Référent Harcèlement
Management & Prévention
Une sensibilisation gratuite au rôle de référent harcèlement du CSE et de l'employeur (loi Avenir professionnel). Définitions, signaux, accueil du signalement, enquête interne, sanctions, prévention. Pour les élus du CSE, RH, managers et employeurs.
Sensibilisation gratuite, sans certification
Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation et ce parcours ne délivre aucune attestation. C'est une sensibilisation au rôle de référent harcèlement et au cadre juridique applicable. Il ne remplace pas la formation en santé, sécurité et conditions de travail due au référent du CSE (article L2315-18 du Code du travail : 5 jours au premier mandat, financée par l'employeur, auprès d'un organisme agréé). Il peut servir de préparation, ou d'initiation pour le référent désigné par l'employeur, qui n'a pas d'obligation légale de formation.
Loi Avenir professionnel
Référent du CSE (L2314-1) et référent employeur dès 250 salariés (L1153-5-1).
≈ 5 h
5 modules progressifs : cadre, détection, rôles, enquête, sanctions et prévention durable.
Cadre juridique
L1152-1, L1153-1, L4121-1, Code pénal 222-33 et 222-33-2, arrêts de principe de la Cour de cassation.
Programme de la sensibilisation référent harcèlement
5 modules pour comprendre, détecter, agir et prévenir le harcèlement au travail
Cadre légal & définitions du harcèlement
Loi Avenir professionnel et référents, définitions du harcèlement moral, du harcèlement sexuel et des agissements sexistes, textes du Code du travail et du Code pénal.
- Les deux référents harcèlement (CSE et employeur) : ce que prévoit la loi
- Harcèlement moral, harcèlement sexuel, agissement sexiste : définitions et différences
- Code du travail et Code pénal (222-33, 222-33-2) : les textes clés
- Quiz du Module 1
Détecter et comprendre les situations
Signaux faibles et signaux forts, profil des harceleurs et des victimes, frontière entre conflit et harcèlement.
- Les signaux faibles et signaux forts du harcèlement au travail
- Profil du harceleur et des victimes au travail : sortir des stéréotypes
- Conflit ou harcèlement moral ? Les critères pour faire la différence
- Quiz du Module 2
Rôles du référent harcèlement (CSE + employeur)
Référent CSE et référent employeur : désignation, missions, moyens, articulation avec la DRH, le médecin du travail et l'inspection du travail.
- Le référent CSE : désignation, missions, moyens, formation
- Le référent employeur : périmètre, profil, articulation avec les RH
- Travailler avec la DRH, le médecin du travail, le CSE et l'inspection
- Quiz du Module 3
Recevoir un signalement et conduire une enquête
Accueil du signalement, méthodologie d'enquête, garanties procédurales, mesures conservatoires, suivi de la victime.
- Accueillir un signalement : posture, confidentialité, écoute active
- Conduire une enquête interne : méthode, auditions, rapport
- Mesures conservatoires, suites de l'enquête, accompagnement de la victime
- Quiz du Module 4
Sanctions, recours et prévention durable
Sanctions disciplinaires et pénales, recours juridiques, construction d'une politique de prévention durable.
- Sanctions du harcèlement : disciplinaires, pénales, civiles
- Les recours de la victime : prud'hommes, plainte, Défenseur des droits, CSE
- Construire une prévention durable : politique, formation, indicateurs
- Quiz du Module 5
Prêt pour l'examen final ?
Après les 5 modules, vérifiez vos acquis avec un examen final de 25 questions corrigées sur le cadre légal, la détection, l'enquête et la prévention.
Accéder à l'examenRéférent harcèlement : ce que prévoit la loi Avenir professionnel
Deux référents distincts
La loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 dite « Avenir professionnel » a créé deux référents. Le référent du CSE est désigné par le comité parmi ses membres, par une résolution adoptée à la majorité des membres présents, pour la durée du mandat (article L2314-1) : il existe dans toute entreprise dotée d'un CSE. Les entreprises d'au moins 250 salariés désignent en outre un référent employeur, « chargé d'orienter, d'informer et d'accompagner les salariés » (article L1153-5-1). Le périmètre légal des deux est le même : le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. L'élargissement au harcèlement moral, fréquent, relève d'un choix de l'entreprise.
Depuis la loi du 2 août 2021, le référent du CSE bénéficie expressément de la formation en santé, sécurité et conditions de travail (article L2315-18) : 5 jours au premier mandat, financés par l'employeur. Le référent employeur n'a pas d'obligation légale de formation, mais son rôle en première ligne la rend très utile. Vous vous demandez si votre entreprise est concernée ? Notre assistant « Dois-je désigner un référent harcèlement sexuel ? » répond en quelques questions.
Harcèlement moral, harcèlement sexuel, agissement sexiste
Le harcèlement moral (article L1152-1) suppose des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité, à la santé ou à l'avenir professionnel. Aucun lien hiérarchique ni intention de nuire n'est exigé. Le harcèlement sexuel (article L1153-1) couvre les propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste répétés, y compris lorsque plusieurs personnes y participent, et la pression grave, même unique, exercée pour obtenir un acte sexuel. L'agissement sexiste (article L1142-2-1) vise tout agissement lié au sexe portant atteinte à la dignité ou créant un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant : un seul fait peut suffire.
L'obligation de prévention de l'employeur
L'article L4121-1 impose à l'employeur de protéger la santé physique et mentale des salariés, et l'article L4121-2 cite expressément les risques de harcèlement et d'agissements sexistes. La Cour de cassation admet qu'il s'exonère s'il a pris toutes les mesures de prévention, notamment d'information et de formation, et s'il a fait cesser immédiatement le harcèlement une fois informé (Cass. soc. 1er juin 2016, n° 14-19.702). Ne pas enquêter après un signalement est en soi un manquement (Cass. soc. 27 novembre 2019, n° 18-10.551).
Sanctions : disciplinaires, civiles et pénales
Au pénal, le harcèlement moral au travail est puni de 2 ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende (article 222-33-2 du Code pénal) ; le harcèlement sexuel de 2 ans et 30 000 €, portés à 3 ans et 45 000 € en cas de circonstance aggravante, comme l'abus d'autorité (article 222-33). Sur le plan disciplinaire, l'auteur encourt une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement. La victime peut obtenir réparation devant le conseil de prud'hommes, où la preuve est aménagée (article L1154-1), et toute mesure de représailles contre elle ou contre un témoin de bonne foi est nulle.
Ce que l'on sait de l'ampleur du phénomène
Les chiffres fiables sont rares. L'enquête réalisée pour le Défenseur des droits en 2014 établissait qu'une femme active sur cinq avait été confrontée à une situation de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle. Il n'existe pas de statistique officielle récente du nombre de signalements dans les entreprises : c'est justement l'un des enjeux du rôle de référent, être un point d'entrée identifié pour que les situations soient connues et traitées.
Public et complémentarité
Ce parcours de 5 heures en 5 modules s'adresse aux référents du CSE et de l'employeur, aux élus du CSE, aux RH, aux managers et aux préventeurs. Il complète nos formations Risques psychosociaux (RPS) et Devenir membre du CSE. Pour formaliser un signalement par écrit, un modèle de signalement de harcèlement est disponible.
Questions fréquentes
Référent harcèlement, cadre légal, procédure, sanctions
Pour aller plus loin
Les formations voisines : risques psychosociaux, égalité professionnelle et agissements sexistes, santé mentale, mandat d'élu du CSE.
Contenu relu par le Pôle HSE & Risques industriels · Politique éditoriale