·m²)
VMC simple flux hygroréglable B après 2012 (1,09 m³/(h·m²))1,09 m³/(h·m²)

Questions fréquentes

Pour chaque pièce, on additionne les déperditions par transmission à travers les parois (coefficient U de la paroi multiplié par sa surface : murs, fenêtres, portes, toit, plancher) et les déperditions par renouvellement d'air (0,34 Wh/(m³·K) multiplié par le débit d'air en m³/h). On obtient un coefficient en W/K, qu'on multiplie par l'écart entre la température intérieure souhaitée et la température extérieure de base : Φ = (Σ U × S × b + 0,34 × q) × (Tint − Tbase). Le coefficient b, compris entre 0 et 1, réduit les déperditions d'une paroi qui donne sur un local non chauffé.

Le coefficient G est le rapport entre les déperditions totales du logement (en W/K, transmission et renouvellement d'air) et son volume chauffé en m³ : il s'exprime en W/(m³·K). La puissance nécessaire se déduit de la formule G × volume × écart de température. Le mode rapide de l'outil applique cette formule au G que vous saisissez (issu d'un diagnostic ou d'une étude thermique) ; le mode détaillé affiche le G qui résulte des parois renseignées.

L'outil reprend les températures extérieures de base de la méthode 3CL-DPE (annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021), qui dépendent de la zone climatique et de l'altitude : de −3,5 °C (zone H3, moins de 400 m) à −13,5 °C (zone H1, 800 m et plus). Ce sont les valeurs conventionnelles du diagnostic de performance énergétique. Une étude de dimensionnement d'installation s'appuie sur la norme NF EN 12831 (calcul de la charge thermique de dimensionnement) et sur ses valeurs nationales : si vous disposez de la température de base de votre étude, saisissez-la dans le champ prévu.

La déperdition calculée à la température de base est la puissance que les émetteurs doivent fournir pour tenir la consigne par grand froid. Pour un radiateur, comparez-la à la puissance indiquée par la fiche technique pour le régime de température d'eau de l'installation : elle est inférieure à la puissance nominale quand l'eau est moins chaude. Pour un générateur, la méthode 3CL-DPE estime la puissance en multipliant les déperditions par 1,2 puis en divisant par les rendements de régulation, de distribution et d'émission ; l'outil affiche ce produit 1,2 × Φ avec des rendements pris égaux à 1. Le choix d'une pompe à chaleur dépend aussi de son régime de fonctionnement et de la production d'eau chaude : il relève d'une étude par un professionnel.

L'outil applique les valeurs par défaut de la méthode 3CL-DPE, qui représentent un bâtiment type selon son année de construction ou d'isolation. Il ne calcule pas les ponts thermiques liaison par liaison, ni les infiltrations dues au vent, ni les planchers sur terre-plein ou vide sanitaire (valeur Ue). Si vous connaissez le U réel d'une paroi, saisissez-le : il remplace la valeur par défaut. Un diagnostic ou une étude thermique réglementaire détaille chaque paroi et chaque liaison, et reste la référence pour dimensionner une installation.

Les déperditions diminuent quand on isole les parois ou qu'on remplace les fenêtres. Refaire le calcul avec les U prévus après travaux donne la puissance nécessaire dans l'état rénové, qui peut être inférieure à celle de l'installation existante. Quand des travaux d'isolation sont envisagés, il est donc cohérent de dimensionner le nouvel équipement sur l'état du logement après travaux. Les aides à la rénovation (primes CEE, MaPrimeRénov') se simulent dans les outils dédiés du site.

Tbase 3CL (moins de 400 m)

Zone H1-9,5 °C
Zone H2-6,5 °C
Zone H3-3,5 °C
Chaleur volumique de l'air0,34 Wh/(m³·K)
Consigne 3CL19 °C