BTP / Bâtiment — CIBTP Intempéries

Simulateur Chômage
Intempéries BTP

Gel, neige, pluie, vent… Quand le chantier s'arrête, combien perdez-vous ? Calculez votre indemnité à 75% du brut, le délai de carence et votre perte de salaire nette.

Instantané Tous types météo Impact paie détaillé 100% gratuit
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Votre situation

Salaire, horaires et type d'intempérie
€/mois
Salaire brut de base (hors primes non soumises)
h/mois
Temps plein = 151,67h (35h/sem) — 169h si 39h/sem
Gel
Neige
Pluie
Vent
Canicule
Autre
Gel : températures négatives rendant le travail dangereux ou impossible (béton qui ne prend pas, sols glissants, canalisations gelées). Aucun seuil chiffré n'est fixé par les textes : le critère de l'art. L5424-8 est qualitatif.
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Durée de l'arrêt

Nombre de jours et d'heures d'arrêt intempéries
jours
Jours complets d'arrêt sur le mois
h/jour
7h (35h/sem) ou 8h (39h/sem)
semaine(s)
1 semaine (ou période continue) = 1 carence d'1h
Délai de carence (art. D5424-12) — L'indemnité est due pour chaque heure perdue à partir de la deuxième, au cours d'une même semaine ou d'une même période continue d'arrêt. Trois arrêts distincts dans la même semaine = 1 seule heure de carence. Un arrêt continu de 5 jours à cheval sur deux semaines = 1 carence pour la période continue.
Heures indemnisées
heures (après carence)
Carence : h
Indemnité Intempéries
brut perçu (75% du brut horaire)
Soit / heure
Perte nette de salaire
manque à gagner ce mois-ci
Salaire amputé de
Salaire normal travaillé Indemnité intempéries Perte
Travaillé
Indem.
Perte

Impact sur votre fiche de paie

Rubrique Montant
Salaire brut normal (mois complet)
€/h × h
Retenue heures intempéries
h non travaillées × €/h
Salaire brut réduit
75% Indemnité intempéries brute
h × €/h (75% du taux horaire)
TOTAL BRUT DU MOIS
Estimation : ~21 % de cotisations salariales sur le salaire, CSG 6,20 % + CRDS 0,50 % après abattement de 1,75 % (≈ 6,58 %) sur l'indemnité
NET ESTIMÉ DU MOIS
Net normal (sans intempérie)
PERTE NETTE
* Estimation fondée sur les articles L5424-6 à L5424-19 et D5424-7 à D5424-49 du Code du travail (valeurs 2026). Le taux de cotisations salariales et le taux de CSG retenus sont des moyennes : ce simulateur ne remplace pas votre bulletin de paie.
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Barème rapide — Perte nette selon les jours d'arrêt

Jours d'arrêt Heures perdues Indemnité brute (75%) Salaire brut du mois Perte nette estimée
Base : vos paramètres saisis, arrêts répartis sur des semaines de 5 jours ouvrés (1 heure de carence par semaine, art. D5424-12). Indemnité à 75 % du taux horaire plafonné à 36 €/h, plafonds de 9 h/jour, 45 h/semaine et 55 jours par année civile. Cotisations estimées à ~21 % sur le salaire et CSG/CRDS ≈ 6,58 % sur l'indemnité. Le « salaire brut du mois » inclut l'indemnité.

Tout comprendre sur le chômage intempéries BTP

En résumé : un ouvrier BTP à 2 200 € brut (151,67 h) qui subit 3 jours d'arrêt intempéries de 7 h perd environ 37 € net sur sa paie. L'indemnité couvre 75 % du salaire horaire de la veille de l'arrêt, mais l'heure de carence et la perte du quart restant réduisent le montant final.

Qu'est-ce que le chômage intempéries ?

Le chômage intempéries est un régime propre au secteur du BTP, codifié aux articles L5424-6 à L5424-19 et D5424-7 à D5424-49 du Code du travail. L'article L5424-8 définit les intempéries comme « les conditions atmosphériques et les inondations lorsqu'elles rendent dangereux ou impossible l'accomplissement du travail eu égard soit à la santé ou à la sécurité des salariés, soit à la nature ou à la technique du travail à accomplir ».

L'arrêt est décidé par l'entrepreneur ou son représentant sur le chantier, après consultation du comité social et économique (art. L5424-9). Lorsque les travaux sont exécutés pour l'État, une collectivité territoriale ou un service subventionné, le représentant du maître d'ouvrage présent sur le chantier peut s'opposer à l'arrêt.

Contrairement à une idée répandue, ce n'est pas la caisse qui paie le salarié : l'employeur verse l'indemnité intempéries avec la paie du mois, puis se fait rembourser par sa caisse CIBTP, régime mutualisé financé par les cotisations des entreprises du BTP.

Les situations d'arrêt

Aucun seuil chiffré de température, de hauteur de pluie ou de vitesse de vent n'est fixé par le Code du travail : le critère de l'article L5424-8 est qualitatif. Les valeurs ci-dessous sont des repères de terrain (notices constructeurs des grues, recommandations professionnelles), pas des seuils réglementaires opposables.

Gel / Verglas Températures négatives, béton inapplicable, sols glissants
Neige / Pluie forte Accumulation empêchant l'accès ou le travail en extérieur
Vent / Canicule Vent au-delà du seuil d'arrêt de la notice de la grue, forte chaleur

Comment est calculée l'indemnité ?

L'indemnité horaire est égale aux trois quarts (75 %) du salaire horaire perçu la veille de l'arrêt (art. D5424-13). Ce salaire de référence est calculé hors primes représentatives de frais ou de risque et hors majorations pour heures supplémentaires (art. D5424-15), et la fraction dépassant le plafond horaire de la Sécurité sociale majoré de 20 % est écartée (art. D5424-16). Le plafond horaire étant fixé à 30 € en 2026, le salaire de référence est retenu dans la limite de 36 €/h. L'indemnité est due pour chaque heure perdue à partir de la deuxième au cours d'une même semaine ou période continue d'arrêt.

Exemple : taux horaire de référence = 14,50 €/h → indemnité = 14,50 × 75 % = 10,88 €/h. Pour 3 jours d'arrêt de 7 h dans la même semaine (21 h − 1 h de carence) = 20 h × 10,88 € = 217,50 € brut d'indemnité.

Conditions et plafonds d'indemnisation

Condition d'ouverture Justifier d'au moins 200 heures de travail dans le BTP au cours des 2 mois précédant l'arrêt (art. D5424-11), être présent sur le chantier au moment de l'arrêt, ne pas avoir épuisé les 55 jours de l'année civile et ne pas être en inaptitude temporaire. L'indemnité ne se cumule pas avec les indemnités maladie, accident du travail, chômage ou congés payés portant sur la même période.
Plafonds d'heures indemnisables 9 h max/jour et 45 h max/semaine (art. D5424-13). Le nombre maximum d'indemnités journalières est fixé à 55 par année civile et par salarié (art. D5424-14), soit au plus 495 h à raison de 9 h/jour. Au-delà, les heures perdues ne sont plus indemnisées.

Indemnité et cotisations

L'indemnité intempéries n'est pas un salaire mais un revenu de remplacement. À ce titre elle est exonérée des cotisations de Sécurité sociale et ne supporte que la CSG et la CRDS, calculées après l'abattement de 1,75 % pour frais professionnels. Au taux normal des revenus de remplacement — CSG 6,20 % + CRDS 0,50 % — le prélèvement représente environ 6,58 % du brut. C'est ce qui explique qu'à heures perdues égales, la perte nette reste limitée : l'indemnité subit beaucoup moins de prélèvements que le salaire qu'elle remplace.

  • La CSG peut être réduite à 3,80 % ou nulle selon le revenu fiscal de référence du salarié, comme pour les allocations chômage.
  • Le prélèvement est écrêté : il ne peut pas ramener la rémunération nette sous le SMIC net.
  • Une cotisation maladie de 1,50 % s'ajoute en Alsace-Moselle et pour les salariés non domiciliés fiscalement en France.
  • L'indemnité reste intégralement soumise à l'impôt sur le revenu et figure sur le bulletin de paie, distincte du salaire.
Nouveauté 2026 : l'arrêté du 8 avril 2026 (JO du 12 avril 2026) impose à l'employeur une déclaration provisoire de l'arrêt à sa caisse CIBTP au plus tard dans les 120 heures (5 jours) suivant le début de l'arrêt, puis l'envoi du bordereau de demande de remboursement dans le mois suivant la reprise d'activité. Le non-respect de ces délais fait perdre à l'entreprise son droit au remboursement — l'indemnisation du salarié, elle, reste due.

Le délai de carence

L'article D5424-12 pose la règle : « l'indemnité journalière d'intempéries est due pour chaque heure perdue à partir de la deuxième au cours d'une même semaine ou au cours d'une période continue d'arrêt ». La carence d'une heure ne joue donc ni par jour, ni par arrêt, mais une fois par semaine civile ou par période continue d'arrêt.

  • Intempérie continue de 5 jours à cheval sur deux semaines : 1 seule heure de carence (période continue).
  • Trois arrêts distincts dans la même semaine : 1 seule heure de carence.
  • Trois arrêts répartis sur trois semaines différentes : 3 heures de carence.

Y a-t-il une « période légale » d'intempéries ?

Non. Le régime s'applique toute l'année, chaque fois que les conditions atmosphériques rendent le travail dangereux ou impossible : gel et neige en hiver, mais aussi orages, inondations, tempêtes ou fortes chaleurs en été. Il n'existe aucune fenêtre calendaire au-delà de laquelle l'indemnisation cesserait.

Deux notions distinctes sont souvent confondues avec une prétendue « saison » d'intempéries :

  • L'article L5424-7 permet à l'autorité administrative de déterminer, par région et par catégorie de profession, les périodes d'arrêt saisonnier habituel pendant lesquelles l'indemnisation n'est pas due — c'est l'inverse d'une période d'indemnisation.
  • La campagne intempéries de la CIBTP court du 1er avril au 31 mars de l'année suivante : c'est une période de gestion des cotisations et des remboursements aux entreprises. Le plafond individuel de 55 indemnités journalières, lui, s'apprécie par année civile (art. D5424-14).

Impact sur les autres droits

  • Congés payés : les heures indemnisées au titre des intempéries sont prises en compte pour le calcul des droits à congé à hauteur de 75 %.
  • CIBTP : L'indemnité intempéries entre dans l'assiette servant au calcul de l'indemnité de congés (chèque congés BTP).
  • Retraite complémentaire : pour les ouvriers, les périodes indemnisées ouvrent des points de retraite complémentaire pris en charge par le régime intempéries.
  • Ancienneté : Les périodes d'intempéries ne suspendent pas l'ancienneté.

Foire aux questions

75 % du salaire horaire de la veille de l'arrêt (art. D5424-13), hors primes de frais ou de risque et hors majorations d'heures supplémentaires, la fraction dépassant le plafond horaire de la Sécurité sociale majoré de 20 % étant écartée — soit un salaire de référence retenu dans la limite de 36 €/h en 2026 (plafond horaire : 30 €). L'indemnité est due pour chaque heure perdue à partir de la deuxième, dans la limite de 9 h/jour et 45 h/semaine. Revenu de remplacement, elle est exonérée de cotisations de Sécurité sociale et supporte seulement la CSG (6,20 %) et la CRDS (0,50 %) après abattement de 1,75 %, soit environ 6,58 % du brut. Elle reste imposable.

L'arrêt est décidé par l'entrepreneur ou son représentant sur le chantier, après consultation du comité social et économique (art. L5424-9). Le salarié ne peut pas décider seul de ne pas travailler pour cause de météo. Sur un chantier exécuté pour l'État, une collectivité territoriale ou un service subventionné, le représentant du maître d'ouvrage présent sur le chantier peut s'opposer à l'arrêt. L'employeur doit ensuite déclarer l'arrêt à sa caisse CIBTP dans les 120 heures (arrêté du 8 avril 2026).

Vous disposez d'un droit de retrait si les conditions de travail présentent un danger grave et imminent pour votre vie ou votre santé (art. L4131-1 du Code du travail). Cependant, c'est à l'employeur de décider un arrêt intempéries formel pour ouvrir droit à l'indemnisation CIBTP.

Oui. Les heures indemnisées au titre des intempéries sont prises en compte pour le calcul des droits à congés payés à hauteur de 75 %, et l'indemnité entre dans l'assiette servant au calcul de l'indemnité de congés versée par la caisse CIBTP. Pour les ouvriers, ces périodes ouvrent également des points de retraite complémentaire.

Oui. L'article D5424-14 fixe le nombre maximum d'indemnités journalières à 55 par année civile et par salarié, soit au plus 495 heures à raison de 9 h par jour. S'y ajoutent les plafonds de 9 h par jour et 45 h par semaine (art. D5424-13). Au-delà, les heures perdues restent non travaillées et non payées, sans indemnité intempéries. Il n'existe en revanche aucune période de l'année hors de laquelle l'indemnisation serait exclue.

Ce n'est pas la catégorie qui commande, mais la présence sur le chantier arrêté. Le régime vise tous les salariés et apprentis de l'entreprise du BTP présents sur le chantier au moment de l'arrêt et justifiant des 200 heures exigées : ouvriers, ETAM, et cadres affectés au chantier. Le personnel qui travaille en bureau n'est pas concerné, non pas à raison de son statut, mais parce que son travail n'est pas interrompu par l'intempérie. À noter : les salariés intérimaires relèvent des entreprises de travail temporaire, exclues du champ du régime CIBTP.

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