Comment rédiger un Document Unique (DUERP) + Modèle

YouTube 5 vues 04/05/2026

Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est obligatoire pour toutes les entreprises dès le premier salarié. Pourtant, près d'une PME sur deux n'en dispose pas ou utilise un document obsolète, datant parfois de plus de cinq ans. En cas d'accident, l'absence de DUERP entraîne quasi automatiquement la reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur.

Cette vidéo détaille la méthode pour rédiger un DUERP solide : décomposition en unités de travail, identification des dangers, cotation gravité × fréquence, plan d'action priorisé, mise à jour annuelle. Indispensable pour dirigeants de TPE/PME, RH débutants, référents SST et préventeurs en prise de poste.

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Cadre réglementaire du DUERP

Institué par le décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001, le DUERP transcrit le résultat de l'évaluation des risques exigée par l'article L. 4121-3 du Code du travail. Depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021 (entrée en vigueur le 31 mars 2022), le DUERP doit en plus :

  • Être archivé pendant 40 ans dans toutes ses versions successives (R. 4121-1-1).
  • Être déposé sur un portail numérique géré par les organismes professionnels (déploiement par étapes selon la taille de l'entreprise).
  • Donner lieu à un Plan annuel de Prévention des Risques Professionnels (PAPRiPACT) pour les entreprises de plus de 50 salariés, ou à une liste d'actions priorisée pour les plus petites.

La méthode en 5 étapes

Étape Action Acteurs
1. PréparerDéfinir les unités de travail (par poste, atelier, métier)Direction + CSE
2. IdentifierLister les dangers : mécanique, chimique, biologique, physique, psychosocial, organisationnelEncadrants + salariés
3. ÉvaluerCoter chaque risque selon gravité × fréquence × maîtrise existantePréventeur ou référent SST
4. PlanifierDéfinir des actions correctives, budget, échéances, responsablesDirection
5. SuivreMise à jour annuelle minimum + à chaque modification importanteRéférent SST + CSE
Attention : le DUERP n'est pas un document figé que l'on rédige une fois pour toutes. La mise à jour annuelle est obligatoire, ainsi qu'à chaque aménagement important (nouvelle machine, nouveau produit, nouveau process, changement d'organisation, retour d'accident). Sans cela, il perd sa valeur juridique.

Les 6 familles de risques à passer en revue

  • Risques physiques : bruit, vibrations, chaleur, froid, rayonnements, électricité.
  • Risques mécaniques : chutes (hauteur ou plain-pied), happement, écrasement, coupures.
  • Risques chimiques : produits CMR, ATEX, allergènes, émissions, fumées de soudage.
  • Risques biologiques : agents infectieux (santé, agroalimentaire, déchets, eaux usées).
  • Risques liés à l'activité physique : TMS, manutention, postures contraignantes, gestes répétitifs.
  • Risques psychosociaux (RPS) : stress, harcèlement, violences internes ou externes, charge mentale.

L'erreur classique à éviter

Beaucoup d'entreprises téléchargent un modèle générique et le remplissent en quelques heures sans descendre sur le terrain. C'est inutile et dangereux. Un DUERP de qualité s'élabore en concertation avec les salariés (qui connaissent les risques réels du quotidien) et le CSE (qui en a la consultation obligatoire au titre des articles L. 2312-9 et L. 2312-27).

Sanctions encourues

L'absence de DUERP est sanctionnée par une amende de 1 500 € (3 000 € en cas de récidive — article R. 4741-1). Mais le risque principal n'est pas l'amende : c'est la faute inexcusable automatiquement reconnue par les tribunaux en cas d'accident grave. Cette qualification entraîne une majoration des indemnités versées par la victime, qui sont ensuite récupérées par la CPAM auprès de l'employeur.

Pour aller plus loin

« Le DUERP n'est pas un papier qu'on classe. C'est la cartographie vivante des risques de l'entreprise et la base de toute politique de prévention. » – INRS

Source vidéo : YouTube

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Questions fréquentes

Oui, dès le premier salarié (article L. 4121-3 du Code du travail). Aucun seuil d'effectif ne dispense l'employeur de cette obligation.

Au minimum une fois par an, et à chaque modification importante : nouvelle machine, nouveau produit, nouveau process, changement d'organisation, ou suite à un accident du travail.

Depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021, toutes les versions successives doivent être archivées pendant 40 ans (article R. 4121-1-1). Y compris pour les anciens salariés exposés.

Une amende de 1 500 € (3 000 € en cas de récidive). Mais le risque principal est la reconnaissance automatique de la faute inexcusable de l'employeur en cas d'accident grave, qui entraîne une majoration des indemnités.

Oui, c'est obligatoire (articles L. 2312-9 et L. 2312-27). Le CSE est consulté sur l'évaluation des risques et le plan d'action qui en découle. Son avis doit être tracé dans le procès-verbal.

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