Travail de Nuit — Art. L3122-1 et suivants

Simulateur Heures de
Nuit 2026

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Convention collective & taux horaire

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Majoration : 25% — Repos compensateur : 10%
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Vos heures de nuit

Nombre d'heures et repos compensateur
h/sem.
Heures travaillées entre 21h et 6h.
sem.
Moyenne standard : 4,33 semaines/mois.
Taux de repos :
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des heures de nuit

Résultat

Votre gain mensuel pour le travail de nuit
Majoration nuit
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brut / mois
0 € net
Repos compensateur
0 h
heures / mois
0 € valeur nette
Total gain net
0 €
net / mois
0 € brut
Heures de nuit / mois 0 h
Taux de majoration 25%
Majoration par heure 0 €/h
Majoration brute / mois 0 €
Charges salariales (~23%) -0 €
Majoration nette / mois 0 €
Repos compensateur 0 h/mois
Comparaison taux horaire
Jour
0 €/h
Nuit
0 €/h

Barème des majorations de nuit par convention collective

Convention collective Majoration nuit Repos compensateur Plage horaire
Légal / Code du travail 25% 10% 21h - 6h
Métallurgie (IDCC 3248) 25% 10% 21h - 6h
BTP (IDCC 1596/1597) 100% 10% 21h - 6h
Chimie (IDCC 44) 15% 10% 21h - 6h
Transport routier (IDCC 16) 30% 10% 22h - 5h
Plasturgie (IDCC 292) 25% 10% 21h - 6h
Pharmacie (IDCC 176) 25% 10% 21h - 6h
Agroalimentaire 25% 10% 21h - 6h
HCR (IDCC 1979) 10% 5% 22h - 7h
Les taux indiqués sont les taux conventionnels les plus courants. Votre accord d'entreprise peut prévoir des taux différents.

Comprendre le travail de nuit en 2026

Le travail de nuit est encadré par le Code du travail (articles L3122-1 à L3122-24). Il ouvre droit à des majorations salariales et à un repos compensateur obligatoire.

Définition légale du travail de nuit

Tout travail effectué entre 21h et 6h est considéré comme du travail de nuit (art. L3122-2 du Code du travail). Toutefois, une convention collective ou un accord d'entreprise peut décaler cette plage horaire, par exemple de 22h à 7h, à condition qu'elle inclue obligatoirement l'intervalle minuit - 5h.

Qui est "travailleur de nuit" ?

Un salarié est qualifié de travailleur de nuit s'il remplit l'une de ces deux conditions (art. L3122-5) :

  • Il accomplit au moins 3 heures de travail de nuit au moins 2 fois par semaine
  • Il totalise au moins 270 heures de travail de nuit sur une période de 12 mois consécutifs

Ce statut ouvre des droits renforcés : repos compensateur obligatoire, surveillance médicale renforcée, priorité pour un poste de jour.

Le repos compensateur obligatoire

L'article L3122-8 impose que le travailleur de nuit bénéficie de contreparties sous forme de repos compensateur. Ce repos ne peut pas être remplacé par une indemnité (sauf en cas de rupture du contrat). Le taux varie selon la convention collective, généralement entre 5% et 10% des heures de nuit effectuées.

Surveillance médicale renforcée

Le travailleur de nuit bénéficie d'un suivi individuel renforcé (SIR) assuré par le médecin du travail. La visite d'information et de prévention a lieu tous les 6 mois (au lieu de 5 ans pour les salariés classiques). Le médecin peut recommander un transfert sur un poste de jour s'il constate un impact sur la santé du salarié.

Exemple concret

Salarié en métallurgie, taux horaire 14 €/h brut, 8h de nuit par semaine :

  • Heures de nuit par mois : 8 x 4,33 = 34,64 h
  • Majoration 25% : 14 x 0,25 = 3,50 €/h
  • Majoration brute mensuelle : 34,64 x 3,50 = 121,24 €
  • Majoration nette : 121,24 x 0,77 = 93,35 €
  • Repos compensateur : 34,64 x 10% = 3,46 h/mois
  • Gain total net estimé : 130,68 €/mois

Foire aux questions

Le Code du travail n'impose pas de taux minimum de majoration salariale pour le travail de nuit. En revanche, la quasi-totalité des conventions collectives prévoient une majoration, généralement comprise entre 10% et 100%. En l'absence de convention, la jurisprudence considère qu'une contrepartie doit exister sous forme de repos ou de compensation financière.

En principe, un salarié ne peut pas refuser si le travail de nuit est prévu par son contrat ou sa convention collective. Toutefois, certaines catégories sont protégées : les femmes enceintes peuvent demander un poste de jour (art. L1225-9), les travailleurs handicapés peuvent invoquer une incompatibilité médicale, et tout salarié peut refuser un passage au travail de nuit si cela constitue une modification substantielle du contrat.

Oui. Si une heure de nuit est aussi une heure supplémentaire, les deux majorations se cumulent. Par exemple, une heure sup de nuit en métallurgie sera majorée de 25% (nuit) + 25% (heure sup) = 50% au total. Les conventions collectives peuvent prévoir des règles de cumul spécifiques.

Non. Contrairement aux heures supplémentaires (exonérées jusqu'à 7 500 €/an), les majorations de nuit sont soumises aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu. Le net perçu est d'environ 77% du brut après déduction des charges salariales (~23%).

La durée quotidienne de travail de nuit ne peut excéder 8 heures consécutives (art. L3122-6). La durée hebdomadaire moyenne ne peut dépasser 40 heures sur 12 semaines consécutives (art. L3122-7). Des dérogations sont possibles par accord collectif, dans la limite de 44 heures sur 12 semaines.
Récapitulatif
Convention Code du travail
Majoration 25%
Heures nuit/mois 34,64 h
Majoration nette 0 €
Gain total net 0 €
Heures supplémentaires

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