Fin de contrat

Prise d'acte de rupture du contrat

Notifiez la rupture du contrat aux torts de l'employeur pour manquements graves.

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Conseils pratiques

  • Envoyez par LRAR pour garder une preuve de la date de réception
  • Conservez toujours une copie signée de votre courrier
  • Pour toute situation complexe, consultez un avocat en droit social

Prise d'acte de rupture : une arme juridique puissante

La prise d'acte de rupture est un mode de rupture du contrat de travail par lequel le salarié met fin à son CDI en imputant la responsabilité à l'employeur pour des manquements graves. C'est une démarche risquée qui doit être mûrement réfléchie.

Si le juge estime les manquements suffisamment graves, la rupture produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse : indemnités de licenciement, dommages-intérêts et indemnité compensatrice de préavis. Dans le cas contraire, elle produit les effets d'une démission.

Consultez impérativement un avocat en droit du travail avant d'envoyer ce courrier. Rassemblez toutes les preuves des manquements (mails, courriers, attestations de témoins, certificats médicaux) car la charge de la preuve repose sur le salarié.

Questions fréquentes

Les tribunaux reconnaissent notamment : le non-paiement du salaire, le harcèlement, la modification unilatérale du contrat, le non-respect des règles de sécurité ou la discrimination. Les faits doivent être suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat.

Pas immédiatement. Le salarié doit saisir le Conseil de prud'hommes. Si la prise d'acte est requalifiée en licenciement, France Travail régularise les droits rétroactivement. En attendant, aucune allocation n'est versée.

Non, la prise d'acte entraîne la cessation immédiate du contrat. Le salarié quitte l'entreprise dès l'envoi du courrier, sans exécuter de préavis.