Principes généraux de prévention N°2 : bien évaluer les risques professionnels

INRS 10 vues 03/05/2026

Évaluer les risques professionnels n'est pas une option : c'est l'obligation n° 2 des principes généraux de prévention (article L. 4121-2 du Code du travail). Mais une mauvaise évaluation produit un mauvais DUERP, et un mauvais DUERP ne protège ni les salariés, ni l'employeur en cas d'accident.

Cette animation pédagogique de l'INRS illustre les 9 principes généraux de prévention et zoome sur le principe n° 2 : bien évaluer les risques. Indispensable pour toute personne qui rédige ou met à jour un Document Unique.

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Pourquoi évaluer les risques ?

L'évaluation des risques (EvRP) est la pierre angulaire de la démarche de prévention. Elle permet d'identifier les dangers, de hiérarchiser leur gravité et de planifier les actions correctives. Elle se traduit obligatoirement par la rédaction du DUERP (Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels), tenu à disposition de l'inspection du travail, du CSE et des salariés.

La méthode en 4 étapes

1Identifier les dangers

Observer le travail réel (pas le travail prescrit), interroger les opérateurs, consulter les FDS et les rapports d'incidents.

2Évaluer la criticité

Croiser gravité × fréquence × exposition. Les risques mortels avec exposition quotidienne sont prioritaires.

3Hiérarchiser et planifier

Suivre l'ordre des 9 principes : éviter d'abord, puis combattre à la source, puis collectif avant individuel.

4Mettre à jour

Annuellement (entreprises ≥ 11 salariés) et après tout changement majeur, accident ou maladie professionnelle.

Erreur fréquente : évaluer le « travail prescrit » plutôt que le « travail réel ». Beaucoup de DUERP sont rédigés depuis le bureau, sans aller voir comment les opérateurs travaillent vraiment. Résultat : des risques cachés (postures, gestes répétitifs, contournements de procédures) qui ne sont pas identifiés.

Pour aller plus loin

Source vidéo : INRS · Référence : Code du travail articles L. 4121-1 à L. 4121-3, R. 4121-1 (DUERP).

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Questions fréquentes

Parce qu il conditionne toute la démarche. Sans une bonne évaluation des risques (identification + criticité), l employeur ne peut pas définir les bonnes priorités d action. Une mauvaise évaluation produit un mauvais DUERP, qui ne protège ni les salariés en pratique, ni l employeur en cas de contentieux.

On croise trois facteurs : gravité (de léger à mortel), fréquence d exposition (rare à permanent), nombre de personnes exposées. Une grille classique est cotée de 1 à 5 sur chaque critère, le produit donnant un score de criticité. Les risques mortels avec exposition quotidienne sortent toujours en tête de liste.

Toujours le travail réel. Beaucoup de DUERP sont rédigés depuis le bureau, sans observer comment les opérateurs travaillent vraiment. Résultat : des risques cachés (postures détournées, gestes répétitifs, contournements de procédures, urgences quotidiennes) ne sont pas identifiés. Aller sur le terrain est non négociable.

Annuellement pour les entreprises de 11 salariés et plus. Pour les autres, à chaque décision d aménagement important. Dans tous les cas, immédiatement après un accident du travail, une maladie professionnelle, un changement d organisation, l introduction d un nouvel équipement, ou toute information complémentaire portée à la connaissance de l employeur.

L employeur en porte la responsabilité, mais doit associer le CSE/la CSSCT, le médecin du travail (SPST), et surtout les salariés concernés (qui connaissent leur travail réel). Un IPRP (Intervenant en Prévention des Risques Professionnels) interne ou externe peut accompagner techniquement la démarche.

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