Terminologie NF EN 13306 · Niveaux NF X 60-000

Générateur d'ordre de travail de maintenance

Remplissez l'OT, l'outil en fait un document propre à imprimer ou à enregistrer en PDF. Il vérifie au passage quels documents de sécurité sont obligatoires selon les risques que vous déclarez, et vous renvoie vers le générateur correspondant. Rien n'est envoyé sur nos serveurs.

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Créer un ordre de travail

Les champs marqués d'un astérisque sont ceux sans lesquels un OT n'est pas exploitable en historique. Le reste se remplit selon vos usages.

1 Identification
Compteur mémorisé dans votre navigateur.
2 Équipement concerné
3 Nature du travail
Famille de maintenance *
Précision

Priorité * P4 — Planifiable
Les deux menus ci-dessus proposent une priorité ; les délais associés sont une convention courante, à aligner sur votre contrat de service interne.
4 Sécurité de l'intervention
Risques identifiés — cochez ce qui s'applique
Documents d'accompagnement à établir
5 Ressources prévues
6 Compte rendu d'intervention — à remplir au retour

Aperçu du document

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Ce que doit contenir un ordre de travail

Un OT n'a pas de contenu réglementaire imposé. Ce qui le rend exploitable, c'est sa capacité à répondre plus tard à trois questions : qu'a-t-on fait sur cet équipement, pourquoi, et combien cela a coûté. Les six blocs ci-dessous couvrent ce socle.

Identification
  • Numéro d'OT unique et traçable
  • Date et heure d'émission
  • Émetteur et service demandeur
  • Statut de l'OT (émis, planifié, en cours, soldé)
Équipement
  • Désignation en clair
  • Repère fonctionnel (tag) issu de l'arborescence technique
  • Localisation : atelier, ligne, poste
  • Criticité de l'équipement
Nature du travail
  • Type de maintenance (NF EN 13306)
  • Symptôme constaté ou opération préventive à réaliser
  • Priorité et délai attendu
  • Niveau de maintenance requis
Sécurité
  • Risques identifiés
  • Documents d'accompagnement obligatoires
  • Habilitations et autorisations requises
  • EPI spécifiques
Ressources
  • Intervenants prévus
  • Temps alloué
  • Pièces de rechange et consommables
  • Outillage et moyens de levage
Compte rendu
  • Travaux réellement réalisés
  • Cause de la défaillance
  • Temps passé et pièces consommées
  • Remise en service et essais
  • OT de suivi éventuel

Quel type de maintenance cocher sur l'OT ?

Le piège des mots « curative » et « palliative ». Ils sont partout dans les services français, mais ils ne figurent pas dans NF EN 13306 (janvier 2018), la terminologie européenne, qui distingue seulement la maintenance corrective immédiate et différée. Curative et palliative sont définies par la norme française NF X 60-000 (avril 2016). Les deux vocabulaires sont utilisables ; l'erreur est de présenter le second comme s'il venait de la norme européenne.
TypeCe qui déclenche l'interventionRéférence
Corrective — Immédiate Réalisée sans délai après la détection de la panne. NF EN 13306
Corrective — Différée Retardée conformément à des règles de maintenance données (fin de série, arrêt planifié…). NF EN 13306
Corrective — Curative (réparation) Rétablit durablement la fonction. Terme français : NF X 60-000, absent de NF EN 13306. NF X 60-000
Corrective — Palliative (dépannage) Rétablit provisoirement tout ou partie de la fonction. Terme français : NF X 60-000, absent de NF EN 13306. NF X 60-000
Préventive — Systématique Déclenchée par un échéancier : calendrier, heures de marche, nombre de cycles. NF EN 13306
Préventive — Conditionnelle Déclenchée par la surveillance de l'état du bien : mesure, inspection, seuil franchi. NF EN 13306
Préventive — Prévisionnelle Déclenchée par l'analyse et la projection de l'évolution de paramètres dégradants. NF EN 13306
Amélioration / modification — Travaux d'amélioration Fiabilisation, mise en conformité, modification de l'installation. Hors norme

Pour le détail des définitions et de leur articulation, voir notre dossier les types de maintenance.

Les 5 niveaux de maintenance : qui intervient ?

Le niveau ne décrit pas la gravité de la panne mais la technicité de l'opération, donc le profil de celui qui doit la réaliser. Le porter sur l'OT évite d'envoyer un opérateur sur une intervention de niveau 4. Ces niveaux sont définis par NF X 60-000 (avril 2016), qui a succédé à l'ancienne NF X 60-010 de 1994 encore souvent citée.

NiveauNature des opérationsQui intervient
1 Réglages simples, sans démontage Exploitant de l'équipement sur place
2 Dépannage par échange standard, opérations mineures de préventif Technicien habilité, sur place
3 Diagnostic et réparation par échange de composants Technicien spécialisé, sur place ou en atelier
4 Travaux importants de maintenance corrective ou préventive Équipe encadrée par un technicien spécialisé, atelier spécialisé
5 Rénovation, reconstruction, réparation lourde Constructeur ou reconstructeur, moyens proches de la fabrication

Les documents que l'OT doit déclencher

C'est là que se joue la valeur d'un OT bien construit : il sert de point de départ aux autorisations de travail. Voici ce que chaque risque impose, et sur quelle base.

Intervention nécessitant une consignation (énergie électrique, fluide, mécanique)
Document : Attestation de consignation (LOTO)
Code du travail, art. R4544-1 et suivants pour le risque électrique ; art. R4323-13 et suivants pour la mise à l'arrêt des équipements de travail.
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Travaux par point chaud (soudage, meulage, oxycoupage, décapage thermique)
Document : Permis de feu
Aucun texte n'impose le permis de feu en tant que tel : il relève des règles internes et des exigences de l'assureur. En revanche, les « travaux de soudage oxyacétylénique exigeant le recours à un permis de feu » figurent au point 21 de l'arrêté du 19 mars 1993 : plan de prévention écrit obligatoire dès qu'une entreprise extérieure intervient.
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Accès à un espace confiné (cuve, fosse, silo, égout, capacité)
Document : Permis d'entrée en espace confiné
Les « travaux dans ou sur des cuves et accumulateurs de matière ou en atmosphère confinée » figurent au point 18 de l'arrêté du 19 mars 1993 : plan de prévention écrit obligatoire dès qu'une entreprise extérieure intervient. Mesures d'atmosphère et surveillant à l'extérieur restent la règle de l'art.
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Travaux du bâtiment ou de génie civil exposant à une chute de plus de 3 mètres
Document : Plan de prévention écrit (entreprise extérieure)
Point 12 de l'arrêté du 19 mars 1993 pris pour l'application de l'art. R4512-7 : plan de prévention écrit obligatoire. Hors BTP, la protection contre les chutes reste régie par les art. R4323-58 et suivants.
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Intervention en zone ATEX (atmosphère explosive)
Document : Permis de travail en zone ATEX
Point 2 de l'arrêté du 19 mars 1993 (substances explosives, comburantes, extrêmement ou facilement inflammables) : plan de prévention écrit obligatoire pour une entreprise extérieure. Zonage et matériel conformes aux art. R4227-42 et suivants.
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Intervention réalisée par une entreprise extérieure
Document : Plan de prévention
Inspection commune préalable obligatoire (art. R4512-2). Plan de prévention écrit dès 400 heures de travail prévisibles sur 12 mois, ou pour les travaux dangereux listés par l'arrêté du 19 mars 1993 (art. R4512-7).
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Exposition à des rayonnements ionisants (gammagraphie, source radioactive)
Document : Plan de prévention écrit + permis de radiographie
Point 1 de l'arrêté du 19 mars 1993 : plan de prévention écrit obligatoire pour une entreprise extérieure. Suivi de l'exposition selon les art. R4451-1 et suivants.
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Ouverture de circuit ou intervention sur produit chimique dangereux
Document : Permis d'ouverture de circuit chimique
Point 2 de l'arrêté du 19 mars 1993 pour les substances très toxiques, toxiques, nocives, cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction : plan de prévention écrit obligatoire pour une entreprise extérieure. Fiche de données de sécurité à mettre à disposition de l'intervenant.
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Le cycle de vie d'un ordre de travail

Étape 1
Demande d'intervention

Émise par la production ou l'exploitant. Elle signale un besoin, elle n'engage encore personne.

Étape 2
Création de l'OT

Le service maintenance qualifie la demande, fixe le type, la priorité et le niveau, et engage ses moyens.

Étape 3
Préparation

Pièces réservées, outillage réuni, autorisations de travail établies, créneau négocié avec la production.

Étape 4
Réalisation

Consignation si nécessaire, intervention, essais. Le temps réel se note pendant, jamais de mémoire le lendemain.

Étape 5
Clôture

Compte rendu, cause de la défaillance, remise en service prononcée et signée, déconsignation.

Étape 6
Exploitation

L'OT soldé alimente l'historique de l'équipement, le calcul du MTBF et du MTTR, et le plan de préventif.

Les indicateurs qui se calculent à partir de vos OT soldés : MTBF, MTTR et coût de panne · TRS.

Cinq erreurs qui rendent un historique inexploitable

  1. Pas de repère fonctionnel. Sans tag, impossible d'agréger l'historique d'un équipement : « compresseur » et « compresseur atelier » deviennent deux machines différentes.
  2. La cause laissée vide. C'est le champ le plus souvent oublié et le seul qui permette de basculer du curatif au préventif.
  3. Le temps passé arrondi à la demi-journée. Un MTTR calculé sur des temps déclaratifs approximatifs ne vaut rien.
  4. Un OT fourre-tout. Trois interventions sur trois équipements dans un seul OT : l'historique de chacun est faussé, et le temps n'est imputable à aucun.
  5. La remise en service non tracée. C'est pourtant elle qui engage : elle doit être prononcée, datée et signée, en particulier après consignation.

Questions fréquentes

L'ordre de travail est le document qui autorise, cadre et trace une intervention de maintenance sur un équipement. Il identifie l'équipement concerné, décrit le travail demandé, fixe une priorité, liste les risques et les documents de sécurité associés, puis recueille le compte rendu de l'intervenant. C'est la pièce de base de toute GMAO : c'est lui qui alimente l'historique de l'équipement et les indicateurs de fiabilité.

La demande d'intervention est émise par l'exploitant ou la production : elle signale un besoin. L'ordre de travail est créé par le service maintenance après analyse de cette demande : il décide de la suite à donner, affecte les ressources et déclenche l'intervention. Une demande peut être refusée ou regroupée avec d'autres ; un ordre de travail, lui, engage le service.

Aucun texte n'impose l'ordre de travail en tant que tel. En revanche, plusieurs obligations le rendent indispensable en pratique : la tenue du carnet de maintenance de certains équipements, la traçabilité des vérifications générales périodiques, et l'obligation d'établir les documents de sécurité préalables (consignation, permis de feu, plan de prévention) que l'ordre de travail sert à déclencher et à archiver.

La terminologie de référence est NF EN 13306 (janvier 2018) : maintenance corrective, immédiate ou différée, et maintenance préventive, systématique, conditionnelle ou prévisionnelle. Attention aux termes « curative » et « palliative », très répandus dans les services français : ils ne figurent pas dans NF EN 13306 mais dans la norme française NF X 60-000 (avril 2016). Les deux vocabulaires sont valables, à condition de préciser lequel on utilise.

Dès qu'une entreprise extérieure intervient, une inspection commune préalable est obligatoire. Le plan de prévention doit être établi par écrit dans deux cas : lorsque l'opération représente au moins 400 heures de travail prévisibles sur 12 mois, tous salariés et sous-traitants confondus, ou lorsque les travaux figurent sur la liste de l'arrêté du 19 mars 1993, quelle que soit leur durée.

Les cinq niveaux servent à désigner qui doit intervenir, selon la technicité de l'opération : du niveau 1, réglages simples réalisés par l'exploitant, au niveau 5, rénovation ou reconstruction confiée au constructeur. Ils sont définis par la norme NF X 60-000 d'avril 2016, qui a remplacé l'ancienne NF X 60-010 de 1994 encore souvent citée.

Aucune règle imposée : l'essentiel est que le numéro soit unique, non réutilisable et qu'il permette de retrouver l'intervention des années plus tard. Le format le plus courant combine un préfixe, l'année et un compteur séquentiel, par exemple OT-2026-0147. Le générateur propose ce format par défaut et l'incrémente localement dans votre navigateur.

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