51 normes · 82 codes

Décodeur des normes EPI

S3, 4X42C, FFP2, classe 3, LD, HRO, catégorie III… Tapez le code lu sur l'étiquette : vous obtenez ce qu'il garantit, ce qu'il ne garantit pas, et la norme dont il vient.

Fréquents :
Exemple — étiquette de chaussure
S3 HRO CI
S3 — embout, antistatique, absorption talon, résistance à l'eau sur la tige, anti-perforation métallique, crampons
HRO — semelle résistant à la chaleur de contact
CI — semelage isolant contre le froid

Catégories I, II et III — règlement (UE) 2016/425

La catégorie mesure la gravité du risque, pas la qualité de l'EPI

Le repère le plus rapide est le marquage CE lui-même. Suivi d'un numéro à quatre chiffres ? C'est un EPI de catégorie III, dont la production est contrôlée en continu par un organisme notifié. CE seul, sans numéro ? Catégorie I (autocertifiée) ou catégorie II.

I

Catégorie I — risques minimaux

Blessures mécaniques superficielles, contact avec des produits d'entretien peu nocifs, contact avec des surfaces chaudes n'excédant pas 50 °C, lésions oculaires dues au rayonnement solaire (hors observation du soleil), conditions atmosphériques non extrêmes.

Conformité

Autocertification : le fabricant établit lui-même la déclaration UE de conformité. Pas d'organisme notifié, donc pas de numéro à quatre chiffres derrière le marquage CE.

Exemples : Gants de jardinage, lunettes de soleil non professionnelles, gants de vaisselle, tabliers légers.

II

Catégorie II — risques intermédiaires

Tous les risques qui ne relèvent ni de la catégorie I ni de la catégorie III. C'est la catégorie par défaut : elle couvre l'essentiel des EPI portés au quotidien en industrie et sur les chantiers.

Conformité

Examen UE de type par un organisme notifié. Le marquage CE n'est pas suivi du numéro de l'organisme.

Exemples : Casques de chantier, lunettes de protection, chaussures de sécurité, gants anticoupure, vêtements haute visibilité.

III

Catégorie III — risques graves ou mortels

Risques pouvant avoir des conséquences très graves, mortelles ou irréversibles. Le règlement en dresse une liste limitative de douze familles : substances dangereuses, atmosphères à déficit d'oxygène, agents biologiques nocifs, rayonnements ionisants, ambiances à haute ou basse température, chutes de hauteur, chocs électriques et travail sous tension, noyade, coupures par scie à chaîne tenue à la main, jets haute pression, blessures par balle ou par couteau, bruit nocif.

Conformité

Examen UE de type et contrôle continu de la production (contrôle des produits ou du système qualité). Le marquage CE est suivi du numéro à quatre chiffres de l'organisme notifié qui assure ce suivi.

Exemples : Harnais antichute, appareils de protection respiratoire, gants et combinaisons contre les produits chimiques, EPI contre l'arc électrique, protections contre le bruit.

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Les marquages, famille par famille

Pour chaque famille : les normes applicables et, quand le barème a pu être vérifié auprès de l'INRS, la table complète des codes. Les niveaux ne sont jamais reconstitués : une norme dont le barème n'est pas publié figure ici sans table de codes plutôt qu'avec des valeurs approximatives.

Aucun code ne correspond. Essayez le code exact lu sur l'étiquette (S3, HRO, FFP2, LD), un numéro de norme (EN 388) ou un mot (antistatique, perforation, soudage).

Chaussures et bottes de sécurité

Le marquage se lit en deux temps : une catégorie (SB, S1, S2, S3, S6, S7…) qui regroupe un paquet d'exigences, puis d'éventuels symboles additionnels (HRO, CI, FO, M…). La version 2022 de la norme a renommé plusieurs catégories : un S1P acheté avant reste valable, mais ne se retrouve plus tel quel dans le nouveau tableau.

Normes applicables

NF EN ISO 20345
Chaussures de sécurité — embout de protection obligatoire. Codes en S (SB, S1 à S7).
NF EN ISO 20346
Chaussures de protection — embout moins résistant. Codes en P (PB, P1 à P7).
NF EN ISO 20347
Chaussures de travailsans embout de protection. Codes en O (OB, O1 à O7).
NF EN ISO 22568-1 et -2
Embouts de protection, métalliques (partie 1) et non métalliques (partie 2).
NF EN 50321-1
Chaussures isolantes pour travaux électriques : six classes (00, 0, 1, 2, 3, 4).
NF EN ISO 17249
Chaussures résistantes à la coupure par scie à chaîne.
NF EN ISO 20349-1
Chaussures contre les projections de métal en fusion (fonderie).
NF EN 15090
Chaussures pour sapeurs-pompiers.
NF EN 13832
Chaussures résistantes et imperméables aux produits chimiques liquides.

Catégories — chaussures en cuir et autres matériaux (classe I)

Chaque catégorie reprend la précédente et y ajoute une exigence. La base SB inclut la résistance au glissement sur sol carrelé recouvert d'une solution savonneuse.

SB Exigences de base

Embout de protection + résistance au glissement. Rien d'autre n'est garanti.

S1 SB + E + A

Talon absorbeur d'énergie (E) et semelle antistatique (A). Arrière fermé.

S2 S1 + WPA

Résistance à la pénétration de l'eau sur la tige entière.

S3 S2 + P + crampons

Insert anti-perforation métallique et semelle de marche à crampons.

S3L S2 + PL + crampons

Insert anti-perforation non métallique, testé avec une pointe conique de 4,5 mm.

S3S S2 + PS + crampons

Insert anti-perforation non métallique, testé avec une pointe conique de 3,0 mm — la protection la plus fine.

S6 S2 + WR

Résistance à la pénétration de l'eau sur la chaussure entière.

S7 S3 + WR

Anti-perforation métallique et chaussure entière imperméable.

S7L S3L + WR

Variante avec insert non métallique 4,5 mm.

S7S S3S + WR

Variante avec insert non métallique 3,0 mm.

SBH Chaussures hybrides

Exigences de base pour les modèles hybrides.

Catégories — tout caoutchouc ou tout polymère (classe II)

Bottes moulées : ce sont les codes S4 et S5 qui s'appliquent, jamais S1 à S3.

S4 SB + antistatique + absorption

Base des bottes tout caoutchouc ou tout polymère.

S5 S4 + anti-perforation + crampons

Insert anti-perforation métallique et semelle à crampons.

S5L S4 + PL + crampons

Insert non métallique, pointe conique 4,5 mm.

S5S S4 + PS + crampons

Insert non métallique, pointe conique 3,0 mm.

Symboles additionnels

Ils s'ajoutent à la catégorie et se lisent à la suite : « S3 HRO CI FO » se décode ligne par ligne.

P / PL / PS Insert anti-perforation

P : insert métallique. PL et PS : inserts non métalliques, testés respectivement avec une pointe de 4,5 mm et de 3,0 mm.

E Talon absorbeur d'énergie

Amortit l'impact sur le talon en cas de chute.

A Semelage antistatique

Limite la génération de charges. Résistance électrique entre 100 kΩ et 1 000 MΩ sous 100 V.

C Semelage conducteur

Empêche l'accumulation de charges. Résistance inférieure à 100 kΩ en atmosphère sèche sous 100 V.

WPA Pénétration de l'eau — tige

Résistance à l'eau sur la tige entière.

WR Pénétration de l'eau — chaussure entière

Le modèle complet résiste à l'eau.

M Protection du métatarse

Contre la chute d'objet sur le dessus du pied.

AN Protection des malléoles

Contre les chocs sur les chevilles.

CR Insert latéral anticoupure

Contre la coupure latérale de la tige.

SC Pare-pierre

Renfort de la partie extérieure au-dessus des orteils, contre l'abrasion.

SR Semelle antidérapante

Résistance renforcée au glissement sur sol lisse et gras.

LG Grip sous semelle

Adhérence sur le barreau d'une échelle.

HRO Chaleur de contact

Semelle de marche résistant à la chaleur de contact.

HI Isolation contre la chaleur

Semelage isolant contre la chaleur ambiante.

CI Isolation contre le froid

À −17 °C, la température intérieure ne doit pas chuter de plus de 10 °C en une demi-heure.

FO Résistance aux hydrocarbures

Semelage résistant aux hydrocarbures.

WG Chaussures pour soudeurs

Résistance aux projections de métal en fusion.

Protection des yeux et du visage

Le marquage se lit à deux endroits : sur l'oculaire (numéro d'échelon du filtre, identification du fabricant, classe optique, symboles de résistance) et sur la monture (numéro de la norme, domaines d'utilisation, résistance à l'impact). Quand monture et oculaire ne forment qu'un, tout figure sur la monture.

Normes applicables

NF EN 166
Spécifications de base communes à tous les protecteurs des yeux.
NF EN 169
Filtres pour le soudage — le numéro d'échelon se choisit selon le procédé et l'intensité.
NF EN 170
Filtres pour l'ultraviolet.
NF EN 172
Filtres de protection solaire à usage industriel.
NF EN 175
Équipements de protection pour le soudage (masques, écrans).
NF EN 379
Filtres de soudage à numéro d'échelon commutable (cagoules automatiques).
NF EN 1731
Protecteurs de type grillagé.

Classes optiques

La classe optique conditionne la durée de port, pas le niveau de protection.

1 Port permanent

Recommandée pour un port permanent ou l'exécution d'un travail minutieux.

2 Port intermittent

Utilisable pour un port intermittent.

3 Port très bref

N'est utilisable que pour une très brève durée.

Résistance mécanique

Essais réalisés à 23 °C, sauf mention T. Le symbole S est obligatoire pour les oculaires sans action filtrante et pour toute monture ou protection complète.

S Solidité renforcée

Bille d'acier de 22 mm et 43 g projetée à 5,1 m/s.

F Impact basse énergie

Bille d'acier de 6 mm et 0,86 g à 45 m/s. Meulage, ponçage, fraisage.

B Impact moyenne énergie

Même essai à 120 m/s.

A Impact haute énergie

Même essai à 190 m/s.

T Températures extrêmes

Essai d'impact réalisé à −5 °C et +55 °C. Se combine : FT, BT, AT.

Domaines d'utilisation et symboles complémentaires

Les chiffres 3, 4, 5, 8 et 9 figurent sur la monture ; K, N et R sur l'oculaire.

3 Liquides

Protection contre les projections de liquides (gouttelettes, éclaboussures).

4 Grosses poussières

Poussières de granulométrie supérieure à 5 µm.

5 Gaz et fines poussières

Gaz, vapeurs, brouillards, fumées et poussières fines.

8 Arc de court-circuit

Protection contre les arcs dus à un court-circuit électrique.

9 Métal fondu et solides chauds

Projections de métal en fusion et pénétration de solides chauds.

K Résistance à l'abrasion

Oculaire traité contre les rayures par fines particules.

N Résistance à la buée

Traitement antibuée de l'oculaire.

R Réflexion accrue dans l'infrarouge

Renvoie le rayonnement infrarouge.

Protection de la tête

Un casque de chantier standard ne protège que contre la chute d'objets sur le sommet du crâne. Tout le reste — froid, chaleur, électricité, écrasement latéral, métal en fusion — relève d'exigences facultatives que le fabricant doit revendiquer, et qui apparaissent alors en clair sur la calotte.

Normes applicables

NF EN 397 et NF EN 397/A1
Casques de protection pour l'industrie d'usage courant.
NF EN 14052
Casques à haute performance : meilleure protection contre les chocs hors sommet du crâne et la pénétration. Système de rétention obligatoire, mais pas de protection contre la déformation latérale.
NF EN 812
Casquettes anti-heurt : contre le choc contre des objets durs et immobiles. Ne protègent pas des chutes d'objets.
NF EN 50365
Casques isolants pour travaux sur ou près d'installations ne dépassant pas 1 000 V en alternatif ou 1 500 V en continu.

Exigences de base obligatoires (NF EN 397)

Elles sont satisfaites par tout casque conforme, sans marquage particulier.

Choc Absorption des chocs

Aptitude à dissiper l'énergie d'un choc sur le sommet.

Pénétration Résistance à la pénétration

La calotte ne doit pas être traversée.

Flamme Résistance à l'inflammabilité

Obligatoire pour l'EN 397 comme pour l'EN 14052, facultative pour l'EN 812.

Vieillissement Vieillissement artificiel

Tenue des matériaux dans le temps.

Jugulaire Harnais et jugulaire

Exigences sur les matériaux, le harnais, la jugulaire et les accessoires.

Exigences facultatives et leur marquage

Ce sont exactement les mentions à chercher sur la calotte quand le poste l'exige.

−20 °C / −30 °C / −40 °C Très basse température

Le casque conserve ses performances au froid. La valeur marquée est celle testée.

+150 °C Très haute température

Tenue à la chaleur ambiante élevée.

7 kW/m² ou 14 kW/m² Chaleur radiante

Résistance au rayonnement thermique, selon le niveau testé.

440 V alternatif Isolement électrique

Protection contre un contact accidentel jusqu'à 440 V en courant alternatif. Ne vaut pas casque isolant NF EN 50365.

LD Déformation latérale

Résistance à l'écrasement latéral. Absente des casques NF EN 14052.

MM Projection de métal en fusion

Fonderie, soudage, coulée.

Gants de protection

Sous le pictogramme « marteau » de la NF EN 388 se trouve une suite de quatre chiffres puis deux caractères. Chaque position correspond à un essai différent : un gant « 4X42C » n'a pas été testé en coupure par lame, ce que le X signale — et non un niveau nul.

Normes applicables

NF EN 388+A1
Risques mécaniques : abrasion, coupure par lame, déchirure, perforation, coupure ISO 13997 et impact.
NF EN ISO 21420
Exigences générales : innocuité, dextérité, tailles, marquage. Aucun gant n'est conforme sans elle.
NF EN ISO 374-1
Produits chimiques dangereux : type A, B ou C selon le nombre de produits testés, complété par les lettres identifiant ces produits.
NF EN ISO 374-5
Micro-organismes. La mention « VIRUS » sous le pictogramme atteste en plus de l'essai contre les virus.
NF EN 407
Risques thermiques : inflammabilité, chaleur de contact, chaleur convective, chaleur radiante, petites et grosses projections de métal en fusion.
NF EN 511
Froid : froid convectif, froid de contact, perméabilité à l'eau.
NF EN 16350
Propriétés électrostatiques des gants — indispensable en zone ATEX.
NF EN 60903
Gants isolants pour travaux électriques sous tension.

NF EN 388 — lire les six positions du marquage

Un X à une position signifie « non testé » ou « essai non applicable au matériau ». Ce n'est pas un zéro.

1ᵉ position Résistance à l'abrasion — 4 niveaux

Niveau 0 à 4. Nombre de cycles avant perforation par un abrasif.

2ᵉ position Résistance à la coupure par lame — 5 niveaux

Niveau 0 à 5, essai dit « coup test ». Résultat peu fiable sur les matériaux qui émoussent la lame ; la position 5 prend alors le relais.

3ᵉ position Résistance à la déchirure — 4 niveaux

Niveau 0 à 4. Force nécessaire pour propager une amorce de déchirure.

4ᵉ position Résistance à la perforation — 4 niveaux

Niveau 0 à 4. Force nécessaire pour transpercer avec une pointe normalisée. Ne présume pas de la résistance aux aiguilles fines.

5ᵉ position Coupure ISO 13997 — A à F

Lettre A (le plus faible) à F (le plus élevé). C'est cette valeur qui fait référence pour les gants anticoupure ; elle n'apparaît que depuis la version 2016 de la norme.

6ᵉ position Protection contre les chocs — P

La lettre P atteste d'une protection contre les impacts sur le dos de la main. Absence de lettre : essai non revendiqué.

NF EN ISO 374-1 — types de gants chimiques

Les lettres qui suivent le pictogramme « erlenmeyer » identifient les produits chimiques testés, dans une liste normalisée. Un gant testé sur l'acétone ne protège pas des autres solvants.

Type A Six produits chimiques au moins

Temps de passage d'au moins 30 minutes pour six produits de la liste normalisée.

Type B Trois produits chimiques au moins

Temps de passage d'au moins 30 minutes pour trois produits.

Type C Un produit chimique au moins

Temps de passage d'au moins 30 minutes pour un seul produit. Protection la plus limitée.

Protection respiratoire

Un demi-masque filtrant se choisit sur deux critères : son efficacité de filtration et sa fuite totale vers l'intérieur, c'est-à-dire ce qui passe à côté du filtre faute d'étanchéité au visage. Le second critère est celui qui décide sur le terrain — d'où l'importance des essais d'ajustement.

Normes applicables

NF EN 149+A1
Demi-masques filtrants contre les particules : FFP1, FFP2, FFP3.
NF EN 143
Filtres à particules (P1, P2, P3) montés sur masque.
NF EN 14387
Filtres anti-gaz et combinés, désignés par une lettre et une couleur selon la famille de gaz.
NF EN 136 / NF EN 140
Masques complets et demi-masques et quarts de masque.

Demi-masques filtrants (NF EN 149+A1)

Les valeurs de fuite totale vers l'intérieur sont celles publiées par l'INRS.

FFP1 Arrêt d'au moins 80 % de l'aérosol d'essai

Fuite totale vers l'intérieur admise : 22 %. Poussières sans toxicité spécifique.

FFP2 Arrêt d'au moins 94 %

Fuite totale vers l'intérieur admise : 8 %.

FFP3 Arrêt d'au moins 99,95 %

Fuite totale vers l'intérieur admise : 2 %. Niveau exigé pour l'amiante et les agents CMR.

NR Non réutilisable

Usage limité à une seule vacation de travail.

R Réutilisable

Utilisable sur plus d'une vacation, après nettoyage selon la notice.

D Essai de colmatage à la dolomie

Le masque conserve une résistance respiratoire acceptable après empoussièrement.

Vêtements de protection et haute visibilité

Pour la haute visibilité, la classe ne dépend pas du modèle mais de la surface de matière visible — et cette surface est mesurée sur la plus petite taille disponible. Un même vêtement peut donc être de classe 2 en taille S et de classe 3 à partir du M.

Normes applicables

NF EN ISO 20471 et /A1
Vêtements à haute visibilité : trois classes selon les surfaces de matière fluorescente et rétroréfléchissante.
NF EN 17353
Visibilité modérée — entrepôts, sites logistiques. Ne remplace pas la haute visibilité au bord d'une route.
NF EN 343
Protection contre la pluie : classe de résistance à la pénétration de l'eau (WP), classe de résistance à la vapeur d'eau (Ret), et R ou X selon que le vêtement a été contrôlé sous simulateur de pluie.
NF EN ISO 11612
Protection contre la chaleur et la flamme.
NF EN ISO 11611
Vêtements pour le soudage et les techniques connexes.
NF EN 1149-5
Propriétés électrostatiques des vêtements — requis en zone ATEX.
NF EN 13034
Protection limitée contre les produits chimiques liquides (type 6).
NF EN 510
Vêtements limitant le risque de happement par des pièces en mouvement.

NF EN ISO 20471 — classes de haute visibilité

Surfaces minimales mesurées sur la plus petite taille disponible. Elles ne doivent pas être réduites par un logo, un lettrage ou une étiquette. La visibilité doit être assurée à 360°.

Classe 3 Niveau le plus élevé — trafic jusqu'à 90 km/h

Travail dans l'obscurité. Fluorescent : 0,80 m². Rétroréfléchissant : 0,20 m². Doit couvrir le torse et comporter au minimum des bandes sur les manches ou sur les jambes longues du pantalon.

Classe 2 Niveau intermédiaire — trafic jusqu'à 50 km/h

Travail dans la pénombre. Fluorescent : 0,50 m². Rétroréfléchissant : 0,13 m².

Classe 1 Niveau le plus faible — trafic jusqu'à 30 km/h

Lumière du jour uniquement. Ne convient pas à un travail le long de la voie publique. Fluorescent : 0,14 m². Rétroréfléchissant : 0,10 m². Matières à caractéristiques combinées : 0,20 m².

Cycles de lavage Nombre maximal indiqué sur l'étiquette

Garanti uniquement pour les matières fluorescentes et rétroréfléchissantes, pas pour les fermetures ni les accessoires. Au-delà, la performance de visibilité n'est plus assurée.

NF EN 343 — protection contre la pluie

Le marquage superpose trois lignes : WP, Ret, puis R ou X.

WP 1 à 4 Résistance à la pénétration de l'eau

Quatre classes, l'imperméabilité croissant avec le chiffre.

Ret 1 à 4 Résistance à la vapeur d'eau

Respirabilité. Un vêtement de classe Ret 1 est non respirant : sa durée de port doit être limitée selon la température.

R Essai sous simulateur de pluie réalisé

Le vêtement prêt-à-porter a été contrôlé sous pluie simulée.

X Essai non réalisé

Le vêtement n'a pas été soumis à l'essai sous simulateur de pluie.

Protection contre les chutes de hauteur

Aucun de ces composants ne protège seul : un harnais sans point d'ancrage et sans absorbeur adapté n'est pas un système d'arrêt de chute. Ce sont aussi les seuls EPI, avec la protection respiratoire et les gilets gonflables, à faire l'objet d'une vérification périodique obligatoire tous les douze mois.

Normes applicables

NF EN 361
Harnais d'antichute — le seul dispositif de préhension du corps admis dans un système d'arrêt de chute.
NF EN 355
Absorbeurs d'énergie.
NF EN 360
Antichutes à rappel automatique.
NF EN 353-1 et -2
Antichutes mobiles sur support d'assurage rigide (-1) ou flexible (-2).
NF EN 358
Ceintures et longes de maintien au travail — ne sont pas des dispositifs d'arrêt de chute.
NF EN 795
Dispositifs d'ancrage.
NF EN 362
Connecteurs.
Les barèmes de ces normes ne sont pas publiés dans les brochures INRS consultées : nous indiquons donc l'objet de chaque norme sans reconstituer de table de niveaux. Le détail figure dans la norme elle-même et dans la notice d'instructions du fabricant, qui doit accompagner tout EPI.

Protection de l'ouïe

Le chiffre d'atténuation affiché sur l'emballage est obtenu en laboratoire : l'atténuation réellement obtenue au poste dépend surtout du bon positionnement et de la durée de port. Une protection retirée cinq minutes par heure perd l'essentiel de son efficacité.

Normes applicables

NF EN 352-1
Serre-tête.
NF EN 352-2
Bouchons d'oreille.
NF EN 352-3
Serre-tête montés sur casque de protection.
NF EN 458
Recommandations de sélection, d'utilisation et d'entretien des protecteurs auditifs.
Les barèmes de ces normes ne sont pas publiés dans les brochures INRS consultées : nous indiquons donc l'objet de chaque norme sans reconstituer de table de niveaux. Le détail figure dans la norme elle-même et dans la notice d'instructions du fabricant, qui doit accompagner tout EPI.

Ce que le code du travail impose à l'employeur

La norme dit comment mesurer, le code du travail dit qui doit fournir
R4321-4

Fournir les EPI quand la protection collective ne suffit pas

L'employeur met à disposition des EPI appropriés et, si nécessaire, les vêtements de travail appropriés, lorsque les risques ne peuvent pas être évités ou suffisamment limités par des moyens de protection collective. L'EPI est le dernier maillon, pas le premier.

Lire l'article
R4323-95

Gratuité, entretien, remplacement

« Les équipements de protection individuelle et les vêtements de travail […] sont fournis gratuitement par l'employeur qui assure leur bon fonctionnement et leur maintien dans un état hygiénique satisfaisant par les entretiens, réparations et remplacements nécessaires. » Aucune retenue sur salaire, aucun achat à la charge du salarié.

Lire l'article
R4323-104

Informer sur ce que protège l'EPI

Le salarié doit être informé des risques contre lesquels l'EPI le protège, des conditions d'utilisation et notamment des usages auxquels il est réservé, des instructions ou consignes le concernant et des conditions de mise à disposition. Remettre un EPI sans expliquer sa limite d'emploi ne satisfait pas cette obligation.

Lire l'article
R4323-99

Vérifications périodiques

Des arrêtés déterminent les EPI pour lesquels l'employeur procède ou fait procéder à des vérifications périodiques, afin de déceler en temps utile tout défaut susceptible de créer des situations dangereuses. L'arrêté du 19 mars 1993 en fixe la liste, limitative, avec une périodicité de douze mois.

Lire l'article

Les seuls EPI soumis à vérification périodique obligatoire

Contrairement à une idée répandue, tous les EPI de catégorie III ne sont pas soumis à une vérification annuelle réglementaire. L'arrêté du 19 mars 1993 fixe une liste limitative de cinq familles, à vérifier dans les douze mois précédents :

  • Appareils de protection respiratoire autonomes destinés à l'évacuation
  • Appareils de protection respiratoire et équipements complets destinés à des interventions accidentelles en milieu hostile
  • Gilets de sauvetage gonflables
  • Systèmes de protection individuelle contre les chutes de hauteur
  • Stocks de cartouches filtrantes anti-gaz pour appareils de protection respiratoire

Cela ne dispense évidemment pas des contrôles avant chaque usage, ni des échéances de révision fixées par la notice d'instructions du fabricant, qui peuvent être plus courtes.

Cet outil décode des marquages, il ne choisit pas votre EPI. Le niveau de performance nécessaire découle de votre évaluation des risques, et la référence qui fait foi reste la notice d'instructions du fabricant, qui doit accompagner tout EPI et préciser la signification des marquages, les conditions d'emploi, l'entretien et la durée de vie.

Questions fréquentes sur les normes et catégories d'EPI

Catégories, EN 388, S1P, haute visibilité, FFP, vérifications

Elles viennent du règlement (UE) 2016/425 et classent les EPI selon la gravité du risque, pas selon leur qualité. La catégorie I couvre les risques minimaux : blessures mécaniques superficielles, produits d'entretien peu nocifs, contact avec des surfaces n'excédant pas 50 °C, conditions atmosphériques non extrêmes. La catégorie III couvre les risques pouvant avoir des conséquences mortelles ou irréversibles, énumérés limitativement en douze familles. La catégorie II est la catégorie par défaut : tout ce qui ne relève ni de I ni de III, soit l'essentiel des EPI portés au quotidien. Le classement conditionne la procédure de conformité, donc ce que vous devez trouver sur le marquage.

Au numéro à quatre chiffres qui suit le marquage CE. Un EPI de catégorie III est soumis à l'examen UE de type et à un contrôle continu de la production : le numéro identifie l'organisme notifié qui assure ce suivi. Un EPI de catégorie I porte un CE seul, sans numéro, parce que le fabricant s'autocertifie. Un EPI de catégorie II passe l'examen UE de type mais son marquage CE n'est pas suivi du numéro. C'est donc le moyen le plus rapide de repérer, sur un harnais ou un masque, si vous avez bien affaire à un catégorie III.

Six positions, dans cet ordre : résistance à l'abrasion (niveaux 0 à 4), résistance à la coupure par lame selon l'essai « coup test » (0 à 5), résistance à la déchirure (0 à 4), résistance à la perforation (0 à 4), résistance à la coupure selon l'ISO 13997 (lettres A à F), et protection contre les chocs (lettre P si l'essai est revendiqué). Deux pièges. Un X ne veut pas dire « niveau nul » mais « non testé » ou « essai non applicable au matériau ». Et pour un gant anticoupure, c'est la lettre A à F qui fait référence, pas le deuxième chiffre : sur les matériaux qui émoussent la lame, l'essai coup test donne des résultats peu fiables.

Ce sont des paquets d'exigences qui s'empilent. SB est la base : embout de protection et résistance au glissement. S1 ajoute le talon absorbeur d'énergie et la semelle antistatique. S2 ajoute la résistance à l'eau sur la tige. S3 ajoute l'insert anti-perforation métallique et la semelle à crampons. S6 est un S2 dont la chaussure entière résiste à l'eau, et S7 un S3 dont la chaussure entière résiste à l'eau. Depuis la version 2022 de la norme, l'anti-perforation non métallique se marque S3L (pointe d'essai de 4,5 mm) ou S3S (pointe de 3,0 mm), et de même S7L et S7S. Le marquage S1P provient de la version antérieure : une paire achetée sous cette référence reste parfaitement utilisable, mais vous ne la retrouverez plus dans les catalogues récents.

Non. La norme NF EN ISO 20471 est explicite : la classe 1 « ne convient pas à un travail le long de la voie publique ». Elle n'assure la visibilité qu'à la lumière du jour et pour un trafic jusqu'à 30 km/h. La classe 2 vise le travail dans la pénombre et un trafic jusqu'à 50 km/h, la classe 3 le travail dans l'obscurité et un trafic jusqu'à 90 km/h. Attention aussi à la taille : les surfaces minimales de matière visible sont mesurées sur la plus petite taille disponible du modèle, si bien qu'un même vêtement peut être de classe 2 en S et de classe 3 à partir du M. Vérifiez le chiffre imprimé à côté du pictogramme sur l'étiquette de la pièce que vous portez.

Un casque conforme à la NF EN 397 protège contre la chute d'objets sur le sommet du crâne, et c'est tout ce qui est garanti d'office. Il n'est pas destiné à protéger des chocs appliqués en dehors du sommet du crâne. Le froid, la chaleur, l'électricité, l'écrasement latéral et le métal en fusion relèvent d'exigences facultatives que le fabricant doit revendiquer : elles apparaissent alors en clair sur la calotte, sous la forme « −30 °C », « +150 °C », « 440 V alternatif », « LD » ou « MM ». Pour une protection contre les chocs latéraux et la pénétration, il faut un casque haute performance NF EN 14052 ; pour travailler près de parties sous tension, un casque isolant NF EN 50365.

La liste est limitative et fixée par l'arrêté du 19 mars 1993, pris en application de ce qui est aujourd'hui l'article R4323-99 du code du travail. Cinq familles sont concernées, avec une vérification générale périodique dans les douze mois précédents : les appareils de protection respiratoire autonomes destinés à l'évacuation ; les appareils de protection respiratoire et équipements complets destinés à des interventions accidentelles en milieu hostile ; les gilets de sauvetage gonflables ; les systèmes de protection individuelle contre les chutes de hauteur ; et les stocks de cartouches filtrantes anti-gaz. Contrairement à une idée répandue, tous les EPI de catégorie III ne sont pas soumis à cette vérification annuelle réglementaire — mais la notice du fabricant peut, elle, imposer ses propres échéances de révision.

Ce sont les trois classes de demi-masques filtrants contre les particules de la norme NF EN 149+A1. Un FFP1 arrête au moins 80 % de l'aérosol d'essai, un FFP2 au moins 94 %, un FFP3 au moins 99,95 %. Mais le critère décisif est le second : la fuite totale vers l'intérieur admise, c'est-à-dire l'air qui passe à côté du filtre faute d'étanchéité au visage. Elle est de 22 % pour un FFP1, 8 % pour un FFP2 et 2 % pour un FFP3. Autrement dit, un FFP3 mal ajusté protège moins bien qu'un FFP2 correctement porté : c'est tout l'objet des essais d'ajustement. La mention NR signifie non réutilisable, R réutilisable, et D que l'essai de colmatage à la dolomie a été satisfait.

Non. L'article R4323-95 du code du travail prévoit que les équipements de protection individuelle et les vêtements de travail sont fournis gratuitement par l'employeur, qui assure en outre leur bon fonctionnement et leur maintien dans un état hygiénique satisfaisant par les entretiens, réparations et remplacements nécessaires. Aucune retenue sur salaire, aucune caution, aucun achat à la charge du salarié n'est admis, y compris pour les chaussures de sécurité. Pour les intérimaires, les conditions de fourniture relèvent de l'article L1251-23 : les EPI sont en principe fournis par l'entreprise utilisatrice.

Non, et c'est une confusion fréquente. Une norme est un référentiel technique d'essai et de marquage : elle dit comment mesurer une performance et comment l'afficher. Ce qui rend un EPI obligatoire à un poste, c'est votre évaluation des risques et l'article R4321-4 du code du travail, qui impose de mettre à disposition des EPI appropriés lorsque les risques ne peuvent pas être suffisamment limités par des moyens de protection collective. La norme intervient ensuite, pour choisir le bon niveau de performance. Une conséquence pratique : afficher « gants EN 388 obligatoires » ne veut rien dire, puisque la norme couvre aussi bien un gant 1X1XX qu'un gant 4X43F.
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