Démission pour mariage ou PACS :
légitime, si vous respectez les 2 mois
Vous vous mariez ou vous pacsez, et votre nouvelle vie commune implique un déménagement loin de votre emploi ? La démission est légitime — mais la fenêtre est étroite : moins de 2 mois entre l'événement et la démission.
Un cas légitime taillé pour les nouveaux couples
Se marier ou se pacser implique parfois de réunir deux vies professionnelles éloignées. Le règlement d'assurance chômage (art. 2) reconnaît comme légitime la démission liée à un changement de résidence consécutif au mariage ou au PACS — avec une particularité qui fait toute la difficulté du cas : une fenêtre de 2 mois.
Les 3 conditions cumulatives
- Le mariage ou le PACS (le concubinage ne relève pas de ce cas — voir le suivi de conjoint si votre concubin déménage pour son travail) ;
- Un changement de résidence lié à l'union, rendant impossible la poursuite de votre emploi (éloignement) ;
- Moins de 2 mois entre la date de l'événement (mariage ou enregistrement du PACS) et la fin du contrat de travail — dans un sens ou dans l'autre : le déménagement et la démission peuvent précéder l'union, ou la suivre.
Ce que regarde France Travail
| Élément vérifié | Justificatif |
|---|---|
| La réalité de l'union | Acte de mariage ou attestation d'enregistrement du PACS |
| Le changement de résidence | Nouveau bail, acte d'achat, factures, assurance habitation |
| L'incompatibilité avec l'emploi | Distance entre nouveau domicile et ancien lieu de travail |
| Le délai de 2 mois | Comparaison des dates au jour près (union ↔ fin de contrat) |
Mariage, PACS ou concubinage : quel cas invoquer ?
Deux cas voisins coexistent, choisissez le bon :
- Votre moitié déménage pour son travail (mutation, nouvel emploi) → cas du suivi de conjoint, ouvert aussi aux concubins, sans condition de délai chiffrée ;
- C'est l'union elle-même qui crée le déménagement (vous vous installez ensemble, aucun des deux ne change d'emploi) → cas mariage/PACS, avec la règle des 2 mois.
Si les deux s'appliquent (mariage + mutation du conjoint), invoquez le suivi de conjoint : il est plus souple sur les délais.
Après la démission
L'indemnisation suit le régime commun : condition d'affiliation (130 jours ou 910 heures sur 24 mois — 5 mois sur 36 pour les primo-demandeurs depuis avril 2026), délai d'attente de 7 jours, différé congés payés éventuel. Inscrivez-vous à France Travail dès l'installation dans la nouvelle résidence, et pensez au solde de tout compte : congés non pris et prorata de 13e mois restent dus par l'employeur quitté.
Montant net et durée d'indemnisation selon vos derniers salaires.
Sources officielles : unedic.org, service-public.fr.