Formation SST
Sauveteur Secouriste du Travail
Une sensibilisation théorique au rôle du SST en entreprise.
Comprenez le cadre INRS, la conduite à tenir face à un accident (Protéger – Examiner – Alerter – Secourir) et les gestes qui sauvent (RCP, DAE, hémorragies, PLS).
Ceci est une sensibilisation théorique, pas une certification SST
Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation habilité INRS. Ce module fournit les connaissances théoriques fondamentales mais ne remplace pas la formation présentielle SST (14 h initiales + 7 h de MAC tous les 2 ans) délivrée par un organisme habilité par le réseau Assurance Maladie Risques Professionnels / INRS, seul à pouvoir certifier officiellement un SST.
Plan d'action SST
La méthode INRS : Protéger – Examiner – Alerter – Secourir, étape par étape.
≈ 4h30
4 modules progressifs, du cadre légal aux gestes vitaux et à l'utilisation du DAE.
Cadre légal complet
Code du travail R4224-15, Code pénal 223-6, statut juridique du secouriste.
Programme de la sensibilisation SST
4 Modules pour comprendre le rôle du SST et les gestes qui sauvent
Le rôle du SST et le cadre légal
Comprendre la mission du Sauveteur Secouriste du Travail, son cadre juridique et ses limites d'action.
- Qu'est-ce qu'un SST ?
- Cadre légal et réglementaire
- Responsabilités et limites du SST
- Quiz du Module 1
Protéger – Examiner – Alerter
Les 3 premières étapes de l'intervention SST : sécuriser la zone, faire un bilan et donner l'alerte.
- Protéger : éviter le suraccident
- Examiner la victime
- Alerter les secours (15, 18, 112)
- Quiz du Module 2
Secourir : les gestes qui sauvent
Saigne, brûle, traumatisme, malaise, perte de conscience : les gestes adaptés à chaque situation.
- Saignements et étouffements
- Plaies, brûlures et traumatismes
- Malaises et Position Latérale de Sécurité (PLS)
- Quiz du Module 3
Arrêt cardiaque et risques spécifiques
RCP, défibrillateur (DAE) et particularités des risques industriels (électrique, chimique).
- RCP : Réanimation Cardio-Pulmonaire
- Le défibrillateur (DAE)
- Risques spécifiques en entreprise
- Quiz du Module 4
Prêt pour l'examen ?
Après les 4 modules, validez votre maîtrise théorique avec un examen blanc de 25 questions (incluant des "kill questions" sur les gestes vitaux).
Accéder à l'examenLe SST en France : un maillon essentiel de la prévention en entreprise
Pourquoi former des SST en entreprise ?
D'après le rapport annuel 2024 de l'Assurance Maladie – Risques professionnels (régime général), la France a enregistré 549 614 accidents du travail avec arrêt réglés en 2024, soit un indice de fréquence de 26,4 pour 1 000 salariés, et 764 décès consécutifs à un accident du travail. Les malaises représentent plus de la moitié de ces décès. Dans ces situations — arrêt cardiaque, hémorragie massive, obstruction des voies aériennes — les premières minutes décident de l'issue : la Fédération Française de Cardiologie rappelle qu'en cas d'arrêt cardiaque, chaque minute sans geste de secours coûte environ 10 % de chances de survie.
Le SST (Sauveteur Secouriste du Travail) est la personne qui couvre cet intervalle. Formée aux gestes d'urgence et à la conduite à tenir, elle sécurise la zone, examine la victime, alerte les secours et applique les gestes qui sauvent en attendant l'arrivée des professionnels. Le SST n'agit pas à la place des secours : il agit avant eux.
Au-delà de l'urgence, l'INRS insiste sur la seconde facette du rôle : contribuer à la prévention des risques professionnels — repérer les situations dangereuses, les signaler, alimenter l'évaluation des risques (DUERP), participer à la culture sécurité de l'entreprise. C'est cette double casquette (intervention + prévention) qui distingue le SST d'un secouriste « grand public ».
Le cadre juridique : ce qu'impose réellement le Code du travail
L'article R4224-15 du Code du travail dispose qu'« un membre du personnel reçoit la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d'urgence » dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux et sur chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux. L'article R4224-16 ajoute qu'en l'absence d'infirmier, l'employeur prend, après avis du médecin du travail, les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours.
Deux précisions que la plupart des contenus en ligne passent sous silence. D'abord, le texte n'exige pas le certificat SST en tant que tel : il exige un salarié formé au secourisme — c'est le Code de la sécurité sociale qui, lui, requiert la présence d'un SST pour tenir un registre des accidents bénins. Ensuite, il n'existe pas de ratio réglementaire : l'INRS indique dans son focus juridique sur la formation aux premiers secours que « le nombre de secouristes à former est à évaluer, au cas par cas, dans chaque entreprise à partir de son effectif [et] des risques propres » — l'ancienne recommandation des 10 % de l'effectif est abrogée. L'obligation de désigner et de former reste rattachée à l'obligation générale de sécurité de l'employeur (article L4121-1 du Code du travail), que la Cour de cassation qualifie depuis l'arrêt Air France du 25 novembre 2015 (n° 14-24.444) d'obligation de moyens renforcée.
La formation SST elle-même est encadrée par l'INRS et le réseau Assurance Maladie Risques Professionnels : 14 heures de formation initiale en présentiel, un certificat valable 24 mois, prolongé par une session de maintien et actualisation des compétences (MAC) de 7 heures à suivre avant la date de fin de validité. Seuls les organismes habilités peuvent délivrer ces certificats.
Côté responsabilité, la loi n° 2020-840 du 3 juillet 2020 a créé le statut de citoyen sauveteur (article L721-1 du Code de la sécurité intérieure) : celui qui porte assistance bénévolement à une personne en péril grave et imminent est exonéré de toute responsabilité civile pour les dommages résultant de son intervention, sauf faute lourde ou intentionnelle. À l'inverse, l'article 223-6 du Code pénal sanctionne la non-assistance à personne en danger de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende. Intervenir est protégé par la loi ; ne rien faire ne l'est pas.
La méthode SST : Protéger – Examiner – Alerter – Secourir
L'INRS structure l'intervention SST en quatre étapes chronologiques. Protéger consiste d'abord à sécuriser la zone pour éviter le suraccident (couper l'énergie, baliser, éloigner les sources de danger) — un sauveteur blessé ne sauve personne. Examiner vise à établir un bilan rapide et structuré : conscience, respiration, hémorragie, plaie, traumatisme. Alerter transmet aux secours les informations essentielles (lieu précis, nature de l'accident, état de la victime, nombre de blessés, risques persistants) via le 15 (SAMU), le 18 (pompiers) ou le 112 (numéro d'urgence européen).
Secourir, enfin, regroupe les gestes adaptés à chaque situation : compression manuelle puis, si elle est inefficace, pose d'un garrot pour une hémorragie ; manœuvre de Heimlich pour une obstruction totale des voies aériennes ; refroidissement immédiat d'une brûlure ; Position Latérale de Sécurité (PLS) pour une victime inconsciente qui respire ; et Réanimation Cardio-Pulmonaire (RCP) avec défibrillateur automatisé externe (DAE) en cas d'arrêt cardiaque. Ces gestes suivent les recommandations de l'European Resuscitation Council (ERC), dont la dernière révision date de 2025, relayées en France par l'INRS et la Fédération Française de Cardiologie.
Cette sensibilisation en ligne : contenu, limites et public
Cette sensibilisation gratuite couvre en 4 modules et environ 4h30 les connaissances théoriques du dispositif SST : rôle et statut juridique, cadre INRS et Code du travail, méthode Protéger-Examiner-Alerter-Secourir, gestes face aux saignements, brûlures, traumatismes, malaises et pertes de conscience, RCP, DAE et risques spécifiques (électrique, chimique, espaces confinés). Chaque module se termine par un quiz, et l'examen final de 25 questions valide la maîtrise théorique de l'ensemble.
Le parcours est entièrement gratuit, sans inscription, accessible depuis tout navigateur. Il constitue un support de révision avant ou après une formation SST présentielle, ou une première découverte pour un salarié qui envisage de devenir SST dans son entreprise. Les RH, animateurs HSE et chefs d'équipe y trouveront un rappel structuré des fondamentaux et du cadre réglementaire.
Avertissement important : Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation habilité INRS et ne délivre aucun certificat de SST. Seule une formation présentielle dispensée par un organisme habilité, avec mises en situation pratiques, permet d'obtenir le certificat officiel SST reconnu par le réseau Assurance Maladie – Risques professionnels.
Les questions que se posent les salariés avant de devenir SST
Que signifie exactement le sigle SST ?
« Sauveteur Secouriste du Travail » — mais le même sigle désigne aussi, chez les préventeurs, la « Santé et Sécurité au Travail ». Voir la définition détaillée et la distinction entre les deux sens.
Mon entreprise est-elle obligée d'avoir des SST ?
Cela dépend de la nature des travaux et de la configuration des chantiers. Répondez à quelques questions dans l'assistant dédié ou lisez le chapitre sur le cadre légal.
Je passe bientôt mon MAC, comment réviser ?
Le quiz SST gratuit et l'examen blanc de 25 questions reprennent les points les plus souvent oubliés entre deux recyclages.
Je cherche un geste précis
Accès direct : hémorragies et étouffement, malaise et PLS, RCP, défibrillateur (DAE).
Sources officielles utilisées dans cette formation
- INRS — Salarié sauveteur secouriste du travail (SST) : mission, durée de validité du certificat, MAC de 7 h.
- INRS — Obligations de l'employeur en matière de formation aux premiers secours : absence de ratio réglementaire.
- Articles R4224-15 et R4224-16 du Code du travail et article L721-1 du Code de la sécurité intérieure (loi n° 2020-840 du 3 juillet 2020, citoyen sauveteur).
- Assurance Maladie – Risques professionnels, rapport annuel 2024 : sinistralité AT/MP du régime général.
Questions fréquentes
Tout savoir sur la formation SST