Sensibilisation Gratuite & Sans Inscription

Travail au Froid & à la Chaleur
Canicule, Décret 2025 & Grand Froid

Sujet brûlant — et glaçant. Sensibilisation conforme au décret n°2025-482 du 27 mai 2025 (nouvelles obligations canicule), aux articles R4223-15 et R4225-2 du Code du travail et aux référentiels INRS ED 6058 / OPPBTP. Pour les salariés, RH, chefs d'équipe et préventeurs des secteurs BTP, agroalimentaire, fonderie, logistique frigorifique et de tous les métiers exposés aux ambiances thermiques extrêmes.

Sensibilisation théorique — pas d'attestation officielle délivrée

Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation agréé Qualiopi. Ce module fournit les connaissances théoriques attendues par les référentiels professionnels (Code du travail R4121, R4223, R4225, décret n°2025-482, guides INRS ED 6058 et OPPBTP) mais ne remplace pas la formation présentielle spécifique d'un organisme habilité (INRS, OPPBTP, SST), seul à pouvoir délivrer une attestation reconnue. L'examen final est auto-évaluatif et n'a pas valeur de certification.

Décret canicule 2025

Obligations renforcées depuis le 1er juillet 2025 : DUERP spécifique, mesures dès vigilance jaune, pouvoirs d'arrêt de l'inspection du travail.

≈ 5h

4 modules progressifs : cadre juridique, physiologie, secteurs critiques (BTP, agro, fonderie), prévention et conduite à tenir.

Chaud & Froid

Coup de chaleur, déshydratation, hypothermie, gelures, phénomène de Raynaud, troubles musculo-squelettiques au froid.

Parcours pédagogique

Programme de la formation Travail au Froid & à la Chaleur

4 modules pour intégrer le décret canicule 2025 et prévenir les pathologies thermiques au travail

1

Cadre juridique & décret canicule 2025

Nouvelles obligations employeur depuis le décret n°2025-482 du 27 mai 2025, articles du Code du travail applicables aux ambiances thermiques, vigilance Météo-France et plan canicule national.

  • Décret canicule 2025 : nouvelles obligations employeur (juillet 2025)
  • Cadre juridique du travail au froid et à la chaleur (R4223, R4225, L4121)
  • Vigilance Météo-France, plan canicule et grand froid
  • Quiz du Module 1
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2

Physiologie & risques thermiques

Comprendre la thermorégulation humaine, les seuils critiques, les pathologies du chaud (coup de chaleur, déshydratation) et du froid (hypothermie, gelures) pour les identifier précocement.

  • Thermorégulation humaine et seuils physiologiques critiques
  • Pathologies de la chaleur : coup de chaleur, déshydratation, AVC thermique
  • Pathologies du froid : hypothermie, gelures, troubles vasculaires
  • Quiz du Module 2
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3

Évaluation des risques par secteur

Décliner l'évaluation des risques thermiques dans le DUERP selon les secteurs critiques : BTP en extérieur, agroalimentaire et logistique frigorifique, fonderie et métallurgie chaude.

  • BTP et travaux en extérieur : canicule, soleil, UV
  • Agroalimentaire et logistique frigorifique : travail au froid permanent
  • Fonderie, sidérurgie, verrerie : chaleur radiante intense
  • Quiz du Module 3
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4

Prévention, EPI et conduite à tenir

Mesures collectives (organisation, pauses, hydratation, aménagement des locaux), équipements de protection individuelle adaptés au chaud et au froid, et gestes d'urgence.

  • Mesures collectives : organisation, pauses, hydratation, locaux
  • EPI thermiques : vêtements chaleur, vêtements froid, accessoires
  • Conduite à tenir : coup de chaleur, hypothermie, premiers gestes
  • Quiz du Module 4
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Prêt pour l'examen blanc ?

Après les 4 modules, validez votre maîtrise théorique avec un examen blanc de 25 questions (dont des « kill questions » sur le coup de chaleur, l'hypothermie sévère et les obligations du décret 2025).

Accéder à l'examen

Travail au froid et à la chaleur : un risque professionnel sous-estimé qui devient prioritaire en 2025

Pourquoi le décret canicule 2025 change la donne

L'été 2003 (15 000 morts en France, dont une partie au travail), puis les vagues de chaleur historiques de 2019, 2022 et 2023 ont rendu intenable le statu quo réglementaire. Jusqu'au printemps 2025, le travail à la chaleur ne disposait que d'un socle général (article L4121-1 sur l'obligation de sécurité, R4223-15 sur les ambiances thermiques, R4225-2 sur l'eau potable) sans déclinaison concrète face aux épisodes caniculaires. Le décret n°2025-482 du 27 mai 2025, publié au Journal officiel le 28 mai 2025 et entré en vigueur le 1er juillet 2025, comble ce vide. Il impose pour la première fois aux employeurs une évaluation spécifique du risque chaleur dans le Document unique (DUERP), des mesures graduées en fonction de la vigilance Météo-France (jaune, orange, rouge), une information préalable des salariés, et donne à l'inspection du travail le pouvoir d'ordonner l'arrêt d'un chantier en cas de mise en danger caractérisée.

À l'opposé thermique, le travail au froid demeure encadré par les seules dispositions générales du Code du travail et par des recommandations professionnelles (INRS ED 6058, recommandations CARSAT pour le secteur agroalimentaire frigorifique). Aucun décret équivalent n'a été pris pour le grand froid. Pourtant, en France métropolitaine, plus de 600 000 salariés travaillent quotidiennement en ambiance frigorifique (logistique froide, abattoirs, transformation des viandes, surgelés, pharmacie, biotechnologies). Pour eux, le risque s'appelle hypothermie chronique, phénomène de Raynaud, troubles musculo-squelettiques aggravés par le froid, pertes de dextérité génératrices d'accidents.

Les chiffres-clés que tout préventeur doit connaître

D'après les données consolidées de l'Assurance Maladie - Risques Professionnels et de l'INRS, les accidents du travail liés à la chaleur ont presque doublé entre 2019 et 2024. Sur l'été 2022, l'INRS a recensé plus de 40 décès directement imputables à un coup de chaleur survenu au travail, principalement dans le BTP (couvreurs, terrassiers, asphalteurs), l'agriculture (vendanges, récoltes), la fonderie et la blanchisserie industrielle. Les coups de chaleur reconnus maladie professionnelle (tableau n°58 du régime général) ont, eux, été multipliés par 3 entre 2018 et 2023.

Du côté du froid, le tableau n°57 (affections péri-articulaires) et le tableau n°67 (vibrations) reconnaissent indirectement les pathologies aggravées par l'exposition au froid : tendinites, syndrome du canal carpien, phénomène de Raynaud secondaire. L'INRS estime que 15% des arrêts maladie supérieurs à 30 jours dans la logistique frigorifique sont liés à des troubles musculo-squelettiques où le froid joue un rôle aggravant. Le coût direct annuel pour la branche AT/MP dépasse 180 millions d'euros, sans compter les coûts indirects (turnover, perte de productivité, absentéisme).

Les secteurs en première ligne

Quatre secteurs concentrent l'essentiel du risque thermique au travail. Le BTP d'abord, premier secteur exposé à la canicule : couverture-étanchéité (surfaces noires absorbant le rayonnement solaire jusqu'à 65°C en surface), terrassement et travaux routiers (asphalte à 150°C, rayonnement intense), travaux d'enrobé et applicateurs bitume. Les vagues de chaleur de 2022 ont vu plusieurs préfectures (Gironde, Vaucluse, Bouches-du-Rhône) suspendre par arrêté les travaux extérieurs entre 12h et 16h en vigilance rouge canicule.

L'industrie agroalimentaire et la logistique frigorifique ensuite, premier secteur exposé au froid permanent. Les chambres froides positives (0 à +5°C, désossage et découpe), négatives (-18 à -30°C, surgelés) et les zones de quai exposées au courant d'air font des entrepôts logistiques (Carrefour Supply Chain, STEF, Delanchy, Norbert Dentressangle) des environnements de travail particulièrement éprouvants. Les caristes, préparateurs de commandes, désosseurs, opérateurs de surgélation alternent toute leur journée entre zones froides et zones tempérées, ce qui ajoute le stress thermique différentiel au stress froid lui-même.

La fonderie, sidérurgie, verrerie et industrie céramique exposent à des chaleurs radiantes extrêmes (jusqu'à 1 500°C pour la fonte, 1 200°C pour le verre, 1 100°C pour la céramique). Le rayonnement infrarouge transmis au poste de travail peut faire monter la température corporelle de plusieurs degrés en quelques minutes. Les EPI thermiques homologués EN ISO 11612 et EN ISO 11611 (vêtements aluminisés, écrans faciaux, sous-vêtements ignifuges) deviennent vitaux.

Enfin, l'agriculture et la viticulture, en première ligne pendant les vendanges et les récoltes estivales, restent paradoxalement le secteur le moins équipé pour faire face à la canicule. Les cas de coup de chaleur mortel chez les vendangeurs (Charente, Loire-Atlantique, Gironde sur l'été 2022) ont conduit à durcir les arrêtés préfectoraux et à l'inscription explicite du secteur agricole dans le périmètre du décret 2025-482.

Public visé par cette sensibilisation

Cette formation gratuite de 5 heures s'adresse aux salariés exposés (BTP, agroalimentaire, logistique, fonderie, agriculture), aux chefs d'équipe et chefs de chantier, aux animateurs HSE et préventeurs, aux RH et services généraux chargés de l'application du décret 2025, aux membres du CSE (CSSCT), aux médecins du travail et infirmières santé travail, et plus généralement à toute personne qui veut comprendre les enjeux thermiques en milieu professionnel et les obligations qui en découlent.

Elle complète naturellement nos formations SST (Sauveteur Secouriste du Travail) — pour le geste d'urgence sur un coup de chaleur — DUERP — pour intégrer le risque thermique au Document unique — et RPS — la chaleur extrême étant aussi un puissant facteur de stress psychosocial. Avertissement important : Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation agréé Qualiopi. Cette sensibilisation théorique ne remplace pas une formation présentielle ni la mise en place opérationnelle des mesures du décret 2025 (rédaction du plan canicule de l'entreprise, désignation d'un référent canicule, formation pratique au geste de secours).

Questions fréquentes

Tout savoir sur le travail au froid, au chaud et le décret canicule 2025

Le décret n°2025-482 du 27 mai 2025, entré en vigueur le 1er juillet 2025, renforce les obligations de l'employeur en matière de prévention des risques liés aux fortes chaleurs. Il modifie les articles R4225-2 et R4225-2-1 du Code du travail et impose une évaluation spécifique des risques liés aux épisodes de chaleur intense dans le DUERP, des mesures de prévention dès le niveau jaune de vigilance Météo-France (aménagement des horaires, rafraîchissement, pauses, eau potable fraîche en quantité suffisante), et la possibilité pour l'inspection du travail d'ordonner l'arrêt des chantiers en cas de mise en danger. Il s'applique à tous les secteurs (BTP, agriculture, industrie, logistique, services).

L'INRS et l'OPPBTP identifient trois seuils. Au-dessus de 28°C en ambiance intérieure pour un travail physique, ou 30°C pour un travail sédentaire, des mesures de prévention deviennent nécessaires. Au-delà de 33°C en extérieur, le risque devient élevé et impose des aménagements (pauses fréquentes, hydratation, horaires décalés). Au-delà de 38-40°C, le travail physique soutenu en extérieur peut devenir incompatible avec la santé du salarié et un arrêt du chantier doit être envisagé. À l'opposé, en-dessous de 5°C en extérieur ou en chambre froide, le froid devient un risque (engourdissement, perte de dextérité, hypothermie progressive).

Le coup de chaleur (hyperthermie sévère) est une urgence vitale. Les signes précurseurs sont : sensation de chaleur intense, peau rouge sèche et brûlante (arrêt de la transpiration), maux de tête violents, vertiges, nausées, crampes musculaires, confusion, propos incohérents, parfois perte de connaissance. Sans intervention rapide, la mortalité dépasse 30%. Dès le premier signe, il faut alerter le 15, placer la personne à l'ombre, la rafraîchir activement (linge mouillé, eau froide sur le cou et les aisselles, ventilation) et la faire boire si elle est consciente. Le coup de chaleur est une maladie professionnelle reconnue (tableau n°58 du régime général).

Non. Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation agréé Qualiopi. Cette sensibilisation gratuite fournit les connaissances théoriques fondamentales sur les risques thermiques au travail (chaud et froid) mais ne remplace pas une formation présentielle dispensée par un organisme habilité (INRS, OPPBTP, SST). L'examen final est auto-évaluatif et ne donne lieu à aucune attestation reconnue. Pour une habilitation formelle (sauveteur secouriste, référent canicule), suivez une formation présentielle auprès d'un organisme spécialisé.

L'article R4225-2 du Code du travail impose à l'employeur de mettre à disposition de l'eau potable et fraîche en quantité suffisante. Sur les chantiers du BTP (article R4534-143), l'obligation est précisée : au moins 3 litres par jour et par travailleur. En épisode de canicule (vigilance orange ou rouge), l'OPPBTP et l'INRS recommandent de monter à 4-5 litres par jour et par personne pour un travail physique en extérieur. L'eau doit être maintenue à une température comprise entre 10 et 15°C (ni glacée, ni tiède) et accessible à moins de 50 mètres du poste de travail.

Le travail au froid relève des mêmes obligations générales de sécurité (L4121-1, R4223-1 sur les ambiances thermiques) mais bénéficie d'un cadre réglementaire moins explicite que la canicule. Aucun décret « grand froid » équivalent au décret 2025-482 n'existe. En revanche, l'INRS (ED 6058) recommande pour les chambres froides positives (0 à +5°C) une rotation de 1 heure de présence pour 15 minutes de pause au chaud, et pour les chambres froides négatives (-18 à -30°C) une limitation à 1h30 par séance avec EPI thermiques homologués EN 342. La durée totale d'exposition ne doit pas dépasser 6 heures par jour. La pathologie « phénomène de Raynaud » et certaines pathologies vasculaires sont reconnues maladie professionnelle (tableau n°57).