7 h · prorata temps partiel · CSA 0,30 %
Journée de solidarité :
Journée de solidarité :
7 heures non payées, mais pas n'importe comment
Une journée travaillée sans salaire pour financer l'autonomie des personnes âgées et handicapées : le principe est simple, son application l'est moins — temps partiel, forfait jours, deuxième employeur, refus… Les règles 2026 complètes.
Questions fréquentes
Une journée de travail supplémentaire non rémunérée (7 heures maximum pour un temps plein), instaurée en 2004 après la canicule de 2003 pour financer l'autonomie des personnes âgées et handicapées. En contrepartie, l'employeur verse la contribution solidarité autonomie (CSA) de 0,30 % de la masse salariale. Elle s'applique à tous les salariés, secteur privé et public.
Non — ce n'est plus le cas depuis 2008. Ses modalités sont fixées par accord d'entreprise ou de branche, ou à défaut par décision de l'employeur après consultation du CSE : travail d'un jour férié habituellement chômé (sauf le 1er mai), suppression d'un jour de RTT, ou 7 heures fractionnées dans l'année. Le lundi de Pentecôte (25 mai en 2026) reste le choix le plus courant par tradition.
À temps partiel, les 7 heures sont proratisées selon la durée contractuelle : un salarié à 24 h/semaine doit 7 × 24/35 = 4,8 heures. En forfait jours, la journée de solidarité correspond à un jour de travail supplémentaire : c'est pourquoi le plafond légal du forfait est de 218 jours (217 + 1).
Non : l'employeur ne peut pas supprimer un jour de congé payé légal pour l'accomplir. Il peut en revanche mobiliser un jour de RTT (si un accord le prévoit), un jour férié chômé autre que le 1er mai, ou fractionner les 7 heures. Un jour de congé conventionnel supplémentaire peut être utilisé si l'accord collectif le permet.
En principe non : c'est du temps de travail obligatoire, le refus constitue une absence irrégulière (retenue sur salaire possible, voire sanction). Exception importante : le salarié qui a déjà accompli sa journée de solidarité dans l'année chez un autre employeur peut refuser de la refaire — ce refus ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement. S'il accepte de la refaire, ces heures sont payées et suivent le régime des heures supplémentaires ou complémentaires.
Oui : seules les 7 premières heures (ou le prorata) sont non rémunérées. Au-delà, les heures sont payées normalement. Les 7 heures de solidarité ne s'imputent ni sur le contingent d'heures supplémentaires ni sur les compteurs — elles n'ouvrent pas droit à majoration. Sur le bulletin, la journée apparaît souvent sur une ligne dédiée, sans incidence sur le net.