Calculateur de rémunération d'un assistant familial (ASE)
L'assistant familial est la personne qui, moyennant rémunération, accueille habituellement et de façon permanente des mineurs à son domicile, comme salarié d'un département (aide sociale à l'enfance, ASE) ou d'une personne morale de droit privé (art. L421-2 du code de l'action sociale et des familles). Indiquez le nombre d'accueils et la situation du mois : l'outil donne le minimum brut mensuel prévu par ce code, avec le SMIC en vigueur.
Résultat
1. L'employeur et le SMIC
Les minima chiffrés du décret (parts, accueil intermittent, majoration, disponibilité) sont prévus pour les assistants familiaux employés par une personne morale de droit privé. Pour un département, utilisez l'onglet « public ».
SMIC en vigueur : arrêté du 22 mai 2026 (JO du 24 mai 2026) et décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025. Le SMIC mensuel d'une valeur saisie est calculé sur 35 h (× 151,67 h). La saisie permet de vérifier une période antérieure ou Mayotte.
2. L'accueil continu (parts du contrat)
La rémunération garantie compte « autant de parts que d'accueils envisagés par le contrat de travail ». Un accueil continu est prévu pour plus de quinze jours consécutifs, ou plus d'un mois quand l'enfant n'est pas confié les samedis et dimanches (art. L421-16). Moins d'enfants que prévu du fait de l'employeur : voir l'indemnité plus bas.
Majoration due quand l'état de santé de l'enfant impose des soins particuliers ou une éducation spéciale (art. D423-1 et D423-2). Son montant est précisé dans le contrat d'accueil.
Mon contrat prévoit des montants supérieurs aux minimums (facultatif)
Saisissez les montants bruts de votre contrat : l'outil retient, pour chaque ligne, le plus élevé du minimum légal et du montant saisi. Un montant inférieur au minimum n'est jamais retenu.
3. L'accueil intermittent
Une journée d'accueil se compte par enfant. Le minimum est de 5,06 fois le SMIC par enfant et par jour (art. D423-24).
4. L'accueil urgent et de courte durée
Seulement si l'employeur vous a spécialisé dans ce type d'accueil (art. L423-30-1). L'indemnité de disponibilité ne peut pas être inférieure à 2,25 fois le SMIC par jour, ni à 90 % de la rémunération prévue au contrat : saisissez celle-ci pour que l'outil compare les deux.
« Autres éléments » : ancienneté, majorations, journées d'accueil intermittent et toute autre ligne de votre barème. L'outil ne connaît pas ces règles locales et n'applique pas les planchers du décret destinés au droit privé.
Comparer avec votre bulletin (facultatif)
À saisir hors indemnités d'entretien et remboursements de frais.
Détail du calcul
| Élément | Calcul | Brut mensuel |
|---|
Comparaison : 1 à 6 accueils continus (minimum, employeur privé)
| Accueils prévus | Minimum brut mensuel | Supplément par accueil |
|---|
Estimation indicative du minimum légal brut : elle ne remplace ni le contrat de travail, ni le contrat d'accueil, ni la délibération du département, ni le bulletin de paie. Calcul fait dans votre navigateur, aucune donnée n'est envoyée. Textes vérifiés le 9 octobre 2026.
Employeur privé ou département : quelles règles ?
Les assistants familiaux sont employés soit par une personne morale de droit privé (association, établissement privé de protection de l'enfance), soit par une personne morale de droit public, le plus souvent le département. Le code de l'action sociale et des familles (CASF) étend à ces derniers les articles L423-3 à L423-13, L423-15, L423-17 à L423-22, L423-27 à L423-33-1 et L423-35 (art. L422-1) : la rémunération garantie de l'article L423-30 s'applique donc aussi à eux. Mais, lorsque le département est l'employeur, les indemnités mentionnées à l'article L423-30 sont fixées par délibération du conseil départemental.
Les montants minimaux chiffrés (parts, accueil intermittent, majoration, disponibilité) figurent dans les articles D423-2 et D423-23 à D423-25-2. Ces derniers sont placés dans une sous-section intitulée « dispositions applicables aux seuls assistants familiaux employés par des personnes morales de droit privé ». C'est pourquoi l'outil les applique à l'employeur privé et, pour un département, vous laisse saisir le barème de la délibération.
Assistant familial ou assistant maternel ? L'assistant familial accueille des enfants de façon permanente au titre de la protection de l'enfance. L'assistant maternel, employé par des parents, relève de la convention collective des particuliers employeurs : voir le calcul de la mensualisation d'une assistante maternelle.
Rémunération d'un accueil continu : une part par accueil
Selon l'article D423-23, la rémunération garantie « est constituée d'autant de parts que d'accueils envisagés par le contrat de travail ». La part du premier accueil ne peut pas être inférieure au SMIC mensuel. Chaque accueil supplémentaire donne droit à une part d'au moins 70 fois le SMIC par mois et par enfant. Ces règles s'appliquent aux rémunérations dues depuis le 1er septembre 2022 (décret n° 2022-1198 du 31 août 2022).
Exemple avec le SMIC de 12,31 € : trois accueils prévus au contrat donnent 1 867,02 € + 2 × 861,70 € = 3 590,42 € brut par mois au minimum.
| Accueils prévus au contrat | Depuis le 1er juin 2026 | Du 1er janvier au 31 mai 2026 |
|---|---|---|
| SMIC 12,31 € ; SMIC mensuel 1 867,02 € | SMIC 12,02 € ; SMIC mensuel 1 823,03 € | |
| 1 | 1 867,02 € | 1 823,03 € |
| 2 | 2 728,72 € | 2 664,43 € |
| 3 | 3 590,42 € | 3 505,83 € |
| 4 | 4 452,12 € | 4 347,23 € |
| 5 | 5 313,82 € | 5 188,63 € |
| 6 | 6 175,52 € | 6 030,03 € |
Minimum brut mensuel, employeur privé, accueils continus, hors majoration et hors indemnités d'entretien. Chaque part supplémentaire vaut 70 × SMIC horaire, arrondi au centime. Le contrat ou la convention peut prévoir mieux ; les minima du décret se réévaluent avec le SMIC.
Accueil intermittent : un minimum par enfant et par jour
L'accueil est continu s'il est prévu pour plus de quinze jours consécutifs (internat scolaire ou établissement compris), ou pour plus d'un mois quand l'enfant n'est pas confié les samedis et dimanches. L'accueil qui n'est pas continu, ou qui n'est pas à la charge principale de l'assistant familial, est intermittent (art. L421-16). Pour un employeur privé, sa rémunération ne peut pas être inférieure, par enfant et par jour, à 5,06 fois le SMIC (art. D423-24) : le décret du 31 août 2022 a remplacé l'ancien coefficient de 4. Les indemnités d'entretien s'ajoutent.
La majoration pour sujétions particulières
La rémunération est majorée quand l'état de santé de l'enfant impose des contraintes réelles liées à des soins particuliers ou à une éducation spéciale (art. D423-1). Pour un employeur privé, cette majoration ne peut pas être inférieure à 15,5 fois le SMIC par mois pour un enfant accueilli de façon continue, ni à la moitié du SMIC par jour pour un enfant accueilli de façon intermittente (art. D423-2). Elle est révisée selon l'évolution de l'état de santé de l'enfant et son montant est précisé dans le contrat d'accueil.
Moins d'enfants que prévu : accueils non réalisés et disponibilité
- Accueils non réalisés (art. L423-30, D423-25-2) : quand le nombre d'enfants confiés est inférieur aux prévisions du contrat du fait de l'employeur, une indemnité d'au moins 80 % de la rémunération prévue par le contrat, hors indemnités et fournitures, est due pour chaque accueil prévu et non réalisé. Cette règle vaut aussi pour les employeurs publics. L'outil l'applique à la part de chaque accueil non réalisé.
- Quatre mois sans enfant (art. L423-32) : l'employeur qui n'a pas d'enfant à confier pendant quatre mois consécutifs est tenu de recommencer à verser la totalité du salaire à l'issue de cette période, s'il ne procède pas au licenciement fondé sur cette absence d'enfants. Pour l'accueil intermittent, ces quatre mois sont prolongés du nombre de jours d'accueil effectués (art. D423-25). Si aucun enfant n'est confié, l'outil affiche le plancher de l'indemnité par accueil mais ne tranche pas l'articulation avec cette règle : le contrat et l'employeur la précisent.
- Accueil urgent et de courte durée (art. L423-30-1, D423-25-1) : l'employeur peut spécialiser des assistants familiaux dans cet accueil. Ils s'engagent à recevoir immédiatement les enfants présentés et perçoivent, les jours sans enfant, une indemnité de disponibilité d'au moins 2,25 fois le SMIC par jour, sans pouvoir être inférieure à 90 % de la rémunération prévue par le contrat de travail.
| Plancher légal (employeur privé) | Texte | Depuis le 1er juin 2026 | Du 1er janvier au 31 mai 2026 |
|---|---|---|---|
| Accueil supplémentaire, par mois et par enfant | D423-23 : 70 × SMIC | 861,70 € | 841,40 € |
| Accueil intermittent, par enfant et par jour | D423-24 : 5,06 × SMIC | 62,29 € | 60,82 € |
| Majoration, accueil continu, par mois et par enfant | D423-2 : 15,5 × SMIC | 190,81 € | 186,31 € |
| Majoration, accueil intermittent, par jour | D423-2 : 0,5 × SMIC | 6,16 € | 6,01 € |
| Disponibilité, par jour sans enfant | D423-25-1 : 2,25 × SMIC | 27,70 € | 27,05 € |
Montants bruts arrondis au centime ; la disponibilité ne peut pas non plus être inférieure à 90 % de la rémunération du contrat.
Comment lire « fois le SMIC » dans les textes
Les articles du décret écrivent « SMIC » sans préciser la période, sauf D423-23 qui vise le « SMIC mensuel » pour le premier accueil. L'outil lit les autres multiples comme des multiples du SMIC horaire (70 heures de SMIC par mois, 5,06 heures de SMIC par jour…) : c'est la lecture usuelle, la seule qui donne des montants cohérents, et celle des organisations professionnelles. Ce n'est pas une règle écrite dans le texte : en cas de doute, l'employeur et le contrat font foi.
Les indemnités d'entretien ne font pas partie de la rémunération
Les indemnités et fournitures d'entretien couvrent les frais courants de l'enfant : alimentation, hébergement, hygiène, loisirs familiaux, déplacements de proximité (art. D423-21). Elles s'ajoutent à la rémunération garantie (art. L423-30). Leur montant ne peut pas être inférieur à 3,5 fois le minimum garanti, soit 15,23 € avec un minimum garanti de 4,35 € depuis le 1er juin 2026, et peuvent être modulées selon l'âge de l'enfant (art. D423-22). Le texte ne précise pas de période : le contrat et le règlement de l'employeur la fixent.
Ce que l'outil ne calcule pas
- Le net et l'impôt : ils dépendent du régime de cotisations de l'employeur et de la situation de chacun. Le bulletin de paie fait foi ; pour une conversion de principe, voir les outils de brut en net du site, en gardant à l'esprit que les cotisations propres à votre employeur peuvent différer.
- Le barème de votre département ou de votre convention (ancienneté, primes, grille locale) : ces éléments s'ajoutent au minimum légal et se saisissent dans les champs prévus.
- Le stage préparatoire : en attendant qu'un enfant lui soit confié, l'assistant familial perçoit une rémunération dont le minimum est fixé par décret en référence au SMIC (art. L421-15). Ce montant n'est pas chiffré ici.
- Plusieurs employeurs : le minimum varie « en fonction du nombre d'enfants accueillis confiés par un ou plusieurs employeurs » (art. L423-30). Le contrat indique les parts de chacun.
Le montant du SMIC se retrouve sur la page taux du SMIC. Pour les congés des assistants familiaux employés par une personne morale de droit privé, l'article D423-26 prévoit au minimum 21 jours calendaires, dont au moins 12 consécutifs.
Questions fréquentes
Sources officielles : Code de l'action sociale et des familles : art. L421-15, L421-16, L422-1, L423-30, L423-30-1, L423-32, D423-1, D423-2, D423-21 à D423-26 (Légifrance) · Décret n° 2022-1198 du 31 août 2022 relatif à la rémunération des assistants familiaux et à certaines indemnités (Légifrance) · Décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025 et arrêté du 22 mai 2026 portant relèvement du SMIC (Légifrance) · Question écrite n° 612 et réponse du Gouvernement sur la rémunération des assistants familiaux (Assemblée nationale)
Contenu vérifié et relu par le Pôle Juridique & Social — dernière vérification : octobre 2026