Art. R.4532-43 du Code du travail

Plan Général de Coordination
PGC — Guide & Générateur

DÉFINITION RAPIDE

Le PGC est un document de prévention rédigé par le Coordonnateur SPS avant le début des travaux. Il s'impose dès que deux entreprises ou plus interviennent sur un même chantier (co-activité) et fixe les règles communes de sécurité (art. R.4532-43).

Trame R4532-44 14 familles de risques Export PDF gratuit
Mon opération exige-t-elle un PGC ?
Cinq données suffisent. Le calcul applique R4532-1, R4532-2, R4532-52 et R4532-77 dans cet ordre.
hommes-jours
dont sous-traitants
travailleurs
jours ouvrés
Chute de plus de 3 m, ensevelissement, amiante, agents chimiques ou biologiques sous surveillance médicale…
1 L'opération

« Charger un exemple » remplit le formulaire avec une opération type de neuf lots et coche l'ensemble des familles de risques : le document obtenu couvre les sept rubriques de R4532-44 et sert de base à élaguer.

2 Les Intervenants
3 Planning Prévisionnel
Durée calculée automatiquement dans le document
4 Lots & Entreprises Intervenantes
5 Analyse des Risques liés à la Co-activité
6 Risque Spécifique / Autre
Publicité

Comprendre le Plan Général de Coordination (PGC)

Tout ce qu'il faut savoir sur le PGC : définition, base légale, contenu obligatoire, articulation avec le PPSPS et la DICT, niveaux de mission du Coordonnateur SPS.

Base légale

Art. R4532-42 à R4532-55 du Code du travail

Rédacteur

Coordonnateur SPS (CSPS) désigné par le MOA

Déclencheur

Opération de 1re ou 2e catégorie ; 3e catégorie si travaux à risques particuliers

Qu'est-ce qu'un PGC (plan général de coordination) ?

L'article R4532-43 du Code du travail définit le plan général de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé (PGC SPS, ou PGC) comme un document écrit qui définit l'ensemble des mesures propres à prévenir les risques découlant de l'interférence des activités des différents intervenants sur le chantier.

Cette définition mérite d'être lue au mot : l'objet du PGC n'est pas la sécurité générale du chantier — chaque entreprise en reste responsable pour ses propres travaux — mais bien ce que la coactivité produit comme risques qu'aucune entreprise ne maîtrise seule. Le dispositif est encadré par les articles R4532-42 à R4532-55 : R4532-42 à R4532-51 pour les opérations de 1re et 2e catégorie, R4532-52 à R4532-55 pour le plan simplifié des opérations de 3e catégorie.

Quand le PGC est-il obligatoire ?

Ne pas confondre coordination SPS et PGC. La désignation d'un coordonnateur est déclenchée dès que deux entreprises au moins, sous-traitants et travailleurs indépendants compris, interviennent sur une même opération. Le PGC, lui, ne suit pas la même règle : il est obligatoire pour les opérations de 1re et 2e catégorie, et seulement sous condition en 3e catégorie. Une petite opération de 3e catégorie sans travaux à risques particuliers n'appelle aucun PGC, alors qu'un coordonnateur y est bien désigné.

L'article R4532-1 définit les trois catégories d'opérations — sans fixer lui-même de seuil chiffré : il renvoie à l'obligation de collège interentreprises pour la première, et à la déclaration préalable pour la deuxième.

Catégorie Ce qui la définit PGC exigé ? Coordonnateur
1re catégorie
R4532-1, 1° et R4532-77
Opérations soumises à l'obligation de constituer un collège interentreprises de sécurité, de santé et des conditions de travail.
Volume supérieur à 10 000 hommes-jours et plus de 10 entreprises en bâtiment, ou plus de 5 entreprises en génie civil (sous-traitants et travailleurs indépendants compris).
Écrit, obligatoire Niveau 1
2e catégorie
R4532-1, 2° et R4532-2
Opérations soumises à déclaration préalable et ne relevant pas de la 1re catégorie.
Effectif prévisible supérieur à 20 travailleurs à un moment quelconque des travaux et durée supérieure à 30 jours ouvrés ; ou volume de travaux supérieur à 500 hommes-jours.
Écrit, obligatoire Niveau 1 ou 2
3e catégorie
R4532-1, 3° et R4532-52
Opérations ne relevant ni de la 1re ni de la 2e catégorie.
Aucun seuil : c'est la catégorie par défaut dès que deux entreprises au moins interviennent sur l'opération.
Sous condition
PGC simplifié uniquement si l'opération comporte des travaux à risques particuliers listés par l'arrêté du 25 février 2003. Sinon, aucun PGC n'est exigé.
Niveau 1, 2 ou 3

Les seuils précis viennent de deux articles distincts. Le collège interentreprises est requis lorsque le volume dépasse 10 000 hommes-jours et que l'opération met en présence plus de 10 entreprises en bâtiment, ou plus de 5 en génie civil (R4532-77) — c'est la nuance bâtiment / génie civil qui est le plus souvent perdue en route. La déclaration préalable est due lorsque l'effectif prévisible dépasse 20 travailleurs à un moment quelconque des travaux et que la durée excède 30 jours ouvrés, ou lorsque le volume dépasse 500 hommes-jours (R4532-2).

Le cas particulier du PGC simplifié (3e catégorie)

Pour les opérations de 3e catégorie, un plan général simplifié de coordination est exigé lorsque l'opération comporte un ou plusieurs travaux présentant des risques particuliers, dont la liste est fixée par l'arrêté du 25 février 2003 pris pour l'application de l'article L4532-8. Deux situations le déclenchent :

  • Les travaux à risques particuliers sont prévus dès le départ : le coordonnateur établit le plan simplifié par écrit avant la phase de consultation des entreprises (R4532-52).
  • Le coordonnateur en découvre l'existence après l'ouverture du chantier : il prend alors les mesures nécessaires pour établir le plan simplifié avant la poursuite des travaux, et les obligations qui en résultent sont reprises dans des avenants aux contrats des entreprises (R4532-54).

Hors de ces deux cas, une opération de 3e catégorie ne donne lieu à aucun PGC. Le sélecteur en haut de cette page applique l'enchaînement complet à vos chiffres.

Qui rédige le PGC, et à quel moment ?

Le PGC est rédigé par le coordonnateur SPS, désigné par le maître d'ouvrage. Il est établi avant la phase de consultation des entreprises et joint au dossier de consultation : c'est ce qui permet aux entreprises de chiffrer les sujétions de coactivité et de rédiger leur PPSPS en cohérence. Le maître d'ouvrage — ou l'entrepreneur principal en cas de sous-traitance — doit d'ailleurs mentionner dans les documents remis aux entrepreneurs que le chantier est soumis à l'obligation de PGC (R4532-42).

Le coordonnateur est titulaire d'une attestation de compétence correspondant au niveau de la mission (R4532-23) :

  • Niveau 1 — aptitude à coordonner toutes les opérations, y compris de 1re catégorie.
  • Niveau 2 — aptitude à coordonner les opérations de 2e et de 3e catégorie.
  • Niveau 3 — aptitude à coordonner les opérations de 3e catégorie.

Pour les opérations de 1re et 2e catégorie, l'aptitude à coordonner est appréciée séparément pour la phase de conception, d'étude et d'élaboration du projet et pour la phase de réalisation de l'ouvrage. La formation du coordonnateur est actualisée tous les 5 ans, dans l'année civile qui suit l'échéance de la dernière attestation : un coordonnateur dont l'attestation n'est plus à jour ne peut pas se voir confier la mission.

Que doit contenir un PGC ? Les sept rubriques de l'article R4532-44

L'article R4532-44 énumère sept rubriques que le plan doit énoncer en les distinguant — la distinction fait partie de l'exigence : un PGC qui traite tout dans un chapitre unique « mesures de prévention » ne répond pas au texte, même si le fond y est.

1° Renseignements d'ordre administratif intéressant le chantier

Y compris ceux qui complètent la déclaration préalable. Identification de l'opération et de son lieu, maître d'ouvrage, maître d'œuvre, coordonnateur, calendrier et effectifs prévisionnels.

2° Mesures d'organisation générale du chantier

Arrêtées par le maître d'œuvre en concertation avec le coordonnateur. C'est la seule rubrique dont le contenu ne relève pas du coordonnateur seul.

3° Mesures de coordination et sujétions qui en découlent

Notamment : voies et zones de déplacement ou de circulation, horizontales et verticales ; conditions de manutention, interférences des appareils de levage et limitation du recours aux manutentions manuelles ; délimitation et aménagement des zones de stockage et d'entreposage ; conditions de stockage, d'élimination et d'évacuation des déchets et décombres ; conditions d'enlèvement des matériaux dangereux utilisés ; utilisation des protections collectives, des accès provisoires et de l'installation électrique générale ; mesures d'interaction sur le site.

4° Sujétions découlant des interférences avec des activités d'exploitation

Activités d'exploitation sur le site à l'intérieur ou à proximité duquel est implanté le chantier. C'est la rubrique la plus souvent oubliée sur les chantiers en site occupé.

5° Mesures générales de maintien du chantier en bon ordre et en état de salubrité

Propreté, nettoyage, installations sanitaires et de vie, gestion des accès et du rangement.

6° Renseignements pratiques concernant les secours et l'évacuation

Propres au lieu de l'opération, ainsi que les mesures communes d'organisation prises en la matière : moyens d'alerte, accès des secours, point de rassemblement, personnes formées.

7° Modalités de coopération entre entrepreneurs, employeurs et travailleurs indépendants

Réunions de coordination, inspections communes, circuit de diffusion des informations, articulation avec les PPSPS.

Deux rubriques concentrent l'essentiel des oublis constatés : la 4°, sur les interférences avec les activités d'exploitation du site, systématiquement absente des PGC de chantiers en site occupé ; et la partie de la 3° relative à l'élimination des déchets et à l'enlèvement des matériaux dangereux, qu'on retrouve rarement traitée comme une mesure de coordination.

Ce qui est joint ou intégré au PGC

Trois obligations distinctes du contenu lui-même, et rarement respectées ensemble :

ArticleObligation
R4532-45Rappel de la mission du collège interentreprises lorsqu'il est constitué.
R4532-46Les dossiers techniques relatifs aux matériaux contenant de l'amiante sont joints au PGC.
R4532-48Les PPSPS des entreprises et les plans de prévention requis sont intégrés au PGC.
R4532-47Le PGC est complété et adapté selon l'évolution du chantier ; les modifications sont portées à la connaissance des entreprises.
R4532-49Sur leur demande, le maître d'ouvrage adresse le PGC aux autorités de contrôle.

PGC ou PPSPS : qui rédige quoi ?

Le PGC et le PPSPS (Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé) sont deux documents complémentaires mais bien distincts. Si vous êtes une entreprise intervenante, c'est un PPSPS que vous devez rédiger : utilisez notre générateur de PPSPS en ligne gratuit.

PGC PPSPS
Rédacteur Coordonnateur SPS Chaque entreprise intervenante
Périmètre Ensemble du chantier — vision globale Lot ou prestation de l'entreprise — vision détaillée
Contenu Organisation générale, co-activité, installations communes Risques propres, modes opératoires, EPI, formation
Article R4532-42 à R4532-55 R4532-56 à R4532-76
Articulation Le PPSPS doit être en cohérence avec le PGC et le compléter.

→ Besoin d'un modèle PPSPS ? Utilisez notre générateur PPSPS gratuit.

PGC et DICT : comment s'articulent-ils ?

La DICT (Déclaration d'Intention de Commencement de Travaux) est régulièrement confondue avec le PGC. Pourtant, les deux documents répondent à des logiques différentes mais se complètent dans la prévention globale du chantier.

PGC

  • Objet : sécurité humaine, co-activité
  • Rédacteur : Coordonnateur SPS
  • Destinataire : entreprises intervenantes
  • Cadre : Code du travail (R4532-42 à R4532-55)

DICT

  • Objet : protection des réseaux enterrés (gaz, élec, eau, télécom)
  • Rédacteur : exécutant des travaux
  • Destinataire : exploitants de réseaux via le téléservice reseaux-et-canalisations.gouv.fr
  • Cadre : Code de l'environnement (R.554-25), réforme anti-endommagement DT-DICT

Concrètement, sur un chantier donné, les réponses aux DICT obtenues par chaque entreprise doivent être annexées au PGC ou intégrées dans la rubrique « Réseaux existants » pour permettre au CSPS de définir les mesures de prévention adaptées (marquage-piquetage, consignation, blindage, périmètre de sécurité gaz, etc.). Le PGC sans prise en compte des DICT est incomplet ; à l'inverse, des DICT envoyées sans consolidation dans le PGC font courir un risque de coactivité non maîtrisé.

Diffusion, mise à jour, consultation et conservation

Le PGC est joint au dossier de consultation des entreprises, puis communiqué à toutes les entreprises intervenantes avant le démarrage des travaux, sous-traitants et travailleurs indépendants compris. Il est complété et adapté en fonction de l'évolution du chantier et de la durée effective consacrée aux différents types de travaux, et ces modifications sont portées à la connaissance des entreprises (R4532-47).

Le plan tenu sur le chantier peut y être consulté par (R4532-50) :

  • les membres des comités social et économique — commission santé, sécurité et conditions de travail — ou, à défaut, les délégués du personnel appelés à intervenir sur le chantier
  • le médecin du travail
  • les membres du collège interentreprises de sécurité, de santé et des conditions de travail
  • l'inspection du travail
  • l'OPPBTP
  • les services de prévention des organismes de sécurité sociale

Sur leur demande, le maître d'ouvrage adresse le PGC aux autorités de contrôle (R4532-49). Il est ensuite conservé par le maître d'ouvrage pendant 5 ans à compter de la date de réception de l'ouvrage (R4532-51) — le point de départ est la réception de l'ouvrage, pas la fin des travaux.

Questions fréquentes sur le PGC

L'article R4532-43 du Code du travail le définit comme un document écrit qui définit l'ensemble des mesures propres à prévenir les risques découlant de l'interférence des activités des différents intervenants sur le chantier. Ce n'est donc pas un document de sécurité générale du chantier : son objet est précisément la coactivité — ce que la présence simultanée ou successive de plusieurs entreprises crée comme risques qu'aucune d'entre elles ne maîtrise seule. Il est établi par le coordonnateur SPS, avant la phase de consultation des entreprises, et le maître d'ouvrage doit mentionner dans les documents remis aux entrepreneurs que le chantier y est soumis (R4532-42).

Non, et c'est la confusion la plus répandue. La coordination SPS est déclenchée dès que deux entreprises au moins, sous-traitants et travailleurs indépendants compris, interviennent sur une même opération. Le PGC, lui, dépend de la catégorie de l'opération : il est écrit et obligatoire pour les opérations de 1re et 2e catégorie ; pour la 3e catégorie, un PGC simplifié n'est requis que si l'opération comporte des travaux à risques particuliers figurant sur la liste de l'arrêté du 25 février 2003 (R4532-52). Une petite opération de 3e catégorie sans travaux à risques particuliers n'appelle donc aucun PGC — un coordonnateur reste néanmoins désigné.

L'article R4532-1 ne donne aucun seuil chiffré : il renvoie à deux autres obligations. Une opération est de 1re catégorie si elle impose un collège interentreprises, ce qui suppose un volume supérieur à 10 000 hommes-jours et plus de 10 entreprises en bâtiment ou plus de 5 en génie civil (R4532-77). Elle est de 2e catégorie si elle est soumise à déclaration préalable sans relever de la première, c'est-à-dire si l'effectif prévisible dépasse 20 travailleurs à un moment quelconque et que la durée excède 30 jours ouvrés, ou si le volume dépasse 500 hommes-jours (R4532-2). Tout le reste est de 3e catégorie. Le sélecteur en haut de cette page applique cet enchaînement à vos chiffres.

Le coordonnateur SPS, désigné par le maître d'ouvrage. Le PGC est établi avant la phase de consultation des entreprises : il est joint au dossier de consultation, ce qui permet aux entreprises de chiffrer les sujétions de coactivité et de rédiger leur PPSPS en cohérence. Il est ensuite complété et adapté en fonction de l'évolution du chantier, et les modifications sont portées à la connaissance des entreprises (R4532-47). Le coordonnateur intervient en deux phases distinctes, conception puis réalisation, pour lesquelles l'aptitude est appréciée séparément sur les opérations de 1re et 2e catégorie (R4532-23).

L'article R4532-44 impose sept rubriques, à énoncer en les distinguant : les renseignements administratifs, y compris ceux complétant la déclaration préalable ; les mesures d'organisation générale arrêtées par le maître d'œuvre en concertation avec le coordonnateur ; les mesures de coordination et les sujétions qui en découlent (circulation, manutention et limitation des manutentions manuelles, zones de stockage, élimination des déchets et décombres, enlèvement des matériaux dangereux, protections collectives et installation électrique générale, interactions sur le site) ; les sujétions liées aux interférences avec les activités d'exploitation du site ; les mesures de maintien du chantier en bon ordre et en état de salubrité ; les renseignements pratiques sur les secours et l'évacuation ; les modalités de coopération entre entrepreneurs, employeurs et travailleurs indépendants. Le générateur de cette page suit cet ordre.

Trois obligations souvent négligées. Les dossiers techniques amiante sont joints au PGC (R4532-46). Les PPSPS des entreprises et les plans de prévention requis y sont intégrés (R4532-48). Et lorsqu'un collège interentreprises est constitué, le PGC rappelle sa mission (R4532-45). Un PGC qui ne comporte ni les DTA d'un bâtiment existant ni les PPSPS reçus est incomplet, même si ses sept rubriques sont renseignées.

Le PGC est un document, rédigé par le coordonnateur, qui couvre l'ensemble du chantier et traite ce que la coactivité produit. Le PPSPS est rédigé par chaque entreprise intervenante et traite ses propres risques et modes opératoires (R4532-56 à R4532-76). Les deux ne s'opposent pas et ne se remplacent pas : le PGC est joint au dossier de consultation, l'entreprise rédige son PPSPS en s'appuyant dessus, puis ce PPSPS est intégré au PGC. Si vous êtes l'entreprise intervenante, c'est un PPSPS que vous devez produire.

Il est tenu sur le chantier et peut y être consulté par les membres de la CSSCT du CSE ou, à défaut, les délégués du personnel appelés à intervenir, le médecin du travail, les membres du collège interentreprises, l'inspection du travail, l'OPPBTP et les services de prévention des organismes de sécurité sociale (R4532-50). Sur leur demande, le maître d'ouvrage l'adresse aux autorités de contrôle (R4532-49). Il est ensuite conservé par le maître d'ouvrage pendant cinq ans à compter de la date de réception de l'ouvrage (R4532-51).

C'est le PGC des opérations de 3e catégorie comportant des travaux à risques particuliers. Deux situations le déclenchent. Soit ces travaux sont prévus dès le départ : le coordonnateur établit alors le plan simplifié par écrit avant la phase de consultation des entreprises (R4532-52). Soit le coordonnateur découvre l'existence de tels travaux après l'ouverture du chantier : il doit alors prendre les mesures nécessaires pour établir le plan simplifié avant la poursuite des travaux, et les obligations qui en découlent sont reprises dans des avenants aux contrats des entreprises (R4532-54). La liste des travaux à risques particuliers est celle de l'arrêté du 25 février 2003.

Ce sont deux dispositifs distincts que l'on confond souvent. Le PGC relève du Code du travail et porte sur la sécurité des personnes en situation de coactivité. La DICT relève du Code de l'environnement et de la réglementation anti-endommagement des réseaux : elle est adressée par l'exécutant des travaux aux exploitants de réseaux via le téléservice national. Elles se rejoignent en pratique : les réponses aux DICT alimentent la rubrique de coordination du PGC — marquage-piquetage, consignation, périmètres de sécurité — sans quoi le coordonnateur ne peut pas définir des mesures adaptées aux réseaux réellement présents.

Le manquement expose le maître d'ouvrage à des sanctions pénales prévues par le Code du travail pour les infractions aux règles de coordination, et le PGC est systématiquement recherché par l'inspection du travail après un accident survenu en situation de coactivité. Au-delà du volet répressif, l'absence ou l'insuffisance du PGC est un élément à charge dans la caractérisation d'un manquement à l'obligation de sécurité : c'est le document qui prouve que les interférences avaient été identifiées et traitées avant le démarrage. Pour un chiffrage des peines applicables à une situation précise, il faut se référer au texte en vigueur et à l'analyse d'un conseil : elles varient selon la nature de l'infraction et la qualité de la personne mise en cause.

Oui. L'aptitude du coordonnateur est attestée par une attestation de compétence délivrée à l'issue d'une formation, et cette formation est actualisée tous les cinq ans, dans l'année civile qui suit l'échéance de la dernière attestation (R4532-23). L'expérience professionnelle est vérifiée par l'organisme de formation et portée sur l'attestation. Un coordonnateur dont l'attestation n'est plus à jour ne peut pas se voir confier la mission.

Prêt à rédiger votre PGC ?

Notre générateur produit un document conforme R.4532-43 en quelques minutes, exportable en PDF.

Lancer le générateur PGC