Droit du Travail · Mis à jour 2026

Simulateur d'Indemnité de Licenciement
& Rupture Conventionnelle

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Indemnité légale de licenciement

3 750,00 €

Sur la base de 5 ans d'ancienneté · Salaire réf. 3 000,00 €/mois

Détail du calcul

Tranche Années Taux Montant
1 à 10 ans 5,00 ¼ de mois / an 3 750,00 €
Total indemnité principale 3 750,00 €

Autres sommes potentielles

Indemnité compensatrice de préavis
6 000,00 €
2 mois de préavis (légal)
Congés payés non pris (estimation)
284,09 €
≈ 1/12 du salaire annuel (10% brut)
Total brut estimé (indicatif)
9 750,00 €
Indemnité + préavis. Les congés payés s'ajoutent selon votre solde réel.

Régime fiscal (2026)

Élément Montant Statut fiscal
Part exonérée d'IR 3 750,00 € Exonérée
Plafond exonération IR : 94 200 € (2 × PASS 2025)
Attention : Ce simulateur calcule les minima légaux. Votre convention collective peut prévoir des montants supérieurs. Consultez un avocat ou le Conseil de Prud'hommes en cas de litige.

Comparatif Licenciement vs Rupture Conventionnelle

Critère Licenciement Rupture Conventionnelle
Indemnité minimale = Indemnité légale ≥ Indemnité légale (négociable)
Droit au chômage (ARE) Oui Oui
Préavis Obligatoire (ou ICP) Non (date libre)
Accord des deux parties Non Obligatoire
Délai de rétractation 15 jours calendaires
Homologation DREETS Requise (15 j. d'instruction)

Comprendre l'indemnité de licenciement en 2026

Calcul de l'indemnité légale

L'indemnité légale de licenciement est fixée par l'article R1234-2 du Code du travail. Elle se calcule en deux tranches :

  • 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années ;
  • 1/3 de mois de salaire par année d'ancienneté au-delà de 10 ans.

Le salaire de référence retenu est la formule la plus favorable entre : la moyenne mensuelle des 12 derniers mois précédant la notification, ou le tiers des 3 derniers mois (les primes annuelles ou exceptionnelles étant proratisées). L'indemnité est due dès 8 mois d'ancienneté ininterrompus (art. L1234-9). En cas d'inaptitude d'origine professionnelle, l'indemnité est doublée (art. L1226-14).

Licenciement vs Rupture conventionnelle

Le calcul de l'indemnité minimale est identique dans les deux cas (art. L1237-13 C. trav.). La différence est procédurale :

  • Licenciement : décision unilatérale de l'employeur. Le salarié doit exécuter un préavis (1 à 3 mois selon l'ancienneté et la convention collective), sauf dispense.
  • Rupture conventionnelle : accord mutuel formalisé lors d'un ou plusieurs entretiens. Chaque partie dispose d'un délai de rétractation de 15 jours calendaires, puis la convention est soumise à homologation de la DREETS (15 jours d'instruction). Aucun préavis n'est imposé ; la date de fin de contrat est librement fixée.

Dans les deux cas, le salarié bénéficie de l'ARE (allocation de retour à l'emploi) versée par France Travail, sous réserve de remplir les conditions d'affiliation (6 mois sur 24 mois, ou 36 mois pour les plus de 53 ans).

Fiscalité de l'indemnité

L'indemnité de licenciement (légale ou conventionnelle) bénéficie d'un régime fiscal avantageux (art. 80 duodecies du CGI) :

  • Exonération d'impôt sur le revenu : dans la limite du plus élevé entre le montant légal/conventionnel, 2 fois la rémunération annuelle brute, ou 50 % de l'indemnité totale.
  • Plafond absolu : l'exonération ne peut excéder 2 fois le PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale), soit environ 94 200 € en 2026 (47 100 € x 2).
  • Cotisations sociales : la part exonérée d'IR est également exonérée de cotisations sociales, dans la limite de 2 PASS. La CSG/CRDS est due sur la fraction dépassant le montant légal/conventionnel.

Pour la rupture conventionnelle, le régime fiscal est le même, mais un forfait social de 30 % est à la charge de l'employeur sur la part exonérée de cotisations (art. L137-15 CSS).

Indemnité conventionnelle vs légale

L'article L1234-9 du Code du travail pose un principe fondamental : c'est toujours l'indemnité la plus favorable au salarié qui s'applique, entre le minimum légal et le barème de la convention collective. Certaines conventions collectives prévoient des indemnités significativement supérieures :

  • Métallurgie (IDCC 3248) : jusqu'à 1/3 de mois dès la 1re année pour les ingénieurs et cadres ;
  • Syntec (IDCC 1486) : 1/3 de mois par année pour les cadres dès la 2e année ;
  • Commerce de gros (IDCC 573) : barème progressif majoré au-delà de 15 ans.

Avant toute négociation, consultez votre convention collective (mentionnée sur votre bulletin de paie) ou utilisez le moteur de recherche du site legifrance.gouv.fr.

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Questions fréquentes sur l'indemnité de licenciement

Vous avez droit à l'indemnité légale de licenciement à partir de 8 mois d'ancienneté ininterrompus dans l'entreprise (article L1234-9 du Code du travail). En dessous de ce seuil, aucune indemnité n'est due (sauf disposition conventionnelle plus favorable).

Le salaire de référence est la formule la plus favorable entre : la moyenne mensuelle des 12 derniers mois, ou le tiers de la rémunération des 3 derniers mois (en incluant les primes proportionnelles). Vos primes annuelles doivent être proratisées.

L'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement est exonérée d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales dans la limite du plus élevé de ces montants : 2 fois la rémunération annuelle brute, ou 50 % du montant de l'indemnité (sans jamais dépasser 2 fois le PASS, soit environ 87 984 € en 2025). Au-delà, la fraction est soumise à l'IR et aux cotisations sociales.

Oui. La rupture conventionnelle homologuée donne accès à l'allocation de retour à l'emploi (ARE) versée par France Travail, au même titre qu'un licenciement. Il faut toutefois avoir travaillé au moins 6 mois sur les 24 derniers mois (36 mois pour les +53 ans).

Non. L'indemnité légale est un plancher absolu. Votre employeur ne peut en aucun cas vous verser moins que le montant calculé selon la formule légale. Si votre convention collective ou votre contrat prévoit un montant supérieur, c'est ce montant supérieur qui s'applique.
Résumé
  • Ancienneté 5 ans
  • Salaire réf. 3 000,00 €
  • Type Licenciement
  • Indemnité estimée 3 750,00 €
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Ce simulateur est fourni à titre indicatif. Les montants réels peuvent varier selon votre convention collective, votre contrat et la jurisprudence. Pour toute contestation, consultez un avocat en droit social ou France Travail.
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