L1233-1 + L1234-9 + L1233-71

Calculateur Coût Licenciement Économique
IDR + Préavis + CSP + ICCP + PSE + Supra-légale

Combien va vraiment vous coûter un licenciement pour motif économique en 2026 ? Indemnité légale, préavis, congés, CSP, frais externes : le coût total côté employeur en quelques clics.

Avertissement

Cet outil estime le coût employeur d'un licenciement économique. Il ne se substitue pas à un audit social ou juridique. Le barème Macron L1235-3 ne s'applique qu'aux licenciements SANS CAUSE RÉELLE — pour le licenciement éco c'est l'IDR légale + conventionnelle qui s'applique. Vérifiez votre convention collective et faites-vous accompagner par un conseil pour les cas complexes (PSE, contentieux).

1. Salarié concerné

Salaire, ancienneté, statut et âge
€/mois
Moyenne des 12 derniers mois bruts (ou 3 si plus favorable)
ans
Au-delà de 50 ans : CSP renforcé, durée d'indemnisation allongée

2. Modalités de la rupture

Type de licenciement, CSP, supra-légale, frais
%
% au-delà de l'IDR légale prévu par votre CCN
PSE, GPEC, accord transactionnel
Outplacement, expert CSE, avocat

3. Congés et primes en cours

ICCP L3141-1, RTT, 13e mois
jours
jours
Montant à proratiser (mois écoulés/12)

Coût total estimé pour l'employeur

Coût total employeur (HT)

Décomposition par poste de coût

Poste de coût Référence Montant

Visualisation Pareto

Coût mensuel équivalent
Sur 12 mois — pour comparer au maintien
Ratio coût / salaire annuel
% du brut annuel du salarié
3 actions recommandées
Cotisations sociales sur indemnités

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Barèmes et durées de référence 2026

Indemnité légale de licenciement (L1234-9 / R1234-2)

AnciennetéTaux par annéeCalcul
Jusqu'à 10 ans1/4 de moisAncienneté × 0,25 × salaire de référence
Au-delà de 10 ans1/3 de mois10 × 0,25 + (ancienneté - 10) × 0,333 × salaire
Minimum requis8 mois anciennetéPas d'IDR légale en dessous de 8 mois

Préavis légal selon statut et ancienneté (L1234-1)

Statut< 6 mois6 mois - 2 ans2 ans et +
Ouvrier / employéCCN ou usage1 mois2 mois
Technicien / agent maîtriseCCN ou usage2 mois2 mois
CadreCCN ou usage3 mois3 mois

Contrat de Sécurisation Professionnelle (L1233-65 et L1233-69)

ÉlémentDétail
Allocation salarié75 % du salaire brut pendant 12 mois
Contribution employeur2 mois de salaire brut versés à France Travail
Pas de préavisRupture immédiate (commun accord)
Délai de réflexion salarié21 jours pour accepter ou refuser
Obligation employeurEntreprises < 1 000 salariés (sinon congé de reclassement)

La contribution Delalande (taxe sur le licenciement des salariés de 50 ans et plus) a été supprimée depuis le 1er janvier 2008 par la loi de financement de la sécurité sociale 2007.

Licenciement économique 2026 : guide employeur complet

Le licenciement pour motif économique est l'un des dispositifs les plus encadrés du droit du travail français. Il repose sur les articles L1233-1 à L1233-91 du Code du travail et engage l'employeur sur plusieurs plans : motif réel et sérieux, procédure stricte, ordre des licenciements, reclassement, indemnisation et risque prud'homal. Comprendre le coût total avant d'agir est indispensable pour piloter une réorganisation.

1. Cadre légal du licenciement économique

L'article L1233-3 définit le licenciement économique comme celui prononcé pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié, résultant d'une suppression ou transformation d'emploi ou d'une modification refusée du contrat. Les motifs reconnus sont :

  • Difficultés économiques : baisse significative des commandes ou du chiffre d'affaires (durée selon taille).
  • Mutations technologiques : transformation profonde des outils ou méthodes.
  • Réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité.
  • Cessation d'activité de l'entreprise.

L'employeur doit prouver le motif et démontrer qu'il a recherché à reclasser le salarié (obligation de reclassement, article L1233-4) avant tout licenciement.

2. Individuel / collectif < 10 / PSE

Trois régimes coexistent selon le nombre de licenciements envisagés sur 30 jours :

  • Licenciement individuel ou collectif < 10 salariés : entretien préalable, notification, consultation du CSE si existant. Pas de PSE.
  • Collectif ≥ 10 salariés dans une entreprise < 50 salariés : procédure plus encadrée, consultation CSE, mais pas de PSE obligatoire.
  • Collectif ≥ 10 salariés dans une entreprise ≥ 50 salariés : PSE obligatoire (article L1233-61), validation ou homologation DREETS, durée 3 à 5 mois minimum.

3. Procédure et délais

  1. Convocation à l'entretien préalable par lettre recommandée avec AR (5 jours ouvrables minimum avant l'entretien).
  2. Entretien préalable : motifs, recherche de reclassement, proposition du CSP (le cas échéant).
  3. Délai de réflexion CSP : 21 jours.
  4. Notification du licenciement par LRAR : au minimum 7 jours ouvrables (15 jours pour cadres) après l'entretien.
  5. Préavis à compter de la 1re présentation de la LRAR, sauf CSP accepté.
  6. Solde de tout compte au dernier jour : IDR + préavis non effectué + ICCP + RTT + prorata primes.

4. Calcul de l'IDR légale (L1234-9 / R1234-2)

L'indemnité légale de licenciement se calcule selon la formule :

IDR = (min(ancienneté, 10) × 0,25 + max(0, ancienneté - 10) × 0,333) × salaire de référence

Le salaire de référence est la meilleure des deux moyennes : 12 derniers mois bruts ou 3 derniers mois bruts × 4 (primes annuelles incluses au prorata).

5. Indemnité conventionnelle : quand elle prime

Si la convention collective de la branche (ou un accord d'entreprise) prévoit une indemnité plus favorable que l'IDR légale, c'est elle qui s'applique. Exemples : Métallurgie, Syntec, Bâtiment ETAM/Cadres, Chimie prévoient des barèmes nettement supérieurs. Vérification obligatoire avant tout calcul. Le surplus conventionnel suit le même régime fiscal et social que l'IDR légale.

6. Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP)

Le CSP (articles L1233-65 et suivants) est proposé obligatoirement par les entreprises de moins de 1 000 salariés. Pour l'employeur, l'acceptation présente plusieurs avantages :

  • Pas de préavis à payer au salarié.
  • Procédure simplifiée : rupture d'un commun accord, pas de contentieux sur le préavis.
  • Sortie immédiate du salarié, réduction de la masse salariale.

En contrepartie, l'employeur verse à France Travail une contribution équivalente à 2 mois de salaire brut (article L1233-69), plus le DIF/CPF correspondant. Au total, le coût CSP est proche du coût d'un préavis classique pour un non-cadre, mais largement inférieur pour un cadre (préavis 3 mois).

7. PSE : obligations (entreprise ≥ 50 salariés, licenciement ≥ 10 salariés)

Le Plan de Sauvegarde de l'Emploi (articles L1233-61 à L1235-2-1) doit contenir :

  • Mesures de reclassement interne (postes disponibles dans le groupe).
  • Mesures de reclassement externe : cabinet outplacement, formation.
  • Aides à la création d'entreprise et au départ volontaire.
  • Priorité de réembauche pendant 12 mois.
  • Souvent une indemnité supra-légale de 5 000 à 50 000 € par salarié.

Le PSE est négocié avec les organisations syndicales ou homologué par la DREETS. Coût moyen : 30 000 à 150 000 € par salarié tout compris (indemnités + outplacement + expertise CSE + avocats).

8. Régime fiscal et social des indemnités

Les indemnités de licenciement bénéficient d'exonérations encadrées :

  • Impôt sur le revenu : exonération dans la limite du plus élevé entre l'indemnité conventionnelle, 50 % de l'indemnité versée ou 2 × salaire annuel brut N-1 (plafonné à 6 PASS, ≈ 288 360 € en 2026).
  • Cotisations sociales URSSAF : exonération jusqu'à 2 PASS (≈ 96 120 € en 2026) ET dans la limite du conventionnel/légal.
  • CSG/CRDS : exonération limitée à l'indemnité légale ou conventionnelle.
  • Au-delà : assujettissement intégral (forfait social compris pour la part fiscalement imposable).

9. Anticiper les risques prud'homaux

Le délai de contestation est de 12 mois à compter de la notification (L1235-7). En cas de contestation jugée fondée :

  • Licenciement sans cause réelle et sérieuse : application du barème Macron L1235-3 (1 à 20 mois de salaire selon ancienneté).
  • Procédure irrégulière : 1 mois de salaire minimum (L1235-2).
  • Non-respect de l'ordre des licenciements ou de l'obligation de reclassement : dommages-intérêts spécifiques.
  • PSE annulé : réintégration possible ou indemnisation à hauteur de 6 mois de salaire minimum.

Provision recommandée : 10 à 20 % du coût total du licenciement pour couvrir le risque prud'homal.

10. Alternatives au licenciement

Avant de recourir au licenciement économique, plusieurs dispositifs peuvent être explorés :

  • Rupture conventionnelle collective (RCC) (L1237-19) : départs volontaires, pas de motif économique à justifier, exonération sociale renforcée.
  • GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences) : reconversion anticipée, formations.
  • APLD (Activité Partielle de Longue Durée) : 70 % du brut pris en charge par l'État pendant 24 mois.
  • FNE-Formation : financement à 100 % des formations longues.
  • Mobilité interne et accord de performance collective (L2254-2).
  • Médiateur des entreprises et CCSF pour les dettes URSSAF / fiscales.
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Questions fréquentes — Licenciement économique

Article L1234-9 + R1234-2 : 1/4 de mois de salaire de référence par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois au-delà. Salaire de référence = moyenne la plus avantageuse entre les 12 ou 3 derniers mois bruts. Exemple : 12 ans d'ancienneté à 3 000 € brut = (10 × 0,25 + 2 × 0,333) × 3 000 = 9 500 €.

Non. Le barème L1235-3 ne s'applique qu'aux licenciements jugés sans cause réelle et sérieuse aux prud'hommes. Pour un licenciement éco régulier, c'est l'IDR légale + conventionnelle. Le barème Macron n'entre en jeu qu'a posteriori, si le salarié conteste le motif et obtient gain de cause (1 à 20 mois de salaire selon ancienneté et taille entreprise).

CSP accepté : pas de préavis, rupture immédiate, l'employeur verse 2 mois de salaire brut à France Travail (L1233-69). Salarié perçoit 75 % du brut pendant 12 mois. CSP refusé : préavis classique (1 mois non-cadre < 2 ans, 2 mois entre 2 et 5 ans, 3 mois cadre). L'employeur paie le salaire pendant le préavis.

Article L1233-61 : PSE obligatoire dans les entreprises d'au moins 50 salariés qui envisagent de licencier au moins 10 salariés sur 30 jours. Doit contenir reclassement interne/externe, formation, aides création entreprise, priorité réembauche. Validé ou homologué par DREETS. Coût moyen 30 000 à 150 000 € par salarié.

Impôt sur le revenu : exo dans la limite la plus haute entre conventionnel, 50 % indemnité ou 2 × salaire annuel N-1 (plafond 6 PASS ≈ 288 360 € en 2026). URSSAF : exo jusqu'à 2 PASS (≈ 96 120 € en 2026). CSG/CRDS : exo limitée au légal/conventionnel. Au-delà : assujettissement intégral.

12 mois à compter de la notification du licenciement pour contester le motif et la procédure (article L1235-7). 3 ans pour les actions en paiement de salaires (L3245-1). 5 ans pour exécution du contrat (harcèlement, discrimination). 2 mois pour contester l'accord PSE ou la décision DREETS devant le TA.

1) Avocat employeur 3 000 - 15 000 € HT. 2) Expert-comptable CSE (obligatoire si ≥ 10 sal., article L2315-80) 15 000 - 50 000 € HT à charge entreprise. 3) Outplacement 6 000 - 12 000 €/sal. 4) Formation reconversion 2 000 - 8 000 €/bénéficiaire. 5) RH interne 20-80 h/salarié. 6) Provision risque prud'homal 10-20 % du coût total.

Oui dans les entreprises de moins de 1 000 salariés (L1233-65) et dans toutes les entreprises en redressement/liquidation. Au-delà de 1 000 sal. hors procédure collective : congé de reclassement à la place (L1233-71). Non-proposition sanctionnée par contribution France Travail de 2 mois de salaire + condamnation prud'homale (1 mois minimum, L1235-2). Délai salarié : 21 jours pour accepter/refuser.

Non, le préavis classique s'applique intégralement. Salarié travaille pendant 1 à 3 mois selon statut et perçoit son salaire normal. L'employeur peut dispenser le salarié d'exécuter le préavis : il verse alors une indemnité compensatrice de préavis équivalente au salaire. Si la dispense est demandée par le salarié et acceptée par l'employeur, aucune indemnité n'est due.

1) APLD 70 % du brut pendant 24 mois. 2) FNE-Formation 100 % jusqu'à 6 000 €/sal. 3) Médiateur des entreprises (gratuit). 4) CCSF étalement dettes URSSAF/fiscales jusqu'à 36 mois. 5) Procédure de conciliation / sauvegarde au tribunal de commerce. 6) Rupture conventionnelle collective L1237-19. 7) GPEC anticipative avec aides régionales.
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Repères Licenciement 2026

IDR ≤ 10 ans1/4 mois / an
IDR > 10 ans1/3 mois / an
Préavis non-cadre < 2 ans1 mois
Préavis non-cadre ≥ 2 ans2 mois
Préavis cadre3 mois
CSP employeur2 mois brut
Délai CSP salarié21 jours

PASS 2026≈ 48 060 €
Exo URSSAF2 PASS (≈ 96 120 €)
Exo IR plafond6 PASS (≈ 288 360 €)
PSE≥ 50 sal. + 10 lic.
Prescription12 mois
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