Sensibilisation Gratuite & Sans Inscription

Travail au Froid & à la Chaleur
Canicule, Décret 2025 & Grand Froid

Sujet brûlant — et glaçant. Sensibilisation construite sur le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 (articles R4463-1 à R4463-8 du Code du travail), sur les articles R4223-13, R4223-15 et R4225-2, et sur les publications de l'INRS et de l'OPPBTP. Pour les salariés, RH, chefs d'équipe et préventeurs des secteurs BTP, agroalimentaire, fonderie, logistique frigorifique et de tous les métiers exposés aux ambiances thermiques extrêmes.

Sensibilisation théorique — pas d'attestation officielle délivrée

Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation agréé Qualiopi. Ce module fournit les connaissances théoriques utiles (Code du travail R4121, R4223, R4225, R4463, décret n° 2025-482, publications INRS et OPPBTP) mais ne remplace pas la formation dispensée par un organisme habilité, seul à pouvoir délivrer une attestation reconnue. L'examen final est auto-évaluatif et n'a pas valeur de certification.

Décret canicule 2025

Obligations nouvelles depuis le 1er juillet 2025 : articles R4463-1 à R4463-8, mesures dès la vigilance jaune, mise en demeure de 8 jours par l'inspection du travail.

≈ 5h

4 modules progressifs : cadre juridique, physiologie, secteurs critiques (BTP, agro, fonderie), prévention et conduite à tenir.

Chaud & Froid

Coup de chaleur, déshydratation, hypothermie, gelures, phénomène de Raynaud, troubles musculo-squelettiques au froid.

Parcours pédagogique

Programme de la formation Travail au Froid & à la Chaleur

4 modules pour intégrer le décret canicule 2025 et prévenir les pathologies thermiques au travail

1

Cadre juridique & décret canicule 2025

Nouvelles obligations employeur depuis le décret n°2025-482 du 27 mai 2025, articles du Code du travail applicables aux ambiances thermiques, vigilance Météo-France et plan canicule national.

  • Décret canicule 2025 : nouvelles obligations employeur (juillet 2025)
  • Cadre juridique du travail au froid et à la chaleur (R4223, R4225, L4121)
  • Vigilance Météo-France, plan canicule et grand froid
  • Quiz du Module 1
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2

Physiologie & risques thermiques

Comprendre la thermorégulation humaine, les seuils critiques, les pathologies du chaud (coup de chaleur, déshydratation) et du froid (hypothermie, gelures) pour les identifier précocement.

  • Thermorégulation humaine et seuils physiologiques critiques
  • Pathologies de la chaleur : coup de chaleur, déshydratation, AVC thermique
  • Pathologies du froid : hypothermie, gelures, troubles vasculaires
  • Quiz du Module 2
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3

Évaluation des risques par secteur

Décliner l'évaluation des risques thermiques dans le DUERP selon les secteurs critiques : BTP en extérieur, agroalimentaire et logistique frigorifique, fonderie et métallurgie chaude.

  • BTP et travaux en extérieur : canicule, soleil, UV
  • Agroalimentaire et logistique frigorifique : travail au froid permanent
  • Fonderie, sidérurgie, verrerie : chaleur radiante intense
  • Quiz du Module 3
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4

Prévention, EPI et conduite à tenir

Mesures collectives (organisation, pauses, hydratation, aménagement des locaux), équipements de protection individuelle adaptés au chaud et au froid, et gestes d'urgence.

  • Mesures collectives : organisation, pauses, hydratation, locaux
  • EPI thermiques : vêtements chaleur, vêtements froid, accessoires
  • Conduite à tenir : coup de chaleur, hypothermie, premiers gestes
  • Quiz du Module 4
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Prêt pour l'examen blanc ?

Après les 4 modules, validez votre maîtrise théorique avec un examen blanc de 25 questions (dont des « kill questions » sur le coup de chaleur, l'hypothermie sévère et les obligations du décret 2025).

Accéder à l'examen

Travail au froid et à la chaleur : un risque enfin nommé par le Code du travail

Ce que le décret canicule de 2025 a réellement changé

Jusqu'au 30 juin 2025, le Code du travail ne nommait nulle part la canicule. La chaleur se traitait par raccroc : obligation générale de sécurité (article L4121-1), évaluation des risques, et un article R4225-2 qui se bornait à imposer de l'eau potable et fraîche pour la boisson. Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, publié au Journal officiel du 1er juin et applicable depuis le 1er juillet 2025, crée un chapitre entier consacré aux épisodes de chaleur intense : les articles R4463-1 à R4463-8. Il réécrit au passage R4223-13 (température des locaux adaptée à l'activité), R4225-1 (protection des postes extérieurs contre les effets des conditions atmosphériques) et R4225-2 (eau fraîche), et il ajoute une ligne au tableau des mises en demeure de l'article R4721-5, avec un délai de huit jours.

Deux idées fausses circulent massivement à son sujet. La première est l'existence d'un article « R4225-2-1 », qui n'a jamais été créé. La seconde est un pouvoir d'arrêt de chantier pour cause de chaleur, que le décret n'a pas institué : ce que l'inspection du travail a gagné, c'est la possibilité de mettre en demeure l'employeur qui n'a pas défini ses mesures de prévention. Enfin, aucune température maximale de travail n'est fixée : le déclencheur juridique est la vigilance canicule de Météo-France, et il s'active dès le niveau jaune.

Le froid, lui, reste sans décret

À l'opposé thermique, le travail au froid ne dispose d'aucun texte dédié. Il relève du socle général : L4121-1, évaluation des risques, article R4223-13 sur la température des locaux et article R4223-15, qui impose de prendre toutes dispositions nécessaires pour protéger les travailleurs contre le froid et les intempéries. Aucune durée maximale d'exposition en chambre froide n'existe dans le Code du travail, contrairement à ce qu'affirment beaucoup de contenus en ligne : elle se calcule, avec l'indice IREQ de la norme NF EN ISO 11079, et se formalise dans le document unique. L'INRS retient un repère simple : en dessous de 5 °C, la vigilance s'impose.

Les populations concernées sont nombreuses : logistique frigorifique et agroalimentaire (chambres positives à 0-5 °C, négatives à −18 à −25 °C), BTP et voirie en hiver, espaces verts, agriculture, pêche, maintenance de réseaux. Les pathologies dominantes n'y sont pas l'hypothermie — rare dans un entrepôt correctement équipé — mais les troubles musculo-squelettiques, le syndrome de Raynaud, les dermatoses et les chutes de plain-pied liées à la perte de dextérité.

Ce que dit, et ne dit pas, la reconnaissance en maladie professionnelle

C'est le point sur lequel les erreurs sont les plus fréquentes. Aucun tableau de maladie professionnelle ne couvre le coup de chaleur. Le tableau n° 58 du régime général, intitulé « affections professionnelles provoquées par le travail à haute température », ne vise que les crampes musculaires avec sueurs profuses des travaux exécutés dans les mines de potasse, avec un délai de prise en charge de trois jours. Un coup de chaleur professionnel relève donc de l'accident du travail (article L411-1 du Code de la sécurité sociale), avec la présomption d'imputabilité qui s'y attache.

Le tableau n° 71 vise la cataracte due au rayonnement thermique de verre ou de métal portés à incandescence, avec un délai de prise en charge de quinze ans : c'est la maladie du verrier et du fondeur, et elle n'a rien à voir avec l'hyperthermie aiguë. Côté froid, le tableau n° 69 reconnaît le syndrome de Raynaud d'origine vibratoire — le froid y est un facteur déclenchant et aggravant, pas le fait générateur. Enfin, l'exposition à des températures extrêmes (900 heures par an à 5 °C ou moins, ou à 30 °C ou plus) est l'un des six facteurs du compte professionnel de prévention, à l'article D4163-2.

Les secteurs en première ligne

Le BTP concentre l'essentiel des décès professionnels par hyperthermie : couverture et étanchéité (surfaces sombres qui stockent et restituent la chaleur), enrobé et voirie, terrassement, gros œuvre. Depuis le décret n° 2024-630 du 28 juin 2024, un arrêt de chantier pour cause de canicule est indemnisable au titre du régime d'arrêt intempéries du BTP : l'argument économique contre l'arrêt ne tient plus. L'agriculture et la viticulture restent le secteur le moins outillé face à la canicule, avec une main-d'œuvre saisonnière peu informée et souvent non acclimatée.

La fonderie, la sidérurgie et la verrerie exposent à une chaleur radiante sans équivalent : plusieurs kilowatts par mètre carré au voisinage d'un bain en fusion, avec un risque de brûlure par projection et un risque oculaire chronique. L'agroalimentaire et la logistique frigorifique sont, eux, le cœur du risque froid, et le poste le plus exposé n'y est pas la chambre négative mais la zone de quai, où alternent les écarts thermiques et les courants d'air.

Public visé par cette sensibilisation

Cette formation gratuite de cinq heures s'adresse aux salariés exposés (BTP, agroalimentaire, logistique, fonderie, agriculture), aux chefs d'équipe et chefs de chantier, aux animateurs HSE et préventeurs, aux RH chargés de décliner le décret de 2025, aux membres du CSE et de la CSSCT, ainsi qu'aux équipes de santé au travail. Elle complète nos sensibilisations SST — pour le geste d'urgence sur un coup de chaleur — DUERP — pour intégrer le risque thermique au document unique — et RPS, la chaleur extrême étant aussi un facteur de tension pour les collectifs.

Outils et ressources du site

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Pour aller plus loin

Les sensibilisations qui complètent le plus naturellement le risque thermique.

Questions fréquentes

Tout savoir sur le travail au froid, au chaud et le décret canicule 2025

Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, applicable depuis le 1er juillet 2025, crée les articles R4463-1 à R4463-8 du Code du travail et réécrit les articles R4223-13, R4225-1 et R4225-2. L'employeur doit évaluer le risque d'exposition à la chaleur intense en intérieur comme en extérieur, définir à l'avance des mesures de prévention (horaires, procédés, eau fraîche, équipements, EPI, information et formation), les mettre en œuvre pendant l'épisode et les renforcer s'il s'intensifie. Il doit aussi adapter les mesures aux travailleurs vulnérables et prévoir le signalement des signes préoccupants, en particulier pour les travailleurs isolés. L'article « R4225-2-1 » que l'on lit souvent n'existe pas.

Le Code du travail ne fixe aucune température maximale ni minimale de travail, et l'INRS le rappelle explicitement. Le déclencheur juridique n'est pas le thermomètre mais la vigilance canicule de Météo-France : dès la vigilance jaune, il y a « épisode de chaleur intense » et les mesures définies doivent être mises en œuvre. En pratique, l'INRS retient comme repères qu'une vigilance s'impose au-delà de 30 °C pour une activité sédentaire, au-delà de 28 °C pour un travail physique, et en dessous de 5 °C pour le froid. L'évaluation réelle passe par des indices qui croisent température, humidité, rayonnement, vitesse de l'air, effort et tenue portée : WBGT pour le chaud, IREQ pour le froid.

Le coup de chaleur est une urgence vitale. Les signes qui doivent faire appeler le 15 immédiatement sont une peau rouge, sèche et brûlante avec arrêt de la transpiration, une confusion, des propos incohérents, une agressivité inhabituelle, une perte de connaissance ou des convulsions. Les signes qui précèdent sont des maux de tête intenses, des vertiges, des nausées, des crampes et une soif extrême. La conduite à tenir est d'appeler le 15, de mettre à l'ombre, de déshabiller, d'asperger d'eau fraîche et de créer un courant d'air permanent, sans attendre les secours : le pronostic dépend du délai avant le refroidissement.

Non. Aucun tableau de maladie professionnelle ne couvre le coup de chaleur. Le tableau n° 58 du régime général, malgré son intitulé « affections professionnelles provoquées par le travail à haute température », ne vise que les crampes musculaires avec sueurs profuses des travaux exécutés dans les mines de potasse, avec un délai de prise en charge de 3 jours. Un coup de chaleur survenu au temps et au lieu du travail relève donc de l'accident du travail (article L411-1 du Code de la sécurité sociale), avec la présomption d'imputabilité. Le tableau n° 71 vise, lui, la cataracte due au rayonnement thermique, avec un délai de prise en charge de 15 ans.

Sur les chantiers du bâtiment et des travaux publics, l'article R4534-143 impose au moins trois litres d'eau potable par jour et par travailleur lorsque l'employeur ne peut pas mettre d'eau courante potable à disposition. Ce seuil de trois litres n'est pas une règle générale. Ailleurs, l'article R4225-2 impose de l'eau potable et fraîche pour la boisson, et l'article R4463-4 ajoute, pendant un épisode de chaleur intense, une quantité suffisante, un moyen de maintenir l'eau au frais et une mise à disposition à proximité des postes de travail.

Oui, dans le bâtiment et les travaux publics. Le décret n° 2024-630 du 28 juin 2024 a ajouté les périodes de canicule à la liste des conditions atmosphériques ouvrant droit au régime d'arrêt intempéries du BTP, aux côtés du gel, de la neige, du verglas, de la pluie et du vent fort. L'arrêt est déclarable lorsque le département est en vigilance orange ou rouge canicule, ou lorsqu'un arrêté préfectoral suspend l'activité. Le salarié perçoit l'indemnité d'intempéries prévue aux articles L5424-6 et suivants du Code du travail.

Non. Il n'existe aucun décret « grand froid » équivalent au décret canicule de 2025. Le travail au froid relève du socle général : obligation de sécurité de l'article L4121-1, évaluation des risques, article R4223-13 sur la température des locaux adaptée à l'activité et article R4223-15 sur la protection contre le froid et les intempéries. Aucune durée maximale d'exposition en chambre froide n'est fixée par le Code du travail : elle se calcule avec l'indice IREQ de la norme NF EN ISO 11079 et se formalise dans le document unique. L'INRS retient qu'en dessous de 5 °C la vigilance s'impose.

Non. Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation agréé. Cette sensibilisation gratuite apporte les connaissances théoriques sur les risques thermiques au travail, au chaud comme au froid, mais elle ne remplace pas une formation dispensée par un organisme habilité et ne délivre aucune attestation reconnue. L'examen final est auto-évaluatif. Pour intervenir comme secouriste, seule la formation de sauveteur secouriste du travail auprès d'un organisme habilité est valable.

Contenu relu par le Pôle HSE & Risques industriels · Politique éditoriale