Module 3 / 4
Sommaire complet de la formation3.1 BTP et travaux en extérieur : canicule, rayonnement solaire et UV
Le secteur du bâtiment et des travaux publics concentre la majorité des décès professionnels liés à la chaleur en France. Couvreurs, terrassiers, applicateurs de bitume, maçons : leur exposition cumule chaleur extrême, rayonnement solaire direct, réverbération et absence de point d'eau permanent. Décryptage des risques, des recommandations OPPBTP et du nouveau dispositif d'arrêt de chantier.
Cartographie des postes BTP les plus exposés à la chaleur
Bitume coulé à 150-180°C. Émanations + chaleur radiante. Coup de chaleur en moins de 30 min en plein soleil.
Surface bac acier ou bitume : jusqu'à 65°C. Réverbération. Chalumeau d'étanchéité.
Effort physique soutenu + soleil direct. Réverbération béton/sable. Risque d'AVC chez les seniors.
Manutention parpaings, mortier. Souvent en zone non ombragée jusqu'à la pose des planchers.
Travail au sol bitumé, EPI haute visibilité épais, exposition prolongée au soleil.
Classement indicatif construit à partir des recommandations de l'OPPBTP et de l'INRS sur le travail par forte chaleur (fiche ED 6572, travaux extérieurs).
Pourquoi le BTP concentre l'essentiel des décès par chaleur
Selon les bilans annuels publiés par Santé publique France et la DGT, le BTP représente entre 35 % et 45 % des décès professionnels par hyperthermie recensés en France les étés de canicule (2003, 2015, 2019, 2022, 2023). Ce ratio est sans commune mesure avec la part du secteur dans l'emploi salarié (environ 7 %). Quatre facteurs convergent pour expliquer cette surexposition.
Le travail en plein soleil sans abri pérenne. Contrairement aux usines, aux entrepôts ou aux ateliers, le chantier BTP est mobile, ouvert, et ne dispose pas d'infrastructures climatisées permanentes. La base-vie (bungalow, sanitaires, salle de pause) est parfois située à plusieurs centaines de mètres du poste de travail. Les couvreurs, en particulier, travaillent sur des surfaces qui réfléchissent et stockent la chaleur : un bac acier exposé peut atteindre 60-65°C en surface lors d'une journée à 35°C ambiants, ce qui crée une chaleur radiante ressentie bien supérieure à la température mesurée à l'ombre.
L'effort physique soutenu et la cadence imposée. Le BTP combine effort cardiovasculaire intense (manutention, montée d'escaliers, port de charges) et postures contraignantes. La production métabolique de chaleur d'un maçon coffreur dépasse 400 W (contre 100 W pour un travail de bureau). Cette chaleur s'ajoute à la charge thermique externe et sature rapidement les mécanismes de thermorégulation. Lorsque la sudation devient inefficace (humidité, déshydratation), la température corporelle grimpe en quelques minutes.
Les EPI thermiquement contraignants. Casque, lunettes, chaussures de sécurité montantes, gants, vêtement haute visibilité (souvent un polyester épais) : l'équipement réglementaire crée une barrière à l'évaporation de la sueur. Cette barrière est un facteur aggravant majeur, rarement pris en compte dans l'évaluation : deux compagnons soumis à la même ambiance n'ont pas la même contrainte thermique selon la tenue qu'on leur impose. C'est d'ailleurs pour cela que l'article R4463-3 cite explicitement l'adaptation des équipements de protection individuelle parmi les mesures de prévention.
Une démographie à risque. La main-d'œuvre BTP comporte une proportion élevée de travailleurs âgés (compagnons expérimentés de 50-60 ans) et de travailleurs migrants ou détachés, parfois insuffisamment acclimatés ou mal informés en français des consignes de prévention. Les accidents graves recensés dans les bilans CARSAT impliquent fréquemment ces deux profils.
Rayonnement solaire direct et réverbération : la double peine
Le travailleur BTP en extérieur reçoit la chaleur par trois voies simultanées, qu'il faut distinguer pour évaluer correctement la contrainte thermique. La température sèche (mesurée par un thermomètre ordinaire) ne reflète qu'une partie de la réalité.
Le rayonnement solaire direct (infrarouge IR-A). Par ciel dégagé en plein été, l'énergie solaire atteignant le sol dépasse 900 W/m². Un couvreur exposé reçoit donc, sur le seul rayonnement direct, l'équivalent d'un grand convecteur électrique soufflant en continu sur son dos. Cette charge augmente la température cutanée et accélère la déshydratation.
La réverbération (albédo des surfaces). Toutes les surfaces de chantier renvoient une partie du rayonnement solaire. Le sable sec a un albédo de 0,30 à 0,40, le béton clair 0,30, le bac acier 0,40 à 0,55, le verre et certains revêtements métalliques jusqu'à 0,80. Cette part réfléchie atteint le travailleur par le bas, contournant la casquette ou le casque, brûlant les avant-bras et le visage. Le rayonnement réfléchi constitue une part non négligeable de la dose reçue, et c'est celle contre laquelle un casque ou une casquette ne protègent pas — l'INRS le rappelle dans sa brochure ED 6555, « Soleil et travail ».
La chaleur radiante des matériaux chauds. Un bardage métallique exposé, une chaussée en asphalte fraîchement coulée, un mur en pierre ensoleillé depuis le matin : tous restituent leur chaleur stockée par rayonnement infrarouge lointain (IR-C). Le terrassier qui marche dans une tranchée bordée de béton subit une exposition combinée — soleil par le haut, restitution radiante par les parois. Le micro-climat d'une tranchée par 35°C ambiants peut culminer à 45-48°C ressentis.
« Sur les chantiers de couverture, l'évaluation par WBGT (Wet Bulb Globe Temperature, ISO 7243) montre régulièrement des valeurs dépassant 32°C dès lors que la température ambiante atteint 30°C à l'ombre, ce qui correspond à la classe de risque la plus élevée pour un travail à effort modéré. »
— Ordre de grandeur constaté lors des mesures de contrainte thermique sur chantier, à vérifier poste par poste : le WBGT extérieur dépasse largement la température lue à l'ombre.
L'indice WBGT, qui combine température sèche, humidité, vitesse du vent et rayonnement (température de globe), est l'outil de référence, normalisé par la NF EN ISO 7243, pour quantifier objectivement la contrainte thermique d'extérieur. Il n'est cependant que rarement mesuré sur les chantiers, faute d'instrument et de procédure.
UVA et UVB : le risque cancérogène des métiers en extérieur
Au-delà du risque aigu d'hyperthermie, l'exposition cumulée aux ultraviolets solaires constitue un risque chronique de cancer cutané professionnel — encore largement sous-déclaré en France. Trois plages de rayonnement UV sont à distinguer.
Les UVA (315-400 nm) représentent 95 % du flux UV au sol. Ils pénètrent profondément dans le derme, sont impliqués dans le vieillissement cutané et participent à l'initiation du mélanome. Ils sont peu filtrés par les nuages et traversent le verre des vitres et le polycarbonate des casques.
Les UVB (280-315 nm), plus énergétiques mais représentant 5 % du flux au sol, sont les principaux responsables des coups de soleil aigus et des carcinomes basocellulaires et spinocellulaires — les deux cancers cutanés non-mélanomes massivement majoritaires chez les travailleurs en extérieur.
Les UVC (100-280 nm) sont absorbés par l'ozone stratosphérique et n'atteignent pas le sol — sauf en sortie de poste de soudure ou de lampe UV industrielle (risque distinct, non traité ici).
Une carrière entière passée à l'extérieur représente une dose cumulée de rayonnement ultraviolet sans commune mesure avec celle d'un poste en intérieur. Or le rayonnement solaire est classé cancérogène avéré pour l'homme (groupe 1) par le Centre international de recherche sur le cancer. Les cancers cutanés des travailleurs en extérieur sont, en France, très largement sous-déclarés au titre professionnel.
Du point de vue indemnitaire, aucun tableau de maladie professionnelle du régime général ne vise les cancers cutanés dus au rayonnement solaire. Les tableaux n° 16 et 16 bis concernent les goudrons, huiles et brais de houille et les suies de combustion — une exposition chimique, distincte de l'exposition solaire. La reconnaissance d'un cancer cutané d'origine solaire passe donc par la voie complémentaire de l'article L461-1 du Code de la sécurité sociale, devant un comité régional, avec un taux d'incapacité permanente prévisible d'au moins 25 %.
Mesures de protection contre le rayonnement solaire (d'après INRS ED 6555)
- Casque à visière intégrale ou casquette à protège-nuque (couvre les oreilles).
- Vêtement à manches longues UPF 30+ (norme UV-Standard 801).
- Lunettes de sécurité teintées filtre UV 380 nm (EN 172).
- Crème solaire SPF 50+ renouvelée toutes les 2 h, applicable sous EPI.
- Bâches d'ombrage temporaires sur postes fixes (échafaudages couverts).
- Organisation horaire : éviter 12h-16h pour les travaux au zénith (toitures sud).
Arrêtés préfectoraux d'arrêt de chantier : un dispositif qui se généralise
Confrontés à la multiplication des décès estivaux, plusieurs préfets ont pris à partir de 2019 des arrêtés temporaires interdisant certains travaux extérieurs aux heures les plus chaudes. Ces arrêtés s'appuient sur les pouvoirs de police générale du préfet (article L2215-1 du Code général des collectivités territoriales) combinés aux obligations de l'employeur en santé-sécurité.
La pratique s'est d'abord installée dans les départements du sud et du sud-ouest, puis s'est étendue vers le nord au rythme des épisodes. Elle reste décidée au cas par cas : il faut donc vérifier chaque été, et chaque épisode, l'existence d'un arrêté dans le département du chantier, sur le site des services de l'État.
La structure type de ces arrêtés combine quatre éléments :
- Déclenchement automatique en vigilance orange ou rouge canicule Météo-France (J-1, à 16h).
- Périmètre d'activité visé : généralement couverture, étanchéité, VRD, ravalement, asphaltage — parfois étendu à la maçonnerie de gros œuvre.
- Plage horaire interdite : le plus souvent 13h-17h ou 13h-18h, parfois 12h-16h en zone méditerranéenne.
- Sanctions : contravention de 5e classe (1 500 € pour les personnes physiques, 7 500 € pour les personnes morales) en cas de non-respect, mise en demeure préalable par l'inspection du travail dans certains arrêtés.
Ces arrêtés ont un effet direct sur l'indemnisation de l'arrêt. Le décret n° 2024-630 du 28 juin 2024 a ajouté les périodes de canicule à la liste des conditions atmosphériques ouvrant droit au régime d'arrêt intempéries du BTP (articles L5424-6 et suivants du Code du travail). L'arrêt est déclarable en vigilance orange ou rouge canicule, ou lorsqu'un arrêté préfectoral suspend l'activité. Le salarié perçoit l'indemnité d'intempéries, égale à 75 % de son salaire horaire ; le remboursement à l'entreprise est, pour ce motif, plafonné à la moitié du niveau applicable aux autres intempéries, sauf décision de majoration.
« L'arrêt du chantier décidé par l'employeur ou imposé par arrêté préfectoral pour cause de température extrême constitue désormais une cause d'intempérie indemnisable au titre des articles L5424-6 et suivants du Code du travail. »
— Article L5424-8 du Code du travail, complété par le décret n° 2024-630 du 28 juin 2024.
Côté maîtrise d'ouvrage, la prise en compte de la chaleur dans les pièces de marché (calendrier prévisionnel, clauses relatives aux intempéries, organisation de la base-vie) est le levier le plus efficace : un planning qui n'a prévu aucune marge pour les épisodes caniculaires met mécaniquement l'entreprise en tension entre la sécurité et le délai. C'est aussi le rôle du coordonnateur SPS, qui doit intégrer le risque de chaleur intense au PGC et vérifier sa reprise dans les PPSPS (article R4463-8 pour les plans de prévention).
Spécificités du chantier mobile : pas d'eau, pas d'ombre, pas de cohésion
Le BTP se distingue de l'industrie par la nature mobile et transitoire de ses lieux de travail. Un chantier dure quelques semaines à quelques mois, change de configuration chaque jour, et n'offre pas l'infrastructure d'un atelier permanent. Cette mobilité structurelle aggrave les risques chaleur.
L'accès à l'eau potable. Le Code du travail (article R4225-2) impose à l'employeur de mettre à disposition « de l'eau potable et fraîche pour la boisson ». L'OPPBTP recommande au minimum 3 litres par jour et par salarié en période de chaleur. En pratique, l'eau est souvent stockée dans des bidons dans la base-vie, située à 100 ou 300 mètres du poste de travail. Le compagnon qui doit redescendre d'un échafaudage, traverser le chantier et remonter pour boire un verre d'eau le fait beaucoup moins souvent qu'il ne devrait — d'où la nécessité de points d'eau délocalisés en pied de chaque échafaudage ou banche.
Les zones d'ombre. Sur un chantier en gros œuvre, l'ombre est rare et mobile (au gré du soleil). L'OPPBTP recommande d'installer des bâches ou des barnums démontables, mais cette mesure reste peu fréquente. Les pauses se prennent souvent dans la cabine d'un engin (qui peut atteindre 50°C sans climatisation) ou contre un mur ensoleillé.
La dilution de la prévention. Sur un chantier multi-entreprises, le compagnon est exposé à des consignes éparpillées (entreprise principale, sous-traitants, intérim) et le coordonnateur SPS (sécurité protection de la santé) n'est pas présent en permanence. Le PPSPS (Plan particulier de sécurité et de protection de la santé) doit théoriquement intégrer le risque canicule, mais cette intégration reste hétérogène selon les coordonnateurs.
Le risque accru pour le compagnon isolé. Un terrassier seul dans une tranchée, un couvreur seul sur une toiture, un signaleur de chantier sur bord de route : ces situations classiques en BTP rendent quasi impossible le repérage précoce des signes du coup de chaleur (confusion, agressivité, démarche hésitante, arrêt de la sudation). L'OPPBTP recommande le binôme obligatoire sur poste exposé en vigilance orange canicule, et la mise en place d'un système d'appel régulier (DATI ou check radio toutes les 30 minutes).
Recommandations OPPBTP : le guide « Travail en période de fortes chaleurs »
L'Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP) a publié dès 2003 un guide sectoriel dédié, régulièrement réactualisé. La version 2024 décline 5 axes opérationnels que tout maître d'ouvrage et tout employeur BTP doit avoir intégrés à son plan de prévention.
Axe 1 — Anticipation. Avant le 1er juin, intégrer dans le PPSPS et le DUERP les mesures spécifiques canicule : aménagements horaires, points d'eau délocalisés, zones d'ombre, EPI adaptés, modalités de communication d'alerte. Identifier les postes à risque renforcé (couverture, asphaltage, terrassement). Recenser les salariés vulnérables (seniors, salariés sous traitement chronique, retours d'arrêt récents) avec l'aide de la médecine du travail.
Axe 2 — Aménagement horaire. Démarrer le chantier plus tôt (5h-6h pour certains chantiers, sous réserve de l'arrêté municipal sur le bruit), couper en milieu de journée, reprendre en fin d'après-midi. Réduire la durée maximale de poste à 6 heures effectives par jour en vigilance rouge.
Axe 3 — Aménagement matériel. Bâches d'ombrage sur postes fixes (banches, postes de ferraillage), brumisateurs sur échafaudages, ventilateurs en zone fermée, fontaines réfrigérées en pied d'échafaudage, glacières sur engins. Voitures et camionnettes climatisées avec sièges en attente.
Axe 4 — Information et formation. Affichage du « thermomètre prévention » OPPBTP en base-vie, briefing quotidien d'ouverture de poste avec rappel des signes d'alerte (maux de tête, vertige, crampes, peau chaude et sèche), formation aux premiers gestes (mettre à l'ombre, déshabiller, mouiller, appeler 15/18).
Axe 5 — Surveillance médicale renforcée. Lien proactif avec le service de prévention et de santé au travail (SPSTI ou SPST autonome) pour visite d'information et de prévention avant le pic estival des salariés au poste à risque renforcé, identification des inaptitudes temporaires, modalités de retour de longue absence.
« Aucune cadence imposée ne doit conduire un salarié à renoncer à boire, à se mettre à l'ombre ou à signaler un malaise. La pression économique du planning chantier doit céder le pas devant l'obligation de sécurité de l'employeur. »
— Principe structurant des recommandations de l'OPPBTP et de l'INRS pour les travaux extérieurs en période de forte chaleur.
Les organisations professionnelles du bâtiment et des travaux publics diffusent également des supports opérationnels : affiches et dépliants, dont des versions en plusieurs langues utiles pour les équipes de sous-traitance et les travailleurs détachés, et des check-lists de préparation de chantier. Ces supports sont gratuits et se trouvent sur les sites de l'OPPBTP et des fédérations.
Échelle de risque thermique BTP et mesures à déclencher
| Vigilance Météo-France | WBGT indicatif | Activité tolérée | Mesures à déclencher |
|---|---|---|---|
| VERT | < 25°C | Normale | Eau disponible, sensibilisation EPI solaire pour postes extérieurs. |
| JAUNE | 25-27°C | Normale, vigilance accrue | Rappel hydratation, point d'eau délocalisé, pause supplémentaire de 10 min/4h. |
| ORANGE | 27-30°C | Réduite : 6h/jour max sur postes à risque | Aménagement horaire (5h-13h), binôme obligatoire, suspension travail isolé, bâches. |
| ROUGE | > 30°C | Suspendue pour postes EXTRÊMES et ÉLEVÉS | Arrêt de chantier sur couverture / asphaltage / VRD. Indemnités intempéries chaleur. |
Source : OPPBTP 2024 et arrêtés préfectoraux types Gironde 2022, Vaucluse 2023. Le WBGT est l'indice ISO 7243.
À retenir
- Le BTP concentre 35 à 45 % des décès professionnels par chaleur en France — couverture, asphaltage, terrassement et VRD étant les postes les plus exposés (surface jusqu'à 65°C, bitume coulé à 150°C).
- L'exposition combine rayonnement direct (900 W/m²), réverbération (albédo bac acier jusqu'à 55 %) et chaleur radiante des matériaux — la température ressentie dépasse de 10°C la mesure à l'ombre.
- Le rayonnement solaire est cancérogène avéré (groupe 1 du CIRC) et la dose cumulée d'un métier en extérieur est considérable. Aucun tableau de maladie professionnelle ne couvre les cancers cutanés d'origine solaire : la reconnaissance passe par la voie complémentaire (L461-1, taux d'IPP ≥ 25 %).
- Les arrêtés préfectoraux d'arrêt de chantier (Gironde, Vaucluse, PACA depuis 2022) imposent l'arrêt des travaux extérieurs entre 13h et 18h en vigilance orange/rouge — non-respect : amende 1 500 € (5e classe).
- Les indemnités intempéries chaleur (décret 28 mai 2024 + loi 2025) couvrent désormais l'arrêt pour canicule à 75 % du salaire, via la CIBTP.
- L'OPPBTP structure la prévention en 5 axes : anticipation, aménagement horaire, aménagement matériel, information, surveillance médicale. Travail-Industrie n'est pas organisme de formation agréé.
Sources
- Code du travail : R4225-1 (postes extérieurs), R4463-1 à R4463-8, R4534-143 (eau sur chantier), R4535-14, L5424-6 et suivants (arrêt intempéries) — Légifrance
- Décret n° 2024-630 du 28 juin 2024 (canicule et régime d'arrêt intempéries du BTP) et décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 — Légifrance
- Soleil et travail (ED 6555), Travail en période de forte chaleur — BTP et travaux extérieurs (ED 6572), Travail par forte chaleur, comment agir ? (ED 6371) — INRS
- Recommandations et outils sectoriels pour les chantiers en période de fortes chaleurs — OPPBTP
- NF EN ISO 7243 (indice WBGT) — AFNOR
- Classement du rayonnement solaire comme cancérogène pour l'homme — Centre international de recherche sur le cancer
- Outils du site : calculateur WBGT, cycle travail / repos en ambiance chaude, générateur de DUERP
Sommaire de la formation
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