[Chantier] Viaduc de Millau, un ouvrage emblématique

YouTube 22 vues 08/05/2026

Le viaduc de Millau, inauguré le 14 décembre 2004, reste l'un des ouvrages d'art les plus emblématiques au monde : 2 460 mètres de longueur, 343 mètres au point culminant (plus haut que la Tour Eiffel), 7 piles, 7 haubans à éventail. Une œuvre franco-britannique signée Norman Foster (architecte) et Michel Virlogeux (ingénieur).

Cette vidéo retrace les choix techniques, le planning et les défis humains du chantier : poussage du tablier en acier, montage des pylônes, haubanage, livraison sous délais. Pour les chefs de chantier, ingénieurs ouvrages d'art et étudiants en génie civil, c'est une référence absolue.

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Fiche d'identité d'un record mondial

CaractéristiqueValeur
Longueur totale2 460 m
Hauteur au point culminant343 m (pylône P2)
Hauteur sous tablier270 m (vallée du Tarn)
Nombre de piles7
Travée centrale342 m
TablierAcier orthotrope, 36 000 t
ArchitecteNorman Foster (Foster + Partners)
IngénieurMichel Virlogeux (SETEC TPI)
Maître d'ouvrageCompagnie Eiffage du Viaduc de Millau
Construction2001-2004 (3 ans)
Coût≈ 400 M€

Le coup de génie : le poussage du tablier

L'idée de Michel Virlogeux a été de préfabriquer le tablier en deux ateliers (côté nord et côté sud), puis de le pousser horizontalement à travers la vallée du Tarn, par tranches de 171 m, en synchronisant les deux mouvements millimétriquement. Cette méthode, dite « lancement par poussage », évitait toute intervention par grue dans la vallée.

  • 18 phases de poussage, chaque phase déplaçant le tablier de 171 m en 4 jours.
  • Vérins hydrauliques de 64 unités, pilotés par ordinateur.
  • Précision finale au point de jonction : 12 mm sur 2 460 m, soit 4 millionièmes.
  • Pylônes rabattus à plat puis redressés une fois les deux tabliers raccordés.
L'apport architectural de Norman Foster a été de transformer un ouvrage purement utilitaire en signal du paysage : haubans à éventail, pylônes effilés, courbure douce de l'ouvrage en plan, intégration paysagère du Larzac.

Les métiers mobilisés

  • Ingénieurs ouvrages d'art (SETEC, Eiffage TP) : conception, notes de calcul, suivi.
  • Charpentiers métalliques : assemblage du tablier en atelier, soudure, peinture protection corrosion.
  • Coffreurs-bancheurs : exécution des pylônes en béton (jusqu'à 245 m).
  • Cordistes : interventions sur les pylônes en hauteur extrême.
  • Régleurs et grutiers : positionnement des éléments.

Pour aller plus loin

« Le viaduc de Millau n'est pas seulement un pont : c'est une démonstration que la France sait conjuguer savoir-faire industriel, audace architecturale et discipline d'exécution. » — Michel Virlogeux, ingénieur

Source vidéo : YouTube

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Questions fréquentes

2 460 mètres de long, 343 mètres au point culminant du pylône P2 (plus haut que la Tour Eiffel) et 270 m sous tablier au-dessus de la vallée du Tarn.

L'ingénieur français Michel Virlogeux (SETEC TPI) pour la conception structurelle et l'architecte britannique Norman Foster pour la dimension architecturale et paysagère.

Une méthode où le tablier est préfabriqué sur les rives, puis poussé horizontalement par tranches de 171 m via des vérins hydrauliques pilotés par ordinateur, sans intervention de grue dans la vallée.

3 ans, de fin 2001 à décembre 2004, pour un coût d'environ 400 millions d'euros, intégralement financé par la concession privée Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau.

Il reste le pont à haubans le plus haut du monde et l'un des viaducs autoroutiers les plus longs d'Europe. C'est aussi un cas d'école enseigné dans toutes les écoles d'ingénieurs.

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