Formation automaticien gratuite
Automatismes industriels
Vous êtes technicien de maintenance, électrotechnicien ou en reconversion et vous montez en compétence sur les automatismes ?
15 chapitres, 5 quiz et un examen de 25 questions, en libre accès et sans inscription : système automatisé, GRAFCET,
automate programmable, langages IEC 61131-3, capteurs et pré-actionneurs, bus de terrain, supervision SCADA, sécurité des machines et diagnostic de panne.
Une sensibilisation théorique, pas une certification
Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation habilité. Ce module fournit les connaissances théoriques du métier d'automaticien mais ne remplace ni une formation présentielle, ni l'expérience terrain, ni un diplôme, ni les habilitations obligatoires (notamment l'habilitation électrique). L'examen final est auto-évaluatif et ne donne lieu à aucune attestation reconnue.
Le cerveau de la machine
L'automate programmable lit les capteurs, exécute un programme et pilote les actionneurs. L'automaticien conçoit, programme et fait vivre cette intelligence de la production.
Du GRAFCET au programme
Décrire le comportement avec le GRAFCET, puis le traduire en langage normalisé (IEC 61131-3) : c'est le cœur du raisonnement de l'automaticien.
Sécurité et données
Sécurité des machines, intervention sous habilitation, réseaux industriels et cybersécurité OT : l'automaticien d'aujourd'hui est aussi au cœur de l'Industrie 4.0.
Programme de la sensibilisation
5 modules, des fondamentaux des automatismes jusqu'aux réflexes de l'automaticien
Le métier d'automaticien et les fondamentaux des automatismes
Comprendre le rôle de l'automaticien, la structure d'un système automatisé (partie opérative / partie commande), la logique et le GRAFCET, puis les capteurs et actionneurs.
- Le rôle de l'automaticien et la structure d'un système automatisé
- Logique, séquencement et GRAFCET
- Capteurs, actionneurs et pré-actionneurs
- Quiz du Module 1
L'automate programmable (API) et la programmation
Le cœur du métier : architecture et cycle d'un automate programmable, langages de programmation normalisés (IEC 61131-3), du GRAFCET au programme, mise au point et sauvegarde.
- Architecture et cycle d'un automate programmable
- Les langages de programmation (IEC 61131-3)
- Mise au point, test et sauvegarde du programme
- Quiz du Module 2
Réseaux industriels, supervision et Industrie 4.0
Connecter et piloter : bus de terrain et réseaux industriels, IHM et supervision SCADA, variateurs, puis l'ouverture vers l'IIoT, la donnée et la cybersécurité OT.
- Réseaux industriels et bus de terrain
- IHM, supervision SCADA et variateurs
- Industrie 4.0 : IIoT, données et cybersécurité OT
- Quiz du Module 3
Sécurité des machines et intervention
La sécurité fonctionnelle des machines (directive Machines, EN ISO 13849), l'intervention en sécurité sur un automatisme (consignation, habilitation) et le diagnostic des pannes.
- Sécurité des machines et sécurité fonctionnelle
- Intervenir en sécurité sur un automatisme
- Diagnostiquer une panne d'automatisme
- Quiz du Module 4
Maintenance, fiabilité et réflexes
Maintenir un système automatisé dans la durée (préventif, sauvegardes, obsolescence), assurer la documentation et la mise en service — et les 10 réflexes de l'automaticien.
- Maintenir un système automatisé dans la durée
- Documentation, traçabilité et mise en service
- Les 10 réflexes de l'automaticien
- Quiz du Module 5
Prêt pour l'examen ?
Après les 5 modules, validez votre maîtrise théorique avec un examen blanc de 25 questions, incluant des « kill questions » sur les règles non négociables (ne jamais contourner une fonction de sécurité, consigner et vérifier l'absence de tension avant d'intervenir, intervenir seulement avec l'habilitation requise, tester en sécurité une modification de programme).
Accéder à l'examenAutomaticien : concevoir, programmer et maintenir les systèmes automatisés
Un métier au cœur de la production moderne
L'automaticien est le spécialiste des systèmes automatisés de production. Il conçoit, programme, met en service, dépanne et fait évoluer les automatismes qui pilotent les machines et les lignes : automates programmables, capteurs, actionneurs, variateurs, réseaux et supervision. Présent en bureau d'études, en intégration ou en maintenance, il combine une culture pluritechnologique (électricité, mécanique, informatique industrielle) et une rigueur de sécurité indispensable. C'est l'un des métiers les plus recherchés de l'industrie, au carrefour de l'automatisme classique et de l'Industrie 4.0.
Ce parcours s'adresse aux techniciens de maintenance et électrotechniciens qui montent en compétence, aux personnes en reconversion, aux étudiants et à toute personne curieuse de comprendre comment fonctionne un système automatisé. L'objectif est de donner le vocabulaire, les concepts et les réflexes — sans se substituer à un diplôme ni aux habilitations obligatoires.
Si vous cherchez d'abord à situer le métier avant de vous former, consultez notre fiche métier automaticien, ainsi que les pages dédiées au salaire d'un automaticien, aux formations et diplômes qui y mènent (bac pro MELEC, BTS CRSA ou électrotechnique, BUT GEII, licences pro et titres professionnels accessibles en reconversion) et au TJM en freelance. Cette sensibilisation gratuite est un complément : elle vous donne le vocabulaire et les concepts avant d'entrer en formation diplômante ou certifiante.
Système automatisé, GRAFCET et automate programmable
Un système automatisé se décompose en une partie opérative (la machine : actionneurs, capteurs) et une partie commande (l'automate qui décide). Pour décrire le fonctionnement séquentiel, on utilise le GRAFCET (norme NF EN 60848), à base d'étapes et de transitions. Le cœur de la partie commande est l'automate programmable industriel (API), qui lit les entrées, exécute un programme et met à jour les sorties selon un cycle. Ses langages sont normalisés par l'IEC 61131-3 : langage à contacts (ladder), texte structuré, blocs fonctionnels, SFC. L'automaticien traduit un GRAFCET en programme et le met au point. Pour la lecture des schémas, voir notre module lecture de plans industriels.
IEC 61131-3 : quatre langages, et non plus cinq
C'est le point que la plupart des supports de cours n'ont pas encore intégré. La norme IEC 61131-3 a longtemps défini cinq langages de programmation d'automate. Son édition 4, publiée en mai 2025, a supprimé le langage IL (liste d'instructions), déjà déprécié depuis l'édition 3 de 2013. Il en reste donc quatre : le langage à contacts LD (ladder), les blocs fonctionnels FBD, le texte structuré ST et le séquentiel SFC, dérivé du GRAFCET. Sur les installations anciennes, IL se rencontre encore : il faut savoir le lire, mais plus l'écrire.
La norme apporte aussi l'organisation du programme en POU — fonction (sans mémoire), bloc fonctionnel (avec mémoire, instanciable) et programme — et une bibliothèque de blocs standard communs à tous les fabricants (temporisations TON/TOF/TP, compteurs CTU/CTD, détection de fronts). Attention enfin à ne pas confondre les parties de la série : la partie 2 traite du matériel et de sa robustesse, la partie 3 des langages, la partie 9 d'IO-Link. Tout est détaillé dans le chapitre les langages de programmation IEC 61131-3, avec la même logique écrite en LD, FBD et ST.
Réseaux, supervision et Industrie 4.0
Les automatismes ne fonctionnent plus isolés : ils communiquent via des réseaux industriels et bus de terrain (Modbus, Profibus/Profinet, Ethernet industriel, OPC UA), pilotent des variateurs de vitesse et remontent l'information vers des IHM et des systèmes de supervision SCADA. Cette connectivité ouvre la voie à l'Industrie 4.0 : capteurs IIoT, données, maintenance prédictive — mais elle expose aussi les installations à de nouveaux risques. Pour aller plus loin, voir nos sensibilisations DATA Maintenance (GMAO, IIoT) et NIS2 OT – cybersécurité industrielle.
La sécurité avant tout
La sécurité est consubstantielle au métier. Les machines relèvent de la directive Machines 2006/42/CE, qui sera remplacée par le règlement (UE) 2023/1230 applicable au 20 janvier 2027 (et qui introduit pour la première fois des exigences explicites de cybersécurité pour les machines à éléments numériques), ainsi que de normes comme l'EN ISO 13849-1 (niveaux de performance PL a à e des parties de commande relatives à la sécurité), la CEI 62061 (niveaux SIL) et l'EN ISO 13850 (arrêt d'urgence). Les fonctions de sécurité (arrêts d'urgence, protecteurs, barrières immatérielles) ne se contournent jamais. Côté intervention, l'automaticien travaille sous habilitation électrique et après consignation : voir nos sensibilisations habilitation électrique H0-B0, BS/BE Manœuvre et consignation LOTO. Une modification de programme se teste toujours en sécurité, jamais en production sans précaution.
Diagnostic, maintenance et fiabilité
L'automaticien est souvent en première ligne pour diagnostiquer une panne : lecture du programme et des états d'entrées/sorties, contrôle des capteurs et actionneurs, analyse des défauts réseau. Il participe à la maintenance des automatismes (préventif, sauvegardes de programmes, gestion de l'obsolescence des matériels) et à l'amélioration de la fiabilité. Ce métier s'articule étroitement avec celui de technicien de maintenance industrielle. Pour les références, consultez les ressources de l'INRS.
Avertissement important : Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation habilité. Cette sensibilisation ne délivre aucune attestation reconnue et ne se substitue à aucun diplôme ni habilitation obligatoire (habilitation électrique notamment).
Sources officielles : IEC 61131-3:2025 (édition 4) — IEC Webstore · Règlement (UE) 2023/1230 « Machines » — EUR-Lex · Directive Machines 2006/42/CE — EUR-Lex · INRS — sécurité des machines et des équipements de travail
Contenu vérifié — dernière vérification : septembre 2026
Cette formation fait partie de notre pôle technique & maintenance. Elle s'articule avec nos modules technicien de maintenance industrielle, DATA Maintenance et NIS2 OT.
Questions fréquentes
Tout savoir sur le métier d'automaticien