Conditions de travail

Demande de télétravail

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Conseils pratiques

  • L'accord de télétravail doit être formalisé (avenant ou accord d'entreprise)
  • L'employeur peut refuser avec un motif valable
  • Les frais liés au télétravail peuvent être remboursés par l'employeur

Télétravail : cadre légal et rédaction de la demande

Depuis les ordonnances Macron de 2017, le télétravail est encadré par les articles L1222-9 à L1222-11 du Code du travail. Il peut être mis en place par accord collectif, charte de l'employeur ou simple accord entre les parties. Le salarié peut formuler sa demande par tout moyen.

L'employeur peut refuser le télétravail, mais il doit motiver son refus si un accord collectif ou une charte le prévoit dans l'entreprise. En l'absence d'accord ou de charte, le refus n'a pas besoin d'être motivé, mais le salarié en CDI peut renouveler sa demande.

Le télétravailleur bénéficie des mêmes droits que les salariés sur site : rémunération, formation, entretien annuel, tickets restaurant (si applicables). L'employeur doit prendre en charge les frais liés au télétravail (matériel, connexion, électricité).

Questions fréquentes

En circonstances normales, non. Toutefois, en cas de force majeure (épidémie, catastrophe naturelle), l'article L1222-11 permet à l'employeur d'imposer le télétravail sans l'accord du salarié pour assurer la continuité de l'activité.

La loi ne fixe aucun nombre maximal. C'est l'accord collectif, la charte d'entreprise ou l'accord individuel qui le détermine. En pratique, 2 à 3 jours par semaine est le rythme le plus courant en France en 2026.

Oui, l'employeur doit prendre en charge les coûts liés au télétravail. L'URSSAF admet une allocation forfaitaire exonérée de 10,70 € par jour de télétravail hebdomadaire (soit 21,40 € pour 2 jours/semaine).