Module 5 / 5 · Sommaire complet de la formation
Programme de Surveillance : Le Test
Ce module a couvert la définition d'une campagne sur parc machines, les seuils d'alarme et le reporting, la complémentarité avec les autres techniques prédictives (vibration, thermographie, ultrasons) et l'intégration GMAO.
Vérifiez vos acquis avant l'examen final de la formation.
3-sigma
Méthode statistique : seuil d'action à moyenne + 3σ de la baseline machine (6 mois d'historique).
3 niveaux
Normal / Surveillance / Action : la gradation minimale d'un système d'alarme exploitable.
< 100 tr/min
Seuil sous lequel l'analyse d'huile devient la seule technique fiable : vibratoire insuffisante.
ROI 5:1
Retour sur investissement minimum attendu d'un programme d'analyse bien structuré.
Testez vos connaissances
Vous déployez un programme sur 20 presses hydrauliques. Quel est le paramètre prioritaire à inclure dans le panel d'analyse, au-delà de la viscosité et de la spectrométrie ?
Explication : En hydraulique, le paramètre le plus critique après viscosité et spectrométrie est le comptage particulaire ISO 4406 : la contamination solide est responsable de la majorité des pannes sur les servovalves, pompes à pistons et distributeurs. Le TBN ne concerne pas l'hydraulique (pas d'acides de combustion). Le point éclair est un indicateur moteur (dilution gasoil) sans pertinence hydraulique. Un panel hydraulique standard inclut toujours : viscosité + ISO 4406 + spectro + Karl Fischer + TAN.
Après 9 mois de programme, vous avez 40% de vos analyses classées en alerte niveau 2 (surveillance). Les techniciens commencent à ignorer les alertes. Quelle action prioritaire ?
Explication : 40% d'alertes est largement trop (cible : 5 à 15%). Les seuils constructeur, génériques, sont trop conservateurs sur certaines machines. Après 9 mois, vous avez une baseline solide : il faut basculer vers les seuils statistiques individuels (moyenne + 2σ pour surveillance, +3σ pour action). Cette méthode réduit les fausses alertes de 60 à 80% sans rater les vraies. Renforcer la formation ne changera rien si les seuils sont intrinsèquement trop serrés. Doubler la fréquence augmenterait encore le volume d'alertes.
Vous devez surveiller un broyeur à boulets tournant à 18 tr/min (entrée réducteur) et les paliers de la roue. Quel est le programme de surveillance le plus pertinent ?
Explication : A 18 tr/min, la vibratoire est aveugle : les chocs de roulement génèrent des signaux très faibles que les capteurs vibratoires standards ne détectent pas. L'analyse d'huile devient la technique reine et quasi seule pour les machines lentes (< 100 tr/min). Avec PQ Index (grosses particules ferromagnétiques) et ferrographie, on détecte la fatigue des engrenages et des paliers bien avant la panne. Thermographie peut compléter (palier chaud) mais ne détecte pas l'usure interne. Sur ce type de machine, budget d'analyse d'huile largement justifie.
Sur un compresseur critique, analyse vibratoire : BPFO en hausse. Analyse d'huile : Fe stable mais PQ Index qui décroche. Que conclure ?
Explication : Ce cas est un exemple classique de concordance entre deux techniques. La BPFO (ball pass frequency outer race) monte = défaut sur bague extérieure roulement. Le PQ Index qui décroche sans Fe spectro = grosses écailles ferreuses (> 10 µm, invisibles à la spectro). Les deux techniques convergent vers le même diagnostic : fatigue de roulement. Ne pas surveiller encore : le diagnostic est établi. La divergence Fe stable n'est pas suspecte, c'est la signature typique de la fatigue (spectro manque les grosses écailles). Action : ferrographie analytique pour confirmer la morphologie (écailles de fatigue) + planifier l'intervention.
Un programme d'analyse d'huile génère 300 rapports par an. 15 alertes niveau 3 ont été émises l'année dernière, mais seulement 4 OT correctifs ont été déclenchés. Ou est le maillon défaillant ?
Explication : 15 alertes niveau 3 (action obligatoire) pour seulement 4 OT = maillon GMAO défaillant. Une alerte niveau 3 doit toujours générer une action (correctif, inspection, ou décision formelle d'acceptation du risque tracée). Les rapports dorment dans les boîtes mails, personne ne les qualifie, les décisions ne sont pas formalisées. Solutions : import API automatise, création automatique d'OT sur niveau 3, notification émail obligatoire au pilote, revue hebdomadaire des alertes ouvertes. Desserrer les seuils serait une erreur : ceux-ci ne sont pas le problème (la remontée est correcte) ; c'est le traitement qui ne suit pas.
Votre score
Répondez à toutes les questions pour voir votre score.