Travail au Froid / Travail à la Chaleur
Module 4 : Prévention, EPI et conduite à tenir
4.1 Mesures collectives de prévention : organisation, pauses, hydratation, locaux
Avant d'équiper individuellement les salariés, l'employeur doit agir sur l'organisation du travail, les rythmes, l'environnement et les locaux. Tour d'horizon des leviers collectifs imposés par le Code du travail, l'INRS ED 950 et le guide OPPBTP chaleur 2023.
Hiérarchie des mesures (L4121-2 — 9 principes généraux de prévention)
Article L4121-2 du Code du travail : les EPI n'arrivent qu'après l'épuisement des mesures collectives. Inverser cet ordre est une faute caractérisée en cas d'accident.
Organisation du travail : décaler, fractionner, alléger
Le premier levier d'action — et de loin le plus efficace en période de canicule ou de vague de froid — est l'organisation temporelle du travail. Avant tout aménagement matériel, l'employeur doit se poser la question : les tâches à risque thermique peuvent-elles être déplacées dans le temps, fractionnées, ou tout simplement reportées ? L'INRS, dans la brochure ED 950 (« Travailler par fortes chaleurs en été »), rappelle que l'aménagement horaire est de très loin la mesure la plus efficiente, devant les EPI et même devant la climatisation des locaux.
Concrètement, en période de canicule (alerte orange ou rouge Météo-France) plusieurs schémas sont préconisés par le guide OPPBTP chaleur 2023 et le plan canicule national : commencer la journée à 5h ou 6h du matin pour libérer l'après-midi, arrêter impérativement les tâches lourdes entre 12h et 16h (créneau de pic de température et d'indice UV), basculer en télétravail les fonctions support quand c'est techniquement possible, annuler les tâches non essentielles exposant le salarié à un risque vital (couvertures, étanchéité de toiture à 60°C de surface, soudure en plein soleil…).
Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 est venu durcir ces obligations en imposant à l'employeur, dès l'activation d'un niveau d'alerte canicule, de matérialiser dans le DUERP les plages horaires interdites et de désigner un référent canicule chargé du déclenchement opérationnel des mesures.
La rotation des postes constitue le deuxième pilier organisationnel. Sur un poste de fonderie ou de cuisson à 45°C, l'INRS recommande une exposition maximale continue de 15 à 20 minutes, suivie d'une récupération en zone fraîche de durée équivalente. En grand froid (chambres froides < -18°C), la durée d'exposition continue ne doit pas excéder 1 heure, avec retour obligatoire en zone tempérée. La planification doit donc prévoir plusieurs opérateurs interchangeables, ce qui suppose une formation polyvalente et un dimensionnement RH supérieur de 15 à 25 % en période thermique extrême.
« L'aménagement des horaires de travail, en particulier le démarrage anticipé et l'arrêt en milieu de journée, est la mesure de prévention la plus efficace contre le stress thermique d'origine professionnelle. Elle doit être systématiquement envisagée avant tout équipement individuel. »
— INRS, ED 950, édition 2023.
Pauses adaptées au stress thermique
Le régime général des pauses (article L3121-33 du Code du travail) impose vingt minutes consécutives toutes les six heures. Ce régime est très insuffisant en ambiance thermique défavorable. L'INRS, l'OPPBTP et la Direction Générale du Travail recommandent une grille spécifique, fonction de la température ressentie et de la charge physique de la tâche.
| Température ambiante | Charge physique | Pause recommandée | Source |
|---|---|---|---|
| 25 à 30 °C | Modérée (BTP courant) | 10 min toutes les 2 h | INRS ED 950 |
| 30 à 33 °C | Modérée | 15 min toutes les 2 h | OPPBTP 2023 |
| 33 à 35 °C | Lourde | 15 min par heure travaillée | INRS ED 950 |
| > 35 °C | Toute charge | 5 min toutes les 30 min — ou arrêt | Plan canicule national |
| 0 à -5 °C | Modérée | 10 min toutes les 90 min en local chauffé | INRS ED 6058 |
| < -18 °C (chambre froide) | Toute charge | 15 min toutes les 60 min en local chauffé | INRS ED 6058 |
Au-delà de la durée, le lieu de la pause est déterminant. Une pause de quinze minutes au soleil sur un chantier sans abri n'a aucun effet récupérateur ; elle doit être prise dans une zone d'ombre ventilée, idéalement climatisée. Le guide OPPBTP recommande pour les chantiers BTP la mise en place d'un abri mobile climatisé dès l'activation d'une vigilance orange canicule, à moins de 200 mètres du poste de travail. Le coût d'un abri mobile (environ 80 à 150 € HT par jour de location) est intégrable dans le compte prorata du chantier.
Pour le froid, la logique s'inverse : la zone de pause doit être chauffée à au moins 19-20°C, équipée de bancs et de tables (article R4225-2 du Code du travail), et permettre le retrait des vêtements humides. Le maintien de vêtements mouillés en pause est un facteur d'hypothermie sournoise.
Enfin, les pauses doivent être tracées. Le décret 2025-482 impose la tenue d'un registre de pauses pendant les épisodes de canicule, à présenter à l'inspection du travail en cas de contrôle. La feuille peut être informatisée mais doit être horodatée par poste.
Hydratation : le pilier physiologique de la prévention
L'hydratation n'est pas un confort — c'est la mesure dont dépend la survie en ambiance chaude. Le corps humain dissipe la chaleur par évaporation de la sueur ; sans apport hydrique compensatoire, le débit de sudation s'effondre en moins de deux heures, la température centrale grimpe, et le coup de chaleur devient inéluctable.
L'article R4534-143 du Code du travail, applicable aux chantiers du bâtiment et des travaux publics, oblige l'employeur à mettre à disposition au moins 3 litres d'eau potable par jour et par travailleur. Ce minimum est porté en pratique à 4 voire 5 litres par jour en période de canicule sur poste exposé, selon les recommandations conjointes de l'INRS et de l'OPPBTP.
Travail en ambiance chaude
- 3 L/jour minimum réglementaire (BTP)
- 4-5 L/jour en alerte orange canicule
- Eau fraîche (10 à 15°C) — pas glacée, qui ralentit la vidange gastrique
- Fontaines à moins de 50 mètres du poste
- Apport de sel en cas de transpiration intense (pain salé, bouillons)
- Éviter caféine, alcool, sodas sucrés (effet diurétique ou hyperosmolaire)
Travail en ambiance froide
- Boissons chaudes (thé, tisane, soupe) toutes les 2 h
- Apport calorique majoré de 10-15 % (besoin métabolique accru)
- Hydratation reste indispensable : la sudation existe sous EPI grand froid
- Bannir l'alcool : faux effet de chaleur, vasodilatation cutanée trompeuse
- Repas équilibrés : féculents + protéines + matières grasses
- Boissons chaudes avant la prise de poste, pas seulement pendant
La logistique de l'hydratation est un point souvent négligé qui fait la différence entre une politique affichée et une politique effective. Sur un chantier linéaire (voirie, terrassement, étanchéité de toiture), les fontaines fixes sont irréalistes ; il faut prévoir des fontaines à eau portables alimentées par un bidon de 20 litres, des gourdes nominatives distribuées en début de journée et marquées au nom du salarié (hygiène), des rappels horodatés par le chef de chantier (« il est 10h30, on s'hydrate »).
L'auto-évaluation par la couleur des urines est une technique simple et efficace que l'INRS encourage à diffuser : une urine jaune foncé indique déjà une déshydratation modérée (perte de 2 % du poids corporel) suffisante pour altérer la vigilance. Cette information doit figurer sur les affichages sanitaires de chantier.
« La soif est un signal tardif et insuffisant. Quand elle apparaît, la déshydratation est déjà installée et les performances physiques sont déjà altérées de 10 à 20 %. L'hydratation doit être anticipée et imposée, non laissée à l'initiative du salarié. »
— Direction Générale de la Santé, recommandations canicule 2024.
Aménagement des locaux contre la chaleur
L'article R4222-1 du Code du travail impose à l'employeur d'« assainir » l'air des locaux de travail de façon à éviter les élévations exagérées de température. Cette obligation, ancienne et générale, se décline aujourd'hui dans une batterie de mesures techniques aux coûts très variables.
La ventilation mécanique est le préalable : un local industriel sans renouvellement d'air voit sa température grimper de 2 à 4 °C au-dessus de la température extérieure rien que par les apports humains et machine. Les seuils réglementaires de débit d'air neuf (25 m³/h par occupant en travail sédentaire, 45 m³/h en travail physique) sont des planchers, à augmenter en période chaude.
La climatisation reste la solution la plus efficace mais aussi la plus coûteuse en énergie. Pour un atelier de 500 m², un système de climatisation industrielle représente un investissement de 25 000 à 60 000 € HT et une consommation électrique pouvant doubler la facture estivale. L'ADEME recommande de la réserver aux locaux abritant des activités critiques (salles de contrôle, locaux à charge cognitive lourde, salles serveurs) et de privilégier ailleurs des solutions passives.
Les solutions passives sont souvent négligées alors qu'elles sont rentables en moins de trois ans :
- Peinture de toiture réfléchissante (« cool roof ») : réduit la température sous-toiture de 5 à 10 °C. Coût 8 à 15 €/m². Subvention possible via les certificats d'économie d'énergie (CEE).
- Occultation solaire : films sur baies vitrées (15 à 30 €/m²), stores extérieurs, brise-soleil orientables. Réduit l'apport solaire direct de 60 à 80 %.
- Brumisateurs haute pression : abaissent la température ressentie de 6 à 8 °C par évaporation. Attention en milieu humide (effet inverse) : à proscrire si humidité > 60 %.
- Végétalisation : plantations d'arbres en façade sud-ouest, toiture végétalisée. Effet d'inertie thermique et d'évapotranspiration. Délai 3 à 5 ans pour effet maximal.
- Isolation thermique de l'enveloppe (combles, murs extérieurs) : indispensable pour les bâtiments anciens, lourde sur le plan budgétaire mais éligible aux CEE.
Sur les chantiers BTP, où l'enveloppe fait défaut, les mesures se reportent sur le mobilier de chantier : abris mobiles climatisés (300 à 600 € par mois en location), tentes d'ombrage, douches de chantier (R4228-7 du Code du travail), fontaines réfrigérées. Le BIM chantier intègre désormais ces équipements en planification, avec un volet « confort thermique d'été » obligatoire dans le PPSPS (plan particulier de sécurité et de protection de la santé) pour les chantiers exposés.
Aménagement des locaux contre le froid
Le froid au travail est moins médiatisé que la canicule, mais il fait l'objet d'une littérature INRS abondante — notamment le guide ED 6058 (« Travailler par fortes chaleurs et par grand froid »). L'enjeu n'est pas seulement le confort : l'hypothermie professionnelle existe en France, principalement chez les agents de chambre froide, les éboueurs, les ouvriers BTP en hiver et les agents portuaires.
L'article R4223-13 du Code du travail impose un chauffage des locaux de travail « pendant la saison froide » sans fixer de seuil chiffré. La pratique consolidée par l'INRS et la jurisprudence retient :
- Bureaux et locaux sédentaires : 19 à 21 °C
- Locaux à activité physique légère : 16 à 18 °C
- Locaux à activité physique soutenue (atelier) : 14 à 16 °C
- Vestiaires et sanitaires : 19 °C minimum
- Pour les locaux non chauffables (entrepôt frigorifique, extérieur) : zones de récupération chauffées à 20 °C minimum
Les vestiaires chauffés sont une obligation explicite (article R4228-2). Ils doivent permettre le séchage des vêtements et offrir des sièges. La capacité doit correspondre à l'effectif de la plus grande équipe présente simultanément.
Sur les postes en extérieur (BTP, voirie, signalisation), l'employeur doit prévoir des écrans coupe-vent (bâches tendues, palissades de chantier) qui réduisent significativement la perte thermique par convection. Le vent de 30 km/h à 0 °C donne une température ressentie de -8 °C ; le même vent à -10 °C ressentie -23 °C. Le facteur vent est donc déterminant et doit être intégré dans les seuils de déclenchement des arrêts de chantier.
Pour les chambres froides positives (0 à +4 °C) et négatives (< -18 °C), les recommandations conjointes INRS / CARSAT / FNICGV imposent : portes à fermeture rapide pour limiter les sas froids, rideaux à lanières, écluses thermiques, signalisation de durée d'occupation, surveillance par bouton d'appel ou présence pair en sas. Un travailleur enfermé seul dans une chambre froide négative peut perdre conscience par hypothermie en moins de 90 minutes sans secours possible si la porte se bloque.
Enfin, la conception ergonomique du poste doit limiter les contacts avec les surfaces froides (poignées isolées, sols antidérapants chauffés près des portes), et organiser les flux pour que les charges les plus pénibles soient traitées en début de poste, quand l'opérateur est encore parfaitement réchauffé.
Information, formation, surveillance collective
L'efficacité des mesures collectives dépend, en dernier ressort, de l'information et de la formation des salariés et de l'encadrement. Le décret 2025-482 a explicitement renforcé cette dimension en imposant, dès la première vigilance orange canicule, une réunion d'information de quinze minutes minimum à la prise de poste, avec émargement.
Le contenu attendu par la DGT et la DGS comprend : les signes d'alerte personnels (maux de tête, soif intense, crampes, vertiges), la conduite à tenir en cas d'apparition (alerter le chef d'équipe, se mettre à l'ombre, boire, se rafraîchir), le rappel des consignes hydratation et pauses du jour, l'identification visuelle du référent canicule et du SST de proximité.
Le principe de surveillance pair-à-pair (buddy system) est encouragé : chaque salarié exposé est associé à un binôme qui le surveille discrètement et signale tout changement de comportement (apathie, désorientation, propos incohérents). Ce dispositif, courant dans l'industrie chimique et nucléaire, est en cours de généralisation dans le BTP via les recommandations OPPBTP.
L'affichage canicule est obligatoire en période de vigilance Météo-France orange ou rouge : seuils d'alerte, plages horaires interdites, numéros d'urgence (15 SAMU, 18 sapeurs-pompiers, 112), localisation des fontaines à eau, localisation des zones de pause climatisées. L'affichage doit être visible depuis les postes de travail, pas seulement dans les bureaux administratifs.
Enfin, la concertation avec le CSE (Comité Social et Économique) et la commission SSCT est une obligation procédurale forte. L'article L4612-1 impose la consultation du CSE sur les mesures de prévention canicule avant la saison estivale (et sur les mesures grand froid avant l'hiver). Les comptes rendus de réunion doivent être conservés et présentés en cas de contrôle inspection du travail. Une absence de consultation est, en cas d'accident, retenue par les juridictions pénales comme un élément constitutif de la faute caractérisée.
Cas particuliers : intérim, sous-traitance, jeunes travailleurs, femmes enceintes
Plusieurs populations imposent des mesures collectives renforcées. Leur méconnaissance par les chefs d'équipe est l'une des causes récurrentes de coup de chaleur grave en milieu professionnel français.
Travailleurs intérimaires. L'article L1251-21 du Code du travail rend l'entreprise utilisatrice directement responsable des conditions d'exécution du travail des salariés intérimaires — y compris en matière de prévention thermique. L'agence d'emploi reste co-responsable de la formation à la sécurité (R4154-2 du Code du travail). En pratique, cela signifie que l'EU doit organiser un accueil sécurité spécifique canicule et fournir les mêmes EPI et hydratation que pour ses salariés permanents. La jurisprudence est constante : l'accident d'un intérimaire engage l'EU sur le plan civil et pénal au même titre qu'un permanent.
Salariés en sous-traitance. Le plan de prévention (R4512-7) doit comporter un volet thermique formalisé lorsque les travaux co-activité ont lieu en période chaude ou froide. Le donneur d'ordre est tenu d'informer le sous-traitant des risques thermiques propres au site (chaleur radiante d'un four, exposition aux courants d'air froid, etc.) et d'organiser les conditions matérielles permettant le respect des mesures (accès aux fontaines, zones d'ombre, vestiaires chauffés).
Jeunes travailleurs (- 18 ans). L'article D4153-36 du Code du travail interdit aux jeunes travailleurs « les travaux les exposant à des températures extrêmes susceptibles de nuire à leur santé ». Une dérogation est possible pour les apprentis avec accord du médecin du travail et de l'inspection du travail (D4153-41). Dans tous les cas, la durée d'exposition continue est plafonnée à 4 heures/jour et toute tâche est interdite à plus de 30 °C ou moins de 0 °C sans encadrement renforcé.
Femmes enceintes. La grossesse altère significativement la thermorégulation : le débit sudoral augmente, le risque de déshydratation s'accroît, et la chaleur affecte la perfusion utérine. L'article R4152-2 oblige l'employeur à adapter le poste « lorsque les conditions de travail sont susceptibles d'avoir un effet sur la santé de la femme enceinte ». En période de canicule (alerte orange ou rouge), l'éviction du poste exposé est la règle, soit par changement de poste, soit par arrêt de travail prescrit par le médecin du travail.
Salariés âgés (+ 55 ans) et porteurs de pathologies chroniques. Les capacités de thermorégulation diminuent significativement avec l'âge, et certaines pathologies (diabète, insuffisance cardiaque, insuffisance rénale, troubles thyroïdiens) ou traitements (diurétiques, bêta-bloquants, neuroleptiques, antiépileptiques) altèrent l'adaptation thermique. Le médecin du travail doit être informé pour adapter le poste de manière confidentielle. La visite de pré-reprise après accident thermique est obligatoire (R4624-29).
Enfin, les nouveaux embauchés et les salariés revenant de congés sont des populations à risque souvent négligées. L'acclimatation à la chaleur prend 7 à 14 jours d'exposition progressive. Imposer une journée pleine sous canicule à un salarié dont l'organisme n'a pas eu le temps de s'adapter, c'est multiplier par 3 à 5 le risque de coup de chaleur (étude NIOSH, 2016). La période d'acclimatation doit être planifiée et tracée.
Checklist activation plan canicule (à archiver chaque été)
Vigilance jaune (J-7)
- Activer la cellule de veille
- Vérifier stocks d'eau / fontaines
- Réviser DUERP volet chaleur
- Reconfirmer désignation référent
- Briefing chefs d'équipe
Vigilance orange (J0)
- Décalage horaire (5h-13h)
- Arrêt tâches lourdes 12h-16h
- Affichage canicule
- Réunion d'information (15 min)
- Activation pair-à-pair
- Registre pauses ouvert
Vigilance rouge
- Suspension travaux exposés non vitaux
- Renforcement SST (1 pour 10)
- Liaison directe SAMU 15
- Information CSE en urgence
- Information inspection du travail
- Reporting quotidien
À retenir
- L'article L4121-2 impose les mesures collectives avant les EPI : organisation, environnement, locaux. Inverser cet ordre est une faute caractérisée.
- Décaler les horaires est la mesure la plus efficace : démarrage 5h-6h, arrêt impératif des tâches lourdes 12h-16h en canicule.
- Les pauses doivent être proportionnées à la température : 15 min/heure au-dessus de 33°C, 5 min/30 min au-dessus de 35°C. Tracées dans un registre.
- L'hydratation est règlementaire (R4534-143 : 3 L/jour BTP) et physiologique (4-5 L canicule, sel, fontaines < 50 m). Boissons chaudes en grand froid.
- Locaux : ventilation (R4222), occultation, brumisation, cool roof, chambres froides sécurisées, vestiaires chauffés (R4223-13, R4228-2).
- Information, affichage, formation et consultation CSE sont indissociables des mesures techniques. Le décret 2025-482 exige une réunion d'information à chaque prise de poste en vigilance orange.