Calculateur IPR AMDEC
Cotez votre défaillance en 3 clics — Gravité × Fréquence × Détectabilité — et obtenez immédiatement le niveau de criticité et l'action corrective recommandée.
Action recommandée
Une action corrective immédiate est requise. Planifier une analyse approfondie et une modification de conception/procédure dans les semaines à venir.
Échelles de cotation AMDEC (IEC 60812)
| Note | Niveau | Description |
|---|---|---|
| 1 | Insignifiant | Pas d'effet perceptible par le client / l'utilisateur final. |
| 2 | Très mineur | Défaillance détectable mais sans impact opérationnel. |
| 3 | Mineur | Gêne légère, dysfonctionnement cosmétique, perte de confort. |
| 4 | Modéré faible | Dégradation d'une fonction secondaire, retouche possible. |
| 5 | Modéré | Perte de fonction secondaire importante, mécontentement client. |
| 6 | Modéré fort | Dégradation d'une fonction principale, perte de productivité. |
| 7 | Majeur | Arrêt partiel, produit non conforme livré, coût de reprise élevé. |
| 8 | Critique | Arrêt de production, non-conformité réglementaire non-safety. |
| 9 | Très critique | Risque sécurité / environnement avec alerte préalable possible. |
| 10 | Catastrophique | Danger immédiat pour la sécurité ou l'environnement, sans alerte. |
L'IPR AMDEC : guide complet 2026
Qu'est-ce que l'IPR ?
L'Indice de Priorité du Risque (IPR), aussi appelé RPN (Risk Priority Number) dans la littérature anglo-saxonne, est le cœur de la méthode AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité) normalisée par l'IEC 60812. Il s'obtient en multipliant trois cotations établies de 1 à 10 : IPR = G × F × D. Le résultat varie donc de 1 (risque quasi inexistant) à 1 000 (risque maximal). C'est un outil d'aide à la priorisation : plus l'IPR est élevé, plus la défaillance doit être traitée en priorité.
Les 3 critères G, F, D
La Gravité (G) mesure l'impact de la défaillance si elle survient (perte de fonction, non-conformité, atteinte à la sécurité). La Fréquence (F) — aussi appelée Occurrence (O) — évalue la probabilité d'apparition de la défaillance dans le temps, idéalement basée sur l'historique de pannes (MTBF), des retours fournisseurs ou des tests. La Détectabilité (D) — à lire à l'envers — reflète la difficulté à repérer la défaillance avant qu'elle n'atteigne le client : un poka-yoke à 100 % = 1, une défaillance silencieuse = 10.
Seuils de criticité usuels
Les seuils sont définis par chaque entreprise (politique qualité, secteur, criticité produit), mais la pratique industrielle standard est : IPR < 40 = risque faible (surveillance annuelle), 40 à 99 = modéré (actions préventives à planifier), 100 à 199 = élevé (action corrective requise à court terme), 200 à 1 000 = critique (traitement immédiat). Règle d'or : toute défaillance avec G = 9 ou 10 doit être traitée, quel que soit l'IPR global — la sécurité n'est pas négociable.
Comment réduire un IPR ?
Trois leviers complémentaires, à actionner dans cet ordre : 1/ Réduire la Gravité par une modification de conception (redesign, redondance, matériaux) — c'est le plus efficace mais le plus coûteux. 2/ Réduire la Fréquence via la maintenance préventive, la TPM, le contrôle process, la formation opérateur, l'amélioration de la fiabilité des composants. 3/ Améliorer la Détectabilité par des poka-yoke, des capteurs, un contrôle à 100 %, une inspection visuelle renforcée. Après action, recalculer l'IPR pour valider l'efficacité — la boucle AMDEC est itérative.
Les limites de l'IPR et l'approche AP (Action Priority)
L'IPR est critiqué car deux défaillances très différentes peuvent afficher le même score : 5 × 5 × 5 = 125 vs 10 × 5 × 2,5 = 125, alors que la seconde est bien plus dangereuse. Pour corriger ce biais, la norme AIAG-VDA FMEA 2019 remplace l'IPR par la méthode AP (Action Priority), qui pondère d'abord la Gravité, puis la Fréquence, puis la Détection, avec une matrice de priorisation Low/Medium/High. Beaucoup d'entreprises utilisent encore l'IPR pour sa simplicité, mais les secteurs automobile et aéronautique migrent vers l'AP.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'IPR en AMDEC ?
L'IPR (Indice de Priorité du Risque) est un score de 1 à 1 000 obtenu en multipliant Gravité × Fréquence × Détectabilité (cotés chacun de 1 à 10). Il permet de prioriser les actions correctives dans une démarche AMDEC.
Quel est le seuil d'IPR pour déclencher une action ?
Pas de seuil universel, mais en pratique : < 40 faible, 40-99 modéré, 100-199 élevé (action corrective), 200+ critique (action immédiate). Tout IPR avec G = 9 ou 10 doit être traité.
Comment coter la Détectabilité ?
C'est l'inverse de ce qu'on pense : plus la détection est difficile, plus la note est haute. 1 = poka-yoke à 100 %, 5 = contrôle statistique, 10 = pas de contrôle, défaillance silencieuse.
Quelle différence entre IPR et AP (Action Priority) ?
L'AP (norme AIAG-VDA 2019) remplace la multiplication par une matrice de priorité Low/Medium/High qui donne plus de poids à la Gravité. Il corrige le biais IPR où deux risques différents peuvent obtenir le même score.
L'AMDEC Produit, Process et Moyen : quelle différence ?
L'AMDEC Produit (bureau d'études) analyse la conception, l'AMDEC Process (production) le procédé, l'AMDEC Moyen (maintenance) les équipements. Même formule IPR = G × F × D, échelles adaptées. Pour approfondir : formation AMDEC complète gratuite.
Comment construire une matrice AMDEC ?
1/ Définir le périmètre, 2/ Identifier les modes de défaillance et leurs causes, 3/ Coter G, F, D pour chacun, 4/ Calculer l'IPR, 5/ Prioriser les actions (IPR élevé d'abord), 6/ Mettre en œuvre, 7/ Recalculer l'IPR post-action. C'est détaillé dans notre module de formation AMDEC.
Ce calculateur remplace-t-il une vraie AMDEC ?
Non. Il sert à coter un risque isolé ou s'entraîner aux échelles. Une AMDEC complète nécessite un groupe pluridisciplinaire (qualité, méthodes, production, maintenance) travaillant sur l'ensemble des modes de défaillance d'un produit/process, avec un tableau formalisé et un suivi des actions.