Outil Employeur — Coût d'une rupture conventionnelle

Combien vous coûte
une rupture conventionnelle ?

Indemnité spécifique minimale, contribution patronale de 40 % applicable en 2026, part exonérée et soumise, coût total pour l'entreprise et net estimé perçu par le salarié : tout se calcule ici, en un clic, à partir du salaire et de l'ancienneté.

Barèmes 2026 Contribution 40 % Net salarié estimé
1
La situation du salarié
Moyenne la plus favorable (12 ou 3 derniers mois)
Art. R1234-4 : la formule la plus avantageuse
Années complètes dans l'entreprise
Mois au-delà des années complètes (prorata)
Minimum légal +100 % (négociation)
2
Ce que ça vous coûte
Coût total employeur
Indemnité + contribution 40 %
≈ Net perçu par le salarié
Après cotisations / CSG-CRDS
Indemnité légale mini
Indemnité proposée
Contribution 40 %
Ancienneté retenue

D'où vient ce coût ?

Indemnité versée au salarié
Contribution patronale URSSAF (40 %)

La contribution patronale de 40 % ne s'applique qu'à la fraction de l'indemnité exonérée de cotisations sociales. La part soumise (au-delà des plafonds) supporte des cotisations classiques au lieu de cette contribution.

Régime social de l'indemnité versée

Part exonérée de cotisations
Sert d'assiette à la contribution de 40 %
Part soumise à cotisations
Traitée comme un salaire (au-delà des plafonds)

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Combien coûte vraiment une rupture conventionnelle en 2026 ?

La rupture conventionnelle individuelle est un mode de rupture amiable du CDI, encadré par les articles L1237-11 et suivants du Code du travail. Pour l'employeur, son coût se décompose en deux blocs : l'indemnité spécifique de rupture versée au salarié et la contribution patronale unique reversée à l'URSSAF. C'est ce total que ce simulateur reconstitue pas à pas.

1. L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle

L'indemnité spécifique ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (article L1237-13). Cette indemnité légale se calcule ainsi :

1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté (jusqu'à 10 ans)

+ 1/3 de mois par année au-delà de 10 ans

Les années incomplètes sont comptées au prorata du nombre de mois. Le salaire de référence correspond à la moyenne la plus favorable au salarié entre les 12 derniers mois ou les 3 derniers mois précédant la rupture (article R1234-4). Rien n'interdit à l'employeur de proposer une indemnité supérieure au minimum pour faciliter l'accord : le curseur ci-dessus permet de simuler cette marge de négociation.

2. La contribution patronale unique de 40 %

Depuis le 1er septembre 2023, l'ancien forfait social de 20 % a été remplacé par une contribution patronale unique. Pour les ruptures dont la fin de contrat intervient à compter du 1er janvier 2026, son taux est porté de 30 % à 40 %. Elle se calcule uniquement sur la fraction de l'indemnité exonérée de cotisations sociales et n'est pas plafonnée tant que l'indemnité reste en deçà de 10 PASS.

3. Le régime social : part exonérée, part soumise

L'indemnité est exonérée de cotisations sociales pour le montant le plus élevé entre : l'indemnité légale ou conventionnelle, la moitié de l'indemnité versée, ou deux fois la rémunération annuelle brute de l'année précédente — le tout dans la limite de 2 PASS, soit 96 120 € en 2026 (PASS 2026 = 48 060 €). La part qui dépasse ce plafond est soumise à cotisations comme un salaire. Au-delà de 10 PASS (480 600 €), l'indemnité est soumise dès le premier euro et la contribution de 40 % ne s'applique plus.

Repères de coût employeur (minimum légal, contribution 40 %)

Salaire brut / moisAnciennetéIndemnité miniContribution 40 %Coût total
2 000 €3 ans1 500 €600 €2 100 €
2 500 €5 ans3 125 €1 250 €4 375 €
3 000 €10 ans7 500 €3 000 €10 500 €
3 500 €15 ans14 583 €5 833 €20 416 €
4 000 €20 ans23 333 €9 333 €32 666 €

Exemples au minimum légal, indemnité supposée intégralement exonérée de cotisations (cas le plus fréquent en deçà de 2 PASS). Le coût réel varie avec une indemnité majorée, un dépassement de plafond ou la situation du salarié.

Questions fréquentes

Le coût employeur combine l'indemnité spécifique (au moins l'indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois par an jusqu'à 10 ans, puis 1/3 au-delà) et la contribution patronale de 40 % sur la part exonérée de cotisations. Exemple : 5 ans d'ancienneté à 2 500 € brut → indemnité minimale ≈ 3 125 €, contribution ≈ 1 250 €, soit un coût total ≈ 4 375 €.

Elle ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (art. L1237-13) : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà, avec prorata pour les années incomplètes. Le salaire de référence est la moyenne la plus favorable entre les 12 ou 3 derniers mois (art. R1234-4).

Depuis le 1er septembre 2023, le forfait social de 20 % a été remplacé par une contribution patronale unique. Pour les ruptures dont la fin de contrat intervient à partir du 1er janvier 2026, son taux passe de 30 % à 40 %. Elle est due sur la part exonérée de cotisations sociales et versée à l'URSSAF par l'employeur.

Oui, dans certaines limites. Elle est exonérée pour le montant le plus élevé entre l'indemnité légale/conventionnelle, la moitié de l'indemnité versée et deux fois la rémunération annuelle brute, plafonné à 2 PASS (96 120 € en 2026). La fraction au-delà est soumise à cotisations. Au-delà de 10 PASS, l'indemnité est soumise dès le premier euro.

Lorsque le salarié est en droit de liquider sa pension de retraite, l'indemnité perd son régime fiscal de faveur : elle est imposable dès le 1er euro. Sur le plan social, elle reste exonérée de cotisations dans la limite de 2 PASS et la contribution de 40 % s'applique sur cette part exonérée. Ce cas particulier doit être vérifié précisément.

Le montant de base de l'indemnité est identique (l'indemnité légale sert de plancher dans les deux cas). La différence vient de la contribution patronale de 40 % propre à la rupture conventionnelle et de l'indemnité souvent majorée pour obtenir l'accord. En contrepartie, la rupture conventionnelle évite le risque prud'homal d'un licenciement contesté, sans préavis travaillé ni motivation à formaliser.
Estimations à titre purement indicatif, fondées sur la réglementation en vigueur en 2026 (Code du travail, barèmes URSSAF, PASS 2026 = 48 060 €). Le net perçu par le salarié et le détail des plafonds dépendent de sa situation exacte (cotisations applicables, CSG-CRDS, fiscalité, convention collective plus favorable). Cet outil ne remplace pas l'avis d'un expert-comptable ou d'un avocat en droit social : validez tout montant avant de l'inscrire dans une convention de rupture.

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Repères 2026

Indemnité (≤ 10 ans)1/4 mois / an
Indemnité (> 10 ans)1/3 mois / an
Contribution patronale40 %
PASS 202648 060 €
Exonération cotisations≤ 2 PASS
Soumise dès 1er €> 10 PASS