Mon arrêt maladie est-il bien indemnisé ?
Délai de carence, indemnités journalières, maintien de salaire employeur, subrogation : vérifiez en quelques questions l'indemnisation de votre arrêt de travail.
Pendant un arrêt maladie, le salarié peut percevoir des indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS), après un délai de carence de 3 jours pour un arrêt non professionnel, sous conditions d'ouverture de droits. S'y ajoute souvent un maintien de salaire par l'employeur (article L1226-1 du Code du travail) sous condition d'ancienneté, voire un régime plus favorable prévu par la convention collective.
Cet assistant vous aide à comprendre votre situation. Il ne remplace pas l'analyse de votre caisse d'assurance maladie, de votre employeur ou d'un professionnel.
Toutes les réponses possibles
Régime accident du travail / maladie professionnelle : plus favorable
Pour un arrêt consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, les indemnités journalières sont versées sans délai de carence et à un taux majoré (en principe 60 % du salaire journalier de base, puis 80 % au-delà d'un mois d'arrêt, dans les limites réglementaires). Un maintien de salaire par l'employeur peut également s'appliquer. Vérifiez que votre arrêt a bien été déclaré au titre du risque professionnel.
Conditions d'ouverture à vérifier
Le versement des IJSS suppose de remplir des conditions minimales d'activité ou de cotisations avant l'arrêt. Si elles ne sont pas réunies, l'indemnisation peut être réduite ou refusée. Rapprochez-vous de votre caisse d'assurance maladie pour vérifier vos droits, et de votre employeur pour un éventuel maintien de salaire conventionnel, parfois ouvert à des conditions différentes.
IJSS + maintien de salaire employeur probable
Avec au moins 1 an d'ancienneté, vous pouvez prétendre, en plus des IJSS (versées après le délai de carence de 3 jours), au maintien de salaire légal de l'employeur (article L1226-1) : un complément, après un délai de carence propre, calculé en pourcentage de la rémunération et pour une durée croissant avec l'ancienneté. Votre convention collective prévoit souvent un régime plus favorable (carence réduite, maintien à 100 %). Si l'employeur pratique la subrogation, il perçoit directement les IJSS et vous verse l'ensemble.
IJSS probables, maintien de salaire légal non garanti
Avec moins d'un an d'ancienneté, le maintien de salaire légal de l'employeur n'est en principe pas dû. Vous pouvez toutefois percevoir les IJSS (après le délai de carence de 3 jours) si vous remplissez les conditions d'ouverture. Vérifiez votre convention collective : certaines prévoient un maintien sans condition d'ancienneté ou à un seuil inférieur.