Raccordement de l'EPR de Flamanville : nouvelle ère pour le nucléaire ?

YouTube 15 vues 08/05/2026

Le 21 décembre 2024, après 17 ans de chantier, l'EPR de Flamanville a été raccordé au réseau électrique français. Un réacteur de 1 650 MW — le plus puissant jamais mis en service en France — qui marque la fin d'une saga industrielle controversée et l'amorce du programme « EPR2 » de six réacteurs annoncé par le gouvernement en 2022.

Cette vidéo revient sur la mise en service de Flamanville 3 et ses implications pour la filière nucléaire française : tension sur les compétences, enseignements industriels, programme EPR2. Pour les ingénieurs nucléaires, étudiants, salariés EDF et journalistes spécialisés, un dossier de référence.

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EPR Flamanville : la saga en chiffres

ÉtapeDate
Décision politique2004
Premier béton coulé3 décembre 2007
Date initiale prévue de mise en service2012
Couplage au réseau (raccordement)21 décembre 2024
Pleine puissance prévue2025
Coût initial annoncé3,3 milliards €
Coût final estimé≈ 13,2 milliards €
Puissance électrique1 650 MW
Durée de vie prévue60 ans

Que retenir de ce chantier hors norme ?

L'EPR Flamanville cristallise toutes les tensions d'une filière qui n'avait pas construit de réacteur depuis 20 ans. Les difficultés ont été nombreuses : qualité des soudures de l'enceinte, pièces non conformes (couvercle de cuve, fond de cuve), perte de compétences dans les bureaux d'études et chez les sous-traitants.

  • Soudures du circuit secondaire principal : reprises sous contrôle ASN, principal poste de retard.
  • Couvercle de cuve : autorisé sous condition par l'ASN, doit être remplacé d'ici 2025-2026.
  • Compétences : EDF et ses sous-traitants ont reconstitué une filière de soudeurs nucléaires, chaudronniers, tuyauteurs.
Le programme EPR2, annoncé par Emmanuel Macron en février 2022, prévoit la construction de 6 nouveaux réacteurs (Penly 3-4, Gravelines 5-6, Bugey 5-6) avec une mise en service du premier en 2035. Une option pour 8 réacteurs supplémentaires reste sur la table. La filière française doit recruter 100 000 personnes en 10 ans.

Les métiers du nucléaire 2025

  • Soudeur nucléaire (TIG haute qualité) : compétence en tension, salaires en forte hausse depuis 2022.
  • Tuyauteur industriel niveau N4 ou N5 (qualification CEFRI).
  • Ingénieur sûreté : analyses probabilistes de sûreté, dossier de réexamen périodique.
  • Chargé d'affaires nucléaire : interface technique entre EDF, Framatome et les sous-traitants.
  • Technicien radioprotection : suivi des doses, balisage des chantiers en zone contrôlée.

Pour aller plus loin

« Flamanville 3 n'est pas qu'un réacteur : c'est l'épreuve par laquelle la filière française a redécouvert ses propres exigences industrielles. EPR2 sera jugé à l'aune des leçons retenues. » — Cour des Comptes, rapport 2024

Source vidéo : YouTube

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Questions fréquentes

Le 21 décembre 2024, après 17 ans de chantier (premier béton coulé en 2007). La pleine puissance est attendue courant 2025.

1 650 MW électriques, ce qui en fait le réacteur le plus puissant jamais mis en service en France. Sa durée de vie prévue est de 60 ans.

Environ 13,2 milliards d'euros, soit 4 fois le budget initial annoncé (3,3 Md€), principalement à cause des reprises de soudures et des pièces non conformes.

Le programme annoncé par Emmanuel Macron en 2022 prévoit la construction de 6 nouveaux réacteurs (Penly 3-4, Gravelines 5-6, Bugey 5-6), avec mise en service du premier en 2035, plus une option pour 8 supplémentaires.

La filière française doit recruter environ 100 000 personnes en 10 ans : soudeurs, tuyauteurs, ingénieurs sûreté, chargés d'affaires, techniciens radioprotection.

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