Repérage amiante avant travaux dans les immeubles bâtis

YouTube 9 vues 06/05/2026

L'amiante reste un fléau sanitaire majeur en France : 3 000 décès par an sont encore directement liés à des expositions passées selon Santé publique France. Pour casser cette chaîne de contamination, le législateur a rendu obligatoire le Repérage Avant Travaux (RAT) dans tout immeuble bâti construit avant le 1er juillet 1997, date d'interdiction définitive de l'utilisation de l'amiante en France.

Cette vidéo détaille les obligations du Repérage Amiante Avant Travaux (RAAT) instauré par le décret n° 2017-899 du 9 mai 2017 : qui doit le faire, qui le réalise, ce qu'il contient, les sanctions en cas d'absence. Indispensable pour les maîtres d'ouvrage publics et privés, les entreprises BTP, les architectes, les diagnostiqueurs et les responsables QSE.

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Le cadre réglementaire du RAAT

TexteApport
Décret n° 2017-899 du 9 mai 2017Création du RAT amiante avant travaux
Arrêté du 16 juillet 2019Modalités de réalisation du repérage immeubles bâtis (norme NF X 46-020)
Code du travail R. 4412-97 et suivantsObligations de l'\\'employeur et du donneur d'\\'ordre
Code de la santé publique R. 1334-14 et suivantsDTA (Dossier Technique Amiante) pour les immeubles existants

Qui est concerné ?

Tout donneur d'ordre qui fait réaliser des travaux dans un immeuble bâti construit avant le 1er juillet 1997 :

  • Maîtres d'ouvrage publics : État, collectivités, établissements publics, OPH.
  • Maîtres d'ouvrage privés : entreprises propriétaires de leurs locaux, copropriétés (parties communes).
  • Particuliers faisant intervenir un professionnel sur leur logement (loi Élan a renforcé l'obligation).
  • Bailleurs avant tout chantier dans un logement loué.
Attention : sans RAAT préalable, l'\\'entreprise BTP a le droit (et le devoir) de refuser le chantier. La poursuite des travaux malgré l'absence de repérage expose le donneur d'\\'ordre à des sanctions pénales (jusqu'\\'à 1 an d'\\'emprisonnement et 75 000 € d'\\'amende — article L. 4744-5 du Code du travail).

Qui réalise le RAAT ?

Seul un opérateur de repérage certifié avec mention peut réaliser un RAAT. La certification est délivrée par les organismes accrédités Cofrac (B Certified, AFNOR Certification, etc.) après formation et examen :

  • Certification individuelle avec mention « avant travaux ».
  • Validité : 5 ans, recyclage obligatoire.
  • Indépendance : l'opérateur ne doit avoir aucun lien d'\\'intérêt avec l'\\'entreprise réalisant les travaux ni avec un fabricant de produits de désamiantage.
  • Assurance professionnelle spécifique amiante obligatoire.

Le contenu d'un RAAT

Le rapport RAAT respecte les 6 listes obligatoires de l'arrêté du 16 juillet 2019 :

  1. Liste A : flocages, calorifugeages, faux plafonds (déjà couverts par le DTA).
  2. Liste B : produits et matériaux accessibles sans travaux destructifs (toitures, conduits, dalles vinyle, joints…).
  3. Liste C : produits susceptibles de libérer des fibres lors des travaux (cloisons, doublages, sols collés, peintures…).
  4. Plans de repérage avec emplacements précis.
  5. Rapports d'analyse de laboratoire COFRAC sur prélèvements.
  6. Recommandations pour les travaux à venir (sous-section 3 ou sous-section 4 du Code du travail).
Bon à savoir : les travaux en présence d'amiante relèvent de deux régimes selon leur nature. Sous-section 3 : retrait/encapsulation par entreprise certifiée Qualibat 1552. Sous-section 4 : interventions sur matériaux en place (maintenance, peinture, perçage) par entreprise formée mais non certifiée Qualibat. Le RAAT précise sous quel régime tombe chaque opération.

Coûts et délais

  • Coût d'un RAAT : 500 € (petit local) à plusieurs milliers d'euros (gros immeuble), selon surface et complexité.
  • Délai de réalisation : 1 à 4 semaines selon disponibilité de l'opérateur et résultats laboratoire.
  • Validité : pas de durée légale, mais recommandation de < 1 an avant les travaux pour éviter des modifications du bien dans l'\\'intervalle.

Pour aller plus loin

« Sans RAAT, pas de chantier. C'est aussi simple que cela. Et c'est précisément cette règle qui permet, lentement mais sûrement, de tarir le flux de nouvelles expositions à l'\\'amiante. »

Source vidéo : YouTube

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Questions fréquentes

Tout donneur d'ordre faisant réaliser des travaux dans un immeuble bâti construit avant le 1er juillet 1997 : maîtres d'ouvrage publics et privés, copropriétés, particuliers, bailleurs. C'est une obligation issue du décret n° 2017-899 du 9 mai 2017.

Uniquement un opérateur de repérage certifié avec mention "avant travaux" par un organisme accrédité Cofrac (B Certified, AFNOR Certification). Validité 5 ans, recyclage obligatoire. L'opérateur doit être indépendant de toute entreprise de désamiantage.

L'entreprise BTP a le droit (et le devoir) de refuser le chantier. Si les travaux sont quand même engagés, le donneur d'ordre risque jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende (article L. 4744-5 du Code du travail).

Listes A (flocages, calorifugeages, faux plafonds — déjà couverts par DTA), B (matériaux accessibles sans destruction), C (matériaux susceptibles de libérer des fibres lors travaux), plans de repérage, rapports d'analyse laboratoire COFRAC, recommandations sous-section 3 ou 4.

Sous-section 3 : retrait/encapsulation par entreprise certifiée Qualibat 1552 (chantier classé). Sous-section 4 : interventions sur matériaux en place (maintenance, peinture, perçage) par entreprise formée mais non certifiée Qualibat. Le RAAT précise sous quel régime tombe chaque opération.

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