Disciplinaire & Rupture

Mise à pied disciplinaire

Notifiez une mise à pied disciplinaire après entretien préalable obligatoire.

Conforme au Code du travail · Modèle · Export PDF gratuit

Prévisualisation en temps réel

Conseils pratiques

  • La mise à pied disciplinaire exige un entretien préalable obligatoire (art. L1332-2)
  • Sa durée doit être proportionnée à la faute et fixée par le règlement intérieur
  • La notification doit intervenir au plus tôt 2 jours ouvrables après l'entretien et au plus tard 1 mois après
  • Le salarié n'est pas rémunéré pendant la mise à pied

Bien notifier une mise à pied disciplinaire

La mise à pied disciplinaire est une sanction qui suspend temporairement le contrat de travail et la rémunération du salarié. Elle se distingue de la mise à pied conservatoire (dans l'attente d'un licenciement) par son caractère de sanction définitive. Sa durée doit être fixée dès la notification.

Contrairement à l'avertissement, la mise à pied disciplinaire exige un entretien préalable obligatoire (article L1332-2). La notification ne peut intervenir moins de 2 jours ouvrables ni plus d'un mois après l'entretien. La durée maximale doit être prévue par le règlement intérieur.

La durée de la mise à pied doit être proportionnée à la faute commise. Les tribunaux annulent régulièrement des mises à pied jugées excessives. Si votre entreprise n'a pas de règlement intérieur fixant la durée maximale, la sanction peut être contestée avec succès.

Exemple concret : un salarié refuse à plusieurs reprises de porter ses EPI malgré un avertissement. L'employeur le convoque par écrit à un entretien préalable (tenu le 10 juin), recueille ses explications, puis lui notifie le 15 juin — soit entre 2 jours ouvrables et 1 mois après l'entretien — une mise à pied disciplinaire de 3 jours ouvrables (durée prévue au règlement intérieur), du 22 au 24 juin, avec retenue de salaire correspondante. C'est exactement la lettre que génère le formulaire ci-dessus.

Questions fréquentes

La loi ne fixe pas de durée maximale. C'est le règlement intérieur qui doit la prévoir (souvent 3 à 8 jours). Sans règlement intérieur mentionnant cette durée, la mise à pied peut être annulée par le juge.

Non. La mise à pied disciplinaire entraîne la suspension du contrat de travail : le salarié ne travaille pas et n'est pas rémunéré pendant toute la durée de la sanction. Les jours sont déduits de son bulletin de paie.

La mise à pied disciplinaire est une sanction en soi, avec une durée définie. La mise à pied conservatoire est une mesure provisoire dans l'attente d'une sanction (souvent un licenciement pour faute grave). Si le licenciement est prononcé, le salarié n'est pas payé ; sinon, il doit percevoir un rappel de salaire.