Maladies professionnelles engendrées par la chlorpromazine
Le tableau 26 du régime agricole couvre les maladies professionnelles engendrées par la chlorpromazine : conjonctivite aiguë bilatérale (délai 7 jours) et lésions eczématiformes (renvoi au tableau 44 RA). Concerne les organismes agricoles de production/stockage d'aliments du bétail, les services médicaux du régime agricole et les soins au bétail.
Texte officiel du tableau — source Légifrance
Désignation des maladies
Désignation des maladies, délai de prise en charge et liste limitative des travaux
Texte officiel — Annexe II du Code rural et de la pêche maritime (tableaux des maladies professionnelles en agriculture). Tableau créé par décret n° 55-806 du 17 juin 1955, dernière modification par décret n° 2005-368 du 19 avril 2005 (en vigueur depuis le 22 avril 2005). Source : Légifrance — LEGIARTI000022080931.
Désignation des maladies Délai de prise en charge Liste limitative des travaux susceptibles de provoquer ces maladies Lésions eczématiformes (cf. tableau n° 44). Cf. tableau n° 44. Travaux comportant la manipulation ou l'emploi de la chlorpromazine ou de produits en renfermant effectués :
1. Dans les organismes agricoles de production, de stockage et de vente d'aliments du bétail ;
2. Dans les services médicaux ou socio-médicaux dépendant d'organismes ou d'institution relevant du régime agricole de protection sociale.
Soins donnés au bétail.Conjonctivite aiguë bilatérale, confirmée par tests épicutanés. 7 jours Type de liste : limitative. Seuls les travaux figurant dans la colonne de droite ouvrent droit à la présomption d'origine professionnelle (article L. 461-1 al. 2 CSS, applicable au régime agricole via le Code rural). En cas d'exposition à la chlorpromazine hors de cette liste, le dossier relève du CRRMP (article L. 461-1 al. 4 CSS).Renvoi au tableau n° 44 (RA) pour les lésions eczématiformes : les délais de prise en charge, les conditions médicales et les critères de reconnaissance des lésions cutanées sont définis dans le tableau 44 du régime agricole (« Affections cutanées professionnelles d'origine chimique »).
Qu'est-ce que c'est concrètement ?
Le tableau n° 26 du régime agricole couvre les maladies professionnelles engendrées par la chlorpromazine, un neuroleptique de la famille des phénothiazines utilisé en médecine humaine et vétérinaire ainsi que, historiquement, dans certaines préparations destinées au bétail. Deux affections sont indemnisables : la conjonctivite aiguë bilatérale (délai de prise en charge de 7 jours) et les lésions eczématiformes (renvoi au tableau 44 RA).
Qu'est-ce que la chlorpromazine ?
La chlorpromazine (DCI : chlorpromazine, nom commercial historique : Largactil®) est un neuroleptique phénothiazinique de première génération, mis sur le marché en 1952. En médecine vétérinaire et en production animale, elle a été utilisée comme tranquillisant et antiémétique, principalement chez les bovins, porcins et équidés, avant que de nouvelles molécules ne la remplacent largement. Elle est connue pour ses propriétés photosensibilisantes et allergisantes de contact.
Les deux affections couvertes
- Conjonctivite aiguë bilatérale : inflammation des deux conjonctives oculaires, avec rougeur, larmoiement, photophobie, parfois œdème palpébral. Confirmée par tests épicutanés positifs à la chlorpromazine. Délai d'apparition court (7 jours après exposition).
- Lésions eczématiformes (cf. tableau 44 RA) : dermatite de contact allergique pouvant aller du simple érythème prurigineux à l'eczéma chronique avec lichenification. Les critères de reconnaissance et le délai relèvent du tableau 44 du régime agricole.
Pourquoi un délai de prise en charge aussi court ?
Le délai de 7 jours pour la conjonctivite traduit le mécanisme allergique immédiat (hypersensibilité de type I ou IV selon les cas) : la réaction survient dans les heures ou jours suivant le contact avec la substance, contrairement aux pathologies à latence longue (amiante, silice). Au-delà de ce délai, le lien de causalité avec la chlorpromazine n'est plus présumé.
Qui est concerné ?
Le périmètre du tableau 26 RA est volontairement restreint à trois activités précisément délimitées par la liste limitative : (1) les organismes agricoles de production, de stockage et de vente d'aliments du bétail ; (2) les services médicaux ou socio-médicaux dépendant d'organismes du régime agricole (centres de santé MSA, services de santé au travail agricoles, infirmeries d'établissements relevant du régime agricole) ; (3) les soins donnés au bétail (vétérinaires, techniciens vétérinaires, éleveurs, agents d'élevage manipulant la chlorpromazine pour traitement). En dehors de ces trois cas, la voie du CRRMP reste ouverte.
Sources : Légifrance — Tableau 26 RA ; INRS — Fiche tableau 26 RA.
Procédure de reconnaissance
La reconnaissance d'une affection inscrite au tableau 26 du régime agricole ouvre droit à la présomption d'origine professionnelle : dès lors que les trois conditions du tableau sont remplies (désignation médicale + délai de prise en charge + travaux figurant sur la liste limitative), le caractère professionnel est acquis sans que la victime ait à démontrer le lien de causalité. Pour les salariés agricoles, l'organisme instructeur est la MSA (Mutualité Sociale Agricole), et non la CPAM.
Étape 1 — Certificat médical initial (CMI)
Le médecin (généraliste, ophtalmologiste pour la conjonctivite, dermatologue pour les lésions eczématiformes, médecin du travail agricole) établit un certificat médical initial mentionnant explicitement le tableau 26 du régime agricole et l'affection visée (ex. : « conjonctivite aiguë bilatérale — tableau 26 RA »). Les tests épicutanés positifs à la chlorpromazine sont indispensables pour étayer la conjonctivite.
Étape 2 — Déclaration à la MSA
La victime adresse à sa caisse MSA le formulaire Cerfa 11138*02 « Déclaration de maladie professionnelle » (régime agricole), accompagné des deux premiers volets du CMI et de l'attestation de salaire de l'employeur agricole. Délai de prescription : 2 ans à compter de la date du CMI (article L. 461-5 CSS, applicable au régime agricole).
Étape 3 — Instruction par la MSA
La MSA ouvre une enquête contradictoire : questionnaire au salarié, à l'employeur, enquête de la caisse, avis du médecin-conseil. Elle dispose de 120 jours à compter de la réception du dossier complet pour rendre sa décision (article R. 461-9 CSS), avec extension possible à 240 jours. L'employeur reçoit le dossier et peut le consulter pendant 10 jours avant la décision.
Étape 4 — Le cas échéant : CRRMP
Si une condition du tableau n'est pas remplie (délai de prise en charge dépassé, travaux hors liste limitative, désignation médicale incomplète), le dossier est transmis au Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP). Le CRRMP examine si la maladie est « directement causée par le travail habituel de la victime » (article L. 461-1 al. 4 CSS). Sa décision s'impose à la MSA.
Lésions eczématiformes : renvoi au tableau 44 RA
Pour les lésions eczématiformes, la procédure de reconnaissance suit les critères du tableau 44 du régime agricole (affections cutanées professionnelles d'origine chimique). Le délai de prise en charge et la liste des travaux à viser dans le CMI sont ceux du tableau 44, en mentionnant la chlorpromazine comme agent causal.
Sources : MSA — Maladie professionnelle ; articles L. 461-1 à L. 461-5 et R. 461-9 du Code de la sécurité sociale (applicables au régime agricole) ; Légifrance — Tableau 26 RA.
Indemnisation
Une maladie professionnelle reconnue au titre du tableau 26 du régime agricole ouvre droit aux mêmes prestations AT/MP que celles du régime général, versées par la MSA et non par la CPAM. Le point de départ des droits est la date du certificat médical initial.
Pendant l'arrêt de travail : indemnités journalières (IJSS)
Versées par la MSA dès le 1ᵉʳ jour d'arrêt (pas de délai de carence en MP) selon les modalités définies à l'article R. 433-1 du Code de la sécurité sociale, applicable au régime agricole :
- du 1ᵉʳ au 28ᵉ jour : 60 % du salaire journalier de référence ;
- à partir du 29ᵉ jour : 80 % du salaire journalier de référence.
Plafond : 1/365ᵉ du gain maximal annuel revalorisé chaque année. La convention collective agricole peut prévoir un complément employeur.
À la consolidation : taux d'incapacité permanente (IPP)
Lorsque l'état de santé est stabilisé, le médecin conseil de la MSA évalue le taux d'incapacité permanente partielle (IPP) selon le barème indicatif d'invalidité (annexe I de l'article R. 434-32 CSS).
- IPP < 10 % : indemnité en capital versée en une seule fois (montants forfaitaires fixés par décret).
- IPP ≥ 10 % : rente viagère trimestrielle, calculée sur le salaire annuel de référence × taux d'IPP corrigé (taux ÷ 2 jusqu'à 50 %, puis taux × 1,5 au-delà).
Pour les affections du tableau 26, les séquelles sont généralement réversibles (la conjonctivite et les lésions eczématiformes guérissent en règle générale après éviction de la chlorpromazine), ce qui se traduit par des taux d'IPP faibles voire nuls dans la majorité des cas.
Indemnités de reclassement
Lorsque la sensibilisation à la chlorpromazine est confirmée et empêche le maintien au poste, le salarié agricole peut bénéficier :
- d'une inaptitude médicale prononcée par le médecin du travail (article L. 4624-4 du Code du travail) ;
- d'une indemnité spéciale de licenciement doublée et d'une indemnité compensatrice équivalente au préavis (article L. 1226-14 du Code du travail) si le reclassement est impossible.
Faute inexcusable de l'employeur
Si le salarié agricole démontre que l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger (manipulation de chlorpromazine sans gants ni lunettes, absence de fiche de données de sécurité, absence d'évaluation des risques chimiques) et n'a pas pris les mesures de protection nécessaires (article L. 452-1 CSS), la rente est majorée jusqu'au taux maximum et les préjudices personnels (souffrances physiques et morales, préjudice esthétique, préjudice d'agrément, perte de chance professionnelle) sont indemnisés par la juridiction.
Sources : articles L. 431-1, L. 433-1, L. 434-1 à L. 434-14, L. 452-1 à L. 452-5 du Code de la sécurité sociale ; articles L. 1226-7 à L. 1226-22 et L. 4624-4 du Code du travail ; MSA — Indemnisation MP.
Jurisprudence
Le contentieux spécifique au tableau 26 du régime agricole est rare en raison du périmètre restreint de ses travaux limitativement énumérés et de l'usage de plus en plus marginal de la chlorpromazine en milieu agricole. Toutefois, plusieurs grandes lignes jurisprudentielles s'appliquent à toutes les MP du régime agricole et structurent le contentieux.
1. Obligation de sécurité de l'employeur agricole
Cass. soc., 25 novembre 2015, n° 14-24.444 — La Cour de cassation rappelle que l'employeur, y compris dans le secteur agricole, est tenu d'une obligation de sécurité envers ses salariés (articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du Code du travail). Le manquement à cette obligation peut caractériser la faute inexcusable lorsque « l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver ». Cette ligne, déclinée des arrêts « amiante » de 2002, s'applique pleinement aux expositions aux produits chimiques en milieu agricole.
2. Présomption d'origine et liste limitative
Cass. 2ᵉ civ., 19 décembre 2013, n° 12-19.995 (principe général MP) — La Cour rappelle que la présomption d'origine professionnelle ne joue que si l'ensemble des conditions du tableau sont strictement remplies : désignation médicale, délai de prise en charge, et travaux figurant dans la liste lorsqu'elle est limitative. À défaut, le dossier doit être transmis au CRRMP, sans que la caisse puisse se contenter d'un rejet pur et simple (article L. 461-1 al. 4 CSS).
3. Évaluation des risques chimiques en agriculture
Cass. 2ᵉ civ., 8 octobre 2020, n° 19-25.730 (principes applicables aux risques chimiques agricoles) — La Cour confirme que l'employeur agricole ne peut s'exonérer de sa responsabilité au motif que le produit chimique manipulé serait « d'usage courant » dans la profession : il doit procéder à l'évaluation des risques (DUERP, fiches de données de sécurité), informer le salarié des dangers, fournir les EPI adaptés et organiser la surveillance médicale. Ces principes s'appliquent aux médicaments vétérinaires (dont la chlorpromazine) au même titre que les pesticides.
Pour aller plus loin : rechercher sur Judilibre les mots-clés « maladie professionnelle agricole + faute inexcusable » ou « risque chimique agricole » pour suivre l'évolution récente. La jurisprudence spécifique au tableau 26 RA est très peu fournie en raison du faible volume de cas reconnus.
Prévention
La prévention des maladies professionnelles liées à la chlorpromazine repose sur l'application stricte du dispositif général de prévention des risques chimiques en agriculture, prévu par les articles R. 4412-1 à R. 4412-93 du Code du travail (CMR et agents chimiques dangereux).
Évaluation des risques et DUERP
L'employeur agricole doit intégrer la chlorpromazine et les autres médicaments vétérinaires manipulés dans son Document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) (article L. 4121-3 du Code du travail). L'évaluation porte sur les voies d'exposition (cutanée, oculaire, inhalation de poussières lors de la préparation des aliments médicamenteux), la fréquence et la durée.
Fiches de données de sécurité (FDS)
Toute spécialité vétérinaire ou matière première à base de chlorpromazine doit être accompagnée d'une fiche de données de sécurité à jour (règlement REACH n° 1907/2006). L'employeur transmet la FDS au médecin du travail agricole et la met à disposition des salariés (article R. 4412-38 du Code du travail).
Équipements de protection individuelle (EPI)
- Gants en nitrile ou caoutchouc résistants aux solvants, jetables ou décontaminés après chaque usage.
- Lunettes de protection à coques latérales ou écran facial, indispensables compte tenu du risque de conjonctivite confirmé par le tableau.
- Vêtement de travail à manches longues, lavé séparément des effets personnels.
- Masque FFP2 minimum en cas de manipulation de poudres ou de pulvérisations de chlorpromazine.
Mesures organisationnelles
- Réservation des opérations de manipulation à des locaux ventilés et clairement identifiés.
- Étiquetage conforme CLP des contenants et signalétique des zones d'usage.
- Interdiction de boire, manger ou fumer sur les lieux de manipulation (article R. 4412-71 du Code du travail).
- Mise à disposition de points d'eau et de douches oculaires accessibles immédiatement en cas de projection.
Surveillance médicale
Les salariés agricoles exposés à des agents chimiques dangereux bénéficient d'un suivi individuel renforcé (SIR) par le médecin du travail agricole (services de santé au travail en agriculture — SST agricole) lorsque l'évaluation des risques le justifie. À l'embauche, des tests épicutanés peuvent être proposés en cas d'antécédents de sensibilisation. À la cessation d'exposition, une attestation d'exposition est remise au salarié.
Droit d'alerte et de retrait
Tout salarié agricole constatant un danger grave et imminent (absence d'EPI, mauvais étiquetage, projection accidentelle non gérée) peut exercer son droit de retrait (article L. 4131-1 du Code du travail) sans qu'aucune sanction ne puisse en résulter.
Sources : INRS — Risques chimiques ; articles R. 4412-1 à R. 4412-93 du Code du travail ; MSA — Santé sécurité au travail.
Cas pratiques
Les cas ci-dessous sont anonymisés et reconstitués à des fins pédagogiques à partir de situations types rencontrées par les caisses MSA, les services de santé au travail agricole et la littérature professionnelle (INRS, MSA). Ils n'identifient aucune entreprise ni aucune personne réelle.
Cas 1 — Conjonctivite aiguë chez un agent d'élevage (tableau 26 RA, conjonctivite)
M. A., 42 ans, agent d'élevage en exploitation bovine, prépare régulièrement des rations médicamenteuses contenant de la chlorpromazine pour des veaux stressés. Cinq jours après avoir manipulé sans lunettes une préparation poudreuse, il développe une rougeur oculaire bilatérale, larmoiement et photophobie. L'ophtalmologiste diagnostique une conjonctivite aiguë bilatérale, et les tests épicutanés ultérieurs confirment la sensibilisation à la chlorpromazine. CMI établi au titre du tableau 26 RA. La MSA reconnaît la MP : délai de 7 jours respecté, travaux figurant dans la liste limitative (soins donnés au bétail). IPP fixée à 0 % après guérison complète, mais l'attestation d'exposition est remise pour le suivi.
Cas 2 — Lésions eczématiformes chez une technicienne vétérinaire (renvoi tableau 44 RA)
Mme B., 35 ans, technicienne vétérinaire en clinique mixte (rurale et canine), manipule de la chlorpromazine en préparation officinale pour des chevaux. Après plusieurs mois de manipulation, elle développe un eczéma de contact des mains et des avant-bras, prurigineux et lichenifié. Le dermatologue rédige un CMI orientant vers le tableau 26 RA (lésions eczématiformes), avec renvoi au tableau 44 RA pour les critères. La MSA reconnaît la MP. Mme B. est déclarée inapte à son poste après échec d'éviction, bénéficie de l'indemnité spéciale doublée de licenciement et est reclassée dans une structure n'utilisant pas la molécule.
Cas 3 — Salarié d'un organisme de stockage d'aliments du bétail, CRRMP saisi
M. C., 51 ans, salarié dans un organisme agricole de stockage et de vente d'aliments du bétail. Présente une conjonctivite bilatérale 12 jours après exposition à un mélange contenant de la chlorpromazine. Le délai de prise en charge (7 jours) est dépassé. La MSA transmet le dossier au CRRMP, qui retient le lien direct avec le travail habituel au vu des fiches de poste et des tests épicutanés positifs. Reconnaissance MP en hors-tableau (article L. 461-1 al. 4 CSS).
Cas 4 — Faute inexcusable : absence d'EPI et de FDS
Mme D., 48 ans, salariée d'un service médico-social relevant du régime agricole, manipulant occasionnellement de la chlorpromazine. Conjonctivite aiguë bilatérale reconnue au titre du tableau 26 RA. Mme D. engage une action en faute inexcusable : l'expertise retient que l'employeur n'avait pas fourni de lunettes de protection, ne tenait pas à jour la fiche de données de sécurité de la chlorpromazine et n'avait pas évalué le risque chimique dans le DUERP. Le pôle social du tribunal judiciaire reconnaît la faute inexcusable, majore la rente au taux maximal et indemnise les préjudices personnels (souffrances morales, préjudice d'anxiété lié à la sensibilisation persistante).
Questions fréquentes
Page mise à jour le 29/05/2026.