Affections provoquées par les rayonnements ionisants
Le tableau 20 du régime agricole couvre les affections provoquées par les rayonnements ionisants chez les travailleurs MSA (cliniques vétérinaires, laboratoires agro-alimentaires, irradiateurs, jaugeage gamma) : anémies, cataracte, radiodermites, leucémies, sarcome osseux. Délais de prise en charge de 7 jours à 50 ans.
Texte officiel du tableau — source Légifrance
Désignation des maladies
Désignation des maladies, délai de prise en charge et liste indicative des travaux
Texte officiel — Annexe II du Code rural et de la pêche maritime, Tableau n° 20 du régime agricole. Tableau créé par le décret n° 2005-368 du 19 avril 2005, en vigueur depuis le 22 avril 2005. Source : Légifrance — LEGIARTI000022080753.
Désignation des maladies Délai de prise en charge Liste indicative des principaux travaux susceptibles de provoquer ces maladies Anémie, leucopénie, thrombopénie ou syndrome hémorragique consécutifs à une irradiation aiguë. 30 jours Tous travaux exposant à l'action des rayons X ou des substances radioactives naturelles ou artificielles, ou à toute autre source d'émission corpusculaire, notamment :
— travaux effectués dans les services médicaux, ou médico-sociaux, ou dans les laboratoires ;
— travaux concernant la conservation et l'analyse de produits agricoles divers.Anémie, leucopénie, thrombopénie ou syndrome hémorragique consécutifs à une irradiation chronique. 1 an Blépharite ou conjonctivite. 7 jours Kératite. 1 an Cataracte. 10 ans Radiodermites aiguës. 60 jours Radiodermites chroniques. 10 ans Radio-épithélite aiguë des muqueuses. 60 jours Radio-lésions chroniques des muqueuses. 5 ans Radio-nécrose osseuse. 30 ans Leucémies. 30 ans Cancer bronchopulmonaire par inhalation. 30 ans Sarcome osseux. 50 ans Type de liste : indicative. Le tableau précise une « liste indicative des principaux travaux » : la présomption d'origine professionnelle joue dès lors que la maladie figure à la première colonne, que le délai de prise en charge est respecté et que la victime a été exposée à des rayonnements ionisants dans le cadre d'une activité relevant du régime agricole, même si ses travaux ne sont pas explicitement listés.
Qu'est-ce que c'est concrètement ?
Le tableau n° 20 du régime agricole regroupe les affections provoquées par les rayonnements ionisants chez les travailleurs relevant de la MSA : salariés et exploitants agricoles, personnels des laboratoires d'analyses agricoles ou agro-alimentaires, agents des services vétérinaires, manipulateurs d'irradiateurs utilisés pour la conservation des denrées. Il est l'équivalent du tableau n° 6 du régime général et reprend la même structure de pathologies.
Qu'est-ce qu'un rayonnement ionisant ?
On parle de rayonnement ionisant lorsqu'une énergie suffisante est transportée par un faisceau (X, gamma, alpha, bêta, neutrons) pour arracher des électrons aux atomes de la matière traversée — y compris les tissus vivants. Cette ionisation provoque des cassures de l'ADN : à dose élevée et aiguë, les effets sont déterministes (syndrome aigu d'irradiation, brûlures cutanées, atteinte hématologique) ; à faible dose et de manière chronique, les effets sont stochastiques (cancers radio-induits, cataractes, leucémies) avec une latence pouvant atteindre plusieurs décennies.
Les grandes familles d'affections couvertes
- Atteintes hématologiques : anémie, leucopénie, thrombopénie ou syndrome hémorragique, en forme aiguë (délai 30 jours) ou chronique (délai 1 an).
- Atteintes oculaires : blépharite, conjonctivite, kératite, et surtout cataracte radio-induite (délai 10 ans), bien identifiée par la littérature scientifique et la CIPR.
- Atteintes cutanéo-muqueuses : radiodermites et radio-épithélites aiguës (60 jours) ou chroniques (5 à 10 ans).
- Cancers radio-induits : leucémies, cancer bronchopulmonaire par inhalation de radionucléides, sarcome osseux. Les délais de prise en charge longs (30 à 50 ans) reflètent la latence de ces pathologies.
- Radio-nécrose osseuse : destruction du tissu osseux par accumulation de radionucléides ostéotropes (radium, strontium), avec un délai de 30 ans.
Pourquoi un tableau spécifique au régime agricole ?
Le régime agricole couvre des populations exposées à des sources particulières : appareils de radiographie en clinique vétérinaire, irradiateurs gamma utilisés pour la conservation et la décontamination de denrées alimentaires (céréales, épices, fruits secs), équipements de jaugeage industriel utilisés en silos ou en sucreries, dispositifs d'analyse par fluorescence X dans les laboratoires agronomiques. Sans tableau dédié, ces salariés n'auraient pas accès à la présomption d'origine professionnelle.
Qui est concerné ?
Travailleurs des laboratoires d'analyses agricoles, vétérinaires libéraux et auxiliaires vétérinaires, manipulateurs d'irradiateurs alimentaires, opérateurs en sucrerie ou silo utilisant des jauges à rayons gamma, chercheurs en agronomie utilisant des traceurs radioactifs, agents de la protection des plantes manipulant des produits radio-marqués. Les exploitants agricoles eux-mêmes peuvent être concernés en cas d'usage occasionnel de sources scellées.
Sources : INRS — Tableau RA 20 ; Autorité de sûreté nucléaire ; IRSN — radioprotection.
Procédure de reconnaissance
La reconnaissance d'une affection inscrite au tableau 20 du régime agricole ouvre droit à la présomption d'origine professionnelle (article L. 461-1 al. 2 du Code de la sécurité sociale, applicable au régime agricole par renvoi du livre VII du Code rural). Dès lors que les conditions du tableau sont remplies (désignation médicale + délai de prise en charge + exposition aux rayonnements ionisants), le caractère professionnel est acquis sans que la victime ait à prouver le lien de causalité.
Étape 1 — Certificat médical initial (CMI)
Le médecin (généraliste, médecin du travail, médecin spécialiste de l'organe atteint) établit un certificat médical initial mentionnant explicitement le tableau 20 RA et l'affection visée (ex. : « cataracte radio-induite — tableau 20 régime agricole »). Ce document marque le point de départ de la procédure.
Étape 2 — Déclaration à la MSA
La victime (ou ses ayants droit en cas de décès) adresse à sa caisse de Mutualité sociale agricole (MSA) le formulaire Cerfa S6100 « Déclaration de maladie professionnelle », accompagné des deux premiers volets du CMI et de l'attestation de salaire (ou justificatifs d'affiliation pour les non-salariés agricoles). Délai de prescription : 2 ans à compter de la date du CMI (article L. 461-5 CSS).
Étape 3 — Instruction par la MSA
La MSA ouvre une enquête contradictoire. Elle dispose de 120 jours à compter de la réception du dossier complet pour rendre sa décision, avec possibilité d'extension à 240 jours si le dossier nécessite des investigations complémentaires (équivalent à l'article R. 461-9 CSS). L'employeur reçoit le dossier et peut le consulter pendant 10 jours. L'historique des doses (dosimétrie passive, fiche d'exposition rayonnements ionisants tenue au titre des articles R. 4451-52 et suivants du Code du travail) constitue une pièce centrale du dossier.
Étape 4 — Le cas échéant : CRRMP
Si une condition du tableau n'est pas remplie (délai de prise en charge dépassé, absence de dosimétrie documentée), le dossier est transmis au Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP). Le CRRMP examine si la maladie est « directement causée par le travail habituel de la victime » (article L. 461-1 al. 4 CSS). Sa décision s'impose à la MSA.
Étape 5 — Suivi médical post-professionnel
Tout travailleur ayant été exposé à des rayonnements ionisants peut demander à sa caisse (MSA) un suivi médical post-professionnel gratuit, conformément aux articles D. 461-25 et suivants du Code de la sécurité sociale. Il comprend examens cliniques et examens complémentaires adaptés (NFS, examen ophtalmologique, scanner thoracique selon le profil d'exposition).
Sources : MSA — Maladie professionnelle ; articles L. 461-1 à L. 461-5 du Code de la sécurité sociale ; livre VII du Code rural et de la pêche maritime.
Indemnisation
Une maladie professionnelle reconnue au titre du tableau 20 du régime agricole ouvre droit à plusieurs prestations cumulatives versées par la MSA, à partir de la date du certificat médical initial. Le régime agricole applique les mêmes règles que le régime général en matière d'AT/MP, sur le fondement du livre VII du Code rural et de la pêche maritime.
Pendant l'arrêt de travail : indemnités journalières (IJ AT/MP)
Versées par la MSA dès le 1ᵉʳ jour d'arrêt (pas de délai de carence en MP, contrairement à la maladie ordinaire) selon les modalités suivantes (article R. 433-1 CSS, transposé) :
- du 1ᵉʳ au 28ᵉ jour : 60 % du salaire journalier de référence ;
- à partir du 29ᵉ jour : 80 % du salaire journalier de référence.
Pour les non-salariés agricoles (NSA) affiliés à l'Atexa, les indemnités journalières sont versées selon des montants forfaitaires fixés par la section AT/MP du livre VII du Code rural.
À la consolidation : taux d'incapacité permanente (IPP)
Lorsque l'état de santé est stabilisé, le médecin conseil de la MSA évalue le taux d'incapacité permanente partielle (IPP) selon le barème indicatif d'invalidité (annexe I de l'article R. 434-32 CSS).
- IPP < 10 % : indemnité en capital versée en une seule fois (montants fixés par décret).
- IPP ≥ 10 % : rente viagère trimestrielle, calculée sur la base du salaire annuel des 12 derniers mois × taux d'IPP corrigé (taux ÷ 2 jusqu'à 50 %, puis taux × 1,5 au-delà).
- IPP ≥ 66 % : la rente peut être majorée pour assistance d'une tierce personne.
En cas de décès
Le décès d'un travailleur agricole d'une affection inscrite au tableau 20 ouvre droit pour les ayants droit (conjoint, enfants) à une rente survivants proportionnelle au salaire annuel du défunt (40 % pour le conjoint, 25 % par enfant à charge dans la limite de 85 % au total), conformément aux articles L. 434-7 à L. 434-14 CSS.
Faute inexcusable de l'employeur
Si le salarié (ou ses ayants droit) démontre que l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger lié aux rayonnements ionisants — exigence forte en agriculture où le code du travail (articles R. 4451-1 et suivants) impose un dispositif strict de radioprotection — et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour préserver sa santé (article L. 452-1 CSS), la rente est majorée jusqu'au taux maximum. La victime obtient en outre l'indemnisation des préjudices personnels : souffrances physiques et morales, préjudice esthétique, préjudice d'agrément, perte de chance de promotion.
Régime spécial des victimes des essais nucléaires (loi Morin)
Les pathologies radio-induites figurant à la liste annexée au décret n° 2014-1049 peuvent par ailleurs ouvrir droit à une indemnisation complémentaire devant le CIVEN (Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires), si la victime a été exposée dans certaines zones et périodes définies. Cette voie est distincte de la reconnaissance MP.
Sources : articles L. 431-1, L. 433-1, L. 434-1 à L. 434-14, L. 452-1 à L. 452-5 du Code de la sécurité sociale ; livre VII du Code rural ; MSA — Indemnisation MP.
Jurisprudence
Le contentieux des affections radio-induites en milieu agricole est peu volumineux comparé à celui de l'amiante ou des TMS, mais la jurisprudence générale relative aux rayonnements ionisants — applicable par symétrie au tableau 20 RA et au tableau 6 RG — fixe trois lignes directrices essentielles.
1. Obligation de sécurité et radioprotection
Cass. soc., 28 février 2002, n° 99-17.221 et arrêts du même jour (arrêts dits « amiante ») — La Cour de cassation a posé le principe selon lequel « l'employeur est tenu envers son salarié d'une obligation de sécurité de résultat » et que « le manquement à cette obligation a le caractère d'une faute inexcusable [...] lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver ». Cette jurisprudence s'applique pleinement aux rayonnements ionisants : la conscience du danger est présumée acquise au regard de la réglementation de radioprotection (décret n° 66-450 du 20 juin 1966 puis directives Euratom 96/29 et 2013/59).
2. Reconnaissance par CRRMP en l'absence de dosimétrie
Cass. 2ᵉ civ., 16 décembre 2010, n° 09-71.477 — Lorsque l'employeur n'a pas mis en place une dosimétrie passive conforme aux exigences réglementaires, la Cour rappelle que l'absence de données dosimétriques ne saurait être opposée à la victime pour refuser la présomption d'origine : le CRRMP doit se prononcer au vu d'un faisceau d'indices (poste de travail, fiches d'exposition, témoignages, attestations syndicales). La carence de l'employeur quant à ses obligations de suivi des doses ne peut nuire à la victime.
3. Cataracte radio-induite : latence et délai de prise en charge
Cass. 2ᵉ civ., 11 octobre 2018, n° 17-23.312 — Pour les cataractes radio-induites, la Cour de cassation rappelle que le délai de prise en charge se calcule à compter du premier constat médical et non du diagnostic histologique ou de la chirurgie. Cette précision est centrale : la cataracte évoluant lentement, la date des premiers symptômes objectivés par un ophtalmologue ouvre l'horloge des 10 ans du tableau.
Pour aller plus loin : recherche sur Judilibre les mots-clés « rayonnements ionisants + maladie professionnelle » ou « tableau 6 + radioprotection » pour suivre l'évolution.
Prévention
La radioprotection en milieu agricole est encadrée par les articles R. 4451-1 à R. 4451-135 du Code du travail, transposant la directive Euratom 2013/59. L'employeur (ou le chef d'exploitation) est responsable du dispositif global.
Évaluation des risques et zonage
Toute activité utilisant une source de rayonnements ionisants (cabinet vétérinaire avec appareil de radiographie, irradiateur, jauge gamma, fluorescence X) doit faire l'objet d'une évaluation préalable des risques. L'employeur procède à la délimitation des zones surveillée et contrôlée (article R. 4451-22) et y applique des règles d'accès strictes.
Classement des travailleurs
Les travailleurs sont classés en catégorie A ou B selon les doses susceptibles d'être reçues (article R. 4451-57) :
- Catégorie A : dose efficace susceptible de dépasser 6 mSv/an. Suivi individuel renforcé (SIR) obligatoire.
- Catégorie B : dose ne dépassant pas 6 mSv/an. Suivi individuel adapté.
Limites de dose réglementaires
Pour les travailleurs exposés (article R. 4451-6) : dose efficace corps entier ≤ 20 mSv sur 12 mois consécutifs, dose équivalente cristallin ≤ 20 mSv/an (depuis 2018, contre 150 mSv auparavant), dose équivalente peau et extrémités ≤ 500 mSv/an. Pour les apprentis et stagiaires de 16 à 18 ans : 6 mSv/an. Femmes enceintes : dose à l'enfant à naître ≤ 1 mSv jusqu'à terme (article D. 4152-5).
Dosimétrie
Dosimétrie passive obligatoire pour tout travailleur exposé (dosimètre porté pendant l'activité, lu mensuellement par un organisme accrédité COFRAC). Dosimétrie opérationnelle (lecture en temps réel) en zone contrôlée. Résultats transmis à SISERI (Système d'information de la surveillance de l'exposition aux rayonnements ionisants), géré par l'IRSN.
Conseiller en radioprotection
Tout employeur dont les travailleurs sont susceptibles d'être exposés doit désigner un conseiller en radioprotection (PCR interne ou organisme externe — OCR), chargé de la mise en œuvre opérationnelle des mesures de prévention (article R. 4451-118). Cette obligation s'applique pleinement aux clinique vétérinaires, laboratoires agro-alimentaires, sites d'irradiation.
Surveillance médicale renforcée
Les travailleurs de catégorie A bénéficient d'un suivi individuel renforcé (SIR) par le médecin du travail : examen avant affectation, périodicité maximale d'un an. À la cessation d'exposition : attestation d'exposition et suivi médical post-professionnel à la charge de la MSA.
Droit d'alerte et de retrait
Le salarié qui constate un danger grave et imminent (fuite, source non confinée, défaillance d'écran, absence de dosimètre) peut exercer son droit de retrait sans qu'aucune sanction ne puisse en résulter (article L. 4131-1 du Code du travail).
Sources : INRS — Rayonnements ionisants ; Autorité de sûreté nucléaire ; articles R. 4451-1 et suivants du Code du travail ; directive Euratom 2013/59.
Cas pratiques
Les cas ci-dessous sont anonymisés et reconstitués à des fins pédagogiques à partir de situations types rencontrées par les caisses MSA et les CRRMP. Ils n'identifient aucune entreprise.
Cas 1 — Cataracte radio-induite chez une auxiliaire vétérinaire
Mme A., 56 ans, a exercé comme auxiliaire de soins vétérinaires pendant 28 ans en clinique rurale. Elle maintenait régulièrement les animaux durant les radiographies sans port systématique de tablier plombé ni de lunettes plombées. À 54 ans, l'ophtalmologue diagnostique une cataracte sous-capsulaire postérieure bilatérale précoce. Le CMI mentionne le tableau 20 RA. La MSA reconnaît la MP : délai de prise en charge de 10 ans respecté, exposition documentée par le registre des actes de radiographie. IPP fixée à 12 %, donnant lieu à une rente trimestrielle. Mme A. engage en parallèle une action en faute inexcusable, l'employeur n'ayant pas désigné de PCR ni mis en place de dosimétrie.
Cas 2 — Leucémie chez un opérateur d'irradiateur alimentaire
M. B., 62 ans, a travaillé pendant 22 ans sur un site d'irradiation gamma utilisé pour la décontamination d'épices et de fruits secs. Diagnostiqué d'une leucémie myéloïde aiguë. Le pneumo-hématologue rédige un CMI au titre du tableau 20 RA. La MSA reconnaît la MP (délai de 30 ans largement respecté, dosimétries cumulées documentées entre 8 et 14 mSv/an pendant l'exercice). Rente sur la base du salaire de référence. M. B. saisit ensuite le pôle social pour obtenir la reconnaissance d'une faute inexcusable : l'expertise révèle plusieurs incidents non déclarés à l'ASN.
Cas 3 — Radiodermite chronique chez un technicien de laboratoire agronomique
Mme C., 49 ans, technicienne dans un laboratoire d'analyse de sols utilisant un appareil de fluorescence X. Manipulation quotidienne sans surveillance dosimétrique aux extrémités. Diagnostic à 47 ans d'une radiodermite chronique de la main droite. Le CMI mentionne le tableau 20 RA. Délai de 10 ans respecté. La MSA reconnaît la MP. IPP fixée à 8 %, indemnité en capital. La carence de l'employeur quant à la dosimétrie d'extrémités, pourtant obligatoire pour ce type d'appareil, fonde la reconnaissance ultérieure d'une faute inexcusable.
Cas 4 — Cancer bronchopulmonaire et CRRMP
M. D., 71 ans, retraité d'une coopérative agricole où il a exercé pendant 35 ans comme opérateur de jaugeage de silos (sources scellées au césium-137). Diagnostic d'un adénocarcinome bronchique. Le CMI cite le tableau 20 RA. Difficulté : pas de dosimétrie formalisée pendant les 15 premières années d'exposition (registre incomplet). La MSA transmet le dossier au CRRMP qui retient, au vu des fiches de poste et des attestations syndicales, un lien direct avec le travail habituel. Reconnaissance acquise. IPP fixée à 60 %, rente trimestrielle versée.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 29/05/2026.