2e semestre 2026 · arrêté du 26 juin 2026
Taux d'intérêt légal :
Taux d'intérêt légal :
6,84 % au 2e semestre 2026
Salaire payé en retard, condamnation prud'homale, dette non réglée : le taux d'intérêt légal chiffre le prix du temps. Deux taux, révisés chaque semestre — et une majoration de 5 points que beaucoup d'employeurs découvrent trop tard.
Questions fréquentes
Au 2e semestre 2026 (arrêté du 26 juin 2026, applicable du 1er juillet au 31 décembre) : 6,84 % lorsque le créancier est un particulier n'agissant pas pour des besoins professionnels, 2,75 % dans tous les autres cas. Au 1er semestre 2026, les taux étaient de 6,67 % et 2,62 %.
Depuis 2015, la loi distingue le créancier particulier (taux plus élevé, calé sur le coût du crédit aux ménages) du créancier professionnel (taux calé sur le coût de financement des entreprises). C'est la qualité du créancier — celui à qui l'argent est dû — qui détermine le taux, pas celle du débiteur. Un salarié créancier d'un rappel de salaire relève du taux particulier.
Intérêts = somme due × taux × (nombre de jours de retard / 365), en appliquant à chaque période le taux du semestre concerné. Exemple : 10 000 € dus à un particulier pendant tout le 2e semestre 2026 (184 jours) → 10 000 × 6,84 % × 184/365 ≈ 345 €. Les intérêts échus depuis au moins un an peuvent eux-mêmes produire des intérêts si le juge l'ordonne ou si le contrat le prévoit (capitalisation, article 1343-2 du Code civil).
Lorsqu'une condamnation de justice n'est pas exécutée dans les 2 mois suivant le jour où elle est devenue exécutoire, le taux légal est automatiquement majoré de 5 points (article L313-3 du Code monétaire et financier) : 11,84 % pour un particulier au 2e semestre 2026. Un levier puissant pour faire exécuter une décision prud'homale.
Les créances salariales (salaires, primes, indemnités de rupture de nature salariale) portent intérêt au taux légal à compter de la réception par l'employeur de la convocation devant le bureau de conciliation, sans que le salarié ait à le demander. Les dommages-intérêts, eux, produisent intérêt à compter du jugement.
La Banque de France le calcule selon une formule réglementaire, et un arrêté du ministre de l'Économie le publie chaque semestre au Journal officiel (fin décembre pour le 1er semestre, fin juin pour le 2e). Il n'y a aucune valeur annuelle unique : tout calcul doit découper la période de retard semestre par semestre.