Simulateur Dosimétrie & Suivi d'Exposition
Suivez votre dose de rayonnements ionisants en temps réel, vérifiez le respect des limites réglementaires (Code du travail R.4451) et anticipez votre exposition sur l'année et les 5 ans glissants.
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Bilan 5 ans glissants
| Indicateur | Valeur |
|---|
Barème des limites réglementaires
Limites de doses pour les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants en France (Code du travail, articles R.4451-6 à R.4451-13).
| Zone du corps | Catégorie A | Catégorie B | Public |
|---|---|---|---|
| Corps entier (dose efficace) | 20 mSv/an 100 mSv / 5 ans |
6 mSv/an | 1 mSv/an |
| Cristallin (dose équivalente) | 20 mSv/an | 15 mSv/an | 15 mSv/an |
| Extrémités (mains, pieds) | 500 mSv/an | 150 mSv/an | 50 mSv/an |
| Peau (sur 1 cm²) | 500 mSv/an | 150 mSv/an | 50 mSv/an |
Comprendre la dosimétrie en milieu nucléaire
La dosimétrie est la science qui mesure les doses de rayonnements ionisants absorbées par le corps humain. En France, la protection des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants est encadrée par des textes réglementaires stricts, principalement le Code du travail (articles R.4451-1 à R.4451-144) et le Code de la santé publique.
Les limites réglementaires en France
Les limites de dose sont fixées par le décret n°2018-437 du 4 juin 2018, transposant la directive européenne 2013/59/Euratom. La limite de dose efficace pour un travailleur de catégorie A est de 20 mSv sur 12 mois consécutifs, avec un plafond de 100 mSv sur 5 années consécutives. Pour la catégorie B, la limite est de 6 mSv/an. Ces valeurs sont des maxima réglementaires : en application du principe ALARA, les doses reçues doivent être maintenues aussi basses que raisonnablement possible.
Catégorie A vs Catégorie B
Le classement des travailleurs est effectué par l'employeur, sur avis du médecin du travail et du conseiller en radioprotection (CRP). Un travailleur est classé en catégorie A s'il est susceptible de recevoir une dose efficace supérieure à 6 mSv par an, ou une dose équivalente supérieure aux 3/10 des limites annuelles pour les organes. La catégorie B concerne les travailleurs susceptibles de recevoir entre 1 et 6 mSv/an. Chaque catégorie a des exigences différentes en termes de suivi médical et dosimétrique.
Le suivi dosimétrique : SISERI, dosimètre passif et actif
Tout travailleur classé doit porter un dosimètre passif (badge photographique, TLD ou OSL) qui est relevé mensuellement pour la catégorie A et trimestriellement pour la catégorie B. En complément, un dosimètre opérationnel (électronique, actif, en temps réel) peut être utilisé pour les interventions en zone contrôlée. Les résultats sont centralisés dans SISERI (Système d'Information de la Surveillance de l'Exposition aux Rayonnements Ionisants), géré par l'IRSN, qui conserve l'historique dosimétrique de chaque travailleur pendant toute sa vie professionnelle et 50 ans après la cessation d'activité.
Rôle de la PCR (Personne Compétente en Radioprotection)
Depuis le décret de 2018, on parle désormais de Conseiller en Radioprotection (CRP). Ce professionnel certifié est désigné par l'employeur pour assurer la mise en oeuvre des mesures de radioprotection : délimitation des zones réglementées, vérification des protections, formation des travailleurs, analyse des postes de travail, optimisation des doses et gestion des situations d'urgence. La certification est délivrée pour 5 ans par des organismes accrédités (CEFRI, etc.).
Les zones réglementées
La réglementation définit un zonage radiologique basé sur les débits de dose ambiants :
- Zone surveillée (bleu) : dose possible entre 1 et 6 mSv/an.
- Zone contrôlée verte : dose possible entre 6 et 20 mSv/an.
- Zone contrôlée jaune : débit de dose entre 2 et 100 microsievert/h.
- Zone contrôlée orange : débit de dose entre 100 microsievert/h et 2 mSv/h.
- Zone contrôlée rouge : débit de dose supérieur à 2 mSv/h.
L'accès à chaque zone est soumis à des conditions strictes : formation, habilitation, dosimétrie adaptée, autorisation du CRP.
Droits des travailleurs exposés
Les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants bénéficient de droits spécifiques : surveillance médicale renforcée (au moins annuelle pour la catégorie A), accès à leurs résultats dosimétriques via SISERI, droit de retrait en cas de danger grave et imminent, formation obligatoire à la radioprotection avant toute prise de poste, et suivi post-professionnel après cessation d'exposition. En cas de dépassement de dose, le travailleur doit être immédiatement retiré de son poste et un bilan médical complet doit être réalisé.
Le principe ALARA
ALARA (As Low As Reasonably Achievable) est le principe directeur de la radioprotection internationale, inscrit dans les recommandations de la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) et dans la réglementation française. Il impose que toute exposition aux rayonnements soit maintenue au niveau le plus bas raisonnablement possible, compte tenu des facteurs économiques et sociaux. Concrètement, cela se traduit par l'optimisation des procédures de travail, le blindage, la réduction du temps d'exposition, l'éloignement des sources et la planification rigoureuse des interventions en zones réglementées. Les limites réglementaires ne sont pas des objectifs à atteindre mais des seuils à ne jamais dépasser.
Questions fréquentes
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