Radioprotection — Limites réglementaires 2026

Simulateur Dosimétrie & Suivi d'Exposition

Suivez votre dose de rayonnements ionisants en temps réel, vérifiez le respect des limites réglementaires (Code du travail R.4451) et anticipez votre exposition sur l'année et les 5 ans glissants.

Instantané Confidentiel Réglementation R.4451
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Votre suivi dosimétrique
Renseignez vos données d'exposition aux rayonnements
Cat. A : susceptible de recevoir > 6 mSv/an. Cat. B : entre 1 et 6 mSv/an.
Permet d'afficher des recommandations adaptées à votre activité.
Dose efficace corps entier reçue depuis le 1er janvier.
Nombre de mois écoulés (1 à 12).
Dose corps entier cumulée de N-4 à N-1 (pour le contrôle 100 mSv / 5 ans).
Options avancées (cristallin, extrémités, peau)
Limite : 20 mSv/an (art. R.4451-6).
Limite : 500 mSv/an (mains, pieds).
Limite : 500 mSv/an (sur 1 cm²).
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Résultats de votre suivi d'exposition
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Dose Restante Annuelle (mSv)
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Statut
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Projection Fin d'Année (mSv)
Dose annuelle corps entier 0 / 20 mSv
0%

Bilan 5 ans glissants

Dose cumulée sur 5 ans 0 / 100 mSv
0%
Limite : 100 mSv sur 5 années consécutives (catégorie A uniquement).
Indicateur Valeur

Barème des limites réglementaires

Limites de doses pour les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants en France (Code du travail, articles R.4451-6 à R.4451-13).

Zone du corps Catégorie A Catégorie B Public
Corps entier (dose efficace) 20 mSv/an
100 mSv / 5 ans
6 mSv/an 1 mSv/an
Cristallin (dose équivalente) 20 mSv/an 15 mSv/an 15 mSv/an
Extrémités (mains, pieds) 500 mSv/an 150 mSv/an 50 mSv/an
Peau (sur 1 cm²) 500 mSv/an 150 mSv/an 50 mSv/an
Source : Code du travail, articles R.4451-6 à R.4451-13. Décret n°2018-437 du 4 juin 2018.

Comprendre la dosimétrie en milieu nucléaire

La dosimétrie est la science qui mesure les doses de rayonnements ionisants absorbées par le corps humain. En France, la protection des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants est encadrée par des textes réglementaires stricts, principalement le Code du travail (articles R.4451-1 à R.4451-144) et le Code de la santé publique.

Les limites réglementaires en France

Les limites de dose sont fixées par le décret n°2018-437 du 4 juin 2018, transposant la directive européenne 2013/59/Euratom. La limite de dose efficace pour un travailleur de catégorie A est de 20 mSv sur 12 mois consécutifs, avec un plafond de 100 mSv sur 5 années consécutives. Pour la catégorie B, la limite est de 6 mSv/an. Ces valeurs sont des maxima réglementaires : en application du principe ALARA, les doses reçues doivent être maintenues aussi basses que raisonnablement possible.

Catégorie A vs Catégorie B

Le classement des travailleurs est effectué par l'employeur, sur avis du médecin du travail et du conseiller en radioprotection (CRP). Un travailleur est classé en catégorie A s'il est susceptible de recevoir une dose efficace supérieure à 6 mSv par an, ou une dose équivalente supérieure aux 3/10 des limites annuelles pour les organes. La catégorie B concerne les travailleurs susceptibles de recevoir entre 1 et 6 mSv/an. Chaque catégorie a des exigences différentes en termes de suivi médical et dosimétrique.

Le suivi dosimétrique : SISERI, dosimètre passif et actif

Tout travailleur classé doit porter un dosimètre passif (badge photographique, TLD ou OSL) qui est relevé mensuellement pour la catégorie A et trimestriellement pour la catégorie B. En complément, un dosimètre opérationnel (électronique, actif, en temps réel) peut être utilisé pour les interventions en zone contrôlée. Les résultats sont centralisés dans SISERI (Système d'Information de la Surveillance de l'Exposition aux Rayonnements Ionisants), géré par l'IRSN, qui conserve l'historique dosimétrique de chaque travailleur pendant toute sa vie professionnelle et 50 ans après la cessation d'activité.

Rôle de la PCR (Personne Compétente en Radioprotection)

Depuis le décret de 2018, on parle désormais de Conseiller en Radioprotection (CRP). Ce professionnel certifié est désigné par l'employeur pour assurer la mise en oeuvre des mesures de radioprotection : délimitation des zones réglementées, vérification des protections, formation des travailleurs, analyse des postes de travail, optimisation des doses et gestion des situations d'urgence. La certification est délivrée pour 5 ans par des organismes accrédités (CEFRI, etc.).

Les zones réglementées

La réglementation définit un zonage radiologique basé sur les débits de dose ambiants :

  • Zone surveillée (bleu) : dose possible entre 1 et 6 mSv/an.
  • Zone contrôlée verte : dose possible entre 6 et 20 mSv/an.
  • Zone contrôlée jaune : débit de dose entre 2 et 100 microsievert/h.
  • Zone contrôlée orange : débit de dose entre 100 microsievert/h et 2 mSv/h.
  • Zone contrôlée rouge : débit de dose supérieur à 2 mSv/h.

L'accès à chaque zone est soumis à des conditions strictes : formation, habilitation, dosimétrie adaptée, autorisation du CRP.

Droits des travailleurs exposés

Les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants bénéficient de droits spécifiques : surveillance médicale renforcée (au moins annuelle pour la catégorie A), accès à leurs résultats dosimétriques via SISERI, droit de retrait en cas de danger grave et imminent, formation obligatoire à la radioprotection avant toute prise de poste, et suivi post-professionnel après cessation d'exposition. En cas de dépassement de dose, le travailleur doit être immédiatement retiré de son poste et un bilan médical complet doit être réalisé.

Le principe ALARA

ALARA (As Low As Reasonably Achievable) est le principe directeur de la radioprotection internationale, inscrit dans les recommandations de la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) et dans la réglementation française. Il impose que toute exposition aux rayonnements soit maintenue au niveau le plus bas raisonnablement possible, compte tenu des facteurs économiques et sociaux. Concrètement, cela se traduit par l'optimisation des procédures de travail, le blindage, la réduction du temps d'exposition, l'éloignement des sources et la planification rigoureuse des interventions en zones réglementées. Les limites réglementaires ne sont pas des objectifs à atteindre mais des seuils à ne jamais dépasser.

Questions fréquentes

En France, la limite de dose efficace corps entier est de 20 mSv par an (sur 12 mois consécutifs) pour les travailleurs de catégorie A, et de 6 mSv par an pour la catégorie B. Une limite supplémentaire de 100 mSv sur 5 années consécutives s'applique à la catégorie A. Pour le cristallin, la limite est de 20 mSv/an, et pour les extrémités et la peau, de 500 mSv/an. Ces limites sont fixées par les articles R.4451-6 à R.4451-13 du Code du travail.

ALARA signifie "As Low As Reasonably Achievable" (aussi bas que raisonnablement possible). C'est le principe fondamental de la radioprotection : toute dose d'exposition doit être réduite au minimum réalisable, en tenant compte des contraintes techniques et économiques. En pratique, cela passe par 3 leviers : réduire le temps d'exposition, augmenter la distance à la source et interposer des écrans de protection. Les limites réglementaires ne sont que des plafonds, pas des objectifs.

En cas de dépassement d'une limite réglementaire, l'employeur doit immédiatement retirer le travailleur de son poste exposé, déclarer l'événement à l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), à l'inspection du travail et à la CARSAT. Un bilan dosimétrique complet est réalisé par le médecin du travail. Le travailleur ne peut reprendre un poste exposé qu'après avis favorable du médecin du travail. L'employeur doit également analyser les causes et mettre en place des mesures correctives pour éviter toute récidive.

SISERI (Système d'Information de la Surveillance de l'Exposition aux Rayonnements Ionisants) est la base de données nationale gérée par l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire). Elle centralise les résultats de surveillance dosimétrique de tous les travailleurs exposés en France. SISERI enregistre les doses passives et opérationnelles, assure la traçabilité sur toute la carrière professionnelle et permet aux médecins du travail, aux employeurs et aux travailleurs eux-mêmes de consulter l'historique d'exposition. Les données sont conservées pendant la vie professionnelle du travailleur et 50 ans après.

Le classement dépend de la dose susceptible d'être reçue. Catégorie A : dose efficace pouvant dépasser 6 mSv/an (limite 20 mSv/an). Le suivi dosimétrique est mensuel et la surveillance médicale renforcée (au moins annuelle). Catégorie B : dose entre 1 et 6 mSv/an. Le suivi dosimétrique est trimestriel et la visite médicale suit le rythme de droit commun. Le classement est réalisé par l'employeur, sur avis du médecin du travail et du conseiller en radioprotection, en fonction de l'analyse de poste.

Oui, le suivi dosimétrique est obligatoire pour tous les travailleurs classés en catégorie A ou B (art. R.4451-64 du Code du travail). Il comprend au minimum la dosimétrie passive (badge dosimètre porté en permanence) avec un relevé mensuel (cat. A) ou trimestriel (cat. B), et éventuellement la dosimétrie opérationnelle (dosimètre électronique actif) pour les interventions en zone contrôlée. Pour les expositions internes (risque de contamination), une surveillance anthroporadiamétrique ou des analyses radiotoxicologiques sont réalisées. L'absence de suivi dosimétrique expose l'employeur à des sanctions pénales.

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